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22 novembre 2004

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Commentaires

Xavier

Je pense que la transformation du PS est une impérieuse nécessité pour la gauche et la politique française de manière plus globale.

Hélas, je suis sceptique... Le 21 avril et ses lendemains semblent avoir entraîné une grande partie des militants PS sous la bannière du "A gauche toute!"... mais vers quelle gauche? celle du PCF? celle de la LCR?

Le PS doit se définir. Mais nombreux semblent ne pas accepter cette ambition. Personnellement, je me reconnais plus dans la gauche allemande, anglaise ou danoise que dans la gauche française...

skoteinos

Lu chez Drieu La Rochelle (« Les chiens de paille ») : « J'ai de la pitié pour ceux qui font de la politique et du mépris pour ceux qui n'en font pas ».

Scope

Xavier : Je suis totalement d'accord.

De plus, si j'espere que le "oui" l'emportera au referendum final, je me demande si un "non" au PS ne serait pas une bonne nouvelle dans le sens ou les partisants de la gauche moderne "devraient en tirer toutes les consequences" . Consequences, que les partisants du "non", ne tireront surement pas.
Cela ouvrirait une crise enorme a l'interieur du PS mais, ces derniers temps, je me suis laisse dire que les crises etaient salvatrices ;-)

alexandre delaigue

Je ne sais pas si c'est une scénario plausible (quoique il semble que le scrutin interne sera serré) mais quelles seraient les conséquences d'un "non" socialiste? La division en deux du parti? Je vois plus facilement en effet Fabius et autres tourner casaque en cas de "oui" sur le thème "militants, je vous ai compris" (suivi d'une petite traversée du bac à sable) que les poids lourds du PS se lancer visiblement à contrecoeur dans une défense du "non" intenable pour eux.

versac

Alexandre > Parfait pour l'image de la "traversée du bac à sable". j'avoue avoir effectivement la même incapacité à imaginer un scenario du "non". Il faut avouer que la plupart des ténors du PS, coté "légitimiste", sont pour le oui (à part fabius et quelques "moyens", ceux qui sont pour le non sont plutôt des mouvements NPS et Nouveau Monde, donc déjà relativement en marge).
Une défaite du non serait un beau séisme. On pourrait rêver d'une scission du PS en deux, avec les NPS/nouveau monde allant vers l'alter, et la deuxième gauche montant une coalition avec l'UDF. Mais non, c'est trop rêver.

TheSamProject

... J'arrive ici par chez Emmanuel, je lis deux secondes, j'admire le style et la pertinence des informations et des commentaires, disons-le, et je tombe sur une image que j'avais fait il y a des mois ! C'est beau, les nouvelles technologies...

olivier - PointDeVue

A gauche comme à droite, il y a un manque criant de visibilité et de cohérence...

Brigitte

merci Monsieur Skoteinos.
Nous sommes à 8 jours du vote, personne ne peut dire qui va gagner, c'est ça la politique: des convictions que l'on défend. Tout ce que l'on sait c'est que les
sympathisants et les gens de gauche se prononceraient pour le OUI. Quelque soit le résultat du scrutin la
direction du PS devra s'interroger.....

prevalli

Je m'étonne d'entendre dire que ceux qui disent non au PS sont forcément des membres tentés par la LCR.

Je vous signale que nombre d'élus et de militants même de courant comme ceux de DSK peuvent voter Non car ils ne voit pas en quoi ce texte répond aux enjeux posés par une europe à 25/30 de plus en plus etherogéne et face à une accélération de l'histoire (mondialisation, retour du religieux, imperialisme etc..).

Vous pouvez rever de l'alliance deuxiéme gauche / UDF l'UDF j'en viens, je suis aujourd'hui membre du PS et je vote NON aprés m'être battu 25 ans pour l'europe fédérale.

Oui je n'ai pas peur de demolir ce monstre qui derive depuis l'entrée de la GB vers un carcan politique (m'en fout qu'elle soit liberale ou socialiste) liant institutions et politique et permettant le chantage au chaos servi actuellement comme lors de maastricht (pour lequel j'ai voté en croyant dans la mecanique politique de l'economie) par les tenants du oui.

Les partisans du oui oublie que deux choses ont changée qui fait exploser en vol la methode monet des petits pas si chére à la deuxiéme gauche

1/ l'elargissement a des pays peuplés nombreux et tres en retard
2/ la reunification qui distend mecaniquement l'alliance franco allemande car l'allemagne sera de plus en plsu tournée vers l'est

c'est NOW or NEVER ! Et je n'ai aucune inquietude l'europe ne se fera pas sans la france c'est geographiquement et politiquement impensable.

versac

prevalli : je ne dis pas que tous les partisans du Non sont tentés par la LCR. Mais il y a quand même une ligne de fracture entre la partie la plus à gauche et la partie plus sociale-démocrate du PS à ce niveau là, vous en conviendrez, au moins chez les leaders politiques (Fabius étant une exception étonnante).
Sur le fond, je crois qu'on peut, un peu comme Michel Rocard, dire que le rêve d'une Europe fédérale est repoussé, et voter pour le oui. Il faut accepter la réalité de l'élargissement, et ne pas refuser des avancées qui permettront de faire vivre l'Europe à 25, sous prétexte que celle-ci n'est plus le projet initial et rêvé, tout simplement impossible, et non souhaité ni par les gouvernements ni les peuples, dans les conditions actuelles.

Hugues

Prevalli,

C'est vrai, l'Europe ne se fera sans doute pas sans la France. Mais elle pourrait aussi ne pas se faire du tout : il n'y a pas de déterminisme historique, juste de la volonté politique.

Et si le dernier élargissement te semble être une bonne raison de ne plus avancer à petit pas, on aurait certainement pu dire ça lorsque l'Espagne et le Portugal, qui représentaient à peine moins d'habitants que les nouveaux entrants (pour un diférentiel de PIB/hab assez proche), sont arrivés.

Quant à la réunification, la chute du mur datant de 1989, il serait étrange de se prévaloir du tropisme est-européen des Allemands pour refuser de voter la constitution en 2005.

Xavier

"Je m'étonne d'entendre dire que ceux qui disent non au PS sont forcément des membres tentés par la LCR."

Le NPS et le Nouveau Monde veulent se radicaliser à gauche. Je crois que c'est un fait et cela transpire dans les propos des leaders de ces courants.

Comme le dit Versac, Fabius c'est l'exception. Et d'ailleurs Arnaud Montebourg et Emmanuel Valls ont affirmé qu'ils n'avaient rien à voir avec lui, sous-entendu qu'il était "libéral".

Maintenant, je pense que le PS se trompe, si la tentation existe (et cela me semble être le cas), en pensant attirer les couches populaires en radicalisant son discours. C'est une impasse. Ce qu'il faut c'est un PROJET POLITIQUE, une vrai vision de l'avenir de notre démocratie sociale dans un "monde complexe" (expression chère à Paxatagore).

Le problème étant que le PS ne peut pas arriver à cela car il refuse le monde dans lequel il vit.
Le PS doit accepter "l'économie de marché, la reconnaissance de l'individu contre les classes, la régulation plutôt que le dirigisme, ...,". Comme l'affirme Versac, le PS refuse d'assumer cela et nous arrivons à des discours ambigus et une pratique gouvernementale à l'opposé des promesses faites aux militants et aux électeurs. Avec les conséquences que cela implique.

Le but d'un parti politique est aussi d'expliquer le monde aux citoyens, d'en donner des grilles de lecture, etc. Le talent dans ce domaine est de savoir synthétiser sans simplifer. Je pense que les citoyens ne sont pas des veaux (désolé, Général) et comprennent que le monde change. Lionel Jospin a eu le courage d'affirmer que "l'Etat ne pouvait pas tout". Le problème est qu'il a dit cela trop tard, lorsqu'il était enfin au pouvoir. Alors qu'avant il faisait des promesses aux ouvriers de Villevord (désolé pour l'orthographe). Il a hélas dû payer cela en 2002.

Bref, lorsque le PS acceptera de franchir ce cap, un horizon intellectuel s'ouvrira à lui. Le champ des possibles s'élargira pour une gauche sociale mais résolument modernisatrice et réformatrice.

(PS: Je précise que je suis sympathisant de gauche mais pas encore militant. Je ne veux pas que mon propos soit compris par les militants du PS de passage comme étant une leçon de morale. Disons que c'est simplement la réflexion d'un militant en devenir.)

laurent

peut être est-ce déplacé, mais il se passe un débat intéressant sur les blogs sur mon blog.
si vous trouvez ça déplacé, merci de supprimer ce commentaire.

Brigitte

Laurent je ne connais pas ton blog.
Xavier j'approuve tes propos mais je nuance pour moi c'est une partie du PS qui se trompe notamment quand elle brandit le spectre du populisme. perso je ne suis pas d'accord avec l'analyse faite du 21 Avril, je pense
que c'est le manque de lisibilité avec la période de la
cohabitation qui a donné ce résultat. Ensuite c'est le rejet d'un homme, que cela soit injuste on peut en parler pendant 100ans.D'ailleurs les autres élections
ont vu leur participation augmenter, par contre pour les
Européennes grosse désaffection dans les urnes.
Ce traité présente des avancées à ce niveau et une lisibilité qui donnera au peuple l'envie d'Europe.

laurent

> Brigitte

Il s'agit d'un débat concernant la difamation sur internet : le blog comme une agora, ou l'on peut régler un différent aux yeux de tous.

Ont participé a ce débat plusieurs dirigeants bloggers.

http://lbervas.typepad.com

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