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31 mars 2004

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Voici les sites qui parlent de Raffarin 3 :

Commentaires

epicure

ce qui est plus drole c'est combien de battus au regionnales, c'est donc un gouvernement de loosers....les remarques sur la société civile qui a échoué sont lamentables c'est les politiques qui ont savonné la planche voir les promesse de CHI a tenir malgré les déficits etc....

Pierre

C'est cette idée-gadget de société civile qui est lamentable.
Une bonne nouvelle tout de même : la nomination d'Henri Cuq aux relations avec le Parlement. Si désormais on nous conseille les relations par le Cuq...

versac

Update : en fait, il y en a beaucoup plus que ça. Ils sont plus d'une quarantaine ! Tellment de copains Chiraquiens à servir...

Eolas

Pas de dénominations gadget ?

Relisons ensemble de décret de nomination, en nous demandant, parmis leurs fonctions proclamées, celles qui relèvent effectivement d'une administration dirigée au plus haut de l'Etat. Rappelons que les ministres sont les chefs de l'administration, pas des représentants du peuple. Rien n'impose qu'ils soient élus, cf. Villepin.

Dans l'ordre protocolaire du décret :

Fllon est ministre de l'éducation, de l'enseignement et de la recherche.

Quelle est la différence entre l'éducation et l'enseignement qu'il faille les distinguer ? La recherche relève-t-elle vraiment d'un ministère et de celui là en particulier ?La recherche n'est pas du super-enseignement. C'en est une application pratique, c'est un métier, qui ne relève pas exclusivement du public (certains diront qui ne devraient pas du tout relever du public). Et on le refile au ministère le plus massif et immobiliste.

Villepin garde la dénomination de Sarkozy. Je m'interroge encore sur le sens de libertés locales. Pour moi, les libertés sont universelles.

Borloo est ministre de la cohésion sociale... C'est quoi un fonctionnaire à la cohésion sociale ?

La justice passe après l'emploi. Paye-t-elle sa rebellion contre la loi Perben² ? Sa sévérité avec Juppé ? Toujours est il qu'avec le retour de Donnedieu de Vabres, on lui signifie qu'elle n'est pas une préoccupation majeure.

Allez, en vrac pour les reste, quelques perles :

Renaud Dutreil : ministre de la réforme de l'Etat : un voeu pieu ?

Serge Lepeltier : ministre du développement durable, ou quand la droite reprend un vocabulaire de gauche.

Marie-Josée Roig : ministre de la famille et de l'enfance.
La famille et l'enfance sont des administrations ?? Les enfants sont des fonctionnaires ??

Brigitte Girardin : ministre de l'outre-mer. Et le ministère de l'intérieur, il sert à quoi ? C'est trop loin pour lui ? Il y a des préfets dans les DOM TOM, ils relèvent bien du ministère de l'intérieur, non ? Je croyais que la France était Une et Indivisible... j'aurai mal lu la Constitution.

Jean-François Lamour : ministre de la vie associative. C'est mon amicale de Pétanque qui va être contente.

Nicole Ameline : ministre de la parité et de l'égalité professionnelle. Et du politiquement correct, ils ont oublié.

Christian Jacob : ministre délégué aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation. Et au vide-poche ?

Gérard Larcher : ministre délégué aux relations du travail. Bon, on n'a pas fini d'entendre le gouvernement etre appelé à la rescousse à la moindre grève...

Nelly Olin : ministre déléguée à la lutte contre la précarité et l'exclusion. Et à la soupe populaire. Politiquement correct, encore.

Xavier Darcos : ministre délégué au développement. Au développement pas durable alors, sinon il y a doublon.

Hubert Falco : ministre délégué aux personnes âgées. Je ne dirai pas qu'il eu chaud, celui là, ce serait de mauvais gout (mince ! Je l'ai dit !) mais je croyais qu'il y avait un ministre de la famille et de l'enfance ? Ben les vieux ne font plus partie de la famille, car ce ministre relève du ministère de la santé...

Léon Bertrand : ministre délégué au tourisme, car les touristes et les hoteliers sont des fonctionnaires, c'est connu.

Dominique Bussereau : secrétaire d'Etat à la réforme budgétaire. Comprendre à l'impuissance.

Tokia Saïfi : secrétaire d'Etat au développement durable, car il n'est pas assez d'un ministre.

Laurent Hénart : secrétaire d'Etat à l'insertion professionnelle des jeunes. Après les emplois-jeunes, les secrétaires d'Etat jeunes ?

Et le pompon ex aequo pour :
Catherine Vautrin : secrétaire d'Etat à l'intégration et à l'égalité des chances (car tout le monde à l'UMP a une chance égale d'être intégré au gouvernement ?)
et
Nicole Guedj : secrétaire d'Etat aux droits des victimes.
(Heu... y'a pas des avocats pour ça ?)

Je me hâte d'en rire avant d'avoir à en pleurer...

versac

Eolas,

je ne suis pas forcément d'accord. Il n'est pas forcément inutile ni sans symbole de donner une orientation à l'action d'un ministre. Les symboles, ça peut compter.

Mais il y a des limites. Je ne crois pas que la multiplication des secrétaires d'Etat et ministres délégués à des titres ridicules soit un gage d'efficacité de l'action. Je dirais même le contraire.

Sur le cas particulier des libertés locales, c'est la dénomination bizarre choisie pour la tutelle des collectivités locales, pour laquelle ils voulaient exprimer le souci de décentralisation et d'autonomie. Je pense qu'il est dommage, là, de ne plus avoir de minstre spécifique... contre deux à la sécurité.

Eolas

je suis d'accord sur le rejet de la multiplication des ministères. Cela relève plus d'une distribution des récompenses que d'une gestion intelligente et rationnelle de l'Etat.

Rappelons que le gouvernement fédéral américain est constitué de 15 ministres plus le vice président et le président lui même. ces fonctions sont fixées par la loi et non par la fantaisie du chef de l'exécutif.

Sur les symboles, là, par contre non, mille fois non.

Les symboles, les formules creuses, les lois gadget, c'est tout ce que les gouvernements successifs ont su faire. De la com.

Prenons l'exemple que je maitrise le mieux, la justice. Chaque nouveau gouvernement se propose d'améliorer la justice. Nul ne nie qu'elle n'en aie besoin.

Mais elle a besoin d'une seule réforme, très simple. Doubler le nombre des magistrats (juges et procureurs) et de greffiers. Il y en a aujourd'hui à peine plus qu'en ... 1914.

Parce que le besoin de justice a augmenté, saisir un tribunal n'est plus une honte. Les demandes examinées n'ont rien d'abusives, les dossiers extravagants sont rares. Est il normal que la section encadrement du conseil de prud'hommes de Nanterre renvoie aujourd'hui des audiences visant à examiner si un licenciement est motivé ou non à JANVIER 2006 ? Ce qui en cas d'appel renvoie la fin du litige à 2008 ?

Quelle est la réponse apportée ? Systématiquement, une réforme de la procédure (car la procédure, voilà l'ennemie) qui la "simplifie" en supprimant des protections et garde fous, que ce soit au civil et pire au pénal (modifiée profondément en 2001, deux fois en 2002, en 2003 et en 2004), en rendant quasi systématique le jugement à juge unique plutot que par un collège de trois juges (raisonnement : ca permet de traiter trois fois plus de dossiers, génial, non ? Ben non vu qu'il n'y a pas trois fois plus de greffiers et trois fois plus de salles d'audience, et que le magistrat passe trois fois plus de temps à traiter les dossier puisqu'il est tout seul).

bref, toutes les réformes que vous voulez du moment que ca ne coute pas un rond.

La justice est une fonction régalienne de l'Etat que meme le plus radical des libéraux ne lui contestera pas. C'est l'expression de la protection des droits et libertés individuelles des citoyens.

Elle mérite peut être un peu plus que une fois et demi les anciens combattants (sachant que l'administration pénitentiaire relève de ce budget aussi ?)

La France a besoin de réformes, pas de marketing.

versac

On est d'accord, Eolas. Sur la justice, cependant, on eut imaginer aller plus loin que le simple doublement des effectifs. Même si c'est certainement une condition de l'amélioration de son efficacité.

Ceci dit, je voulais juste dire que la communication peut être un élément-clef dans la mise en oeuvre de réformes. Nos gouvernants ont tendance à croire que c'est le seul élément critique, et que la promulgation de "grandes lois", la constitution de "hautes autorités" et l'ouverture d'"assises" sont des solutions en soi. Sans adopter de véritable démarche réformatrice.
Evidemment, dire qu'on a un "ministre à la réforme de l'Etat" ne fait pas la réforme. Mais ça peut y contribuer, si le type est bon, la volonté politique, le courage, la méthode, ... sont là aussi (et c'est bien souvent là que ça pêche).

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