Ce n'est pas tous les jours que votre femme sort un livre, non ? Pour moi, c'est presque pareil, même si, je pense, elle a tendance à en écrire plus souvent que la vôtre, vu qu'elle en fait son métier, d'écrire des livres.
Mais le cas qui nous occupe est particulier : Christie, qui est spécialisée dans l'écriture de livres en collaboration, vient de sortir un livre qu'elle a écrit toute seule. Après Recruter et motiver ses collaborateurs, Demain je donne ma dem', Le pouvoir des émotions, où elle avait apposé sa signature aux cotés de professionnels aguerris, après de nombreuses biographies à titre privé, la voici qui, après un long travail, signe nos années HEC.
Je suis ce projet de ce livre depuis deux ans environ. Je l'ai longtemps regardé de loin, laissant ma femme faire ses rencontres, mener sa barque, sans donner trop d'avis, observant et posant de temps en temps une petite question pour savoir où en est l'histoire.
Et puis le livre est sorti. Je l'ai lu. Et j'en ai presque été surpris de sa qualité. Non que je n'estime pas ma femme, mais on a toujours une petite peur de la médiocrité, de l'erreur, du hors-sujet. Ici, pas du tout. Evidemment, vous me direz que je ne suis pas objectif, et il est vrai que ce livre est très bien pour moi, qui y retrouve la voix de ma femme appliquée à un sujet familier.
Mais c'est plus que celà. C'est un livre très personnel, mais captivant pour qui a connu, connaitra ou a tenté de connaitre la vie d'une grande école. Pas une enquète sociologique rigoureuse et froide, pas un de ces bouquins de journaleux un peu choc, mais des correspondances de voix, la confrontation de regards sur ce qui unit des personnes. La voix de Christie qui dialogue avec d'autres pour tenter de cerner ce qu'est la vie d'étudiants et d'anciens, l'esprit de corps d'une école, l'identité que représente l'appartenance à une élite auto-déclarée. C'est un bouquin un peu critique, un peu analytique, assez bienveillant et très réaliste sur une particularité bien française : ce qui fait des anciens d'école.
Je suis donc fier de ma femme. Et je ne saurais que vous inviter à acheter ce livre, à en parler autour de vous, à diffuser auprès de vos proches anciens d'écoles de commerce, nièces étudiantes en prépa, ou gendres cadres qui ont fait l'ESSEC. Parce que maintenant, il faut en faire un succès.

Comme je l'ai dis je ne sais plus où, je l'achèterai par solidarité pour Christie, ce qui est un motif comme un autre.
J'imagine la souffrance pour sortir un bouquin de ce genre, qui va être lu par tous les anciens. Hououououuuuu... la pression.
Rédigé par : 20/20 | 13 janvier 2005 à 17:57
C'est vraiment parce que "sans moi" est "sans moi" et que toi "versac" tu es "versac" qu'on te pardonnera cette publicité éhontée.
Rédigé par : LaVitaNuda | 13 janvier 2005 à 18:03
Je veux bien l'acheter aussi, mais est-ce que ça ne parle vraiment que de HEC ? Parce que HEC, heu, comment dire, ben... C'est comme qui dirait... Enfin.. Heu... Ben vous voyez ce que je veux dire, quoi...
Rédigé par : Hugues | 13 janvier 2005 à 18:57
Hugues : ben ouais, je vois ce que tu veux dire, enfin, quoi, comment dire, en fait non, pas vraiment.
Rédigé par : versac | 13 janvier 2005 à 19:32
Ca va, c'est juste pour rigoler. Bien sûr que je vais l'acheter ce truc sur l'Essec, heu, l'Escp, l'école truc de business machin là.
Non, sincèrement, je pense que ce qui m'intéresse dans ce livre, c'est d'une part le fait que ce soit Christie qui en soit l'auteur et d'autre part la possibilité d'une exploration sociologique de ce curieux établissement.
Je commence à connaître un certain nombre de HECiens et je repère un nombre tout aussi certain de réflexes et d'attitudes communs, même si mes sujets d'étude sont évidemment très différents les uns des autres pour une forte proportion de leur ADN (proportion évaluée de manière non scientifique).
Donc, ce livre peut m'apporter des éléments de compréhension entre inné et acquis, nature et nurture, patati et patata.
Rédigé par : Hugues | 13 janvier 2005 à 19:44
"...pas un de ces bouquins de journaleux un peu choc"
C'est une allusion désobligeante à un ouvrage sorti récemment?
Rédigé par : Emmanuel | 13 janvier 2005 à 22:23
Je l'achèterai à Gibert Joseph d'occase, dans un mois…
Allez, je rigooooooole !
Sinon, je vais encore faire monter les stats de fréquentation avec ce post. J'imagine que ce blog m'appertient à hauteur de 25 % au minimum.
Rédigé par : Sk†ns | 13 janvier 2005 à 23:00
je n'ai pas lu le livre tout simplement parce que la couv ne me tente pas...il manque un reel effort de design, c'est con si le livre est interressant, cela peut faire fuir des lecteurs potentiels.
Rédigé par : exotico | 14 janvier 2005 à 01:23
Tu as même un fort élogeiux papier de Hugues sur le livre de ta femme.
Je vais l'acheter mais met le parmis les livres que tu conseille sur ta suggested reading list comme ça je passerias par là.
Rédigé par : socdem | 14 janvier 2005 à 17:01
.. merci Socdem (et les copains), en fait le mieux pour nous est que tu passes directement par l'éditeur (le lien mis par Nico) car les libraires demandent une commission de 40%.. ça réduit donc la marge du (petit) éditeur Publibook, et les droits d'auteur.
Rédigé par : Christie | 14 janvier 2005 à 18:23
"l'identité que représente l'appartenance à une élite auto-déclarée."
MDR !!!
Rédigé par : Anaximandrake | 15 janvier 2005 à 14:48
Faudra que je jette un oeil pour voir si une école de commerce se différencie d'une école scientifique, quoique, je ne pourrai comparer vu la différence d'époque.
Rédigé par : Fulcanelli | 17 janvier 2005 à 13:03