Ouhlà ! Ca castagne par pages opinions du Figaro interposées actuellement !
Druon avait ouvert les hostilités dans une tribune où il dressait un portrait assassin de Bayrou, accusé de tous les mots, d'être centriste, d'être indépendantiste, revêche, bref, de ne pas penser comme l'académicien. C'était donc une erreur. L'UDF était accusée de tous les maux, on revenait à des combats vieux de trente ans (le choix de Strasbourg comme siège du parlement), on accusait surtout Bayrou d'être centriste, comme Pflimlin, "comme tous les centristes, il se trompait sur la hiérarchie des valeurs". Tout était dit.
Bayrou a répondu de fort belle manière, directe et franche. Je suis assez étonné de la vigueur de sa réponse, à la mesure de ses convictions. Sa réponse a du caractère, même si la cible est facile. Druon le réac, conservateur envers et contre tout, qui vit ses fonctions comme une vie sympathique dans le beau monde, trop parisien, se trompant sûrement sur la majorité des choses, intolérant avec la différence, condecendant en plus. Mais Bayrou lui envoie un crochet droit + uppercut vengeur. "Nous sommes quelques-uns, comme on l'aura compris, assez contents de ne pas être du côté de Druon.". François, je me range à tes cotés.
Et puis, car le Figaro ne pouvait laisser le vieux académicien à terre, la réponse de Druon. On le sent un peu sonné. Sa réponse est faible, décentrée des sujets de l'attaque initiale. Quand on lui dit Démosthène, il répond Isocrate, pour rappeler que lui est académicien et pas Bayrou. Le vieux a été punché, il n'a plus rien à dire. Victoire au troisème round par abandon de l'adversaire.
Et voilà. Débat inutile ? Pas si sûr. On ne combat jamais assez les vieux cons, surtout quand ce sont eux qui vous attaquent.

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