Voilà. CPE mort, enterré et remplacé par à peu près rien, une sorte de voile pudique et tissé à la va vite, un voile grossier, pour masquer le mort honteux. Le sentiment semble partagé d'un gâchis, d'une perte de temps et d'énergie sublime autour d'un projet qui n'aurait jamais du émerger ainsi, à ce moment, pour les vertus qu'on ne lui attribuait même pas ou pour réveiller les colères. Soit. Il n'était rien, qu'on l'enterre.
Peut-on en retirer quelque chose de bon de ces trois mois de crise ? Quelques syndicats appellent à une négociation plus profonde. Mais on a déjà l'impression qu'elle ne prendra même pas le soupçpn d'un début de chemin, calendrier électoral oblige. Ce serait juste le moment de construire des propositions, de montrer des positions d'ouverture, d'élargir le débat, de le construire. La seule vertu de cette crise aura été de remettre l'emploi au coeur des sujets d'inquiétude des français, les délaissant des phobies aviaires. Et de faire naitre un peu, tardivement, en parallèle, des constats partagés sur le fait que la solution au chômage doit être plus globale que quelques rustines en marge du droit du travail.
Quel beau concert de voix concordantes, quand même, à droite comme à gauche, pour vanter la formation-tout-au-long-de-la-vie, la sécurisation-des-parcours-professionnels, et la flexicurité, les modèles scandinaves... Nul ne sait si, en dehors de la CFDT et de quelques politiques, ceux qui en parlent savent vraiment ce qu'ils disent par ces formules bien établies désormais. surtout, on sait qu'on en parle plus qu'on ne le fait. Nous aurons l'occasion d'en parler avec Jean-Christophe Le Duigou, de la CGT, en chat sur debat 2007.fr le 10 mai).
A coté de ce sentiment de gâchis politique, une polémique est montée entre économistes, , sur le modèle de Cahuc et Carcillo, violemment critiqués pour avoir pourtant dit (PDF) que le CPE et le CNE n'étaient rien d'autre qu'une solution qui n'apporterait pas beaucoup d'emplois, pour un coup social élevén, et ce avec beaucoup de réserves sur leur modélisation.
Leur réponse (voir chez Salanié) à la critique de Courtot et Husson est juste et ferme sur les procédés utilisés. Le procès d'intention ultra-libéral n'a décidément toujours pas chassé les débats économiques. Voilà Cahuc et Carcillo accusés de souhaiter une "radicalisation de la logique de flexibilité", et d'imposer un remède "libéral".
C'est vraiment du procès d'intention, Etienne Wasmer le dit très bien (PDF).
Les échanges en commentaires et dans d'autres billets (Chez econoclaste, ou Laurent Guerby, voire sur Eurotrib/Kos) sont heureusement intéressants, plus constructifs. On aurait peut-être pu éviter ce genre de polémiques qui tuent le débat, et tenter de travailler sur des simulations plus poussées, ou échanger sur le détail de ce qui pourrait faire une "bataille pour l'emploi" réussie, ou bien enfin sur la critique fine et juste d'une vision mal relayée par les media, trop empressés à dire que "le CPE créera 70 000 emplois".
On sent bien ce qui point : tout le monde parle de la flexicurité, de la scandinavie. Mais les politiques (et économistes) de gauche n'y voient que la protection du salarié augmentée, les allocations supplémentaires aux chômeurs, les emplois aidés, tandis que ceux de droite ne voient que la flexibilisation du marché du travail, solution tout aussi facile sur le papier. Comme le message est le même, le dbéat se fausse, et, peu à peu, l'idée même d'une dynamique flexi-sécuritaire se décrédibilise.
Or, c'est bien le système français, qui protège l'emploi plus que le salarié, et toujours le même salérié, qu'il faut revoir en allant dans ces deux sens en même temps : sécurisation effective des parcours et fluificiation de la dynamique de réallocation des emplois.
Fluidification qui doit surtout permettre de remettre de l'égalité parmi les salariés : le marché de l'emploi français est flexbile, mais ce sont toujours les mêmes sur lesquels cette flexibilité repose, en contournant le statut central, en créant une société fragmentée, entre insiders et outsider (voire en trois, insiders, outsiders, upsiders, pourquoi pas ?). Il va bien falloir dans le même mouvement valoriser le chômage comme un moment utile à la société et à l'économie, puisque nécessaire à son évolution, son recyclage, son innovation. Une valorisation qui passe par une indemnisation des chômeurs sans commune mesure avec l'actuelle. Il faudrait responsabiliser en contrepartie le chômeur de l'investissement que fait la collectivité dans son parcours. Et former mieux, et mieux connecter, donc, l'université et la recherche à l'entreprise, donc autonomiser un peu plus les universités, donc décentraliser, donc, donc... Je m'arrête.
Les solutions est lourde et longue. L'échange sur ces solutions est complexe. Il propose des concepts abstraits et des solutions de long terme, alors que la réalité criante du chômage de masse durable est insupportable et rend difficile tout abandon de ce qui est perçu comme des bouées, des repères.
Il va pourtant bien falloir s'attaquer avec courage aux deux pans du problème, à une réforme plus profonde, plus globale, mieux évaluée. Qui saura le prendre en charge ?

Mon opinion partielle, car vue des Etats-Unis: le probleme ne semble plus de savoir quelle est la bonne solution, mais comment "vendre" et appliquer une solution dans un vieux pays qui a du mal a changer quoi que ce soit. En d'autres termes, le bon leader politique pour notre pays est-il celui (ou celle) qui a les bonnes idees, ou bien celui qui sait les appliquer de maniere intelligente ou consensuelle? Voila une question pour Debats2007: faut-il lancer des debats d'idees ou plutot des debats de methodes?
Rédigé par : Olivier | 14 avril 2006 à 04:55
"Il va pourtant bien falloir s'attaquer avec courage aux deux pans du problème, à une réforme plus profonde, plus globale, mieux évaluée. Qui saura le prendre en charge ?"
Nicolas Sarkozy était présent sur les chaines de télévision et donc, sur le terrain hier soir et a commencé à énumérer ses pistes de réflexion.
Par ailleurs, la CGT déclare de plus en plus souvent depuis quelques jours devant une presse qui peine à relayer le message qu'ils ne sont pas opposés à un débat sur un contrat unique.
Enfin, le gouvernement vient de proposer la création de 50.000 emplois dans les écoles aux syndicats pour répondre aux enquêtes administratives de l'éducationa nationale :-))) :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-761341@51-653571,0.html
Rédigé par : Gus | 14 avril 2006 à 06:09
Courageux effort de traitement du fond du sujet, bravo !
Car il n'est pas si évident.
"Il va bien falloir dans le même mouvement valoriser le chômage comme un moment utile à la société et à l'économie, puisque nécessaire à son évolution, son recyclage, son innovation. Une valorisation qui passe par une indemnisation des chômeurs sans commune mesure avec l'actuelle."
-> dans quel sens ? L'indemnisation française est (contrairement à ce qu'on lit parfois) élevée ; en particulier, elle n'est pas plafonnée pour les hauts salaires. Et pour garder un niveau de vie constant quand on a un salaire, disons inférieur à 5 000 E / mois ..., il n'y a pas besoin de toucher une allocation de 100% (car "ne pas travailler" permet beaucoup d'économies).
-> Il ne me semble donc pas que la spécificité significative du Dk, par exemple, soit le taux des allocations, mais l'importance de l'appui/incitation (agences pour l'emploi) et l'importance/organisation de la formation des demandeurs d'emploi - traditionnellement "vendue" en France comme stages parkings permettant une rémunération-relais.
Or tout cela est difficile à "vendre" à l'opinion, qui n'a jamais pris des vessies pour des lanternes ni la formation pour la sécurité.
Rédigé par : FrédéricLN | 14 avril 2006 à 07:30
Ce que vous dites est plutôt juste, et je pense que l'on pourrait trouver un consensus sur le fait qu'il serait nécessaire d'aboutir à une "sécurisation effective des parcours et fluificiation de la dynamique de réallocation des emplois", car tout le monde ou presque y gagnerait.
Cependant, il ne me semble pas que les causes du chômage soient essentiellement micro-économique
Rédigé par : somni | 14 avril 2006 à 10:20
Bonjour,
Si je puis me permettre, je rajouterais bien une petite couche de "yaka" sur le tapis des "il faudrait". J'entends bien le discours sur la revalorisation des conditions d'indemnisation/responsabilisation des chômeurs, « flexsécurité » et patati et patata. Le lien avec graal du moment, la "Formation tout au long de la vie" semble évident.
Du haut de mon petit promontoire pas bien élevé, j’observe quantité de salariés ou de candidats à la condition de salarié (je n’ai rien contre les entrepreneurs, rassurez-vous), disposés à changer d’orientation, à entreprendre (décidément) des formations éventuellement longues,… Je ne dis pas que tous le soient. Je dis juste qu’ils sont nombreux.
Je vois aussi les critères à l’embauche que posent la plupart des entreprises. Et c’est là que le bât blesse : 1 - On veut du jeune. Mais pas du trop jeune. Disons du 29-35 ans. 2 - On veut du jeune de 29 ans avec 10 ans d’expérience. 3 – On veut du jeune dont la formation initiale soit en rapport avec le poste. La formation initiale. Parce que dans l’imaginaire du patron de base, un DUT obtenu à 35 ans, ça n’est vraiment pas la même chose qu’un DUT obtenu à 19-20 ans. Ca n’inspire pas confiance. Voir dans l’informatique les difficultés des cobolistes autodidactes à se placer après des formations Java/Perl et autres. Et pendant ce temps, les journaux ; « La France manque de spécialistes des NTIC ». Même problème avec l’artisanat, dont certaines branches pleurent le déficit de candidats. Exemple de la boucherie : mon boucher, dont la limousine (la vache, pas la voiture) est admirable, déplore la pénurie d’apprentis-bouchers de moins de 18 ans. « Qu’à cela ne tienne », rétorqué-je, « pourquoi ne pas prendre un apprenti plus âgé ? - Ah ben c’est pas pareil ». Ah bon. C’est pas pareil.
En synthèse donc, la « formation tout au long de la vie » c’est bien, encore faut-il faire en sorte que les mentalités changent côté employeur et que l’on sache sortir de ce qui semble bien pour le coup constituer une exception française : l’importance exagérée prêtée par les employeurs à la formation initiale et à l’âge. On peut espérer que les contraintes démographiques finiront pas recadrer tout ça, mais d’ici là, beaucoup risquent de souffrir.
Dans un prochain numéro, nous tenterons de répondre à la question suivante : mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de tous mes Bac+3 en sociologie et de mes BEP en histoire de l’Art ?
Rédigé par : Mirco | 14 avril 2006 à 11:52
Vaste débat que vous entamez là Versac et courageuse entreprise pour le moins. Fluidiser le marché de l'emploi passe également par une remise en cause profonde des habitudes et mentalités de l'entreprise et des salariés. Michel GODET explique cela très bien dans un de ses premiers bouquins (L'avenir autrement, je ne suis pas sur du titre) par l'image suivante : Si dans une cour avec quatre coins pour cinq personnes, cela fait une chance sur cinq de se retrouver sans coin, au milieu de la cour si tout le monde bouge (soit 20 %) ce qui en soit n'est pas grave car on n'y reste pas longtemps. Par contre imaginons, deux personnes qui ne jouent plus le jeu et qui reste fixement dans leur coin, alors il n'y a plus que deux places pour trois personnes et le risque de rester plus longtemps au milieu de la cour augmente considérablement.
Dans le chômage la problèmatique est non pas de se retrouver au chômage mais le temps que l'on y reste. Aussi la fluidité vient également du degré d'ouverture des entreprises à la plurialité des profils qui se présentent. Combien de chasseurs de têtes ne recherchent pour un poste donné que le profil identique chez la concurrence.
Dans la problèmatique sur le CPE, au delà du caractère politique de la mesure, le vrai problème à mon sens résidait probablement dans les conséquences liées à l'instabilité potentielle durant deux ans du CPiste, instabilité que n'aime ni les propriétaires, ni les banquiers, ni les organismes de crédit. Le CPE assortit de vrais mesures obligeant ou rassurant bailleurs et banquiers à considérer le CPE comme un vrai contrat de travail aurait probablement grandement contribué à faciliter la mesure proposée. Et pourquoi pas un fond de garantie à l'image du GARP pour les salaires par exemple.
Rédigé par : Damien B. | 14 avril 2006 à 12:02
"Il va pourtant bien falloir s'attaquer avec courage aux deux pans du problème, à une réforme plus profonde, plus globale, mieux évaluée. Qui saura le prendre en charge ?" dites-vous.
L'analyse est pertinente, tout comme la question que vous posez et qu'il convient de compléter en demandant aussi qui en aura le courage?
Je réponds sans crainte aux deux questions. Si vous en avez le temps, consultez:
http://renaudbouchard.canalblog.com
Rédigé par : Renaud Bouchard | 14 avril 2006 à 22:11
"Il va pourtant bien falloir s'attaquer avec courage aux deux pans du problème, à une réforme plus profonde, plus globale, mieux évaluée. Qui saura le prendre en charge ?" dites-vous.
L'analyse est pertinente, tout comme la question que vous posez et qu'il convient de compléter en demandant aussi qui en aura le courage?
Je réponds sans crainte aux deux questions. Si vous en avez le temps, consultez et lisez ma lettre ouverte à Monsieur le Président de la République sur:
http://renaudbouchard.canalblog.com
Rédigé par : Renaud Bouchard | 14 avril 2006 à 22:16
"Il va pourtant bien falloir s'attaquer avec courage aux deux pans du problème, à une réforme plus profonde, plus globale, mieux évaluée. Qui saura le prendre en charge ?" dites-vous.
L'analyse est pertinente, tout comme la question que vous posez et qu'il convient de compléter en demandant aussi qui en aura le courage?
Je réponds sans crainte aux deux questions. Si vous en avez le temps, consultez et lisez l'article intitulé : Vers un Diên Biên Phù politique, lettre ouverte à Monsieur le Président de la République sur:
http://renaudbouchard.canalblog.com
Rédigé par : Renaud Bouchard | 14 avril 2006 à 22:18
Sans revenir ici en détail sur l’analyse de l’épisode à la fois révélateur et désastreux du CPE, mon analyse personnelle tend à le résumer comme suit :
- Révélateur de l’incapacité de nos institutions à bout de souffle à traiter ce type de choix de société autrement que par la confrontation entre des élites coupées des réalités de terrain (que ce soit du point de vue du fonctionnement des entreprises ou du point de vue des salariés ordinaires), et un corps social qui a le sentiment (à tort ou à raison) de se voir imposé une insécurité sociale toujours plus étendue.
- Désastreux, en premier lieu par l’image qu’il renvoie du fonctionnement de notre pays à l’extérieur de nos frontières, mais aussi et surtout par la dégradation supplémentaire du respect de l’autorité de l’Etat qu’il implique.
En référence à la fin de votre post, j’aimerais néanmoins recueillir votre avis et celui des autres contributeurs sur les propositions que font Jacques Attali et Vincent Champain en matière de changement de paradigme dans la manière de traiter le problème du chômage de masse.
Cette proposition qui est sans doute discutable sur bien des points ne me paraît pas avoir bénéficié d’une diffusion à la hauteur de son originalité. C’est pourquoi il ne me semble pas inutile de la mettre en débat ici :
« Activité, emploi et recherche d'emploi : Changer de paradigme pour supprimer le chômage
Résumé :
Les émeutes dans les quartiers révèlent jusqu'où peut conduire le chômage. Des jeunes en majorité sans espoir, sans formation, ou, quand ils en ont, sans emploi, vivent une situation d'apartheid territorial et social. La réponse est en partie spécifique aux quartiers : l'affirmation d'une autorité, pour la sécurité des personnes, et une politique de la ville. Mais la cause principale est plus générale : il y a au total cinq millions de Français sans emploi, qui constatent que la société n'a pas de place à leur proposer. Les sortir du chômage, leur donner une nouvelle dignité et un rôle social est une condition de la survie de nos sociétés. Tel est l'objet de notre proposition.
Le chômage est traditionnellement défini par l'absence de travail rémunéré. En pratique, une part importante de l’activité du chômeur est consacrée à se former et à chercher un emploi. Notre proposition : reconnaître que se former et chercher un emploi constitue une activité socialement utile. Qu'elle mérite un statut sous la forme d’un contrat d’évolution, avec tous les attributs d'un contrat de travail : rémunération, protection sociale, encadrement et débouché professionnel.
La mise en place du contrat d'évolution aurait non seulement pour effet de donner un statut d'actif aux chômeurs actuels pendant leur formation et leur recherche d'un emploi, mais aussi d'améliorer fortement la qualité des emplois qu'ils trouveront tout en réduisant massivement la durée de leur recherche d'emploi.
Cette réforme, qui va bien au-delà de la création d'un nouveau contrat, entraînerait un changement en profondeur de nos politiques sociales, permettant de supprimer le chômage en cinq ans. Son coût ne dépasserait pas celui des programmes récents de baisses d'impôts, avec un effet nettement plus dynamique sur le pouvoir d'achat, la croissance, le niveau de qualification, d'innovation et de cohésion sociale. »
Le lien vers le document complet : http://juliette.nfrance.com/~ju16656/Supprimer/index.html/
Rédigé par : CFO | 14 avril 2006 à 23:08
Réponse à Renaud Bouchard.
Votre fameux contrat d'évolution pourrait éventuellement trouver sa place dans une société avec de larges possibilités et éventails d'emplois proposés. Cepedant nous avons bien 5 Millions de chomeurs donc le problème n'est pas la recherche d'emploi mais la création d'activité.
Quand est ce qu'on va enfin comprendre dans ce pays qu'avant meme de traiter le probleme de l'emploi il faut traiter celui de l'entreprenariat et du dévellopement de nos entreprises.
Ensuite il y a plus de 300 000 emplois non pourvus. Ce sont des emplois en majorité peu qualifiés et de manière générale plutot manuels. Nous avons bien sur l'Hotellerie/Restauration ainsi que le Batiment.
Pourquoi ces secteurs ne trouvent personnes ?
- Fillières dénigrées depuis des années dans la volonté de faire du "diplome pour tous" et le fameux "80% du classe d'age au bac" ce qui d'ailleurs au passage à rabaisser la qualité de ces diplomes.
D'où la stupéfaction parfois de la demande du licence ou d'un BTS pour un emploi de caissière ( malgré tout le respect que j'ai pour nos cheres caissières de supers et hypermarchés.
- Viennent ensuite les horaires et les salaires difficiles de ces activités dans une société de consommation fortement incitatrice et tentatrice dans la dépense, et où il devient impensable de pouvoir vivre correctement avec un SMIC.
Autant faire alors le choix logique de se préserver avec des allocations et compensations de chomage qui permettront d'atteindre des revenus quasi de meme niveau.
Rédigé par : Dédé | 15 avril 2006 à 02:09
Est-ce que tu pourrais développer les raisons qui te font dire qu'en France on protège plus l'emploi que le salarié? je sens confusément que c'est vrai, mais je ne saurais pas expliquer pourquoi.
Rédigé par : Brimbelle | 15 avril 2006 à 11:19
Vous vous méprenez, comme l'ensemble des commentateurs, sur la raison du taux de chômage modéré au Danemark.
La flexicurité n'a rien à voir dans cette affaire. Ce sont les préretraites utilisées de façon démesurée (dix à onze fois plus qu'en France en proportion) qui en sont la principale raison.
Danemark et chômage
C'est un peu la même situation qu'en Suède, un taux exceptionnel de maladies de longue durée, dont on a parlé lors des récentes élections.
Pour ces deux pays, des observateurs indépendants estime que le véritable taux de chômage se situe entre quinze et vingt pour cent de la population active.
Rédigé par : Denis | 22 novembre 2006 à 16:55