J'aime bien ce qui se discute sur libertés réelles. J'imprime les articles pour les lire dans le métro. Le problème, c'est que je suis en scooter à présent, alors ça rend la lecture plus compliquée. Si vous croisez un olibrius penché sur des feuilels A4 au format paysage près de la place de la Bastille, c'est donc sans doute moi.
Sinon, sur Telos, il y a tout plein de belles analyses dans le détail du "traité simplifié". Où est le téléphone ?
Salanié revient sur l'autonomie des universités dans Le Figaro. J'ai vraiment l'impression que cette grande réforme va virer au micro-truc avec vaguement plus de moyens, et qu'on rognera sur les facteurs-clefs de succès de la réforme, en s'attachant à des éléments symboliques. Je me demande ce que devient DSK sur ce sujet, lui qui prônait - un peu seul au PS - la fin du diplôme unique national. On l'entend peu soutenir une réforme exigeante sur ce sujet.




je recommande tout particulièrement sur libertés réelles l'analyse économique du départ de Laure Manaudou en Italie qui rompt fort heureusement avec les explications et longues descriptions psychologisantes de la presse "people"
Rédigé par: david | 05 juillet 2007 à 10:54
"J'ai vraiment l'impression que cette grande réforme va virer au micro-truc"
La faute à qui ?
Rédigé par: bobcat | 05 juillet 2007 à 11:13
Pour une fois je partage la crainte de Versac au sujet de LA grande réforme qui risque de tourner au micro truc, rognant sur les facteurs clés du succès de la réforme. Un travers plus français que droite/gauche.
On sait déjà que la sélection ne concernait que le passage de 3ème à quatrième année. Pour ceux qui se figurait que cela interviendrait dès la première année, c'est donc foutu. On sait aussi que là où le gouvernement prévoyait de donner de l'autonomie aux universités qui le souhaitaient, les syndicats étudiants ont obtenu, contre toute attente, que cela concerne toutes les universités.
On notera l'idée-force dans l'article de Salanié de la liberté de fixer les contrats de travail comme complément nécessaire à l'autonomie. Là, le représentant du SNES sup de service Fabbri déclarait comme Aschierri être déjà "totalement opposé" aux recrutement de contractuels, ce qui est déjà plus raccord avec l'habituel marigot syndical franco-français. Je fais l'hypothèse que seuls les emplois statutaires, gravés ad vitam dans le marbre ont la préférence de ces tristes "étatistes".
Si on ne touche pas à grand chose de l'organisation, de la méthode et du fonctionnement, alors le risque est effectivement grand que le "bidule" universitaire absorbe les 5 milliards, sans que cela ne change grand chose à l'affaire, à son efficacité, à son "rendement".
Enfin peut-être n'est-il pas inutile de rappeler qu'au "pays-au-système-éducatif-que le-monde-entier-nous-envie", nos chercheurs déclaraient quitter le navire pour la recherche américaine, et nos chirugiens menaçaient de se délocaliser au Royaume Uni. Et dire qu'on m'avait dit que c'était l'enfer ultra-libérale. Y aurait comme un bug. En tous cas à lire Salanié, ça a l'air pour les US d'être un système plus vertueux que le "modèle" que le monde entier regarde.
Rédigé par: matéo | 05 juillet 2007 à 11:51
La véritable réforme, ce serait de cesser de vouloir réformer : l'université, la recherche ou quoi que ce soit d'autre.
Et tout simplement laisser aller. Faire confiance aux hommes de l'art plutôt que de régir du haut de l'incompétence élue.
Rédigé par: Cher | 05 juillet 2007 à 13:54
"la fin du diplôme unique national."
C'est quoi le diplome unique national ?
Rédigé par: Moul | 05 juillet 2007 à 14:14
La réforme à quelle(s) fin(s) ?
Suppression des grandes écoles que le monde entier nous envie ?
Donner enfin les mêmes moyens à l'université qu'à l'enseignement secondaire ?
Réduire le pouvoir des mandarins locaux ?
Financer l'université grâce aux entreprises ?
Recherche fondamentale ou recherche appliquée...?
Pas certain que l'autonomie accrue des universités soit une bonne direction... Ce n'est pas une réforme énorme mais elle instille du libéralisme... D'autres mini-réformes suivront certainement, on nous expliquera que l'autonomie ne suffit pas...
Rédigé par: pas perdus | 05 juillet 2007 à 14:16
Suppression des grandes écoles ?
Ben là, ce serait un peu balot, parce que s'il y a bien un truc qui fonctionne plutôt bien, ce sont bien les grandes écoles ! Versac est mieux placé que moi pour vous en parler d'ailleurs.
Quant à la question de Cher, puis-je poser la question de savoir ce que l'on fait quand un truc ne marche pas ou mal, pensez-vous sérieusement que l'urgence consiste à ne rien faire ?
Rédigé par: matéo | 05 juillet 2007 à 14:56