Le week-end des grand-messes cinéma. La première fois que je suis intégralement la soirée des Césars à la télévision. L'animation de Gad Elmaleh était assez nulle, surtout ces petits sketchs en duo trop écrits. Adjani était très adjanesque, et Sandrine Bonnaire complètement ridicule. Le palmarès n'est pas très surprenant. la réptition devient vite lassante : sont nominés 36, les choristes, un long dimanche... Et l'esquive gagne. Avec la concurrence de telles productions, il est sûr que l'esquive n'avait pas de souci à se faire. Je suis néanmoins heureux de voir le film ainsi récompensé ; ce qui manquait, c'était surtout une sélection de meilleure qualité.
Seuls moments de suspense : le meilleur film étranger. J'aurais voté aussi pour Lost in Translation. Mais la compétition était rude, et on évite le syndrôme Moore. Ouf. L'intermède intermittents était une mascarade totale. On ne les invite pas, mais on distille un discours bien senti au ministre qui fait des sourires entendus. A quoi celà sert-il sinon à céder à un chantage ?
Je n'aime pas tellement Yolande Moreau. Pas du tout envie de voir Quand la mer monte. Le bonhomme qui a fait le film avec elle est un peu sordide, et difficile à comprendre.
Je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas de catégorie meilleur documentaire. No pourquoi, alors qu'on fait l'éloge du court, genre sous-représenté à la télé, on n'en profite pas pour nous montrer quelques images.
C'était donc sans doute la première et dernière fois.
Je n'ai pas vu la cérémonie des Oscars ni le film d'Eastwood, mais je tiens à souligner que Daniel Drezner avait plutôt bien pronostiqué. Et je félicite Sandrine d'avoir aussi bien influencé le jury en livrant une note d'amour au grand Clint.

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