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12 septembre 2006

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Voici les sites qui parlent de Cocorico : la France est toujours la meilleure dans son domaine :

Commentaires

koz

Là où je m'interpelle, c'est que je ne comprends pas pourquoi le FT persiste à choisir un classement inopérant qui n'a pour seule conséquence que davantager outrageusement les écoles de commerce françaises. Sont si cons que ça, au FT ?

Guillermo

ouais je suis d'accord, ce classement est tronqué. par contre j'aime bien le petit insert "-5%" sur le torchon de sarko, ca lui va bien je trouve avec sa tronche de tête de gondole.

Sebd

ENA pour nous gouverner et HEC pour diriger nos entreprises c'est vrai que la France va de mieux en mieux.

Elite quand tu nous tiens !!!

Laurent

Pour rebondir sur le propos de koz: Est-ce vraiment Della Bradshaw (la grande prêtresse du "Business Education" au Financial Times) qui devient sénile? Ou plutôt les écoles françaises qui à l'instar de leurs consoeurs (concurrentes) espagnoles, ont enfin compris comment "vendre" leurs diplômes (et leurs diplômés?) à ces "maudits" anglo-saxons?
Quant aux collaborations entre écoles (pardon, Écoles) et universités, l'exemple de l'ICN Nancy fournit il me semble une bonne base de réflexion...

de chez Smith en face

Vouloir absolument s'occupper interférer avec la bonne marche de ce qui fonctionne bien tout seul semble être une tentation irrépressible en politique.

Plutôt que de lancer une énième réforme au jugé, pourquoi ne pas, tout simplement, augmenter très significativement les bourses des étudiants, par exemple, en fonction de leurs notes au baccalauréat, de sorte à stimuler la création par le secteur concurrentiel d'écoles performantes ?

En un mot, pourquoi vouloir institutionnaliser ce que le secteur concurrentiel pourrait très bien faire tout seul ?

palpatine

S'il était juste possible de rajouter "de commerce" après "grandes écoles" ça serait vraiment super, parce que ça porte à confusion en l'état... Sinon, vous savez ce qu'il s'y passe dans ces lieux, ou la mythologie l'a encore emporté ? Ceci vaut aussi pour une bonne partie des écoles d'ingénieurs, noterons-nous, mais dans une moindre mesure.
Il faut se souvenir que la sélection se fait au concours d'entrée (et que les prépas écos lors de leur entrée post bac sur dossier sont moins bons que les MP et les PC aussi, il est bon de s'en souvenir, ça explique des choses par la suite), c'est tout, le reste, c'est du pipeautage (en fait, il faudrait les classer en concurrence avec l'actor studio dans l'absolu, mais en réalité, à l'étranger, ce n'est pas mieux dans la même catégorie, alors...).

Matthieu

Franchement, je pourrais en dire autant des écoles d'ingé. on se repose sur les acquis (volumineux, certes) de prépa, on picole pendant qq années, et malgré tout on se retrouve à l'aise dans un boulot d'ingénieur ou dans un master à l'étranger. mais quand meme, dès fois je me dis qu'on pourrait améliorer le processus.

palpatine

"Ceci vaut aussi pour une bonne partie des écoles d'ingénieurs, noterons-nous, mais dans une moindre mesure", comme je disais. D'ailleurs, là où ça picole le plus (et c'est vivement encouragé : open bars, soirée champagne gratuit à volonté, etc), c'est dans les champs autour de HEC (ou poussent des grandes écoles), dans le Sud Parisien (y'a du futur pdg vomissant dans les prés qui s'y ballade vers 4h du mat'...). C'est là où se trouvent tous les "meilleurs", d'ailleurs.

Et les acquis de prépa sont rapidement oubliés. Il ne faudrait pas croire que les ingénieurs font des choses très techniques, la grande majorité va finir dans le conseil ou assimilé (conseil sans avoir d'expérience ni même savoir de quoi on parle, évidemment, mais après tout, on est bien gouverné par des énarques...). Au final, on a juste des gens présentant une certaine intelligence à un certain moment sous certaines conditions (les deux derniers étant en fait le résultat des concours, qui sont loin d'être le royaume de la méritocratie), et dont on ne fait rien faire pendant trois ou quatre ans, à part nouer des relations qui leur serviront plus tard dans un métier qui demande essentiellement de la réactivité (notamment dans l'apprentissage des situations) et de la prise de responsabilité ; en réalité, c'est plutôt ça que l'on apprend en prépa, avec des méthodes d'enseignement digne des meilleurs camps.

Mais comme je disais, à l'étranger, c'est pire (oui, parce qu'ici, ils leur arrive d'aller à 4 heures de cours par semaine, des fois). Une connaissance d'une des écoles d'ingé (généralement classée 5ème) dans les champs sud-parisiens a eu ce bon mot (retracé de mémoire, mais l'idée y est) à propos de son séjour en université à Londres : en France on m'a pas mal appris à glander, ici j'applique pleinement (et d'avouer qu'elle n'aurait jamais cru cela possible de "travailler" encore moins...).

Matthieu

vu des USA, je dirais que leur système d'éducation supérieur n'est vraiment pas trop mal. Cela compense surement leur cursus pré-bac, qui est apparement d'un niveau bcp plus faible. Deja, c'est assez progressif : les 4 premieres années sont composées de cours centrés autour d'une matière majeure, mais avec pas mal d'à coté : beaucoup moins monomaniaque et "bourrin" que la prépa. Les choses serieuses commencent ensuite, pour ceux qui ont envie de passer "graduate student" : un nombre raisonnable d'heures de cours, bcp de travail personnel (donc bcp plus d'initiative, d'autonomie, de recherche en bibliothèque, qu'en France), et surtout, des projets de recherche en parralelle des cours !! un peu comme si on commencait à travailler pour sa thèse de Doctorat, en France, dès l'année de M1.

palpatine

Heu, les États-Unis, c'est pas ce pays où l'on fait de la trigo après être diplômé du college, justement ? Et Pythagore lorsque l'on a 17 ans ? C'est une vaste bande de rigolos, mais on peut toujours s'amuser à les comparer avec nos gens qui sortent de la fac, puisqu'après tout, ça régresse après le bac, et un exemple tout simple de ce phénomène consiste à voir le programme de maths des Terminales L, somptueusement ridicule par rapport... au brevet des collèges -_-; (mais c'est bien connu, les maths ne servent à rien, la poésie nous sauvera tous...). Au final, pour faire du commerce, il ne faut certainement pas avoir fait de longues études bien remplies, c'est certain -- car telle est la tendance actuelle, faire du technique pur est considéré comme dégradant, quand bien même les compétences exigées sont très élevées.

En revanche, pour faire de l'importation de cerveaux, ils sont très forts aux USA, et heureusement pour eux d'ailleurs, parce que de base, c'est vraiment pas gagné...

Chris

Une école à 7 900 Euros la scolarité pour une année, à plus de 15 000 euros le master spécialisé. Tout est dit. HEC c'est la voie royale des riches et des "fils de". De ceux qui déplorent, style Loïc, la médiocrité de l'université française pas en phase avec le monde de l'entreprise. Facile. Dans les facs, les fils d'ouvriers ne représentent qu'à peine 10 % des étudiants ! Alors, le fait d'en prendre 0,01 dans les Grandes Ecoles ne changera pas grand chose. Cela donnera bonne conscience aux élites, un peu comme au XIX e, quand les riches venaient donner leur vieux vêtements aux enfants des bons esclaves des filatures. A vous lire, on réalise à quel point il y a vraiment deux mondes (suffit de lire les commentaires). Mais jusqu'ici tout va bien, hein ? Pour vous.

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