Je partage totalement l'avis de Sylvie Brunel sur la décision de MSF, qu'elle exprime fort bien dans sa tribune Merci à Médecins sans frontières, dans Le Monde du 5 janvier.
Quand le président de MSF rappelle que le travail à effectuer sur place est circonscrit d'une part par les capacités opérationnelles réelles des ONG, d'autre part par les limites physiques en termes d'infrastructures, qui condamnent une partie de l'aide internationale à s'amonceler dans les ports et les aéroports sans pouvoir être distribuée, il ne fait que rappeler une vérité dictée par l'expérience. Cette vérité, il faut l'admettre dès à présent.
[...]
Trop d'agences d'aide profitent aujourd'hui de la fenêtre d'opportunité qui leur est ouverte par la couverture médiatique massive du drame pour accumuler des fonds. D'autant plus de fonds que l'argent public vient grossir les financements privés. Comment vont-elles utiliser cet argent ? Certaines ne sont même pas présentes sur place !
[...]
Il faut se rendre à l'évidence : les sommes colossales collectées ne serviront qu'en partie aux sinistrés asiatiques.

Les fonds restant, ça sera une réserve pour les autres et pour les prochaines fois : c'est pas perdu.
Rédigé par : sk†ns | 06 janvier 2005 à 12:47
Très bon papier de Casanova dans le Monde daté de ce jour (« La droite peut-elle être américaine ? »).
Rédigé par : sk†ns | 07 janvier 2005 à 10:45
sk†ns :
Oui mais ce que dis msf c'est qu'ils veulent de la transparence, que les dons aillent à ce pourquoi les donateurs font le chéque ou la cb.
Rédigé par : socdem | 07 janvier 2005 à 18:22
Oui, la réaction de MSF m'a touché aussi. Cette sincerité montre une forme de transparence, et c'est de plus en plus important pour les ONG pour garder leur crédibilité.
Rédigé par : Damdam | 13 janvier 2005 à 18:22