Ce soir, passage à la pharmacie de garde. Otite. Troisième fois en un mois et demi que notre fille est malade. Ambiance un peu irréelle que cette pharmacie à 10h du soir. Blancheur et lumière vive qui contraste avec le calme des rues. Mais continuité du silence, malgré la longue queue. Pas un son. Même l'écran plasma qui pulse des publicités est muet. Les pharmaciens parlent à voix basse. Je relis Le Spectateur engagé, les entretiens d'Aron avec Wolton et Missika. C'est une expérience très reposante que de lire ceci dans ce moment de calme.

[PS : chers lecteurs, mon blogging se fait rare. C'est à cause du travail, et de la concurrence, que je n'arrive pas à suivre. Je dois par exemple terminer une note commencée sur Occident, mais mes chers confrères placent la barre assez haut sur le sujet]

Salut, plaisir de te relire.
Pour le pharamcien qui parle à voix basse, c'est normal, à cette heure-ci les mecs sont tous là pour des capotes ou du neocodion. En tout cas tu es le premier type que je rencontre qui lit du Aron dans une pharmacie, et ça c'est très valorisant pour moi !
Rédigé par : 20/20 | 16 février 2005 à 08:34
et et et et qui se paye le day shift ?
Rédigé par : la garde malade | 16 février 2005 à 09:45
ça va te faire rire 20/20, dans les pharmacies
au lieu de refiler la carte vitale certains
présentent leur carte de l'UMP
Rédigé par : 100% | 16 février 2005 à 11:03
Ah, chouette, tu cites Raymond Aron, ce visionnaire qui a resisté à la facilité idéologique. On devrait tous le relire, ça nous remettrait un peu d'humilité dans le regard.
Rédigé par : Richard | 16 février 2005 à 21:53