D'après Rachida Dati, le SMIC à 1500€ va "coûter 15 milliards d'euros" (tiens, comme les allègements d'impôts et de charges de Sarkozy ?). Et ca va faire du chômage. "or, comme nous le savons, il est déj)à très élevé dans notre pays". Ben oui, c'est mal.
La solution de Sarkozy est plus simple, puisque, comme son objectif est d'augmenter le pouvoir
d'achat de tous les français, il convient de .... "augmenter tous les salaires". Y'avait qu'à y penser !
Debat-Sarkozy.fr, c'est génial.
On passera évidemment sur l'argumentation : le SMIC devrait passer logiquement à 1500€ en 2012 de toute façon. L'augmenter a certes un effet de trappe, mais ce n'est pas non plus l'unique proposition de S. Royal, qui a également proposé "une conférence nationale annuelle sur les salaires, les revenus et la croissance réunissant les partenaires sociaux sera organisée dès juin 2007" : peut-être un moyen de tende vers une augmentation plus générale des salaires ?

Mais le SMIC est déjà a €1600 non? Si le SMICARD se retrouve uniquement avec €1000 dans la poche c'est bien parce que on lui en pique 600 qui vont bien quelque part. Malgré les allègements de charge un SMICARD qui travaille contribue pour 36% a cette merveilleuse pompe a fric circulaire qui s'appelle le modèle social français.
Mettons la retraite a 65 ans, rétablissons les 39 heures dans la fonction publique et cela augmentera le SMIC.
Rédigé par : Merlin | 15 février 2007 à 19:15
Et si les charges des entreprises étaient basées sur la TVA et non sur la masse salariale ?
Exemple : 2 entreprises, A et B, CA identiques.
Entreprise A, 30 salariés, produit des trucs.
Entreprise B, 4 salariés, importe des trucs d'un pays exotique, les mêmes que A, mais beaucoup moins chers.
Les deux entreprises vendent sur le même marché, en France par exemple.
Ca donne quoi en rentabilité ?
Ca donne quoi en charges, en taxes locales ?
Le système actuel, créé à la glorieuse époque où le chômage était faible, favorise la déloc et est contre productif en matière d'emplois.
Rédigé par : Aetius | 15 février 2007 à 19:40
Aetius: Faire payer des charges sur la TVA ? Puisqu'au final la TVA (comme les charges patronales, d'ailleurs) sont payées par les clients, cela équivaudrait peu ou prou à une taxe à taux fixe sur la part française de la consommation.
Or, et vous en conviendrez volontiers, taxer la consommation et non pas les revenus n'est pas forcément la vision la plus sociale des choses, puisque c'est celui dont les revenus sont élevés qui a la liberté d'organiser (et optimiser) sa consommation là où celui dont les revenus sont contraints consomme avant tout ce qu'il est nécessaire qu'il consomme pour subsister.
Vous voulez taxer les revenus, et éventuellement, taxer les revenus selon un taux progressif ? Rien de plus simple : remplacez les services publics par des services marchands, et subventionnez, éventuellement totalement, l'accès aux services devenus marchands par des primes réservées aux personnes à faibles revenus.
Rédigé par : Gus | 15 février 2007 à 21:26
Pour mémoire, l'augmentation du smic (appelé smig à l'époque) a déjà été le fer de lance de la campagne des socialistes en 1981 avec François Mitterand.
Le smic était alors à 2634 francs brut mensuel (01/03/1981). Il est passé à 2898 francs brut mensuel le 01/06/1981 (juste après les élections) puis à 3005 francs brut mensuel le 01/09/1981 pour terminer à 3078 francs brut mensuel le 01/11/1981.
Il y a donc eu une hausse particulièrement sensible du pouvoir d'achat sur la période de 1981 qui a permis a un plus grand nombre de mieux faire face aux dépenses.
Dans un premier temps cela a tout a fait été appréciable.
Mais... car il y a un mais :
- tous les prix marchands ont rapidement augmenté dans la foulée.
- dans le rattrapage, certains prix ont finis par dépasser en proportion les augmentations qui avaient été concédés sur le smic.
- les autre salaires avaient été mécaniquement moins augmenté et donc étaient à la fois rattrapés par le smic et par les prix.
- l'Etat a du également payer plus cher ses fonctionnaires et pour cela soit augmenter les impôts, soit s'endetter.
- les personnes ayant un revenu plus élevé il y eut également une progression forte des loyers (surtout en région parisienne).
Bref dès 1982 on se rendait déjà compte de combien tout cela avait été artificiel et rapidement annihilé par les augmentations du coût de la vie.
Conclusion : une augmentation dans l'absolu du salaire minimum ne règle rien.
C'est ce que propose Ségolène Royal qui, à ce sujet, se calque sur la même campagne que François Mitterand en 1981.
L'augmentation du pouvoir d'achat comme le propose Rachida Dati, porte parole de Nicolas Sarkozy, correspond non pas à une augmentation d'une catégorie de salaire, en l'occurrence le smig, mais à l'amélioration de la capacité d'achat de tous les français.
Cette amélioration peut provenir d'une baisse des coûts : exemple demain je paye moins cher mon abonnement téléphonique donc j'ai une augmentation de mon pouvoir d'achat. Ou encore je paye moins de taxe d'habitation, d'impôts, etc...
Ou encore d'une augmentation des salaires parceque l'employeur privé a de meilleures ventes, paye moins de charges, une meilleure productivité et donc peut répercuter des augmentations de salaires.
C’est dans cette nuance que tient toute la différence des deux propositions : dans un cas on décrète l’augmentation d’un salaire minimum, quelque soit les conditions économiques et sans que cela corresponde à une amélioration qui permette cette augmentation, dans l’autre cas on influe sur l’économie avec des actions positives pour atteindre un objectif, celui d’une progression généralisée du pouvoir d’achat.
Dire qu’il n’y a pas de différence entre ses deux proposition c’est ne rien comprendre à l’économie !
Tableau de l'Insee sur le salaire minimum :
http://www.insee.fr/fr/indicateur/smic.htm
Retrouver l'article ici :
http://www.nouvellepolitique.com/indx.php?url=P4DX1.htm
Rédigé par : olive | 15 février 2007 à 22:20
@olive
"Ou encore d'une augmentation des salaires parceque l'employeur privé a de meilleures ventes, paye moins de charges, une meilleure productivité et donc peut répercuter des augmentations de salaires."
Est ce que on a la preuve (étude cours des comptes par exemple?) que la baisse des charges patronales aie déja permis une hausse générale des salaires ? je ne crois pas. La cours des comptes n'a t'elle pas au contraire dénoncé récemment personne n'a jamais étudié les effets réels des baisses qui ont déja été décidées dans le passé par rapport à leurs objectifs ?
Rédigé par : carole | 16 février 2007 à 11:26
Vous me doublez de quelques heures, cher Versac! Le SMIC à 1.500 euros est non seulement une promesse vide, c'est une mesure contre-productive.
Rédigé par : Rubin Sfadj | 16 février 2007 à 12:48
@carole
Les baisses de charges qui ont été faites l'ont toujours étaient sur les bas salaires. Donc si influence il y a eu c'est seulement sur les bas salaires et jamais sur l'ensemble des salaires.
En baissant les charges sur les bas salaires on espérait faire en sorte d'avoir moins d'exclu du travail dans la population des travailleurs peu formés.
En réalité ce qui s'est passé c'est que les employeurs ont préférés profiter de cet effet d'aubaine pour employer des personnes juste formé et pas plus de manière à payer des bas salaires et peu de charges.
Le résultat des courses c'est que l'on n'investit pas ni dans la formation des salariés (de façon à ce qu'il soit toujours au smic) ni dans l'innovation.
En bref les PME ne se développe pas d'ou le manque chronique d'entreprise capable d'exporter (par rapport à l'Allemagne).
Les entreprises ayant du mal à faire des profits finissent par complètement stagné donc n'embauche pas.
Ce qu'il faut savoir c'est que l'on parle toujours de profits mirobolants mais c'est uniquement pour les entreprises du CAC 40, qui en plus les réalisent pour bonne partie à l'étranger et sont détenuent pour moitié par des actionnaires étrangers.
Les PME françaises réalisent en moyenne des profits à minima, donc sous investissent, n'embauchent pas, etc...
En fait les baisses de charges seraient intéressantes si elles étaient faites sur l'ensemble des salaires et revenu, ce qui pourrait rebouster la production, l'investissement, l'innovation.
Ces baisses de charges sont à mon avis tout à fait possible rien qu'en restructurant toute la chaine des caisses retraites, maladies, allocations sociales, etc, qui fonctionnent encore comme au temps ou l'informatique n'existait pas. Il suffit de voir le nombre de papier que reçoit un chef d'entreprise, qu'il soit seul ou avec des salariés pour comprendre le problème !
Rédigé par : olive | 16 février 2007 à 23:14