J'ai commis un billet sur les dérives des pratiques militantes dans Second Life, sur le blog de 20minutes, qui sera bientôt suivi d'un autre, moins sur les problèmes de l'outil que sur les expériences positives qu'on pourrait y tenter.
Je note que Loïc fait les frais, dès son installation toute récente d'un espace sarkozyste, des dérives de cet espace : je ne suis pas sûr qu'il était vraiment intéressant d'y ouvrir un QG (au delà des demandes des militants présents), pour les supporters de Sarkozy. L'essentiel de l'énergie risque d'être consacrée à de la petite police quotidienne : les anti-sarkozy sont plus nombreux et plus virulents que les anti Le Pen.

Second Life, ce n'est pas l'endroit où chaque citoyen ne risque aucunement de subir les conséquences de ses actes virtuels, quels qu'ils soient ?
Un merveilleux outil d'auto-formation à l'irresponsabilité ou le spectacle formateur des conséquences d'une irresponsabilité généralité, selon le regard qu'on porte dessus.
Rédigé par : Gus | 19 février 2007 à 17:02
Donc, en gros avec 2nd Life, il n'y a plus besoin de sortir de chez soi pour aller taguer les affiches electorales des concurrents.
Indeniable progres par temps de pluie, certes, mais sur le fond, j'ai du mal a m'expliquer le bien fondé de la motivation d'un état major ou de sympathisants a apparaitre dans ce qui n'est qu'un jeu, aussi passionnant soit-il quand il touche d'autres domaines.
Est-ce que ces militants pensent _vraiment_ que le temps perdu^Wpassé dans cette simulation va en quoi que ce soit faire avancer la position de leur poulain/pouliche dans les urnes de bois et de plastique bien réels au mois d'avril ?
Je ne veux pas faire le mélenchon de service technophobe et retrograde, mais autant les debats qui se deroulent sur (certain) blogs sont intéressants, autant aller jouer a la poupée dans 2nd Life en s'inventant une vie de militant ou de citoyen me parait une allegorie de la néantitude en politique.
Rédigé par : Zoupla | 19 février 2007 à 18:21
Versac tu parles de *jeu* de réalité virtuelle, mais peut-on réellement parler de jeu ? Je pense qu'il faut faire particulièrement attention au vocabulaire que l'on emploi car celà peut induire en erreur.
Second Life n'est pas un jeu, je parlerais plus de "communauté virtuelle", et encore l'univers de Second Life et surement trop flou et généraliste pour parler de communauté...
Rédigé par : Moose | 19 février 2007 à 18:34
"je ne suis pas sûr qu'il était vraiment intéressant d'y ouvrir un QG (au delà des demandes des militants présents)"
j'ai bien peur que l'ouverture de ce QG n'ait été qu'une réponse aux militants sarkozyses, Loïc parle même de la "sarko island" comme d'un QG "non officiel", ce qui prouve bien la volonté d'implication du candidat, je partage aussi l'avis des rédacteurs de chez Netpo : "c’est un très mauvais terrain pour cibler des électeurs potentiels ou indécis", j'ai l'impression que pour l'instant chacun y cherche juste un peu de réconfort sur des idée qu'il a déjà
Rédigé par : Palpitt | 20 février 2007 à 17:34
alors vive second life j'ai toujours rêvé d'une vie de Gigolo alors ça y est je vais pouvoir réalisé mes fantasmes les plus fous
Rédigé par : Nicolas Sarkozy | 01 mars 2007 à 15:18
Qui n'a jamais évolué dans le monde virtuel de Second Life reste de manière évidente dubitatif.
En effet Second Life est plus qu'une opportunité de jouer à la poupée, c'est un véritable espace dédié à la création de communautés. C'est pourquoi, l'émergence de sièges virtuels de partis politiques y a toute son importance.
Il faut cependant que ces lieux soient maintenus et gérés quotidiennement par des militants responsables pour qu'ils prennent réellement toute leur importance.
Le tableau de la dérive à laquelle nous assistons aujourd'hui est le suivant: les partis ont créé un espace avec 2 ou 3 gadgets. Rien de plus. L'accès y est libre pour tous, et personne ne coordonne quoi que ce soit. C'est pourquoi, l'on assiste régulièrement à des débats de niveaux moins que moyens, où s'affrontent Socialistes, Lepeniste et Sarkozistes, ou autres, en des termes plus qu'orduriers. Ces lieux communautaires, destiné à permettre un échange harmonieux entre militants de partis, "agnostiques politiques" et toute personne s'intéressant à la campagne du moment, ne sont en fait que de vaste champs de destruction des idées, des débats et d'image des partis.
Il faut que les partis se ressaisissent. Quand toutes les 2 semaines 500 000 nouveaux utilisateurs s'enregistrent dans Second Life, ce serait une erreur de penser que ces personnes ne songent qu'à jouer à la poupée. Sortons du négationisme et passons à l'action!
Second Life offre de nombreuses possibilités de restriction des abus. Les solutions existent, il suffit de se pencher un peu dessus pour les dénicher.
L'avenir c'est maintenant qu'on le prépare. On ne peut désespéremment s'accrocher aux anciens outils de communication qui s'érodent, et refuser ou pire dénigrer les outils de communication de l'avenir.
Rédigé par : Lap K | 03 mars 2007 à 18:38