Passons sur les réactions des militants et personnalités politiques, dont Jules avait bien prédit la langue de bois usuelle, et dont on se demande en quoi ces éléments de communication très attendus peuvent justifier la création de dépâches d'agence.
Frédéric Rolin revient sur quelques éléments, comme l'affrontement homme-femme, la compassion...
Vinvin refait la bagarre de cour de récré. Bien vu.
Seb chez What's next voit un match nul qui arrange bien Sarkozy.
Emmanuel revient sur la mention de Rexecode et l'argument de la nomination de Michel Didier au CAR. Il est évident que la nomination d'un économiste au CAE ne vaut pas ralliement idéologique. Ca témoigne d'ailleurs pas mal du niveau de mépris que le candidat de la droite a pour les experts de ce genre (quand ils ne lui tressent pas des lauriers). La caricature de Ségolène Royal n'est pas plus à son avantage, dans le mode "institut du MEDEF".
Zaki Laïdi revient sur Sarkozy le national-libéral. Je crois pour ma part que Sarkozy a démontré hier qu'il était tout sauf libéral, à un moment précis, celui où il a parlé des droits réels, qui engagent l'Etat, contre de simples droits formels. Alain Madelin a du se retourner dans sa tombe politique.
La question des 17% que représenteraient le nucléaire dans la production d'énergie semble attirer beaucoup de discussions (comme celle des retraites). On est bien là dans le délire de ces deux candidats. l'une n'arrive pas à former la bonne phrase, confodnant la consommation d'électricité nationale et la consommation d'énergie globale, l'autre tentant un tour de passe passe avec 50%. On se retrouve au niveau du débat laissé par Bourdin et ses sous-marins.
-
Beaucoup, beaucoup de discussions en ligne au lendemain de ce débat. Décortiquages multiples et forcenés, partout.

N'oubliez pas de relever le clou de la soirée : l'envolée sur la politique Raffarino-Chiraco-Villepinienne sur la scolarisation des handicapés où Mistinguette aura sorti quelques magistrales énormités.
Rédigé par : Ferlon | 03 mai 2007 à 11:36
Je suis assez surpris par le type de commentaires que suscite ce genre de débat. Il ne s'agit pas de se placer du point de vue de la technicité des compétiteurs (et ce fut d'ailleurs l'erreur de Sarkosy de se placer sur ce seul terrain) mais plutôt sur le champ du symbolique. S.Royal en bonne élève de F.Mitterrand a su retenir cette leçon (le coup de "la saine colère", et peu importe qu'elle soit justifiée ou pas, est parfaitement révélateur). C'est donc sur ce terrain que l'on peut dire que SR a "gagné". Mais cela ne changera rien aux résultats de dimanche.
Rédigé par : Tlön | 03 mai 2007 à 11:52
Quelle différence faites-vous entre un gouvernement par le symbolique et une religion ?
Rédigé par : Ferlon | 03 mai 2007 à 11:56
Pour faire son choix -- pour réfléchir
de quoi voulez vous:
d'un chef qui vous explique ce que l'on doit faire, ce qu'il va faire et le fait
ou
d'un manager qui vous associe à des projets, délégue, fixe des caps et vous fait confiance une fois défini en commun les objectifs et les moyens
pour moi le premier représente le vrai assistanat .. et celui là je sais qui c'est.
Nicolas ..
A autre chose et dernier point pour les jeunes:
Un président(e) doit aussi je pense assumer l'histoire de son pays dans sa totalité, tant mauvaise que bonne. Car cette histoire c'est la notre. Tant Vichy, la colonisation, que la révolution française, clovis et mai 68.
Faire le tri n'est pas digne d'un chef d'etat.
La france presidente !
Rédigé par : prevalli | 03 mai 2007 à 12:00
Un autre mot pour les jeunes :
Selon Sarkozy,
Une nation endéttée : Pas Bien.
Tous les jeunes endettés sur 40 ans : Bien.
Rédigé par : seb musset | 03 mai 2007 à 12:04
Ferlon,
Le problème n'est pas là. Je dis tout simplement que ce type de débat (je ne parle pas de l'élection, en ce sens la France se "banalise") ne se joue pas sur la technicité mais plutôt sur le "symbolique". Il se peut alors que justement Sarkosy ait confondu l'élection proprement dite et le débat. L'image ne réduit pas encore à la simple technicité.
Rédigé par : Tlön | 03 mai 2007 à 12:12
"ne se réduit...
Rédigé par : Tlön | 03 mai 2007 à 12:13
Quelle sera donc la couleur de ce dangereux voile à venir ?
Rouge et noir si Speeder-man tisse la toile de notre avenir
C’est du chiffre qu’il veut même si cela génère du vice
Peu importe le nombre de gifles ni le nombre d’injustices
Il est un bon orateur mais c’est surtout l’inventeur de l’O.G.M.
Organisation de la Génétique Maîtrisée et c’est pour ça qu’on l’aime !
Dès la maternelle, tous les futurs délinquants seront identifiés et privés de leurs sens
Merci et bravo Maître N.S. : Pro-fesseur de la destinée codifié et gavée de Non-Sens
Il est le candidat de la rupture des béquilles sociales!
Il est le candidat de la dictature tranquille et faciale !
Beaucoup se sont ralliés au troupeau du saute-mouton volatil
Comme des brebis égarées à la recherche d’un berger glouton et zoophile
Le petit poison dans la prairie a déjà gagné l’abreuvoir !
A nos libertés, nous pouvons déjà dire : Bye ! Bye ! Au revoir !
Utiliser nos peurs et les faire tourner en boucle sur des samplers
À la manière d’un Disc-jockey sur le tiercé perdant de nos trois couleurs
Puis…
Soustraire les autres à sa pensée unique
Multiplier les faire-taire et les charters
Additionner les libertés conditionnées
Diviser les cerveaux et les passer au pressing
C’est la solution basique… amère… badigeonnée… et dressée en smoking
Pour atteindre le lit de l’Elysée et boire l’eau de son puits.
Je suis le roi du monde ! Hurle-t-il à chacun ! Je suis le roi du monde !
Beaucoup pense en silence : « voici le nain déguisé en James Bond ! »
Mais personne n’ose lancer de polémique car sa transe, tu l’aimes ou il te pique/nique !
Rédigé par : Allak | 03 mai 2007 à 12:17
thierryl,
On peut ne pas être supporter PS et penser que SR a "gagné" !!!!
Sur les trois points assez d'accord avec vous, l'enjeu du débat pour SR étant de passer la barre de 47%
Rédigé par : Tlön | 03 mai 2007 à 12:33
Sniff Madelin est "politiquement" mort et le libéralisme n'a même pas eu ces 500 signitaure pour présenter un candidat dans le pays de Tocqueville et Bastiat ;(
Rédigé par : ludovic | 03 mai 2007 à 12:34
je vote pour l'option a/
Rédigé par : prevalli | 03 mai 2007 à 12:54
seb musset, en effet les dettes sont échangeables sauf que la dette des particuliers coute bien sur plus cher, c'est a dire rapporte plus aux banques.
Plus d'information sur "les dettes" ici :
http://guerby.org/blog/index.php/2006/11/02/123-les-dettes
Rédigé par : Laurent GUERBY | 03 mai 2007 à 12:56
Pour les pros Sarkozy :
Un premier sondage d'après débat est tombé ce matin sur LCI : 53 % des interrogés ont jugé Sarkozy plus convaincant contre 31 % pour Ségolène Royal.
http://tf1.lci.fr/infos/elections-2007/0,,3441235,00-debat-sarkozy-plus-convaincant-.html
Pour les pro Royal :
Bayrou ne votera pas pour Sarkozy.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-904746@51-901327,0.html
Rédigé par : ouinon | 03 mai 2007 à 12:57
thierryl,
amateur de Jorge Luis Borges ? On peut rien vous cacher !
Rédigé par : Tlön | 03 mai 2007 à 13:10
Il me semble comprendre votre point de vue. Cependant, je m'imaginais, peut-être naïvement, que le dernier débat avant l'élection majeure au sens institutionnel avait une fonction essentiellement utilitaire (d'ailleurs caractérisée par la lourdeur des règles institutionnelles le régissant d'une part, et la qualification de mission de service public de son organisation d'autre part).
Les institutions existent-elles pour faire rêver les hommes et les femmes ? Intuitivement, j'aurais plutôt eu tendance à laisser cette charge à ceux capables d'expression ou de parole : les humains eux-mêmes.
Mais peut-être effectivement, tout ceci n'était qu'une tribune.
Rédigé par : Ferlon | 03 mai 2007 à 13:32
Versac dit:
"Ca témoigne d'ailleurs pas mal du niveau de mépris que le candidat de la droite a pour les experts de ce genre (quand ils ne lui tressent pas des lauriers). La caricature de Ségolène Royal n'est pas plus à son avantage, dans le mode "institut du MEDEF".
[mode T. Rolland on]
Houla retournement d'argument, mon petit Jean Mimi, revoyons l'action au ralenti:
[mode T. Rolland off]
Nicolas Sarkozy: [...] C'est pourquoi l'institut Rexecode, organisme indépendant, a noté le projet économique…
Ségolène Royal: On connaît la musique! C'est l'organisme du Medef. Vous le savez bien.
Nicolas Sarkozy: Savez-vous par qui il est dirigé? Par M. Michel Didier, l'un des économistes que M. Jospin avait nommé en 1998 dans son conseil des experts. L'organisme que vous venez de contester, son président a été nommé par Lionel Jospin lui-même dans le conseil des experts qui entourait le Conseil des ministres d'alors. Ce n'est pas gentil pour M. Jospin.
Ségolène Royal: Que cela a entraîné un point de croissance en moins. C'est bien l'organisme du Medef. Monsieur Juppé nous a servi cet argument régulièrement. Continuez.
Nicolas Sarkozy: Merci de m'y autoriser! Mon projet crée 230 000 emplois de plus.
Ségolène Royal: Merci Medef! Non, allez-y, continuez!
Nicolas Sarkozy: Pourquoi regardez-vous toute personne qui n'a pas votre opinion avec ironie, avec mépris ? L'institut Rexecode n'est pas l'institut du Medef. [...]
Je cherche encore le mépris de Sarko envers Michel Didier, si tu as les images d'une caméra opposée, je suis preneur.
Rédigé par : max | 03 mai 2007 à 13:42
Ferlon,
Je vous rejoins aussi en constatant que l'élection se jouera in fine sur la technicité, ce qui ne fut pas le cas des précédentes présidentielles. C'est je pense un élément nouveau. C'est en ce sens que la France se "banalise". Un débat "à l'américaine" aurait peut-être avantagé Sarko.
Rédigé par : Tlön | 03 mai 2007 à 13:49
Concernant Laïdi, je ne pense pas qu'il désigne un Sarkozy libéral avec la notion de national-libéral
Je crois qu'il y a de la sémantique dans l'air
Pour ma part,j'ai conçu le national-capitalisme comme idéologie implicite de Sarko, à lire chez moi ou ici, vos avis sont bienvenus
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=23595
Rédigé par : Fulcanelli | 03 mai 2007 à 13:51
On a assisté hier soir à un débat intéressant à plus d’un titre, parce qu’il a permis de se faire une idée plus précise des personnalités des deux candidats, mais aussi de leur conception de la présidence de la république. S’il y a indéniablement du Mitterrand chez l’une, on a aussi découvert du Giscard chez l’autre. Reste à savoir si on était en 74 ou en 81...
Volonté, courage, pugnacité, des deux côtés, on est tranquille : le prochain Président ne sera pas une couille molle. Ce ne sera pas non plus un brillant technocrate. J’ai rapidement cru, au bout de 10 minutes, que Sarkozy avait pris un avantage décisif, et que la suite allait être un long calvaire pour tous les militants de gauche. Et puis, puisant des ressources on ne sait où, elle a refait surface, a réussi à le déstabiliser et a reprendre l’avantage, et surtout, de mon point de vue, à le garder jusqu’au bout sans rien lâcher. Seule, sa conclusion un peu convenue et mécanique, était faible (comme celle de Mitterrand en 1981). Etonnante, cette femme debout !
Sarkozy a cherché dès le début à la coincer sur l’argument de la compétence. Donnant l’impression de maîtriser parfaitement ses dossiers, il a fait un remarquable début de débat, limpide, argumenté et pédagogique, alors que Ségolène donnait l’impression de répondre à côté et de passer sans arrêt du coq à l’âne. Manifestement crispée, lui plutôt détendu et sûr de lui, il partait pour une victoire facile lorsque soudain la tactique de Ségolène a commencé à payer.
Manifestement Ségolène avait prévu de ne pas se laisser enfermer dans un débat technique et de replacer la discussion au niveau des valeurs et des principes, projet contre projet. Dès la première question, elle a pris des chemins de traverse et est allée jusqu’à court-circuiter les journalistes pour tenter de prendre la maîtrise des débats. Sarkozy voulant à tout pris paraître fair-play, n’avait d’autre choix que de la suivre à travers champ.
Pourquoi aurait-elle eu des scrupules ? La campagne ayant démarré comme elle a démarré, à savoir une grande entreprise de déstabilisation de Ségolène Royal attaquée sur ses compétences, ses bourdes etc… elle n’avait aucune raison de ne pas en faire elle aussi à sa tête dans un débat peut-être crucial.
Ce faisant, en refusant le débat technique, elle a également souligné avec force les différences de conception de la Présidence de la république. Du côté de Sarkozy, nous avons un Président pragmatique, technicien, qui souhaite maîtriser personnellement l’ensemble des dossiers, qui pour cela trempe ses mains dans le cambouis, mais qui, le nez dans le guidon, et parce qu’il n’a pas le temps de creuser les dossiers en profondeur, veut apporter des réponses trop simples et trop arrêtées à des problèmes complexes et évolutifs : la Turquie ? « C’est non définitif parce qu’elle est en Asie mineure ». Le nucléaire ? « C’est oui à l’EPR, parce qu’on émettra moins de CO2 ».
Sarkozy est apparu par moment prisonnier de ses dossiers, manquant cruellement de hauteur « On ne peut pas le faire, ce n’est pas le même budget ». « Eh bien moi je le ferai ! » a beau jeu de répondre Ségolène Royal. Et c’est bien ce qu’on attend d’un Président, de pouvoir changer les choses, pas de buter sur des arguties budgétaires. Il y a du Giscard dans cette présidence technicienne, mais en plus besogneux et moins brillant : le cancre Sarkozy réapparaît dès qu’il ne maîtrise plus un dossier : « La part de l’énergie nucléaire en France ? 50%. L’EPR ? 4e génération ». Prisonnier de l’image qu’il veut donner qu’il maîtrise tous les dossiers, il préfère dire des bêtises plutôt que dire qu’il ne sait pas. Malheureusement le lapsus de Ségolène Royal (le nucléaire représente 17% de l’énergie consommée en France et non pas de la seule électricité) a enlevé de la force à cette démonstration.
A contrario, du côté de Ségolène Royal, nous avons une Présidente visionnaire, qui trace un chemin clair (la social-démocratie, le développement durable, la place de la France en Europe et dans le monde) mais qui perd en précision ce qu’elle gagne en hauteur de vue. Sa position sur la Turquie et sur le nucléaire est évidemment plus forte car plus réfléchie, mais elle ne semble pas trop maîtriser les détails de la mise en œuvre qu’elle souhaite déléguer à son équipe ministérielle. Elle semble abuser de la formule « Ce seront les partenaires sociaux qui se mettront d’accord » pour esquiver tout chiffrage précis, mais comment lui reprocher de mettre en œuvre les principes mêmes de la social-démocratie moderne qu’elle défend, à savoir le refus d’imposer des mesures sans concertation préalable. Il y a du Mitterrand chez cette femme. Beaucoup de Mitterrand. Lui aussi ne maîtrisait pas les détails, confondant parfois les milliers avec les millions, sortant d’énormes incongruités « on va nationaliser toutes les banques » que l’on peut comparer à « on va raccompagner toutes les femmes policiers le soir », mais il avait, comme elle, l’art de distinguer les priorités et les enjeux de demain et l’art de déléguer à des experts la mise en œuvre de leur feuille de route. Je préfère cela à un Sarkozy pas fondamentalement intellectuel ou brillant, qui veut se mêler de tout et qui ne sait pas déléguer.
Et les centristes dans tout ça ?
Il n’y a pas eu d’appel du pied significatif de la part de Royal, sauf peut-être lorsqu’elle a dit que les paroles de François Hollande ne l’engageaient pas. Tout appel trop pressant eût pu être de toute façon mal interprété. L’argument majeur, c’est qu’elle a manifestement choisi l’axe Strauss-Kahn, que ce dernier sera son premier ministre, qu’il s’est déclaré prêt pour la fonction et qu’il se « portait garant du programme économique de Royal ». Ensuite, son projet est profondément social-démocrate, soutenu par Delors, Rocard, Prodi, et qu’il est dans le sens de l’histoire d’envisager à terme l’alliance PS – centre pour gouverner, face à une coalition conservatrice - droite dure, comme en Italie. Ségolène, désormais au dessus des partis, paraît prête à cela.
Rédigé par : Bernard | 03 mai 2007 à 13:57
Bilan économique des débats : Ce matin, sur France Culture, un Daniel Cohen magistral démontait point par point le programme économique de Sarkozy et montrait le pragmatisme de celui de Royal.
Face à lui, Nicolas Baverez ne faisait pas le poids, pas plus qu'un Alexandre Adler qui s'essayait à l'économie.
Lien vers l'émission :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/
Rédigé par : sav | 03 mai 2007 à 14:00
Incantation, flou et "j'sais pas mais je demanderai aux partenaires sociaux" !
Selon un sondage LCI/Opinion Way / Le Figaro, 53% des sondés estiment que Sarkozy a pris le dessus sur Ségolène Royal. 31% pensent le contraire.
Je pense pas que Sarkozy ait gagné le débat : il a selon moi manqué de pugnacité et sans doute face à Hollande, Strauss-Kahn ou Fabius aurait-il débattu différemment.
Non, je ne pense pas que Sarkozy ait gagné.
Mais je suis sur que Royal a perdu ce même débat.
C'est vrai, elle ne s'est pas écrasée en flammes comme certains le prédisaient, elle a su s'opposer, ce qu'elle n'avait pas fait dans les débats de la primaire socialiste.
Par contre, sa posture est une imposture : peut-on prétendre être présidente de la République si à chaque question précise on répond qu'une "remise à plat suivie d'une concertation avec les partenaires sociaux" apportera la réponse ?
A t'on une légitimité quand on se cantonne dans l'incantation du style "nous aurons 2,5% de croissance par an","et bien moi, je le ferai...(arbitrer des effectifs entre différentes administrations qui ne dépendent pas des mêmes budgets)", sans apporter une ébauche d'explication.
Les français sont-ils prêts à voter pour un programme où le flou le dispute à ce point au volontarisme forcené : ça marchera parce que je le décrète !
Nous aurions pu innover et avoir une présidente, mais lundi prochain, ce sera à nouveau un président.
Alain
Rédigé par : Alain | 03 mai 2007 à 14:03
Le coup des 17% n'est pas innocent, et c'est bien plus grave que le coup de Bourdin sur les sous-marins. Quiconque s'intéresse 2 minutes aux problèmes énergétiques de la France doit savoir deux choses : à peu près 80% de l'électricité française est produite par des centrales nucléaires, mais ramené à la consommation totale d'énergie (domestique, industries, transports, etc) ce nucléaire représente 17% de la consommation d'énergie en France. Je trouve ça grave de la part de Royal que sur le seul vrai sujet environnemental hier soir elle se soit planté, car cela montre à quel point elle s'en fout dans le fond. Je suis un militant vert, qui croyait que la présence à ses côtés de Rebelle ou Filipetti pouvait l'influencer positivement sur les sujets environnementaux. Hier soir, j'ai été cruellement déçu...
Rédigé par : Julo | 03 mai 2007 à 14:04
@Julo
C'était un lapsus, ça ne change rien à sa démonstration que ce soit la part du nucléaire dans les énergies consommées.
Rédigé par : Bernard | 03 mai 2007 à 14:09
Vous le savez je ne commente jamais les sondages, je trouve même à l'inverse de beaucoup qu'ils font du bon boulot, mais là je ne peux pas me taire.
Un sondage indique que 53% des français ont trouvé NS plus convaincant, et 37% SR.
C'est une arnaque.
53% c'est le score actuel de NS. Ce qui veut dire que les convaicus l'ont trouvé convaincant. Bravo pour l'info.
Bref c'est un sondage sans aucun intérêt manipulateur de l'opinion. Bravo LCI Le Figaro. Ils nous prennent pour des c---.
Rédigé par : prevalli | 03 mai 2007 à 14:10
Il me semble en effet difficile de prétendre à la fois qu'il faudrait revenir sur la manière dont la France aura été gouvernée depuis 30 ans d'un côté et de l'autre, voter pour une icônes plutôt que pour un projet.
Choisir entre l'addiction et l'envie de préserver ce qui permet d'en souffrir, me direz-vous sans doute.
Rédigé par : Ferlon | 03 mai 2007 à 14:12
@prevalli
Opinion-way n'est pas un reel institut de sondage. La methode qui consiste à recolter des votes par internet n'est absolument pas representative de la population francaise.
Seuls 40% des francais ont un accès a internet, et les familles à faible revenu ne sont pas equipées en informatique.
Ce sondage est donc nul est non avenu, il ne represente que le sentiment des couches CSP+, et il n'a été réalisé que pour conforter les clients d'Opinion-way, à savoir LCI/Le Figaro, dont l'objectivité ici fait cruellement defaut.
Rédigé par : celluloid | 03 mai 2007 à 14:34
@ celluloid merci de l'info.
Mais on voit clairement ici l'aspect tendancieux de certains medias
Oui sur France Culture c'était brillant. Même Baverez reconnait que SR a été meilleure.
Amitiés Républicaine
Rédigé par : prevalli | 03 mai 2007 à 14:42
"Vous le savez je ne commente jamais les sondages, je trouve même à l'inverse de beaucoup qu'ils font du bon boulot, mais là je ne peux pas me taire.
Un sondage indique que 53% des français ont trouvé NS plus convaincant, et 37% SR.
C'est une arnaque.
53% c'est le score actuel de NS. Ce qui veut dire que les convaicus l'ont trouvé convaincant. Bravo pour l'info.
Bref c'est un sondage sans aucun intérêt manipulateur de l'opinion. Bravo LCI Le Figaro. Ils nous prennent pour des c---.
"
Et Ségo va faire 37%?
Relis-toi, crétin.
Rédigé par : Le Camembert Président | 03 mai 2007 à 15:15
@prevalli et @camembertpresident (qui pourrait entre parenthèse se calmer)
Lu en commentaires sur Big-Bang-Blog :
2 sondages en ligne donneraient Ségo gagnante du duel avec Sarko (Le monde et 20 minutes).
http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=610
Je parle au conditionnel, je n'ai pas réussi à localiser les URL de ces sondages...
Donc méfiance également...
Rédigé par : Bernard | 03 mai 2007 à 16:28
D'accord avec certains d'entre vous que Nicolas n'a pas été à son avantage.
Aurait il débattu avec DSK ou Fabius ,le résultat aurait été beaucoup plus brillant ,mais que vouliez vous qu'il fît (allez ,je l'ai mis ...l'imparfait du subjonctif )contre une madone qui se contente de lancer des incantations ?le rationnel a forcément le dessous .Et puis ,il ne pouvait pas se permettre d'être méchant ,alors qu'il peut brillamment l'être ,mais ,c'était interdit ....
Rédigé par : Minerve | 03 mai 2007 à 16:41
Peu de monde rattache le fond et la forme de ce débat à l'objectif essentiel de cet entre deux tour, à savoir la chasse aux voix centristes.
Plusieurs éléments me poussent à penser que NS tire les marrons du feu dans l'affrontement d'hier soir.
1/ il a assoupli sa posture "d'agité" qui déplait beaucoup au centre
2/ il a été clair et concis (malgré des erreurs magistrales) ce qui fait mouche aussi chez l'électorat du centre
3/ Dans le même temps, SR a fait exactement l'inverse.
La réaction de Bayrou, ce matin, s'empressant de dire qu'il ne voterait pas pour NS ressemble à une tentative de rééquilibrage post-débat ...
Le gagnant du débat ne le sera qu'au centre, car pour le reste de l'électorat, les dés sont dores et déjà jetés.
Rédigé par : Made In Nina | 03 mai 2007 à 16:52
à thierryl
reconnais néammoins que nous dire que sur l'intégralité des télespectateur dire que 53% ont trouvé sarkosy convaincant est tendancieux.
Car nous savons bien que 53% des français était déja convaincu avant de voir le débat.
Voilà ce que je dénonce. Ce que je constate en revanche c'est que SR n'a pas été jugée globalement convaincante au dela de son score de gauche au 1er tour.
Ce qui pour moi veut dire simplement - Match NUL et non Victoire de sarkosy.
Rédigé par : prevalli | 03 mai 2007 à 17:08
@thierryl
Je ne remet par en cause tous les instituts de sondage.
Par contre je doute fortement de la fiabilité de cet institut qui est encore tres jeune lorsqu'il s'agit d'interroger les couches populaire du fait de la methode de consultation utilisée.
Cela s'etait particulièrement vu lors de la consultation des militants socialistes a l'issue du 3eme debat des primaires.
Opinion Way annoncait 58% pour SR, 36% pour DSK et 6% d'intentions de vote pour Fabius.
http://www.opinion-way.com/pdf/Le-Figaro-LCI-Debat-PS-7-Novembre.pdf
Au final Fabius, dont l'electorat est moins "bobo" que celui de SR et DSK, obtiendra 18,54%
http://vanb.typepad.com/versac/2006/11/primaire_social.html
Enfin, l'ethique de cette société est assez edifiante, la lecture de cet article vaut son pesant de cacahouettes ( sur-representer ! ):
http://www.strategies.fr/archives/1191/sol119100101/entretien_hugues_cazenave_en_quete_d_opinions.html
Rédigé par : celluloid | 03 mai 2007 à 17:30
NI l'un NI l'autre ne m'ont convaincue et je ne voterai NI pour l'incompétence économique, NI pour l'incompétence sociale, mais je ne m'abstiendrai pas pour éviter que mon vote ne soit confondu avec celui pour Le Pen.
Je suis tombée il y a deux jours sur une info, je vous la soumets, je pense qu'elle est connue sur ce site - dont je n'ai pas la prétention de connaître tous les posts), mais où j'ai bien ri parfois hier soir en lisant certains commentaires sur le débat, en particulier concernant A. Chabod:
http://www.alleanzanazionale.it/an/
page.asp?ImgPath=null&Cat=1&Art=944
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gianfranco_Fini
Je constate que Nicolas Sarkozy est l'ami de Gianfranco Fini - extrême-droite italienne - qui a déclaré, entre autres:
"Je crois encore dans le fascisme, oui, j'y crois" (19/08/1989)
"Personne ne peut nous demander d'abjurer notre matrice fasciste" (05/01/1990)
"Mussolini a été le plus grand homme d'Etat du siècle. Et s'il vivait aujourd'hui, il garantirait la liberté des Italiens" (30/09/1992)
"…Celui qui a été vaincu par les armes mais non pas par l'histoire est destiné à goûter à la douce saveur de la revanche… Après presque un demi-siècle, le fascisme est idéalement vivant…" (mai 1992)
"Mussolini a été le plus grand homme d'Etat du siècle… Il y a des phases dans lesquelles la liberté n'est pas parmi les valeurs prééminentes" (juin 1994).
Gianfranco Fini est l'auteur de la préface du livre de Nicolas Sarkozy:
http://www.alleanzanazionale.it/an/page.asp?ImgPath=/
Leggendo%20Leggendo/testimonianza.jpg&Cat=1&Art=1418
Rédigé par : Meri33700 | 03 mai 2007 à 18:03
Plus que la question de savoir qui s'énerve le premier, il est important de connaître les programmes des candidats. Sur l'éducation on peut lire http://avenirdeleducation.blogpremium.com/
Ségolène Royal ne propose que des dépenses supplémentaires et aucune réforme de fond
Le programme de Ségolène Royal et celui de Nicolas Sarkozy
Ségolène Royal
Nicolas Sarkozy
L’étrange silence de Ségolène, ou Les socialistes contre la liberté pédagogique
Voter Royal c’est voter Philippe Meirieu, pour l’immobilisme, la « méthode globale » et la pédagogie obligatoire.
Nicolas Sarkozy pour la liberté pédagogique
Les socialistes contre l’apprentissage en entreprise et la diversité des filières scolaires
Les socialistes et la réforme de l’enseignement du français
Ségolène Royal détourne la question des 35 heures à l’école
Rédigé par : avenir de l'éducation | 03 mai 2007 à 18:41
"Voter Royal c’est voter Philippe Meirieu, pour l’immobilisme, la « méthode globale » et la pédagogie obligatoire"
trop drôle !!! encore 1 sarkoziste qui vit sur des "souvenirs" mythifiés de 68 et qui ne connaît rien - en tout cas pas grand'chose d'après ses dires - à l'éducation !!
wouarf, wouarf, waourf, je me marre encore de tant de poncifs imbéciles et dépassés !
Rédigé par : Benoît | 03 mai 2007 à 20:50
@ thierryl:
Votre réponse n'a selon moi aucun sens.
Ce sont pourtant des faits, ce que je citais, peut-être cité 1000 fois déjà.
Mais sans importance, selon vous?
Rédigé par : Meri33700 | 03 mai 2007 à 21:07
** commentaire ordurier modéré **
Rédigé par : Raphaël Zacharie de Izarra | 03 mai 2007 à 21:41
Le débat n’a pas permis de faire ressortir de réel gagnant et les électeurs vont certainement se retrouver selon leurs convictions dans les propos du candidat de leur choix.
Cette confrontation télévisée reflète bien cependant la campagne à laquelle on a assisté. D’un côté, comme durant toute la campagne, on a retrouvé un Nicolas Sarkozy, calme, assuré et pragmatique qui explique bien la réalité aux français avec un programme clair; un Nicolas Sarkozy qui souhaite rassembler ; un Nicolas Sarkozy qui se pose en acteur du changement. De l’autre côté, on a retrouvé une Ségolène Royal qui a attaqué d’entrée de jeu son adversaire sans parler réellement de son programme; une Ségolène Royal « brouillonne » qui est vite déstabilisée sur certaines questions (nouvelle CSG ? 35 heures ? quelle politique énergétique ?) et avec des propositions qui demeurent floues en matière de réalisation et de financement (qui paiera les nombreuses promesses ?). Un exemple : lorsqu’on écoute Ségolène Royal, toutes les questions économiques sont renvoyées aux partenaires sociaux. Elle ne semble pas avoir d’idée sur aucun sujet et prépare le terrain pour encore 5 années d’immobilisme et de dépenses publiques.
En abordant des sujets émotifs (policière violée, femmes battues, femmes qui ont des problèmes de garderie), Ségolène Royal se démarque nettement en se présentant comme la porte-parole des femmes. Elle est même allée jusqu’à prendre pour exemple la chancelière allemande qui est certes, une femme, mais qui est avant tout une personne qui n’applique pas du tout la politique socialiste qu’elle défend. D’ailleurs, le parti socialiste français est le parti de gauche le plus archaïque d’Europe et Nicolas Sarkozy s’est amusé à rappeler, notamment sur les 35 heures, qu’aucun pays dans le monde n’avait suivi l’exemple de la France.
Ségolène Royal se veut moderne mais en fait, ses propos me font penser aux propos de candidats du temps passé où lors d’un débat, on pouvait faire des promesses sans chiffres à l’appui, on pouvait s’exprimer en récitant sur un ton monotone et endormant sa leçon idéologique, on pouvait attaquer son adversaire avec une certaine mauvaise foi. Loin de cette manière de s’exprimer aux français, Nicolas Sarkozy se veut plus pragmatique à la manière des chefs d’état modernes. Il respecte son adversaire. Il demande à être jugé sur les résultats et ne promet pas l’impossible. Et un comble, Il a même été là pour expliquer le programme de Ségolène Royal à sa place (!)
Durant cette campagne, les médias et les gens de gauche n’ont cessé de parler avec mépris et virulence du climat de peur et de brutalité qu’un président comme Nicolas Sarkozy instaurerait (c’était d’ailleurs le seul argument qu’ils ont eu pour contrer le programme de Nicolas Sarkozy car à aucun moment, il n’y a eu un débat d’idées venant de leur part). Je pense que s’il est élu, j’ai davantage peur que la gauche ne respecte pas le résultat des urnes et soit prête à tout pour éviter que les changements nécessaires à la société française promis par Nicolas Sarkozy se fassent. C’est un peu toujours la même chose avec la gauche. Ceux qui ne sont pas d’accord avec, sont des parias.
La démocratie parlera dans les urnes ce dimanche.
Rédigé par : Olivier | 03 mai 2007 à 22:01
Olivier ,vous exprimez avec beaucoup de clarté ce qui est à la fois notre espoir et notre crainte ,à nous qui allons voter Sarkozy dimanche .
La gauche ou plutot les gauches n'ont jamais été bonnes perdantes et ne respectent pas le verdict des urnes .
Ce sera à nous de ne pas flancher et de ne pas abandonner notre champion en rase campagne .
Rédigé par : Minerve | 03 mai 2007 à 23:26