Passons sur les réactions des militants et personnalités politiques, dont Jules avait bien prédit la langue de bois usuelle, et dont on se demande en quoi ces éléments de communication très attendus peuvent justifier la création de dépâches d'agence.
Frédéric Rolin revient sur quelques éléments, comme l'affrontement homme-femme, la compassion...
Vinvin refait la bagarre de cour de récré. Bien vu.
Seb chez What's next voit un match nul qui arrange bien Sarkozy.
Emmanuel revient sur la mention de Rexecode et l'argument de la nomination de Michel Didier au CAR. Il est évident que la nomination d'un économiste au CAE ne vaut pas ralliement idéologique. Ca témoigne d'ailleurs pas mal du niveau de mépris que le candidat de la droite a pour les experts de ce genre (quand ils ne lui tressent pas des lauriers). La caricature de Ségolène Royal n'est pas plus à son avantage, dans le mode "institut du MEDEF".
Zaki Laïdi revient sur Sarkozy le national-libéral. Je crois pour ma part que Sarkozy a démontré hier qu'il était tout sauf libéral, à un moment précis, celui où il a parlé des droits réels, qui engagent l'Etat, contre de simples droits formels. Alain Madelin a du se retourner dans sa tombe politique.
La question des 17% que représenteraient le nucléaire dans la production d'énergie semble attirer beaucoup de discussions (comme celle des retraites). On est bien là dans le délire de ces deux candidats. l'une n'arrive pas à former la bonne phrase, confodnant la consommation d'électricité nationale et la consommation d'énergie globale, l'autre tentant un tour de passe passe avec 50%. On se retrouve au niveau du débat laissé par Bourdin et ses sous-marins.
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Beaucoup, beaucoup de discussions en ligne au lendemain de ce débat. Décortiquages multiples et forcenés, partout.

Où était-il, hier soir, le candidat qui se revendique de l'action et de la rupture ?
Embaucher des infirmières ou des professeurs en remplacement des douaniers qui partent en retraite ? Pas possible.
Soutenir l'emploi des jeunes et la formation comme nous le faisons en régions avec les emplois-tremplins ? Pas possible.
Assurer la pérénité des retraites après 2008 (et non pas 2020 comme il l'a dit) en mettant fin aux injustices faites aux femmes et aux travaux pénibles ? Pas possible.
En finir avec les cadeaux fiscaux qui ne récompensent pas le travail mais la rente des plus aisés ? Pas possible.
Engager le débat sur l'avenir des politiques énergétiques et de la technologie nucléaire ? Pas possible.
Associer le peuple à la relance nécessaire de l'Europe ? Pas possible.
Envisager des menaces concrètes envers la Chine pour faire évoluer sa position au Darfour ? Pas possible.
Tel était hier le discours du candidat de l'UMP, pour qui de toute évidence, "Ensemble, ca ne va pas être possible".
Le visage qu'a montré hier soir Ségolène Royal n'était pas celui de l'agressivité. C'était celui de la France. Une France capable de s'indigner et de porter son message humaniste sur la scène mondiale. Une France qui ne veut plus dire le contraire de ce qu'elle fait. Une France rassemblée qui oppose le débat et la concertation aux solutions clés-en-mains qui ont toujours échoué. Une France surtout, qui pense que la volonté politique est la clef du changement.
Face à un Sarkozy gestionnaire et candidat à l'hôtel Matignon, Ségolène Royal est montée hier soir sur le perron de l'Elysée
Rédigé par : Jean-Jack Queyranne | 03 mai 2007 à 23:59
je fais partie donc des militants j'imagine ?
Rédigé par : Loic | 04 mai 2007 à 00:07
"Une France capable de s'indigner et de porter son message humaniste sur la scène mondiale"
C'est beau.
C'est Ségo.
Rédigé par : Le Camembert Président | 04 mai 2007 à 01:14
l'ump a déjà gagné. Les SS, soldats de Sarkozy, se disputent déjà les places. Le seul petit bénéfice pouvant en être tiré dimanche est d'aller garer sa voiture à bobigny. Ensuite, il faudra investir ses économies dans les clubs d'auto défense et en savoir + sur l'islam et la religion juive pour continuer à pouvoir vivre dans un pays divisé
Rédigé par : debat | 04 mai 2007 à 06:07