Le traité constitutionnel encore
J'apprens par profession politique que
"'Le non de FABIUS n’est pas le même que celui de MÉLENCHON.' C’est en partant de ce constat que les dirigeants du PS envisagent de soumettre à leurs militants non pas deux possibilités lors de la future consultation interne sur la Constitution européenne, mais "pourquoi pas cinq ou sept".
J'aimerais voir ça, tiens.

Parti socialiste
Referendum interne du 26 novembre sur la ratification du traité constitutionnel européen
Choisissez un bulletin parmi les suivants :
- oui (j'y crois)
- oui si (on la fait, "l'Europe sociale", sic)
- oui mais (je veux les amendements suivants de mon choix)
- peut-être (je ne sais pas trop, ça dépend de ce que dira mon éléphant préféré)
- non si (Chirac reste président)
- non mais (si, je vous jure, l'Europe, j'aime bien)
- non (hast la revolucion, sempre)
- rien à foutre (il dit quoi, ce texte, déjà ?)




Ecouté ce matin sur France Inter, Français Hollande interpellé à propos d’un plan média du PS et donc devant répondre d’une possible tactique pour que la presse mette l’actualité polémique du parti socialiste en tête de gondole, servi en prime time, en éditoriaux, dans les unes. J’avoue que c’était mon sentiment, d’autant plus que le phénomène occupation des médias est devenu récurrent pour ne pas dire évident et visible ces derniers temps. Bref, François qui n’à rien de la prestance d’un autre François socialiste, s’est emporté. C’est étrange mais Hollande, quand il cause dans le poste, il ressemble à Sarkozy. Mêmes intonations, même emphase, ce souci du sens supérieur du devoir exprimé avec un élan incantatoire réfréné doublé d’une voix nasillarde. Pas de style. Aucun des deux n’a de style mais Sarkozy est bien plus à l’aise. On sent qu’il baigne et habite son personnage. Hollande, lui, il essaie de nous faire accroire qu’il sait où il habite et que le siège du PS est toujours rue de Solferino. Quel mélodrame, le non mais de Fabius pour titiller la presse, puis le non franc pour lancer les hostilités, le oui de Djack, avec le sourire du chat de Lewis Carroll, le fait étant bien connu que le regard de Jack ne vise personne, sauf lui-même, le oui de combat de François Hollande, l’artificier de la gauche, on en tremble encore et puis, selon les infos filtrées par Libé, le oui sans enthousiasme de Jospin.
suite sur mon blog
Rédigé par: Fulcanelli | 16 septembre 2004 at 14:16
Certes. On pourrait se lancer dans la liste des bulletins possibles pour une telle consultation :
CE scrutin aurait au moins le mérite de la franchise :
Je vote pour :
- Fabius
- DSK
- Hollande-Royal
- Lang
- Aubry
- Delanoë
- Un autre jeune (Montebourg) ou vieux (Mélenchon) con
- Ce n'est pas le débat, pensons à l'Europe
Ou bien on pourrait en revenir à des débats plus fondamentaux :
Choisissez un slogan parmi ceux-ci :
- il faut changer le monde
- demain, l'europe sociale
- non au libéralisme
- Solidarité !
- Tous ensemble tous ensemble, oui, oui.
- Fabius président !
...
Rédigé par: versac | 16 septembre 2004 at 15:15
Je choisis : il faut changer le monde, et comme le monde c'est aussi moi, il faut me changer
Rédigé par: Fulcanelli | 16 septembre 2004 at 18:56
"Le non de Fabius n'est pas le meme que celui de Mélenchon"
On pourrait rajouter:
"le oui de Hollande n'est pas le meme que celui de DSK"
Le oui de DSK comme le non de Mélenchon ne datent pas
d'hier, ils se sont tous les deux engagés très tot.
Le non de Fabius comme le oui de Hollande datent du congrés de La Rochelle et de la semaine dernière.
Et ce qui gene dans l'histoire ce sont ces
décisions tardives qui ne servent en rien l'Europe.
Rédigé par: rosalie | 16 septembre 2004 at 19:54