Alain Verse décrypte l'interview de SR au 20 heures par PPDA. A voir (oui, Acrimed se met à la vidéo avec ZaléaTV) pour revoir à tête reposée à quel point on est dans le rien, dans les questions posées par l'animateur. Ca existe en version écrite, également.

Excellente l'analyse d'Acrimed
Tout le monde se lève pour Ségolène, même Danone Cohn Bendit,
louons ce """un socialisme pragmatique***, en rupture avec les naïvetés"""
*** traduction, fascisme télécratique
Fulcanelli, politiquement incorrect, éperdument, inexorablement...
Rédigé par : Fulcanelli | 05 décembre 2006 à 14:23
Lecure à l'envers. Ce n'est pas du tout ce que j'ai retenu du texte et de la vidéo d'acrimed. Plus une critique des media, de leur coté non politique, qu'une critique de la fascination pour SR. Ou une critique de SR elle-même.
Rédigé par : versac | 05 décembre 2006 à 14:49
un socialisme pragmatique = fascisme télécratique !
Punaise, ça c’est de l'analyse de haute volée...
Ça m’a toujours profondément énervé cette façon de crier au fascisme à tous propos
Le politiquement incorrect me parait en l’occurrence un bien pauvre alibi et je ne vois là qu’un manque absolu de pertinence qui se voudrait de l’impertinence.
Rédigé par : aymeric | 05 décembre 2006 à 14:54
@ Versac et Aymeric,
Le terme de fascisme télécratique, il pourrait être employé par Sloterdijk qui parle de fascisme de la peur (dans un autre contexte)
Dans socialisme pragmatique, j'inclus la méthode Royal qui, utilisée pour les primaires, risque de l'être à l'Elysée.
Cette méthode, c'est celle de la propagande
"""La désignation de Mme Royal est en fait perçue, par les éditorialistes, comme l’aboutissement victorieux d’une bataille idéologique menée depuis de longs mois pour réduire le périmètre du politiquement pensable. Un travail politique rendu possible par la tentative de réduire l’espace du débat public au seul espace médiatique.""" (Acrimed)
"""« Il s’agit d’atteindre et d’intégrer tout l’homme et tous les hommes (…) par le mythe qu’elle crée, la propagande, elle, impose une image globale, de connaissance intuitive qui n’est susceptible que d’une interprétation, unique, unilatérale, et qui exclut toute divergence. Et ce mythe prend une telle envergure qu’il envahit tout le champ de la conscience » (Ellul, Propagandes,p. 22)"""
allez, on va dire que chez Royal c'est de la propagande démocratique. Fêtons la démocratie à pensée réduite !
Fascisme, comme faisceaux
Ségolène, radieuse !
Rédigé par : Fulcanelli | 05 décembre 2006 à 15:44
Il y a un renoncement total, de la part du journaliste, d'aborder des questions de "fond". Et, au contraire, une volonté de mettre en avant les petites polémiques, les conflits de personnes. Mais ça ne fait pas une mauvaise interview pour autant.
Le genre de l'interview au vingt heures consiste, pour l'homme politique, à transmettre une idée et une seule. Ici, en gros, c'est l'ordre juste. Quand François Bayrou se retrouve face à Claire Chazal, il a aussi une seule idée à faire passer (le système est verrouillé). Quand c'est Nicolas Sarkozy c'est pareil (je serai ferme).
Donc, peut-être qu'on surestime le rôle d'une intervieweur. Une question vache peut mettre en valeur l'interviewé alors qu'une question sympa peut l'amener à se prednre les pieds dans le tapis de sa vanité.
Rédigé par : Eric | 05 décembre 2006 à 16:02
Je ne sais pas quelle est la question.
Alors je préfère répondre non!
Rédigé par : Henri | 05 décembre 2006 à 17:58
Acrimed est une critique parfois intéressante, mais souvent génante des médias, complotiste plus que systémique...
Et à laquelle on peut paradoxalement souvent retourner les accusations d'amalgames faciles, de manipulation, de politiquement correct, de télé poubelle...
Il y a du vrai dans la critique de l'interview de tf1, les conséquences qui en sont tirées sont exagérées, voire fantasques.
Rédigé par : Jani-rah | 08 décembre 2006 à 11:45