A écouter le discours de Ségolène Royal dimanche dernier à la Mutualité, comme pas mal de présents, j'avais l'impression d'entendre un air connu. Comme tout le monde, je me suis dit que la chose était entendue : Ségolène Royal nous menait sur les mêmes thèmes que d'habitude, airs de démocraties participative, foi retrouvée dans le politique et tutti quanti.
A revoir la chose en vidéo, lundi, ca me trottait toujours dans la tête, cette ressemblance. La transcription de la chose n'avait pas été envoyée à la presse, manifestement, et n'était pas disponible en ligne. Je voulais faire une petite analyse de texte. Rien d'aussi brillant que Jean Véronis, mais quand même, un peu de travail sur le texte.
Le texte a été rendu disponible mardi et l'équipe de S. Royal m'en a avisé. Il est ici. Je l'ai pris, imprimé. Et là, j'ai découvert une simple chose : pour une très grande part, ce discours est exactement le même que le précédent, la déclaration solennelle de Ségolène Royal au lendemain de sa victoire. Mot pour mot. Paragraphe pour paragraphe. Un copier-coller intégral ou presque du discours d'avant. Pour tout le début du discours, en tout cas. 36% des mots du discours prononcé à l'investiture, à la mutualité, sont un simple copier-coller du discours prononcé le lendemain de la victoire à la primaire socialiste, une bonne semaine plus tôt.
On se souvient d'une bévue, juste avant le meeting de la mutualité : Vincent Peillon avait envoyé une proposition de discours, avec toute la presse en copie. Ségolène n'a pas repris une seule phrase de sa proposition. En revanche, on sent que l'équipe a du pondre un discours dans la précipitation, et est allé au plus simple. Après tout, pourquoi réinventer la poudre ? Il suffit de resservir la même soupe que la dernière fois, en y ajoutant une introduction en forme de remerciements (facile) et une conclusion vaguement programmatique (zyva pour qutre points majeurs) !
Le plus étonnant, dans cette histoire, finalement, c'est que personne n'ait rien remarqué. Je n'ai pas trouvé (après quelques recherches) un seul article de journaliste ou de blogueur qui note que Ségolène Royal a resservi pendant une bonne demi-heure le même texte mot pour mot à dix jours d'intervalle.
Ce n'est pas une affaire d'Etat. Mais le fait d'ignorer cela en dit long, je trouve, sur l'état d'intoxication dans lequel nous sommes concernant la candidate. Quant à juger cette attitude qui consiste à servir la soupe commune de cette manière, j'hésite entre les termes de mépris et de suffisance.
Ci-dessous le discours, en gras les passages repris du discours précédent.
Discours de Ségolène Royal au Congrès d’investiture du Parti Socialiste à la Mutualité
-
Chers amis, chers camarades,
vous m’avez donné de la force. Cette force, gardons-la intacte, faisons-la
grandir pour avoir la victoire en 2007.
Merci, Pierre, de me transmettre
ce flambeau, devant tous les socialistes rassemblés, et les socialistes
européens. Je salue Georges Papandréou, président de l’Internationale
socialiste, Elio Di Rupo et les parlementaires chiliens qui sont dans la salle,
nos amis radicaux avec Jean-Michel Baylet.
Je veux aussi saluer Laurent
et Dominique, l’ardeur qu’ils ont mise dans ce débat, mais aussi Lionel et
Jack, qui y ont participé. J’ai besoin de tout le monde, j’ai besoin de tous
les talents, j’ai besoin de tous les socialistes. Cette victoire, c’est la
victoire de tous les socialistes. Sans notre premier secrétaire, François, rien
de tout cela ne serait possible, avec notre parti patiemment rassemblé pendant
des années, ce parti raccommodé quand il a été divisé, ce projet socialiste adopté
à l’unanimité, ce rassemblement des premiers fédéraux, des secrétaires de
section, des anciens militants, des nouveaux militants. Notre premier
secrétaire a été le garant de l’impartialité et du bon déroulement de ce débat.
Oui, si nous sommes ici rassemblés, si nous pouvons aujourd’hui donner ce coup
d’envoi de l’élection présidentielle, c’est à lui que nous le devons.
Chers amis, chers camarades,
nous écrivons aujourd’hui ensemble une belle page de l’histoire de France. Un
nouvel espoir s’est levé à gauche, comme une vague en formation qui ne demande
qu’à grandir. La volonté et le courage permettront d’aller chercher toutes
celles et tous ceux qui pensent ne compter pour rien et qui ne savent plus de
quoi demain sera fait. Aidez-moi à tracer ce chemin, aidez-moi à construire ce
renouveau, à accélérer le mouvement de ce nouvel élan partagé. Nous avons
beaucoup parlé entre socialistes. Je vous demande aujourd’hui de vous tourner
résolument vers les Français, de nouer avec eux un nouveau dialogue pour que
chacun sente qu’il est pris en considération.
Pour redresser la France,
pour la retirer vers le haut, pour mettre fin à cet insupportable vécu de
déclin et de pessimisme, chacun doit être appelé à se mettre en marche. Aucun
talent ne doit être gaspillé, aucune chance oubliée, aucune bonne volonté
écartée.
Ce que je veux déclencher
dans cette campagne, c’est un sursaut collectif, un élan à la dimension de
l’espoir qui se lève.
Un dépassement de soi et de
chacun. Oui, il s’agit de transformer l’espoir en dépassement, en donnant du
bonheur et parfois même de la ferveur, comme on l’a vu parmi ces milliers de
citoyens et de citoyennes qui sont venus dans des salles pleines à craquer
parce qu’ils veulent incarner ce mouvement vers le haut qui nous conduira vers
la victoire.
C’est vous, militants, qui
avez accéléré le mouvement. C’est vous, militants du Parti socialiste, qui avez
aussi été poussés par les citoyens autour de vous, par le peuple qui est déjà
en marche. C’est vous qui êtes venus voter en masse et qui avez donné à toutes
celles et à tous ceux qui veulent une nouvelle histoire la force d’y croire.
Je ne tire de ce résultat
aucune gloire personnelle mais je mesure l’immense responsabilité de ne pas
décevoir toutes celles et tous ceux qui espèrent.
L’élection présidentielle va à l’essentiel : la
possibilité pour chacun de choisir son destin et de le maîtriser dans les
turbulences du monde d’aujourd’hui. Oui, la France peut reprendre la main !
Oui, elle peut croire suffisamment en elle, renouer avec le meilleur de son
histoire, se projeter à nouveau dans l’avenir pour construire un destin commun
! Car les questions que se posent les Français, nous les connaissons : la
pauvreté et la précarité sont-elles une fatalité ? Non ! Ces risques inédits,
ces inégalités qui se creusent, ces fragilités qui déstabilisent même ceux qui
se croyaient à l’abri, est-ce là le visage inéluctable de la modernité ?
Assurément pas !
Ces jeunes qui désespèrent de pouvoir vivre un jour de
leur travail, ces salariés qu’on pousse vers la sortie bien avant l’âge de la
retraite, ces familles qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts, à se loger
correctement, à élever leurs enfants et qui s’endettent pour faire face aux
dépenses courantes, est-ce là la condition promise aux millions d’ouvriers,
d’employés, de salariés, d’artisans, de commerçants, de petits agriculteurs et
de retraités qui forment l’immense majorité du peuple français ? Je ne le crois
pas. Et je ne le veux plus !
Etre socialiste, c’est garder au cœur une révolte
intacte. Le socialisme, c’est mettre le progrès social au cœur de toutes les
décisions politiques, le progrès social pour tous et le respect pour chacun.
C’est l’éducation au cœur de tout, encore l’éducation, toujours l’éducation.
L’éducation qui, avec la formation, les qualifications et la culture,
c’est-à-dire l’investissement dans l’humain, permettra de combattre le chômage.
Le monde a changé, la France a changé, alors la
politique doit changer.
Je veux non seulement incarner ce changement profond
mais le construire avec tous. La politique doit partir de la réalité de la vie
des gens, être attentive aux leçons que le peuple donne, comprendre que le
citoyen est le mieux placé pour faire le diagnostic de ce qu’il vit et pour
dire au nom de quelles valeurs la gauche doit agir. La France doit donner à
chacun les moyens de prendre effectivement son existence en main. Voilà
pourquoi les libertés individuelles appellent des solidarités et des garanties
collectives à construire.
N’ayons pas peur ! Puisons les idées neuves dans la vie
quotidienne du peuple français, dans ses souffrances, dans ses difficultés mais
aussi dans ses talents et dans ses formidables réussites. Oui, la France doit
saisir toutes ses chances et se redresser. Et nous savons bien, nous, qu’elle
mérite beaucoup mieux que ce qu’elle a aujourd’hui à la tête de l’État.
Je veux donner à la France cette fierté sans
prétention inutile qui l’aidera à rassembler ses forces et à écrire avec tous,
tous les siens, une nouvelle page de son histoire. La France, je la vois
créative, innovante mais bridée de trop de lourdeurs et de méfiances,
fragilisée par un État qui se désengage et qui devra demain, je le dis devant
vous, assumer toutes ses responsabilités dans le cadre d’une autorité juste.
Je la sens, cette France, en avance sur ceux qui la
gouvernent et qui se plaignent injustement de son immobilisme. Les Français, je
le crois, sont prêts aux réformes mais ils ne veulent pas consentir aux
décisions qu’on leur impose sans les y associer. Ils ne sont pas partants pour
des efforts qui toujours pèsent sur les mêmes.
Etre socialiste et conduire une politique à gauche,
c’est apporter la garantie permanente du recul des inégalités, des précarités
et des insécurités, parce que c’est aussi comme cela que le pays sera plus fort
dans la compétition internationale.
On nous répète que le pouvoir échappe à la nation, que
la volonté politique peut de moins en moins, que ce n’est plus
l’État-providence mais l’État minimal, faiblement protecteur, qui serait dans
le sens de l’histoire. Je crois, moi, tout le contraire. Je
crois que la politique doit prouver jour après jour son efficacité et c’est
pourquoi je vous propose une campagne qui ressemblera à notre façon de
gouverner, une campagne qui repère les vrais problèmes, qui apporte des
solutions concrètes et qui dit au nom de quelles valeurs nous agissons.
On nous dit que la mondialisation a disqualifié la
Nation et que l’aspiration croissante à l’autonomie individuelle se ferait
forcément au détriment du collectif. Je crois, moi, tout le contraire. Ce sont les solidarités collectives qui nous rendront
plus forts. La Nation n’est pas le monopole de la droite et encore moins de l’extrême
droite. La Nation, elle tient debout parce que les solidarités sont là, parce
que la lutte contre les injustices est là, et parce que nous saurons, au cours
de cette campagne, nouer avec les Français le pacte social qui nous fera tenir
debout ensemble, avec nos différences, avec nos talents mais aussi avec notre
volonté collective d’aller de l’avant dans une Nation rassemblée et fière
d’elle-même.
Oui, ma conviction est à l’inverse de cette idéologie insidieuse. C’est en restant fidèles aux valeurs de
justice et de solidarité que nous
pourrons résister le plus efficacement aux vents mauvais d’un libéralisme sans
foi ni loi et, en même temps, que nous réussirons à saisir l’ensemble des
opportunités d’une mondialisation qui porte en ses flancs le pire et le
meilleur - le meilleur notamment si elle réussit à réduire les inégalités
entre les pays du Nord et les pays du Sud - selon que nous saurons en faire. Eh bien, moi, je veux pour la France que ce
soit le meilleur qui l’emporte.
Imaginer la France, c’est la tâche nouvelle que je
propose aux Français. Car ne lui renvoyer que l’image de son déclin et la
sommer sans cesse de renoncer à son exception, de se banaliser, de s’aligner
sur les pays où, paraît-il, le marché sans entrave pourvoirait au bonheur de
tous, faire cela c’est rendre un bien mauvais service à la France - c’est ce que fait la droite - et attiser l’exaspération des Français. C’est à cette façon de faire qu’il faut mettre fin. Je crois qu’il y a
beaucoup à corriger dans le fonctionnement de nos systèmes de solidarité mais
pas pour les amoindrir : pour les rendre plus efficaces. Je crois que nous
devons imaginer l’ambition d’une France économiquement dynamique et socialement
plus solidaire car l’un ne va pas sans l’autre.
Oui, imaginer la France, c’est à cela que je vous
invite car elle s’est beaucoup transformée, diversifiée et colorée, sans encore
admettre totalement ce qu’elle est devenue. Pour en tirer parti et fierté, la
France doit enfin reconnaître comme ses enfants légitimes tous ces jeunes dont
les familles sont venues d’ailleurs et qui sont aujourd’hui des Français à part
entière quoique toujours exposés aux discriminations. Je ne veux plus, dans la France que nous imaginons,
que l’on entende encore parler de « Français de souche », comme si les autres
étaient de branchage ou de feuillage ! Je ne veux plus entendre parler de
Français de première, de deuxième ou de troisième génération, ce que l’on ne
fait jamais pour les jeunes dont les familles sont issues de pays européens.
C’est à cela que nous devons nous atteler : aider la France non seulement à s’accepter telle qu’elle est mais à
voir dans sa diversité une formidable énergie.
Une nouvelle donne est à bâtir avec tous les jeunes
dans la diversité de leurs talents et
je veux que cette nouvelle donne soit nouée, soit construite pendant la
campagne de l’élection présidentielle. Comme je l’ai dit hier en
Seine-Saint-Denis au Parlement des Banlieues : nous devons, dans cette
campagne, démontrer par nos actions, au-delà des seules promesses, qu’une
France nouvelle se lève, une France rassemblée et qui se reconnaît dans la diversité
de ses talents et de ses origines.
Ce n’est jamais quand elle oublie ses valeurs mais
bien quand elle les prend au mot et qu’elle reste fidèle à elle-même que la
France peut aussi, au-delà de ses frontières, parler de l'Europe et à l'Europe,
parler du monde et au monde, car la Nation, pour la gauche, est indissociable
d’une perspective plus large. Nous sommes de ce pays, la France, qui vota
la liberté du monde et où l’on fit une constitution en pensant à l’univers
entier. C’est en donnant aux peuples l’exemple et le signal de la justice et de
l’humanité que la France se ressemble et se rassemble.
Regardons l’histoire : c'est toujours quand le peuple
s’empare de son destin que la France avance et bâtit un nouvel avenir.
Aujourd’hui nous sentons, je sens que le peuple s’y est mis et que ce mouvement
va se lever.
Je crois que la France peut puiser dans la meilleure
part de son passé des valeurs pour ses combats d’aujourd’hui, à commencer par
de fortes raisons de croire en elle. Pour tirer le pays vers le haut, il faut
bien sûr comprendre les changements du monde alentour mais il faut d’abord
aimer la France, cette idée neuve, et vouloir que les Français s’aiment en
elle. C’est à cela que je vous invite.
Nous allons gravir la montagne jusqu’à la victoire.
Aujourd’hui, c’est un beau jour pour partir au combat car nous sommes portés
par un mouvement populaire généreux, heureux, qui sent que nous sommes soutenus
par une cause plus grande que nous. Je lance aujourd’hui un appel à tous les
Français, hommes et femmes de notre pays : rassemblons-nous, mobilisons-nous,
aidons-nous les uns les autres à servir la France. Imaginons ensemble une
France qui aura le courage d’affronter les mutations sans renoncer à son idéal
de liberté, d’égalité, de fraternité et de justice.
Pour un ordre juste et contre tous les désordres
injustes qui frappent les plus faibles, pour des énergies positives qui
rassemblent et des libertés nouvelles à inventer, mettons-nous en mouvement
pendant cinq mois au cours desquels il nous faudra nous investir. Je vais
continuer avec vous, comme je l’ai fait depuis plusieurs mois avec toute la
force de nos convictions socialistes pour unir toute la gauche dans sa
diversité et pour rassembler une majorité de Français dans un même désir
d’avenir.
La campagne sera victorieuse
si nous le méritons. Vous connaissez mon attachement pour la valeur travail :
la campagne sera victorieuse si nous y travaillons. Avec la rénovation des
méthodes, l’exigence d’écoute et de participation, les réformes précises et crédibles
tirées du Projet des socialistes, les réponses que nous apporterons aux
inquiétudes des catégories populaires, en particulier la lutte contre toutes
les formes d’insécurité et de violence dont souffrent d’abord les plus exposés
qui attendent de l'État qu’il accomplisse sa tâche et qu’enfin il fonctionne
correctement.
Tout cela déterminera le
résultat, déterminera la confiance et je m’y engage. Face à la droite, nous
avons ce qu’il faut pour vaincre. D’abord, nous sommes forts de nos convictions
socialistes, capables de rassembler toute la gauche et en dialogue constant
avec les Français. Nous croyons, à gauche, que la globalisation financière
appelle le renforcement de l'État et que c’est la droite qui a fait le choix de
son désengagement et de la paupérisation des services publics. Nous croyons, à
gauche, que l’angoisse du lendemain et la précarité ne sont pas une fatalité,
c’est la droite qui, par ses choix, fabrique de l’insécurité sociale, du
désordre et de la violence. Elle les fabrique parce qu’elle croit qu’en
prétendant les résoudre, elle va gagner la prochaine échéance. Cette
imposture-là, je la dénonce et nous la dénoncerons pendant toute la campagne de
l’élection présidentielle.
Pour nous, à gauche, la
société de la méfiance, des ghettos et des communautés rivales, ce n’est pas
notre modèle. C’est la droite qui affaiblit la République en portant atteinte
au pacte social et à la laïcité. Nous croyons, nous à gauche, que l’arrogance
de gouvernement, le mensonge d’État et le mépris des citoyens ne sont pas une
fatalité. C’est la droite qui a fait le choix de l’autoritarisme, de la
confusion et de l’irresponsabilité des pouvoirs, attisant la crise
démocratique. Oui, nous devons refuser le cercle de fatalité, le « cercle de
fer » disait Jaurès. C’est d’abord cela, le socialisme : s’arracher à la
pesanteur des habitudes pour porter une exigence de justice et de
transformation sociale qui suppose de garder au cœur une révolte vive. Chaque
militant, chaque militante a commencé par dire non à quelque chose qui lui
semblait insupportable avant d’embrasser l’idéal socialiste. Notre passion de
l’égalité se nourrit de la flamme de ces refus et c’est avec cette flamme que
je vous propose d’aller vers la victoire.
Pour moi qui suis venue au
socialisme par le féminisme et par la révolte contre la place subalterne
assignée aux femmes, comment ne pas voir en ce jour un symbole, au lendemain de
la manifestation des femmes contre toutes les violences qui leur sont faites ?
Oui, j’ai pris l’engagement de faire en sorte que la lutte contre les violences
faites aux femmes - un viol commis en France toutes les deux heures, une femme
qui meurt sous les coups de son conjoint tous les trois jours - devienne une
affaire d’État. Ce sera le premier texte dont le nouveau Parlement sera saisi.
La lutte des femmes nous a
donné des figures éclatantes. Il y a eu le panache d’Olympe de Gouges, qui eut
le droit de monter à l’échafaud mais jamais celui de voter. Il y a eu Louise
Michel, Rosa Luxembourg et Marie Curie. Il y a eu la bataille du droit de vote
et celle de l’égalité civile, gagnée tardivement : ce n’est que depuis les
années 60 que les femmes ont le droit de percevoir leur propre salaire.
Il y a eu la conquête par les
femmes de la maîtrise de leur corps avec le « Manifeste des 343 Salopes » et
avec l’action d’Yvette Roudy. Il y a aujourd’hui le combat de Ni Putes Ni
Soumises. Il y a, dans tous ces pays où elles sont encore asservies, ces femmes
qui guettent avec angoisse, à travers le grillage plus ou moins serré de leur
burka, ce que nous faisons, nous, dans nos pays démocratiques, pour porter haut
et fort le message universel de l’égalité de la femme et de l’homme. Ce combat
résume tous les autres car il y a une corrélation très étroite entre le statut
des femmes et l’état de justice ou d’injustice d’une société.
Ici, devant la presse
internationale qui regarde aussi avec beaucoup d’attention ce qui se passe en
France, je voudrais dire mon admiration pour toutes celles et tous ceux qui
portent ces combats à travers le monde. Et pour vous, militants socialistes
qui, en choisissant une femme pour mener le combat des idées et pour incarner
l’espérance, avez aux yeux de tous les Français et aux yeux du reste du monde
accompli, plus de deux siècles après Olympe de Gouges, un véritable geste
révolutionnaire. Tout en sachant, comme disait Michèle Bachelet, que sans les
hommes, rien ne serait possible.
Alors la campagne est lancée.
Si vous faites bien ce que je vous propose, si vous me faites bien remonter ce
que vous entendez des Français, de leur intelligence collective, pour que je
puisse réajuster les choses en temps réel, alors, si vous faites bien tout
cela, oui, je vous mènerai à la victoire !
J’entends, ici et là, ces
commentaires sur le vocabulaire : chef de guerre ? général ? Je ne sais pas…
mais ce que je sais, c’est qu’il s’agit d’un beau combat des idées et que ce
combat-là, nous allons le gagner ! Nous allons le gagner parce que nous allons
nous mettre tous en mouvement. Je veux, bien sûr, une impulsion nationale pour
cette campagne mais je veux aussi qu’elle soit régionalisée au sens où ce sont
tous les territoires – les communes, les départements, les régions - avec les
réalisations des élus socialistes et des majorités de gauche partout en France,
ce sont tous ceux qui ont fait la politique par la preuve qui vont, pendant ces
cinq mois, continuer à construire collectivement et à démontrer aux Français
que l’action est déjà en marche pendant la campagne.
J’ai réuni les présidents de
région socialistes et nous avons décidé d’agir ensemble, de mettre en place un
certain nombre d’actions communes sur l’ensemble de nos territoires.
Je réunis prochainement les
présidents des conseils généraux socialistes pour que les départements aussi se
mettent en mouvement autour de leurs valeurs et de leurs projets. Je ferai la
même chose avec les maires. J’ai demandé aux présidents de groupe à l’Assemblée
et au Sénat, Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, de mobiliser les talents des
parlementaires pour qu’ils se mettent aussi en mouvement dans cette campagne
avec tous nos candidats aux élections législatives.
Je crois, pour notre
campagne, à cette articulation entre une impulsion nationale et des territoires
qui se mettent en mouvement. Je viens de parler des élus mais il y a aussi dans
tout le pays les associations, les comités Désir d’avenir que je ne veux pas
oublier, le dialogue et le travail sur le site Internet qui devra aussi monter
en puissance.
Alors je lance aujourd’hui
quatre thèmes de débats participatifs dont vous devez vous saisir partout, dans
les régions, les départements, les villes, les rues, les quartiers, les
réunions d’appartement, pour faire connaître, enrichir et préciser notre
projet.
Le premier de ces thèmes,
c’est l’éducation, bien sûr, la formation, l’accès au premier emploi et le
nouveau pacte avec les jeunes.
Le second thème, c’est la
lutte contre toutes les formes de violences car la droite est en faillite sur
ce sujet et c’est à la gauche de prouver pour une fois dans son histoire que
c’est nous qui allons bâtir une sécurité durable pour les Français qui
l’attendent.
Le troisième thème, c’est le
problème de la vie chère et la question du pouvoir d’achat, appuyés sur le
pilier du dialogue social à rénover et de l’efficacité économique à relancer.
Enfin, quatrième thème :
l’excellence environnementale et le co-développement solidaire parce que la
France ne se sauvera pas toute seule. Notre avenir, c’est aussi l’avenir des
pays les plus pauvres de la planète et nous avons, dans cette campagne, à répondre
à leurs interrogations et à leurs attentes.
Alors, dans cette campagne,
il y aura des embûches, des chausse-trappes. On connaît celles qui viennent de
la droite, elle ne recule devant rien. Il y aura des chutes mais nous nous
relèverons. Il y aura des entorses mais nous les soignerons. Il y aura des
pièges et nous les contournerons. J’ai de la résistance, de la force, de
l’obstination et du courage parce que c’est vous qui me les donnez.
Chers camarades, nous avons
cinq mois pour réaliser ce désir d’avenir que je sens monter dans le pays. Vous
m’avez donné de la force. Aujourd’hui, je mets cette force au service de notre
idéal commun pour faire gagner la France.
J’ai souvent pensé à ceux qui
nous ont ouvert la voie : Jean Jaurès, Léon Blum, François Mitterrand et tous
ses anciens premiers ministres, et surtout tant d’autres plus anonymes qui, au
jour le jour des campagnes, font la victoire.
A nous maintenant de
poursuivre le chemin, de le tracer à notre tour et de mettre la vérité en
bataille. Ils nous diraient, tous ceux qui nous ont précédés, que la victoire
est possible. Avec vous, je le crois aussi. Accomplissons ensemble notre devoir
pour les millions de Français qui attendent qu’on mette fin à ces politiques de
rupture, de fracture, d’insécurités et de précarités. Alors, je vous y invite :
accomplissons ensemble notre devoir de victoire !

Hmmm
Encore une maladresse due à la précipitation je suppose.
Rédigé par : jules (de diner's room) | 30 novembre 2006 à 18:30
"Mais le fait d'ignorer cela en dit long, je trouve, sur l'état d'intoxication dans lequel nous sommes concernant la candidate."
Puisque nous nous parlons depuis longtemps, désormais, peut-être concevez-vous que l'on puisse, même en se considérant comme un citoyen honorable, se sentir abattu, humilié par un tel mépris, et enragé à l'idée de tous les périls pour nos enfants auquel ce mépris pourrait mener ?
Rédigé par : Gus | 30 novembre 2006 à 18:40
Peut être falait-il redire ce qui n'avait pas été encore bien intégré... Un peu de calme donc, l'obstination n'est pas encore un défaut à ce niveau. Et puis que les inquiets et les fachés se rassurent, le beau Nicolas saura surement éclairer la France sur ce néant qui nous menacerait, lui qui est si brillant et pertinent à tout propos.
Rédigé par : petit jardin | 30 novembre 2006 à 18:48
Elle fait oeuvre pédagogique...
Rédigé par : stefbac | 30 novembre 2006 à 19:06
"ce discours est exactement le même que le précédent"
"36% des mots du discours prononcé à l'investiture, à la mutualité, sont un simple copier-coller du discours prononcé le lendemain de la victoire "
Si, pour vous, 36% et 100% c'est la même chose, alors c'est que vous avez une drôle de notion de l'arithmétique. A part ça, votre argumentation se tient.
Rédigé par : Eric | 30 novembre 2006 à 19:06
Si personne ne l'a remarqué, c'est aussi parce que cela n'a rien d'étonnant ou de choquant : que Segolene dise la meme chose à 10 jours d'intervalle est plutot rassurant.
Voulez vous qu'elle change sans arret son discours, style monsieur "rupture tranquille" qui est libéral une semaine et conservateur la semaine d'après ?
Et puis vous ne feriez pas cette remarque, si Ségo n'était pas une femme :o)))))))))
Rédigé par : Christophe Grébert | 30 novembre 2006 à 19:25
So what ?
Je ne vois pas très bien quel est le problème! 36% cela n'a rien de scandaleux, surtout à 10 jours d'intervalle...
Rédigé par : stephane73 | 30 novembre 2006 à 19:32
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement
Et les mots pour le dire viennent aisément.
Rédigé par : Plagiaire | 30 novembre 2006 à 20:03
ce qui compte c'est de gravir la montagne...
Rédigé par : edgar | 30 novembre 2006 à 20:34
Que les mots soient repris, c'est normal.
Que des dizaines de paragraphes soient repris mot pour mot, ça devient limite ...
Après, si ça vous dérange pas qu'on se fout de votre gueule, libre à vous.
Et vu le nombre de mots en gras, c'est assez impressionnant. Et que Versac soit le seul à l'avoir remarquer est franchement inquiétant. Si les journalistes ne remarquent pas qu'on répète strictement la même chose, on peut se demander si il écoutent vraiment... Alors pour l'analyse des discours, les doutes deviennent sérieux.
Rédigé par : Ankou | 30 novembre 2006 à 20:43
Qu'elle reprenne 36% de son précédent discours n'a rien de choquant. Ce qui me choque c'est le vide de propositions sur de vrais sujets: économie, emploi, logement, éducation...
Rédigé par : Jérôme Charré | 30 novembre 2006 à 20:57
On a vraiment des journalistes de merde dans notre pays.
Heureusement que y a les blogs
Rédigé par : nono | 30 novembre 2006 à 21:01
Jules : oui, sans doute...
Gus : l'humiliation, oui. Mais ça n'engendre pas une réaction plutôt qu'une autre.
Petit jardin : ce n'est pas de l'obstination. C'est une machine à mots. Un copier coller.
stefbac : sans doute ;)
Christophe : j'ai eu un peu peur en lisant ton commentaire, que tu aies perdu tout sens critique...
stephane73 : j'apprécie votre soutien sans faille à la candidate...
Jérôme : reprendre 36% des termes, pourquoi pas. Une analyse linguistique pourrait montrer des choses sur la rémanence des termes. Mais il 'agit là de simples copier coller. Sur le fond, je ne trouve pas qu'elle propose moins de choses que d'autres...
Rédigé par : versac | 30 novembre 2006 à 21:17
Le "porta-borse", c'est un film italien qui a déjà quelques années, et qui narre précisément l'histoire de celui qui écrit des discours tant pour des politiques de droite que de gauche, du centre, du haut et du bas.
Que S. Royal se soit contentée de reprendre SES textes, écrits par SON équipe, je trouve que c'est très rassurant.
En outre, S.Royal déclare etre venue à la politique par le biais du féminisme (qu'elle s'est bien gardée d'évoquer auparavant et elle a eu bien raison; on le lui aurait reproché): qui peut objecter que ceci faisait déjà parti du 36%?
Imagine-t-on d'ailleurs un Sarkozy se réclamer d'une Olympe de Gouge? Eventuellement une MAM évoquer Louise Michel, Rosa Luxembourg ou Marie Curie?
Mais vous, Versac, qui etes-vous donc, pour calculer si savamment les pourcentages de paragraphes cop/collés? Un "porta-borse"?
Rédigé par : Lory Calque | 30 novembre 2006 à 21:48
Lory Calque : bienvenue, ça faisait longtemps ! Qui je suis ? Juste queulqu'un qui tombe sur un truc et le remarque.
L'allusion au féminisme est, outre le mini-programme, le seul ajout qui n'était pas présent dans le discours précédent. c'est effectivment quelque chose de nouveau dans le discours de Ségolène Royal.
J'aode le fait de trouver rassurant que SR prenne les textes de ses équipes !!!
Rédigé par : versac | 30 novembre 2006 à 22:46
"Il est temps que l'homme se propose un but. Il est temps que l'homme plante le germe de son espérance la plus haute.
Son sol est maintenant encore assez riche, mais cette terre un jour sera pauvre et stérile, et aucun grand arbre ne pourra plus y croître.
Hélas ! Le temps est proche où l'homme ne mettra plus d'étoile au monde. Hélas ! Le temps de la venue du plus méprisable des hommes, celui qui ne sait plus se mépriser lui-même est sur nous."
Rédigé par : Plagiaire | 30 novembre 2006 à 23:03
Versac:
Merci du bon accueil... j'arrive toujours timidement sur la pointe des pieds en ces lieux augustes de sapience émérite.
Je suis ce soir d'humeur badine, l'ame légère vu que sous les cieux où je réside c'est jour férié régional en vertu de l'anniversaire de l'abolition de la peine de mort et de la torture pour la première fois dans l'histoire de l'humanité.
Aussi serais-je en veine d'humour et demanderais-je au ci-dessus "plagiaire":
c'est une sourate ou un sutra? Ou un verset de Sitting Bull?
Rédigé par : Lory Calque | 30 novembre 2006 à 23:20
Si les journalistes (qui sont par définition "de merde") ne s'amusent pas à compter le pourcentage de passages identiques, c'est qu'ils ont l'habitude d'entendre les hommes et les femmes politiques râbâcher constamment la même chose. C'est d'ailleurs dans tous les pays pareils. Avoir 64% de nouveau, c'est même un score assez honorable.
Rédigé par : hodcent | 30 novembre 2006 à 23:20
hodcent : non, pour le coup, je n'ai jamais vu de discours repompé ainsi avec autant de vergogne. Ca ne s'est jamais fait à ma connaissance récemment.
Aux Etats-Unis, je pense qu'une telle information aurait émergé directement dans les media.
Rédigé par : versac | 30 novembre 2006 à 23:55
Je suis un peu étonné de l'indulgence de beaucoup de commentateurs envers votre information.
Bien sûr que c'est pas une affaire d'Etat, et bien sûr que les politiques sont amenés à rabâcher leurs idées en permanence pendant une campagne. Mais reprendre des paragraphes entiers d'un discours vieux d'une semaine, c'est quand même une information notable, et qui aurait très bien pu faire l'objet d'un "ventre" du Monde ou d'un petit billet de Schneiderman sur son big blag bang !
Mais cela aurait sans doute été jugé de bien mauvais goût, étant donné "l'état d'intoxication dans lequel nous sommes concernant la candidate".
Rédigé par : Xavier | 01 décembre 2006 à 00:08
Xavier : il n'y a plus de "ventre" dans la Une du Monde. je vais quand même "pinger" Daniel Schneidermann, tiens.
Rédigé par : versac | 01 décembre 2006 à 00:21
Votre étonnement m'étonne. J'ai l'impression de rééentendre très très souvent les mêmes mots dans les bouches des mêmes hommes/femmes politiques. Sortez tout de suite le compteur de mots, je sens qu'on va entendre de la rupture tranquille sur tous les tons...
Tout cela ne me gène pas particulièrement. Ou plutôt, je me demande ce qui est préférable: changer la forme mais redire la même chose, ou assumer de redire directement la même chose ? Par essence, les candidat(e)s en campagne se répètent, répètent, répètent. A titre personnel, je préfèrerais qu'ils parlent moins et mieux. Mais les techniques du matraquage publicitaire ont déjà imprimé leur marque indélébile dans la politique.
Quant aux quelques commentaires sur les journalistes, pas toujours compétents j'en conviens... Etant une petite journaliste, je vous réponds qu'il y en a des "merdeux", comme des enseignants paresseux, des députés corrompus, des footballeurs français dopés, des chirurgiens cupides etc etc. Quand on a dit ça, on n'a rien dit.
Rédigé par : J-net | 01 décembre 2006 à 09:15
à J-net
Non, il y a vraiment un truc de dérangeant :
que les politiques reprennent les mêmes idées dans leurs discours, c'est courant et inévitable. Mais il y a une différence entre être constant sur les mots clés et reprendre des pans entiers d'un discours !
De plus, je sais pas si t'a remarqué, mais à la mutualité, elle est la candidate du PS. Dix jour avant, elle n'est qu'une parmi 3 !
Ca me dérange un peu que son discours fondateur soit une copie d'un de ses discours de campagne interne. Ca fais je m'en foutisme
Rédigé par : nono | 01 décembre 2006 à 11:03
Baaaaaaah en effet beau travail de fact-checking, mais qui nous renvoie de toute façon à la nullité de la politique actuelle : discours chiants et convenus écrits par des mauvais communicants, repetition de buzzword a satiété, oratrice nullissime (mais bon je dis ça parceque c'est une femme), journalistes uniquement préoccupés de sortir la petite phrase et français sous perfusions d'une information pour singes qui les prends pour encore plus cons qu'ils ne sont. A part ça tout va bien !
Rédigé par : Guillermo | 01 décembre 2006 à 11:30
Good job, Versac. Il fallait se le farcir, tu l'as fait et c'est éclairant.
Petit jardin : on ne peut évoquer Royal que sous l'angle Sarkozy ? C'est lassant. On te croirait totalement prisonnier du ping-pong que les media veulent nous imposer.
Et perso, je n'en peux plus d'entendre en boucle nouveau...je vous écoute...changer...nouveau...la vie est dure mais ça va changer je suis là...
Royal se fout du monde, voilà tout. Ce qui ne fait pas de Sarko mon idole.
Rédigé par : carolus | 01 décembre 2006 à 12:00
Désirs d'avenir, formidable machine à hypthnotiser le peuple et les médias ! Plus tardif sera le réveil, plus il risque d'être brutal...
Bravo pour votre travail d'analyse !
Rédigé par : Tim | 01 décembre 2006 à 12:37
Je trouve aussi ce copier-coller très léger. Ne serait-ce que par simple politesse envers ses interlocteurs (si la politesse est encore de mise dans le débat politique? je ne sais...). SR pouvait aussi se contenter de faire distribuer une copie de son précédent discours à l'auditoire, et le regarder simplement dans les yeux en souriant: "rien de neuf aujourd'hui, chers amis, reportez vous à mon discours du tant, ligne 27 à 32, et 72 à 85. merci de votre attention."
Plus sérieusement: quel est l'intérêt d'aller écouter Mme Royal à l'avenir dans ces conditions? et pourquoi de tels répétages de discours devraient être rapportés dans les médias? une simple mention au JT devrait suffir: "hier, Mme Royal a répété sont discours précédent. Nous en avons déjà rendu compte. Passons-donc au sujet suivant..."
Sinon, du répétage, on va vite passer au rabâchage, et du rabâchage, on ne sera plus très loin de la propagande...
Tout cela ne traduit pas une grande préparation à mon avis, et n'illustre guère la richesse d'un discours politique. N'y a-t-il pas un adage célèbre qui précise que "quand on à rien à dire, il vaut mieux... se taire" ;-)
Je ne trouve pas d'exemple d'une personalité politique de ce niveau, prise en flagrant délit de telles pratiques dans un passé récent. mais vous avez peut-être la mémoire plus longue que moi? ;-)
Rédigé par : Guy | 01 décembre 2006 à 15:00
To Carolus : oui, je conçoit qu'il soit déjà lassant d'opposer Sarko à Ségolène mais avons-nous véritablement interêt à un autre débat ? Les petits et moyens candidats seront au final des forces d'appoint ou de destruction. Ne rejouons pas un 21 avril, essayons nous à concentrer nos attentes sur les deux personnes qui sont en capacité de rassembler. Les aider à focaliser les energies, c'est peut être nous aider nous mêmes. En tout cas j'ai envie d'essayer celà pour cette fois.
Rédigé par : petit jardin | 02 décembre 2006 à 01:53
Oui, bon... Si elle dit la même chose, d'un discours à l'autre, c'est la preuve qu'elle est déjà à court d'idées. Si elle varie son propos, c'est la preuve qu'elle n'est qu'une girouette, soumise à tous les vents. Elle ne dit rien, nous assure-t-on, mais on ne cesse de critiquer ses propos, ce qui revient à dire qu'on critique rien (ce qui est autre chose que de ne pas critiquer)... J'ai le sentiment que quoiqu'elle fasse elle énerve le microcosme et elle séduit une grande partie du reste de la population. Pour d'aussi mauvaises raisons dans un cas que dans l'autre...
Rédigé par : Luc | 02 décembre 2006 à 08:06
joli travail ! Sophie BP doit être dégoutée :)
Rédigé par : Nicolas Voisin | 02 décembre 2006 à 12:17
depuis qu'elle fait écrire ses discours par ses électeurs, qu'est-ce qu'on rigole !
Rédigé par : grosse cargaison | 02 décembre 2006 à 13:35
Luc : ce n'est pas du tout ce que je dis. Je constate juste que 36% de son discours est un simple copier-coller.
Je constate que, quoi qu'elle fasse, elle fascine plus qu'autre chose, puisque personne ne relève même ce qu'elle dit, qu'elle propose ou pas...
Nicolas : pas sur que SBP soit au courant. Du moment que les media ne reprennent pas, de toute façon...
Rédigé par : versac | 02 décembre 2006 à 15:26
oh la la quelle tartine pour un tiers de copier-coller. Dans le milieu de la paraphrase, de l'hyperbole et de la langue de bois, faut vraiment être tâtillon pour trouver qu'à partir de 36% on commence à se fiche de nous.
À bien y réfléchir, et sans parti pris, je préfère encore l'ingénue sincérité d'un copier-coller à une hypocrite paraphrase qui voudrait me faire croire qu'on invente à chaque fois.
Si le message ne change pas en 10 jours, pourquoi le dire différemment.
Versac, quand vous faites sur le fond, vous creusez souvent dans le mauvais trou et quand vous faîtes dans la forme, vous faites sur vous. Ça ne va pas plus, faut se ressaisir.
Rédigé par : chlorop' | 02 décembre 2006 à 18:03
Notez que N.Sarkozy faisait de même à l'époque. J'avais noté tout cela aussi; idem de S. Royal.
A mon avis, un billet sur ce sujet relate surtout votre manque d'imagination, et votre regret de votre propre échec dans la vie électorale.
Regrettable.
Rédigé par : Promeneur | 07 janvier 2007 à 07:39
les militants qui grimpent la montagne avec une fourchette, ça n'existe plus
Rédigé par : maria | 07 janvier 2007 à 17:17