
Hier à la biennale des antiquaires. Autant pour les meubles et tableaux que pour l’observation de ce biotope si particulier qu’est le marché de l’art ancien et des vieux et beaux meubles.
Un grand banquier d’affaires, muni de sa femme, en pleine discussion avec Bob Haboldt sur quelques icônes élégantes, dont « son » Fra Bartolomeo, star du salon, sujet de tant de discussions (Magnifique, 4.5M€). En émerveillement devant une autre icône figurant un petit personnage renfrogné, le banquier s’enquiert du prix. Les 450.000 euros ne le font pas frémir. On sent une relative tension chez l’antiquaire, qui sait qu’il tient là un client potentiel. Sa femme attire à bon escient son attention sur un petit dessin animalier représentant une libellule et une souris « j’aime beaucoup la petite souris ». L’ambiance se détend, merci madame, et on se dit que, finalement, les 22.000 euros de la souris qui ferait si bien dans les toilettes… Heureusement que les femmes sont là pour nous ramener à un monde fait de simplicité…
Plus loin, un expert louche, œil torve et un peu bossu discute sur un peu toutes les pièces, et partage ses avis sur l’ambiance générale du salon. On sent un concours de la plus grande, l’expert se baladant, œil rivé aux toiles, en déclinant pourquoi c’est ceci et cela. Il tombe incrédule sur une nature morte (laide, terriblement XVIIIème), qu’il n’identifie pas. La question tombe, il avoue son incompétence, mais se rattrape avec la question qui tue, le « c’est signé, ou ça hurle que c’est un … … ? », « il n’est pas signé, mais, effectivement, ça hurle que c’est un … … ». Tout le marché de l’art résumé en un échange.
Mes goûts personnels me ramènent à des époques plus récentes. Tout petit espace de la galerie downtown, qui exposait quand même un superbe luminaire de Jean Prouvé, devant une longue étagère de Charlotte Perriand. Chez Patrick Séguin, belles sélections aussi, dans une scénographie (étonnante dans ce monde de décors dorés à l’or fin) réalisée par l’atelier Jean Nouvel. Je me suis renseigné sur les prix d’éditions originales des sublimes lampes de Serge Mouille (deux bras, 12 à 15.000€). Il faut économiser un peu, disons, pour remplir cette ambition.
[j’en profite pour faire un petit coup de pub : le café des initiés, à Paris dans le premier arrondissement, (3, place des Deux-Ecus) sur cette petite place qui fait face à la bourse du commerce, a fait le choix élégant et audacieux pour son éclairage de ces belles lampes de S. Mouille (une réédition). Preuve de bon goût, confirmée dans les assiettes et l’accueil chaleureux.]

jè vue a la tévé queue la mode en se momment cé le matérièle industrielle : geanre grosse lempe a rotulle, maçifes meuble bat, saul cimenté laiçé enlétat…
je ni comprenont plu rien !
Rédigé par : skoteinos | 20 septembre 2004 à 14:10
Skot : serais-tu contaminé par le syndrome d'alexbadaboum (du nom de son inventeur : http://www.u-blog.net/alexbadaboum)?
Rédigé par : versac | 20 septembre 2004 à 15:09
Alexbadaboum ?!?
Non, je serais davantage émule de « La Botte à Nique », de Dubuffet.
Rédigé par : skoteinos | 20 septembre 2004 à 15:16
skoty, la mode indus est déjà dépassée...dans les broquantes ça fait déjà quelques années que ces objets s'arrachent (prédilection pour le métal brossé)...
le plus original? Les meubles de dentistes, parfois renversants de beauté...
Rédigé par : jean-sébastien | 20 septembre 2004 à 15:18
Pourtent jé vue a la tévé…
Rédigé par : skoteinos | 20 septembre 2004 à 15:30
Je confirme. Le mobilier industriel est presque "mainstream". Il est devenu très cher.
A ne pas confondre avec les productions de personnes comme Serge Mouille, Charlotte Perriand, Prouvé ou Le Corbusier, qui relèvent du patrimoine artistique.
Rédigé par : versac | 20 septembre 2004 à 15:34
Sir yes sir !
Rédigé par : skoteinos | 20 septembre 2004 à 15:53
Repos, sergent.
Rédigé par : versac | 20 septembre 2004 à 16:40
kikoo
Rédigé par : alexbadaboum | 04 janvier 2005 à 20:05
ca m'interesse des infos sur les rééditions des lampes de Serge Mouille
Rédigé par : sophie | 07 mars 2005 à 16:49
on trouve les rééditions Mouille chez Lampes et Fonctions, à Paris, Bd Raspail (et aussi dans une autre boutique dans le Marais. Les prix sont salés : 1200 la petite applique, 4000 euros les trois branches, etc…
Rédigé par : Pierre-Paul ZALIO | 30 mars 2005 à 18:09
Bonjour Sophie,
Vous pouvez adresser un mail aux Editions Serge Mouille directement, ils
vous donneront les renseignements que vous cherchez :
ed.sergemouille@tiscali.fr.
Rédigé par : Laurence | 05 avril 2005 à 10:34