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29 juin 2006

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Voici les sites qui parlent de Croissance... enjeu de 2007 ? :

» Quelle croissance? de Je suis un media
Il est intéressant de se pencher sur l'origine de cette différence de croissance. Le sujet a déjà été abordé par au moins des centaines d'articles. Pour ma part je me contenterai de faire le rapprochement avec deux autres informations. [Lire la suite]

» Quelle croissance? de Je suis un media
Il est intéressant de se pencher sur l'origine de cette différence de croissance. Le sujet a déjà été abordé par au moins des centaines d'articles. Pour ma part je me contenterai de faire le rapprochement avec deux autres informations. [Lire la suite]

Commentaires

Mouaips...

En brassant de l'air ?

Tout brassage d'air duement comptabilisé créé de la croissance -> CQFD

Jules

>>> "comment donner, structurellement, un potentiel de croissance supérieur à la France ?"

En abandonnant une bonne fois pour toutes les politiques socialistes et l'étatisme à la Française ?

Nade

Mais bien sur Jules, et tu veux pas que les politiques soient intelligents et responsables aussi? C'est beaux les reves ! ; )

frédéricLN

Je crois que la question de versac est la bonne et que le dogme des 2% est aberrant (vague mélange d'apparence "tendance longue économétrique" et de réalité de l'informatisation des années 75-95).

Je crois que la réponse "schumpeter-diffusion" (cassons l'existant, ça fera de la croissance) est aussi inexistante que la réponse "libérale-diffusion" (cassons l'Etat, ça fera de la croissance). Et que, accessoirement, la réponse "Jospin-diffusion" (remettons le PS au pouvoir, ça nous rendra la croissance des années 97-01).

Et je crois que si on se pose la bonne question, ET qu'on admet au départ que les réponses à deux balles en circulation, euh, craignent, alors on a de bonnes chances de trouver la réponse (parce qu'en France, si on n'a pas de pétrole, on a des idées, proverbe seventies).

Julien Tolédano

"les politiques socialistes et l'étatisme":on croirait entendre(lire)Keith Joseph dans les années 70,préparant le lit du Thatcéhrisme.Cette terminologie me fait froid dans le dos.Et vous?

yves duel

Je suggère d'ajouter Patrick Viveret aux lectures indispensables

econoclaste-alexandre

Très bon article de Chiappori, très justes remarques de Versac. Allez, je ne résiste pas.

/mode troll on

Si les commentaires consécutifs à ce post de débat 2007 (ceux du post de versac aussi) sont représentatifs, cela signifie que les politiques français ne sont pas seuls en cause. Ils sont au contraire l'exacte image de la population.

/mode troll off (s'enfuit en courant)

Laurent GUERBY

Pour remercier versac de son excellentissime organisation de meeting de blogueurs, je fais le troll(TM, mefiez vous des contrefaçons !) de service :

http://guerby.org/blog/index.php/2006/05/22/83-l-europe-va-mal

"La prochaine fois qu'on vous parle du différentiel de croissance entre les USA et l'Europe, ..."

Et que personne ne dise que l'arbitrage est favorable aux économistes italiens :).

Gus

-alexandre: Entendre des fonctionnaires, des économistes, des journalistes et des communicants parler de croissance a parfois la savoir d'un coup de fouet sur la plaie de l'âne.

carolus

@fredericLN,
pourquoi la réponse "Schumpeter" serait-elle aussi nulle que les autres? J'ai la conviction, sans disposer de preuves, que si on développait un antitrust plus puissant, pour protéger les petits entrants pour qu'ils puissent arriver à maturité sans se faire bouffer (ou tout simplement ne même pas pouvoir accééder au marché) par les prédateurs, on aurait un potentiel de croissance plus fort.
C'est aussi valable pour le marché du travail.
C'est aussi valable pour la recherche. La réforme du CNRS irait-elle dans le bon sens? Le CNRS lui-même serait-il vraiment utile? Les Universités permettent-elles de valoriser la recherche?

versac

Laurent Guerby : oui et non, quand même. Il y a différentiel de croissance sur le long terme. L'article d'Eurotrib est très partiel, et ne souligne pas un aspect très étonnant du différentiel : la différence de taux d'emploi.

On peut relier ces différences france-USA (et non plus Europe) à un plus grand souci de protection contre la concurrence, de limitation des effets de la destruction créatrice (effets vus dans le transport, le commerce, les services, etc...).

On peut ne pas aimer la concurrence, c'est logique, elle ne produit qu'un bénéfice minimal à chaque citoyen, tout en oeuvrant à l'accroissement de tous. Pour moi, la concurrence est une idée de gauche. Elle doit permettre le progrès de la condition de tous, elle est très égalitaire, na favorisant pas l'un contre tous.

Donc, non, je ne sors pas mon flingue quand je lis Chiappori, au contraire, j'applaudis. Il faut faire pression sur le politique pour qu'il cesse, en cédant aux intérêts particuliers et électoraux, de générer de la moindre croissance, moins d'emplois...

FrédéricLN : pas sûr de saisir où sont les bonnes idées. Ce qui me parait clair, c'est que nous avons besoin d'un peu plus de destruction créatrice. C'est ce que reconnait tout le monde en parlant sans relâche de recherche et d'innovation. Pour que l'innovation porte ses fruits, il faut accepter une logique ed réallocation. Et quand on parle de réallocation, alors il faut accompagner, anticiper les problèmes posés aux individus, etc...

L'évolution passe par les deux : libérer les capacités de croissance en permettant à la destruction créatrice de s'opérer, et protéger les individus en leur donnant les moyens de s'insérer dans ce système...

Jules

Voila un excellent programme liberal :
"libérer les capacités de croissance en permettant à la destruction créatrice de s'opérer, et protéger les individus en leur donnant les moyens de s'insérer dans ce système..."

"Liberer les capacites de croissance" = baisser le cout du travail, baisser le smic, desserrer le code du travail, faciliter les licenciements, etc.

"protéger les individus en leur donnant les moyens de s'insérer dans ce système" : un bon moyen de proteger les individus du chomage est aussi d'accroitre les incitations au travail. Il faudrait donc reduire le traitement social du chomage...

Autant de scenarios qui ne plairont pas bcp aux Francais...

Mais quel homme politique, meme a droite, ose reellement aujourd'hui annoncer la couleur de la sorte.

Parler de "destruction creatrice" a un peuple qui ne jure que par l'hyper-protection et la croyance que l'emploi a vie est soutenable, cela en effraie plus d'un.

Quand nous avions pdt les manifs contre le CPE des etudiants avec des banderoles "un CDI pour tous", "nous ne sommes pas des salaries jetables" (sous-entendu, il faut nous garder a vie, etc) on comprend l'ampleur du probleme.

carolus

Baisser le coût du travail, là n'est vraiment pas la priorité Jules. On ne concurrencera pas les pays à bas salaires. Et jusqu'à 1,6 SMIC, aucune charge patronale.
Le traitement social du chômahe est déjà nettement en voie de réduction permanente. Les conditions d'indemnisation de plus en plus restrictives et les radiations de l'ANPE grimpent en flêche.

C'est surtout que nous devons monter en gamme pour sortir de la tenaille "par le haut" dans laquelle notre modèle économique centralisé dépassé nous a permis de plonger. Régionaliser, développer les clusters, autonomiser les universités, rapprocher la recherche de l'entreprise...il y a déjà du boulot! Et ce ne sont pas des incantations lénifiantes, c'est du concret.

Par le bas, on ne concurrencera pas la Chine et autres. Surtout que la Chine arrive déjà vite en haut.

Le discours de Blanc était limpide à ce sujet et j'y adhère totalement.

Laurent GUERBY

versac, j'ai du mal à saisir ta remarque.

"Les faits sont clairs : depuis vingt ans, la France croît à un taux moyen légèrement supérieur à 2%, soit presque un point de moins que les US. Le diagnostic est également clair"

Le faits sur lesquels se basent l'article semblent ou faux ou au mieux vraiment pas clair au vu de la littérature.

Comment faire confiance à des "experts" qui commencent par ignorer les travaux de leurs collègues ?

L'étude que je cite est peut-être effectivement fausse, mais je n'ai pas trouvé de réfutation dans le milieu des économistes, tout pointeur bienvenu.

Julien Tolédano

Le seul problème de taille que je vois dans les slogans libéraux détaillés plus haut est qu'ils sont les mêmes-à la virgule près-que ceux répandus pas l'aile droite du Parti conservateur britannique à partir de 1975,et notamment par Sir Keith Joseph,le père du Thatchérisme,et prche de Friedrich Hayek.
Etant donné les résultats de la mise en application impitoyable de ce "programme" d'apparence alléchante,à partir de 1979,et le poison individualiste que cela a instillé au coeur de la société britannique,ceux qui en seront les promoteurs trouveront toujours en moi un opposant déterminé et jusqu'au boutiste.
Ne vous laissez pas pénétrer de l'idéologie ultralibérale d'inspiration thatchérienne.Rejettez l'ensemble de ce corpus idéologique de vos esprits avec la dernière énergie...

carolus

C'est bien connu JT, ce sont Hayek, les Tories et Thatcher, qui ont créé l'individualisme...

Tu ne culpabiliserais pas un peu d'être bourgeois?
Comment trouves-tu le temps de pondre des tartines sur tous les blogs?

Julien Tolédano

Carolus,
J'ai mon blog et je prends le temps de l'alimenter.Secondairement,je dépose comme toi des commentaires sur les blogs que je juge "débattants",tel celui-ci...
La politique est une passion chronophage,il est vrai...
Je ne réponds pas à ta question sur ma position "sociale" mais admets qu'avoir le nez dans le guidon n'aide pas dés lors qu'on souhaite s'intéresser à la politique.
Sur l'individualisme et Thatcher,je te propose uniquement de relire en VO le discours de Birmingham(19 oct.1974) de sir Keith Joseph:cet homme-là(brillant et distingué,qui aurait pu être un vrai leader s'il n'avait proné l'eugénisme chez les Pauvres ce jour-là)disait il y a 30 ans ce que je lis à droite et à gauche,que j'entends dans le discours de Sarkozy,qui au passage,est un tribun pitoyable...Thatcher a détruit les corps intermédiaires en Grande-Bretagne(y compris les familles,et se succeseurs après elle ont continué de plus belle):elle a donc fait accoucher de l'individualisme,dans le plus mauvais sens du terme(même si je reconnais du bout des lèvres qu'elle a su attirer de nouveaux "investissements" et créer de la "richesse" au RU).

Thomas


Je continue d'être fasciné par ces odes à la croissance. Laquelle, à quel prix, pour en faire quoi ?
Que l'on soit bien d'accord, l'irénisme des verts ne m'est pas moins sympathique. Je trouve seulement désolant que les donneurs de leçon de tous ordres (rappelons que l'un des ressorts les plus robustes de la croissance, signalé par Schumpeter, est la reconstruction d'après-guerre, guerre qui, elle-même, aurait donc pour les uns le mérite de réveiller la croissance, tandis qu’en renvoyant les vestiges de la civilisation à la nature, elle enchanterait ceux des verts encore vivants pour y assister.
Oui, je l'avoue, je préfèrerais plus de croissance, moins d'angoisse le matin en partant travailler. Cela n'exonère pas la question d'un projet politique.


Thomas

Julien Tolédano

Carolus et Thomas(et Versac),
Voici le lien vers le "discours de Birmingham"de sir Keith Joseph(qui je le répète est l'idéologue le plus déterminant du dernier quart-de-siècle,bien que peu connu ici en France).Il était,il y a 40 ANS,un admirateur(très ambigu)de Schumpeter,mais c'est bien à Hayek qu'il a recouru comme ministre et comme inspirateur en chef(avec Niskanen)de Maggie Thatcher...
http://www.politique-info.org/article-3151888.html

sylvie

Carolus,
"Et jusqu'à 1,6 SMIC, aucune charge patronale."

Même quand on vote à gauche, on ne peut pas laisser dire ça.

Tous les chiffres sont là.
http://www.urssaf.fr/profil/employeurs/baremes/baremes/cout_du_travail_en_france_01.html

carolus

Le lien ne fonctionne pas, Sylvie

sylvie

Exact, il manque un bout. Pardon.
http://www.urssaf.fr/profil/employeurs/baremes/baremes/cout_du_travail_en_france_01.html

sylvie


Je ne comprends pas pourquoi le lien entier n'apparaît pas dans mon commentaire. Il manque ce petit bout-là.
_france_01.html

En cas de problème, c'est de toutes façons le site de l'Urssaf, rubrique employeurs. Désolée de ma maladresse.

Jules

Carolus : "Baisser le coût du travail, là n'est vraiment pas la priorité Jules."

Pas d'accord. Le cout du travail a un impact sur l'emploi. C'est une priorite. Personne n'a dit qu'il fallaitr s'aligner sur la Chine non plus...

Et comme le dit B. Salanie, "le coût du Smic est un obstacle à l'emploi des catégories les moins qualifiées et des jeunes".

FrédéricLN

carolus et versac : ce n'est pas M. Schumpeter que je remets en cause, c'est son interprétation naïve selon laquelle la destruction de valeur est le facteur déterminant de la création de valeur (selon laquelle c'est la destruction qui est créatrice).

Ce n'est évidemment pas la destruction qui est créatrice, c'est la création.

Que celle-ci suppose de l'agilité, de la réactivité, de la réallocation, de l'autonomie, du partage d'expériences, bref de la démocratie à la base au lieu de la rigidité étatique ... évidemment ! (et par exemple, les solutions que cite carolus me semblent de bon sens).

Simplement, pour être crédible, auprès des électeurs, comme "créateur", il faut convaincre les électeurs qu'on va créer et que cette création va lui bénéficier ; pas seulement le convaincre qu'on va détruire et que pour le reste il doit faire confiance à la main invisible du capitalisme.

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