Je ne comprends toujours pas. Mais peut-être va-t-on m'expliquer :
1. Nicolas Sarkozy confirme son objectif de baisse des prélèvements obligatoires :
Ce chiffre de 68 milliards d'euros, je ne l'ai pas pris au hasard. Cet allégement nous permet de ramener, en dix ans, la pression de nos prélèvements fiscaux et sociaux dans la moyenne de l'Union européenne à Quinze.
2. Quand il entre dans son projet, il l'oublie :
Mon projet représente 30 milliards d'euros en cinq ans, dont 15 milliards d'allégements d'impôts et de charges.
Comment on fait pour baisser de 68Mds€ les PO en allégeant de seulement 15Mds€ les impôts et les charges ?
Est-ce parce que tout s'explique ainsi :
Il y a le chiffrage, mais il y a, surtout, le raisonnement. Ma stratégie est de penser que nous réduirons nos déficits et notre dette le jour où nous réhabiliterons le travail.
On dirait du Ségolène Royal : mix de mots sans lien, imposition de concepts pseudo-moraux à rétionalité économique non prouvée, incapacité à dépasser les contradictions de son discours. On commence à se demander à quoi sert encore de faire des interviews, si c'est pour se faire ainsi passer une soupe aussi violemment indigeste.
PS : à son crédit, toutefois, l'ambition affichée de commencer par la mère des réformes, celle du dialogue social, sur un angle relativement juste.

dialogue social.... ah ouais on a eu de très chouettes exemples depuis 5 ans. Autre chose c'est avec qui... le mot syndicat semble étranger à son discours...
Rédigé par : marc | 14 février 2007 à 16:50
Pfiou: 68, 15, 30, 50.... mazette.
Jamais vu une suite logique aussi compliquée à résoudre.
Rédigé par : pikipoki | 14 février 2007 à 17:16
Avec vos histoires de chiffrage, c'est impossible de comprendre.
Pas plus sur débat 2007 que les candidats, d'ailleurs.
Sarko dit :
Mon projet représente 30 milliards d'euros en cinq ans, dont 15 milliards d'allégements d'impôts et de charges
Ok, ça veut dire quoi ?
Il y a cconfusion entre le ponctuel et le sur 5 ans.
Si 15 milliard d'allègement d'impôt, ça veut dire qu'en 2012 on aura 15 milliard de pression fiscale en moins ?
Ou bien que sur les 5 ans, on aura 15 milliard perçus en moins par rapport à 2007 ?
Le chiffrage, c'est necessaire, mais personne n'y comprend rien...
En plus, avec les objectifs à 5, 10, 15 ans c'est pas un truc poctuel qui faut faire, mais véritablement une prévision budgétaire.
Sinon, on compare des choux et des carottes
Rédigé par : armaggedon | 14 février 2007 à 17:32
"Avec vos histoires de chiffrage, c'est impossible de comprendre.", c'est normal car "Il y a le chiffrage, mais il y a, surtout, le raisonnement.", donc au lieu d'essayer de comprendre le chiffrage il faut comprendre essayer de comprendre, surtout, le raisonnement. Avec un peu de persévérance et de travail, le chiffrage prend alors toute sa valeur.
Rédigé par : GM | 14 février 2007 à 17:40
"On dirait du Ségolène Royal"
Allons, allons : tout le monde sait bien que le concept de pensée unique est juste un mythe ultragauchiste.
Rédigé par : Gus | 14 février 2007 à 17:46
uste en passant :
Tu crois vraiment que les gens votent pour un candidat (Sarko, Sego, ou un autre) sur la croyance qu'il va tenir ce type de promesse (baisse chiffrée des impôts, 100 propositions et autres billevesées )...il ya bien longtemps que personne n'est dupe...je crois que le vote et encore plus en matière de présidentielle se fait sur une personnalité, un état d'esprit, une capacité à réagir à un environnement donné, la croyance que la solution apportée sera la bonne à un moment donné...tout le reste n'est que pipeau auquel plus personne ne croit.
Rédigé par : Tlön | 14 février 2007 à 17:47
A propos de sous, quid de la tontine ? (qui permet à quelques sous d'échapper à la déclaration fiscale...) Qui en a parmis les candidats ?
@Tlon: il y a 2 conceptions de la politiques: ceux qui votent pour quelqu'un (et en général les berluscozystes sont assez comme ça car le programme de sarko c'est sarko -le reste est truisme généralisé) ce qui implioque généralement qu'on croit que certains ont l'intelligence , le pouvoir de DIRIGER les autres
et
ceux qui exposent un programme (construit ou pas avec d'autres) et veulenbt être les représentants du peuple pour l'exécuter)
Il est particulièrement bizarre de voir des gens qui appellent à longeur de temps à l'interactivité sur le web devenir les nervis de politiques pronant qqch de type TOUT PUISSANT DECIDE et les autres font (ce qui est une attitude plutôt site vitrine regardez et moulez la)... non ?
Rédigé par : nounours | 14 février 2007 à 18:01
Alcatel-Lucent licencie massivement: on va le voir à l'oeuvre le dialogue social!
Le modèle de Sarkozy c'est un croisement de ceux de Berlusconi et de Thatcher ..
Alors bonne chance le dialogue social.
Qui croit encore aux promesses? Les gens voteront en fonction de l'idée qu'ils se font des candidats et donc de leurs actions passées et non du barnum circus préélectoral.
Rédigé par : bernard | 14 février 2007 à 18:02
Selon le dernier sondage TNS Sofres / La Croix (http://tempsreel.nouvelobs.com/file/198703.pdf), 63% des Français ne croient pas à l'indépendance des journalistes vis-à-vis des politiques.
Laissant par là entendre que décidément, non, ils ne sont pas dupes, qu'il ne faut pas les prendre pour des c..., qu'ils savent qu'il y a connivence, qu'on cherche à les influencer...
Ils continuent pourtant à "croire" suffisamment aux propos de bonimenteurs relayés par les "grands" media en période de campagne, pour quand même se faire avoir !
La vision "bovine" de la France du Grand Charles est encore saisissante d'actualité, semble-t-il ;-)
Rédigé par : Mini Me | 14 février 2007 à 18:02
Je ne sais pas si cette histoire de "chiffrage" du programme intéresse vraiment quelqu'un au final... l'UMP et le PS se la renvoie à la figure depuis dimanche et la seule impression générale qui en ressort, est qu'il est impossible de savoir qui pipeaute et qui dit la vérité.
En tout cas, le chiffrage des programmes montre une chose de manière clair : les candidats n'envisagent l'action politique que sous l'angle de la dépence publique. Je dépense, donc je suis !
Rédigé par : stephane | 14 février 2007 à 18:03
D'accord avec toi, il y a, à première vue, un décalage. Mais, dans la mesure où je peine à croire que Sarko puisse penser qu'on ne ferait pas le lien entre les 68 et les 15, j'aurais surtout tendance à reprocher aux journalistes de ne pas lui avoir posé la question que tu poses. Parce que je doute qu'il s'agisse d'un oubli... de 53 milliards.
Rédigé par : koz | 14 février 2007 à 18:05
Réduire de 4 points de PIB les prélèvements représente 72 milliards d'euros et non 68 (tu me diras, vers ces hauteurs, on est plus à 4 milliards près). Personne au monde n'y a songé jusqu'à aujourd'hui, pas même Margaret Thatcher au temps de sa "splendeur".
Quant à son programme, il serait plus proche de 45 milliards d'euros que de 30.
Je n'oublie pas les déficits !
Mais c'est quoi la dette, déjà ?
C'est ça :
http://snadgi35.free.fr/IMG/pdf/DeL6.pdf
Rédigé par : Aetius | 14 février 2007 à 18:25
"PS : à son crédit, toutefois, l'ambition affichée de commencer par la mère des réformes, celle du dialogue social, sur un angle relativement juste."
Vous parlez du ministre-candidat là ? Faudra vous expliquer...
Extrait texte CFDT intervenion de Chérèque : "À Nicolas Sarkozy, il demande des précisions « fortes » sur les heures supplémentaires, les salaires et le droit de grève. « La CFDT est favorable aux discussions sur la prévention des conflits dans les entreprises, explique-t-il, mais une remise en cause du droit de grève serait inutile et vécue comme une provocation. »
http://www.cfdt.fr/cfdt_action/mobilisations/presidentielles_002.htm
Comme une provocation... qu'est-ce que ça va être quant la CGT va s'exprimer !
Alors j'aimerais savoir où est l'angle relativement juste dontt vous parlez ?
Rédigé par : Jacques Adam | 14 février 2007 à 18:47
C'est très simple, l'idée est de faire 15 milliards d'allègements en 5 ans, et 68 - 15 = 53 dans les 5 années suivantes (je rappelle qu'il parle de 68 milliars en 10 ans).
Donc rien d'incohérent, si ce n'est qu'il ne fera évidemment pas 53 milliards d'allègements en 5 ans.
Reste que l'objectif de long terme d'arriver à 40 points de PIB de prélèvements obligatoires n'est pas idiot, vu la moyenne européenne. Simplement, quand on est en campagne, le long terme a forcément tendance à se raccourcir...
Rédigé par : Xavier | 14 février 2007 à 18:53
Je pense que certains économistes ont du mal à chiffrer (ou des œillères dogmatiques les en empêchent) le double pari de NS :
1) le cercle vertueux : travailler plus, gagner plus, dépenser plus, produire plus, embaucher plus = + de croissance
2) Les économies réalisées avec une meilleure gestion du mammouth étatique (LOLF, avancement au mérite, régimes spéciaux…), un transfert accru d’activités publiques vers le privé, une diminution des subventions en tous genres (entreprises subventionnées sans raison valable, suppressions de structures paraétatiques inutiles…) et moins d’argent perdu lors d’interminables grèves en tous genres (service minimum, vote à bulletin secrets au bout d’une semaine…)
Toute la cohésion du projet de NS se trouve dans son programme clairement annoncé d’avance, s’il est élu et avec lui une majorité au parlement, il aura la légitimité de le réaliser et personnellement je crois qu’il a la volonté et l’énergie nécessaire de passer outre les grincements de dents de certains qui ne voudront pas admettre que le peuple a tranché en connaissance de cause.
http://www.alain-lambert-blog.org/index.php?2007/02/14/949-pour-en-finir-avec-les-inutiles-batailles-de-chiffres-un-programme-de-stabilite-de-legislature
Rédigé par : vienne | 14 février 2007 à 19:00
Ce n'est pourtant pas si difficile : le programme à 30 milliards, ce sont les mesures qu'il s'engage à appliquer en 5 ans.
Le retour à la moyenne européenne du taux de prélèvement obligatoire, c'est un "objectif" à atteindre en 10 ans si la croissance suit et que le déficit retourne à un niveau correct. C'est la partie facultative de son programme, pas de quoi faire une fixette dessus.
Rédigé par : xerbias | 14 février 2007 à 19:42
La TVA et les taxes de toutes natures expliquent peut-être le différentiel, non? Non?
Supprimons cette taxe injuste.
Rédigé par : carolus | 14 février 2007 à 19:44
Sarkozy: "Ma stratégie est de penser que nous réduirons nos déficits et notre dette le jour où nous réhabiliterons le travail."
Sachant que le mouvement actuel va dans le sens d'une baisse de la part des salaires dans le PIB, est-ce que Sarkozy n'est pas en train de tenir un discours contraire à la réalité.
Et qu'est-ce qui, dans son programme, permet de réhabiliter le travail?
Rédigé par : Eric | 14 février 2007 à 20:36
La part des salaires dans le PIB est parfaitement constante depuis 20 ans. Il suffit de lire les statistiques de l'INSEE.
Peut etre pense t il que plus de travail fait plus de PIB et moins de prélevement, ce qui semble correct. Toutefois comme disait Bonaparte, la guerre est un art simple, mais tout d'éxecution.
Rédigé par : Merlin | 14 février 2007 à 22:20
Il ne s'agit en aucun cas poer sarkozy de "réhabiliter" le travail... mais de permettre aux entreprises de ne pas embaucher en augmentant la charge des heures supplémentaires qui de plus seront détaxées...
Le noeud du projet sarkozien sur le travail c'est de donner aux entreprises une détaxation importante de certaines heures travaillées et ce au détriment de la sécurité sociale (puisque ces heures travaillées en heures sup n'apporteront aucun droit à un avantage lié à la sécurité sociale (montant des indemnité de : chômage, pension, indemnisation en cas de maladie professionnelle, d'accident du travail)
Et le corrolaire de cela ce sera de dire : bon on va développer les assurances privées puisque les gens travailent X heures sans cotiser... la totalité de la charge de cotisation pour ces heures ils la paieront sur leur salaire si par exemple ils veulent une retraite décente...
Voilà ce que c'est la réhabilitaion du travail sarkozienne !!!
Rédigé par : Jacques Adam | 14 février 2007 à 23:07
Tu oublies une chose, Jacques : non seulement cette mesure fait bosser plus "les compétents" qui sont déjà en place mais elle laisse au bord de la route les gens non formés, les chômeurs, les jeunes, etc.
D'ailleurs, tout comme Laurence Parisot cet après midi sur LCP, Sarko ne prononce que très rarement le mot "emploi" mais sa "valeur" travail.
Rédigé par : Aetius | 14 février 2007 à 23:22
Les programmes ne sont ils pas devenus une hypothèse haute (même tres haute) du déroulement du mandat présidentiel. En gros, si tout va bien, si je suis dans un autre monde et j'ai beaucoup d'argent je ferai cela. L'idée est de marquer l'opinion et montrer des différences.
Si tel est le cas, le programme de M. Sarkozy ressemble à un ivestissement et celui de Me Royal à une immense distribution de petits cadeaux et elle alonge sa liste chaque jour. Quant à M. Bayrou, son programme reste peu visible sauf en ce qui concerne l'Europe.
Rédigé par : Totophe | 15 février 2007 à 07:52
Si tout va bien pour Monsieur Sarko, son autre monde ressemble beaucoup à une fusion du "Meilleur des Mondes" et de "Big Brother".
Rédigé par : Aetius | 15 février 2007 à 09:16
@vienne:Le cercle vertueux : travailler plus, gagner plus, dépenser plus, produire plus, embaucher plus = + de croissance?
Pour qu'un patron veuille utiliser le levier des heures suppélmentaires, il faut encore que son carnet de commandes soit plein. Or il n'est plein que si son anticipation de la demande est optimiste.
Or pour que la demande soit forte il faut que les possibilités de consommer existent. Et on nous rabat les oreilles avec une baisse du pouvoir d'achat.. Y'a pas quelque chose qui vous choque dans ce cercle vertueux? Une sorte de présupposé de base qui ne repose sur rien d'autre que la confiance en l'avenir?
Et il me semble me rappeler combien les critiques de l'UMP avaient été cinglante quand SR avait dit que la croissance repartirait si les gens avaient ....confiance.
Vous m'en direz tant sur le cercle vertueux.. Et n'oubliez pas de faire un petit paragraphe sur les capacités du "marché à réguler tout ça...
Rédigé par : frednetick | 15 février 2007 à 10:08
En tout cas une chose est sûre, Sarkozy nous a menti. Il se base sur des hyppothèses fallacieuses: moins d'Etat = plus de croissance (on a vu ce que ça a fait en 1929). Donc son programme va nous couter très cher. Déjà Chirac nous avait fait croire qu'il réduirait la dette, elle a explosé! Les seuls capables de faire fonctionner le pays, c'est ceux qui ont un discours de vérité! Donc Royal.
Rédigé par : abadinte | 15 février 2007 à 10:18
En tout cas une chose est sûre, Sarkozy nous a menti. Il se base sur des hyppothèses fallacieuses: moins d'Etat = plus de croissance (on a vu ce que ça a fait en 1929). Donc son programme va nous couter très cher. Déjà Chirac nous avait fait croire qu'il réduirait la dette, elle a explosé! Les seuls capables de faire fonctionner le pays, c'est ceux qui ont un discours de vérité! Donc Royal.
Rédigé par : abadinte | 15 février 2007 à 10:19
abadinte : Sarkozy n'a pas le monopole du mensonge non plus. Quand je vois que le PS prend une hypothèse de croissance de 2,5% pour son chiffrage et nous dit qu'il faudra tenir dans ces clous, je ris jaune.
Rédigé par : versac | 15 février 2007 à 10:58
frednetick : pour enclencher le cercle vertueux, ne suffirait-il pas de rendre le droit à travailler plus (et gagner plus) opposable ?
Rédigé par : GM | 15 février 2007 à 10:59
Je ne pense pas que la baisse des impôts soit électoralement productive...
En situation de déficit budgétaire, je ne trouve pas très responsable de promettre une énième baisse d'impôts. D'autant plus, qu'il faut aussi développer et entretenir les infrastructures...
En matière de réhabilitation du travail, le cas de Total est intéressant. Qui va profiter le plus des bénéfices? On sait qu'un tiers ira dans la poche des actionnaires, mais le reste ? Combien sur cette somme Total investira pour se développer et pour investir dans la recherche ? Et combien les salariés toucheront pour avoir permis à Total de tels bénéfices?
Je ne suis pas certain que dans ce cas concret ce sera le travail qui sera le mieux récompensé... Je n'ai pas lu une ligne dans le programme de Sarkozy qui changera la donne.
Bref, la réhabilitation du travail chez Sarkozy est en fait :
- une énième tentative de culpabiliser les chômeurs;
- une remise en cause dogmatique des 35 heures;
- une certaine naïveté ou hypocrisie à faire croire que travailler plus équivaut à travailler mieux...
- une méconnaissance de l'excellente productivité des Français.
Je pense que sa réhabilitation du travail n'est que du vent... ou du chiraquisme pur jus.
Rédigé par : pas perdus | 15 février 2007 à 12:04
Je trouve que c'est dans ce genre de situation que la campagne présidentielel prend tout sons sens.
Après le coté médiatique des candidats, répétant inlassablement leur vision pour la France, nous voilà enfin revenu sur terre à des choses plus concrète
Force est de constater que aussi bien Royal que Sarkozy sont très forts pour promettre la lune aux Français (comme Chirac en 95)mais que leurs projets reposent sur des hypothèses de mise en oeuvre financière fallacieuses et fantaisistes.
Alors personnellement, je préfère des gens qui en mettent moins plein la vue avec des propositions moins tapent à l'oeil et tout aussi intéressantes et bien plus réalisables à l'instar de celles proposées par Bayrou.
@ Koz > le fait d'accuser les journalistes de nepas faire leur boulot c'est vraiement jouer le jeu des politiques et manquer d'honneteté intellectuelle.
@ Abadinte > nous ne sommes plus en 29 mo mon grand, les fondamentaux économiques macro et micro point évolués donc je ne vois pas le rapport avec ta référence
Rédigé par : Marc_B | 15 février 2007 à 12:44
Je trouve que c'est dans ce genre de situation que la campagne présidentielel prend tout sons sens.
Après le coté médiatique des candidats, répétant inlassablement leur vision pour la France, nous voilà enfin revenu sur terre à des choses plus concrète
Force est de constater que aussi bien Royal que Sarkozy sont très forts pour promettre la lune aux Français (comme Chirac en 95)mais que leurs projets reposent sur des hypothèses de mise en oeuvre financière fallacieuses et fantaisistes.
Alors personnellement, je préfère des gens qui en mettent moins plein la vue avec des propositions moins tapent à l'oeil et tout aussi intéressantes et bien plus réalisables à l'instar de celles proposées par Bayrou.
@ Koz > le fait d'accuser les journalistes de nepas faire leur boulot c'est vraiement jouer le jeu des politiques et manquer d'honneteté intellectuelle.
@ Abadinte > nous ne sommes plus en 29 mo mon grand, les fondamentaux économiques macro et micro point évolués donc je ne vois pas le rapport avec ta référence
Rédigé par : Marc_B | 15 février 2007 à 12:44
Je ne suis pas sur que le chiffrage des projets/pactes présidentiels soit un terrain judicieux ...
C'est tout d'abord déjà un peu mission impossible, même pour les organismes "neutres". Beaucoup de promesses ne sont pas assez précises pour être chiffrée.
Ce qui compte c'est les priorités affichés des candidats, sur des sujet importants (libre à chaqun de se fixer Ses sujets importants). La lettre de Ségolène dans Témoignage Chrétien en est un bon exemple : Faire passer devant l'assemblée nationale un certain nombre de sujet concernant l'Afrique qui étaient jusqu'alors domaine réservé du président (Intervention militaire, Contrats commerciaux ...).
Rédigé par : Sylvain | 15 février 2007 à 13:13
@ Sylvain,
Je suis convaincu aux contraires que cette histoire de chiffrage à toute son importance car elle permet de donner ou non une crédibilité à l'action politique.
Certes, les français ne rentreront certainement pas dans le verbiage des uns et des autres pour savoir ce qu'il y a derrière tout ces chiffres. En ce cas, si l'on reste en surface, on ne peut que constater que les candidats promettent tout et n'importe quoi sans se soucier de la faisabilité des projets.
Ce qui compte pour les candidats s'est d'avoir un discours ou le maximum de personnes se retrouvent autour des sujets de société qui les inquiètent. Après c'est de la mise en forme et à ce jeu là, je reconnais que Sarko excelle et maitrise sa campagne bien mieux que Royal.
A partir de cemoment là il peut se passer deux choses :
- soit les français se réveillent et se disent, maintenant ca suffit de nous prendre pour des cons, et le vote sera davantage orienté extrême ou Bayrou
- soit ils adhèrent au discour et la machine électorale fait son boulot, ce qui suppose que Sarko à toutes ses chances (sauf evenement majeur).
Force est de constater au final que le fonctionnement de la politique en France ne changera pas avec Sarko ou Ségo.
Quant à avoir un projet ou vision pour la France, a quoi bon si l'on ne peut pas la mettre en oeuvre...
Rédigé par : Marc_B | 15 février 2007 à 13:51
Financer le programme de notre nouvelle France
http://laurentpoujol.typepad.com/laurents_blog/
La polémique gronde, l’équipe de Mme Royal se déchire (son conseiller économique démissionne ce jour sur fond de scandale interne), le site Débat 2007 chiffre le coût du programme du candidat Sarkozy à presque le double du chiffre annoncé par celui-ci.
Comme d’habitude on est loin de la qualité de communication dont les français ont besoin pour adhérer à nos idées.
Hier soir, j’ai vu l’émission de la 5 « C dans l’air » sur les gaspillages de l’argent public et les invités (Philippe Seguin de la Cour des comptes, J Marseille Historien, un économiste, un journaliste de l’Expansion et M. Pelous, le Monsieur Urgence dont a beaucoup vu le visage au moment de la canicule). Le débat était honnête et passionnant.
J’en ai retenu un thème ou plutôt une solution que je pratique assidument dans mon métier de formateur comportemental, il s'agit de la mesure de l’impact. Cette méthodologie est simple et demande rigueur et discipline. En fait, il s’agit d'appliquer systématiquement une mesure d’efficience et d’efficacité à tout projet, mesure, loi, investissement, changement, etc…
Comme l’a expliqué Philippe Seguin, l’efficience c’est la manière dont le projet est mis en place (respect du budget, des normes, transparence, communication, cahier des charges, etc…) et l’efficacité, c’est la réussite de la mesure par rapport à son objectif initial (des voitures passent sur le pont, des chômeurs trouvent un emploi, etc…).
Mesurer l’impact, c’est s’assurer que l’on ne pourra plus (ou moins en tout cas) laisser des acteurs de la vie publique peu scrupuleux dépenser le bien public là où il ne devrait pas l’être. Et les exemples sont légions. Hier, les invités ont donné l’exemple des 5000 organismes d’aide aux PME et de leur redondance et inefficacité.
Bref, nous avons aujourd’hui à notre disposition un grand nombre de rapports et d’évaluations comme ceux de la Cour des comptes qui nous donnent des pistes : utilisons-les !
Je détaillerais la méthodologie de la mesure d’impact dans une prochaine note. En guise de conclusion au sujet du financement du programme, je voulais suggérer à Nicolas Sarkozy d’aborder la question sous un angle nouveau :
Ø On ne finance pas avec des dépenses mais avec des recettes.
Ø En fait, on s’attaque à la dette en améliorant l’efficience et l’efficacité des systèmes et dépenses publiques existants.
Ø Chaque corps de l’état, des collectivités locales et territoriales se voit attribuer un organe connexe mixte (interne et externe) qui aura pour responsabilité de mesurer l’impact des programmes, projets, lois, investissement, subventions, etc…
Ø Un organe central et national est créé afin de coordonner l’ensemble des activités d’audit, de mesure et la communication des recommandations faites.
Ø Ces recommandations sont publiquement communiquées dans un journal en ligne mensel.
Ø Le parlement devra obligatoirement être saisi des conclusions et se prononcer sur les recommandations.
Ø Celles qui seront validées seront intégrées dans la LOF (Loi Organique de Financement, le budget de l’état) et celles refusées ou modifiées ne pourront l’être qu’après justification.
Ayons le courage de mettre l'ensemble des citoyens devant leurs responsabilités et de dire enfin la vérité.
Les financements suivront tout seuls car l'argent est là, il dort devant nos yeux, ici se trouve le véritable scandale.
Laurent
Rédigé par : laurentpoujol | 15 février 2007 à 16:57