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16 octobre 2006

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Voici les sites qui parlent de Comprendre le commerce équitable :

Commentaires

Tagada

Je suis d'accord avec vous sur la nécessité de développer le commerce équitable. Le seul problème c'est qu'en achetant des produits max havelaar, rien ne me garantit que c'est effectivement le cas.

Il me semble qu'une organisation qui s'autoattribue un label éthiquement valorisant sans contrôle extérieur risque de déraper, sans que personne ne s'en apperçoive.

Il me semble aussi que faire venir des kiwis de Nvlle Zélande par avion (ex. totalement imaginaire) pose écologiquement plus de problèmes que d'acheter des pommes, produit local. D'autant que la culture du kiwi se ferait au détriment de la culture vivrière.

Alors commerce équitable, oui, mais il me semble qu'il y a encore des choses à préciser.

Fred de "et maintenant ?"

Max Havelaar ne commercialise rien. C'est une ONG qui labellise les produits (de leur fabrication à leur distribution) correspondant à leur cahier des charges.

Plus d'infos sur leur site : www.maxhavelaarfrance.org

Fred de "et maintenant ?"

Max Havelaar ne commercialise rien. C'est une ONG qui labellise les produits (de leur fabrication à leur distribution) correspondant à leur cahier des charges.

Plus d'infos sur leur site : www.maxhavelaarfrance.org

FrédéricLN

"Le commerce équitable doit donc être conçu comme "le doigt dans l'engrenage" de la rationalité économique"

J'apprécie cette phrase - qu'Artisans du Monde ne contredirait d'ailleurs pas. La logique d'AdM n'est pas celle d'une "niche" mais celle du plaidoyer, à travers des exemples concrets, pour un commerce international (globalement) équitable. C'est pourquoi ils s'inquiètent parfois de la banalisation du commerce équitable en rayons, comme une sorte de cerise sur un caddie globalement inéquitable.

Point de vue personnel : les arguments d'AdM sur le caractère inéquitable du commerce mondial ne m'avaient que partiellement convaincu ; la lecture de Stiglitz en revanche ...

Fred de "et maintenant ?"

Attention, je ne critique en aucun cas la démarche d'AdM. C'est une association qui fait un excellent boulot, qui va au-delà de la distribution (elle s'incrit d'abord dans une démarche d'information et de sensibilisation, ou comme tu le dis, de "plaidoyer").

Je suis plus réservé sur leur critique de la grande distrib. En gros, les responsables que j'ai recontré sur Lyon disent "il n'est pas normal qu'ils se fassent du pognon sur le dos du commerce équitable, tandis que nous sommes des bénévoles". Mais je suis tout aussi réservé sur les pratiques d'un distributeur comme Auchan qui ouvre des rayons dédiés au commerce équitable, où je croise deux pelés lorsque j'achète mes biscuits, mon riz, mon jus de goyave ou mes bananes. Cela relève d'une même stratégie de "niche" où le marketing humanitaire devient un argument de vente.

Je pense au contraire que le commerce équitable doit être banalisé parce qu'il doit devenir la norme des échanges Nord-Sud. Sa viabilité ne peut être assurée par l'exploitation des bons sentiments ou de la mauvaise conscience du consommateur. C'est pourquoi il doit correspondre à une logique économique, qui satisfasse nos besoins de consommateurs et permette à des entrepreneurs d'en vivre. Je me réjouis de voir les initiatives privées fleurir dans le textile, le mobilier, les voyages, la restauration... Dès lors qu'eux-mêmes respectent les normes équitables (notamment dans les délais de paiement), je ne vois pas ce qu'il y a là de condamnable.

frédéricLN

Moi non plus !

Il y a eu à l'intérieur d'AdM pas mal de débat là-dessus (certains favorables à la grande distribution, d'autres inquiets d'une "récupération" qui masquerait le côté militant, plaidoyer, du commerce équitable).

Le problème, s'il y en a un, est précisément du côté de la faiblesse des "normes équitables". Pour le peu que je connais de l'Afrique, vu de là-bas, un acheteur "équitable" est un acheteur comme un autre, éventuellement plus sympathique ; en tout cas, il n'y a pas de filière "équitable" qui se reconnaîtrait par une organisation particulière de la production ou une structure financière particulière (alors que l'acheteur européen imagine volontiers des coopératives égalitaires type kibboutzim).

Ce qui peut être considéré comme plutôt une déception, ou plutôt une bonne chose.

Bof

Billet sans argument, tout comme le sera donc mon commentaire

Charles

J'enchaîne sur l'allusion à l'Afrique dans le dernier commentaire. Je suis acheteur régulier de produits labellisée équitables et trouve surtout des produits sud-américains, puis d'Asie de l'est, et très peu d'Afrique --du cacao ghanéen essentiellement. Je n'achète pas de café. Si ce fait est autre chose qu'une impression (??), il y a là un point faible du commerce labellisé. L'Afrique est sans doute le continent qui cumule le plus de difficultés dans le commerce mondial. D'où vient sa sous-représentation dans les produits labellisés, si elle est avérée ?

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