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09 janvier 2006

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Voici les sites qui parlent de Pour le contrat unique progressif :

Commentaires

Philippe.

> ce débat sur la flexibilité de l'emploi

Formuler ainsi, c'est déjà avoir un parti pris (il faudrait "flexbiliser" l'emploi). Ne faudrait il pas mieux penser à ce qu'on attend des salariés en investissement dans les entreprises?

FrédéricLN

Je n'ai pas encore pris la peine de faire les calculs, mais il me semble que le contrat unique existe déjà de fait, masqué par la diversité des dénominations.

En effet, il me semble que tous les contrats apportent une indemnisation de l'ordre de 10% du salaire accumulé, en cas de rupture à l'initiative de l'employeur ; et tous prévoient une indemnisation de 0% de l'employeur en cas de rupture à l'initiative du salarié.

La seule véritable différence, c'est que les grands employeurs publics éviteront de licencier une personne pour éviter un conflit syndical, si elle est en CDI.

Mais dans le "monde réel" du reste de l'emploi (y compris associatif etc.), ce n'est pas le nom du contrat qui protège, c'est le montant contractuel de résiliation.

verel

Il n' y pas que le montant de l'indemnité de licenciement qui freine celui ci: il y a aussi une législation protectrice et particulièrement complexe, qui fait bien un monde salarial à deux vitesses, où l'on voit des syndicats demander de faire partir les intérimaires pour préserver les permanents!

Philippe.

> on voit des syndicats demander
> de faire partir les intérimaires
> pour préserver les permanents

C'est l'inverse qui serait un scandale...
Mettre les salariés en concurrence, comme s'ils étaient responsables des situations, c'est le meilleur moyen de faire baisser les droits sociaux de tous!

V

Le débat sur le contrat de travail comporte deux axes.

D'abord l'idée du contrat unique est séduisante, mais elle cache une subtilité que bcp d'économistes ratent : le CDD est un contrat par exception, qui n'est accepté que dans les cas ou l'entreprise doit prouver qu'elle n'a pas d'autres solutions. Dans la pratique cet aspect est ignoré (y compris par bcp d'entreprises).

Ensutie le fait qu'il faut surtout se demander : qui doit porter le risque ? La base du lein salarié-entreprise c'est que c'est la deuxième qui le porte. C'est meme de la que viennent la plupart des assurances sociales. Bcp d'analyse économique centrée sur la maximisation de la siplmicité pour les entreprises évitent cette question en se demandant "comme réduire les contraintes", qui à faire porter le risque sur les salariés, ce qui a un cout non pris en charge.

Une fois dans cette approche, on arrive assez vite qu'il faut une assurance-chomage a malus, avec experience rating. Et qu'il y a une légitimité au-delà d'un contrat CDI aménagé (progressivité de la periode d'essai par ex) à garder un cadre CDD plus encadré.

Notons enfin que ces réformes sont pour bcp des facons d'alléger le code du travail. Ce qui peut se débattre, mais pas dans un débat masqué dans lequel on vend aux gens "un contrat unique plus protecteur" - alors qu'il l'est en fait moins que le CDD actuel...

Bref ce débat manque d'un peu de bon sens et de transparence...

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