Voilà venu le 16 novembre. Peut-être y aura-t-il aussi un 23 novembre dans l'histoire des socialistes français. Première véritable primaire, associée à un quasi doublement du nombre d'adhérents du parti. Internet qui vient ajouter à cette drôle de campagne interne, assez prévisible dans ses échauffements de fin de parcours, sa petite touche d'ouverture au monde et d'insertion des trublions.
Un moment important dans le parcours du parti, presque plus, dans ce qu'il révèle de mouvements de fond (réinvestissement différent des militants, nécessité d'ouvrir le pouvoir, etc...) que la simple nomination de Mmme Royal ou M. Strauss-Kahn (ou Fabius, je sais). Evidemment, l'Histoire retiendra le nom du vainqueur, encore plus si celui-ci emporte l'Elysée l'année prochaine. Mais les mouvements de fond sont là.
Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec la primaire amériaine de 2004, je l'ai d'ailleurs déjà fait souvent. Un parti moribond, de notables, de cadres élus, dirigé par une équipe de mous, concentrés sur des relations avec l'establishment et un peu perdu dans son histoire, qui se prend en plein dans la figure l'irruption de citoyens désireux de se réinvestir, face à un ennemi caractérisé (Bush, Sarkozy).
Aux Etats-Unis, Howard Dean est en train de formidablement rénover le parti démocrate. Je ne sais pas si Ségolène Royal sera candidate demain, si elle l'emportera ou pas. Ce dont je suis sûr, c'est qu'il faut qu'elle prenne les moyens de prolonger l'élan qu'elle a créé pour profondément transformer le parti socialiste. Le paysage politique français en a besoin. Si Ségolène n'est pas la candidate, il faut absolument qu'elle devienne première secrétaire.
Et c'est peut-être là que s'arrête la comparaison : Dean n'a été que le réceptacle d'un mouvement profond, et a manifestement plus d'appétit pour transformer la démocratie de son pays et son parti que pour prendre le pouvoir. En France, serait-ce l'inverse ?
Réponse dans quelques heures.
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PS : liveblogging ici demain soir, j'invite d'ailleurs quelques volontaires à se joindre à moi. J'ouvre versac à divers commentateurs qui voudraient commenter la soirée ici.

Comment pourrait-elle être première secrétaire alors qu'elle a toujours rejeté les procédures internes ?
Elle a toujours peu participé aux débats internes,
et déjà en 1995 entre Jospin et Emmanuelli elle rejetait l'idée que ce soient les militants et non le "peuple français" qui désigne le candidat du PS.
C'est vraiment le dernier poste qu'elle voudrait et pourrait occuper.
Rédigé par : duong | 16 novembre 2006 à 10:35
Et même si le parti socialiste était vidé de tous les "non-ségolistes" et renommé "Désirs d'avenir".
Rédigé par : duong | 16 novembre 2006 à 10:51
Royal premier secrétaire, c'est le système Frêche à l'échelle national.
Rédigé par : abadinte | 16 novembre 2006 à 11:43