Samedi, en rentrant d'une journée éprouvante passé chez Mickey (je sais, je sais) pour les 4 ans de ma fille, avec ma femme, ma fille et son amoureux, nous avons été ravis de faire partie de l'actualité. Actualité qui a rencontré peu d'écho dans la presse, finalement, puisqu'elle n'a eu droit à sa dépêche AFP que ce lundi matin (c'était le week-end), pas encore repris à ma connaissance dans la presse.
Manifestement, il se trouve que des "jeunes de banlieues" ont provoqué des échauffourées au centre commercial Val d'Europe, et se sont ensuite dispersés dans le RER, rançonnant au passage quelques personnes (au passage, pas d'emballement du type affaire-du-TGV-de-Nice, jugée aujourd'hui, tiens ?). Evidemment, notre petite équipe, deux parents congelés et ayant des musiques abrutissantes dans la tête, ainsi que deux enfants dans un état proche, était dans ledit RER, manifestement.
Nous n'avons pas été détournés, rançonnés, violés ou persécutés. Juste évacués d'un RER en gare de Torcy (Seine et Marne, 22 000 habitants), vers 19h, un dimanche soir, 3 degrés de température au sol, à coté de 350 personnes, dont une bonne partie des jeunes en question, semble-t-il, et d'une police qui prenait soin de bien rester dans la gare afin de veiller à sa bonne évacuation, se souciant fort peu de la sécurité à ses abords.
Evidemment, cette foule, un peu décontenancée, dans le froid, a voulu se réchauffer ; en particulier ces deux jeunes filles, qui ont trouvé la méthode : se crêper le chignon. Quelques congénères ont donc eu l'idée de se méler à leur rixe, puis d'autres... C'est à ce moment là que nous avons convenu qu'il était sage de quitter les lieux, marmailles sous le bras, pour trouver un moyen de locomotion approprié pour rejoindre Paris.
Evidemment, il n'existe pas de taxi qui se rende à Torcy un dimanche soir, encore moins qui en reparte. Les bus ne menaient pas à Paris et étaient de toute façon cloués au sol du parvis de la gare. C'est donc courageusement que ma femme a pris les devants en interpellant quelques voitures. Cette première tentative restant sans succès, la plupart des véhicules conservant portes et fenêtres fermées, nous avons tenté de rejoindre le parking du Carrefour local, encore fréquenté ce soir. Et c'est cet homme, dans sa 206 grise, bonnet de la SNSM sur la tête, que nous avions précédemment interpellé, qui nous a rattrapés, embarqués et conduits jusqu'à la gare de Noisy le Grand, où nous avons pu récupérer un RER sans gangs ni émeutes ni ranconneurs, pour rentrer sains et saufs à la maison.
Merci à lui, donc, de nous avoir sortis de ce pétrin.

merci, merci.. en ce qui me concerne il ne s'agit pas de courage, mais plutôt du plaisir qui s'empare de moi dès que l'aventure est au coin de la rue, et d'une tendance naturelle à oser aborder les gens. Le courage pour moi c'est ranger la cuisine après avoir donné le goûter, le bain, le dîner aux enfants. Chacun son héroïsme..
Rédigé par : Madame Versac | 06 mars 2006 à 11:00
Ben si le type portait un bonnet de la SNSM, il faisait juste son boulot vu le naufrage...
Rédigé par : Hugues | 06 mars 2006 à 11:59
"vers 19h, un dimanche soir, 3 degrés de température au sol, à coté de 350 personnes"
mais c'était pas samedi ?
Rédigé par : benito | 06 mars 2006 à 12:03
benito : si, désolé pour la boulette. Je corrige.
Rédigé par : versac | 06 mars 2006 à 14:40