Sur le site de l'Elysée, on n'a droit qu'à la vidéo (scénographie habituelle, deux drapeaux, fonds bleus, on se croirait revenus deux ou trois ans en arrière : il n'a pas changé, en fait). Heureusement, on peut avoir le texte intégral du long discours de Nicolas Sarkozy à Epinal, sur le thème de la démocratie irréprochable (c'est beau, le spin) sur le site du Monde.
Le discours commence par une ouverture sur le thème de la rupture, thème que le candidat avait pourtant quitté lors de sa campagne, une rupture qui doit enfin ouvrir à une "remise en cause des rentes de situation, des privilèges indus, des conservatismes qui bloquent l'élan de la société vers l'avenir". On pense évidemment immédiatement, enfin, à cette magnifique ouverture sur les droits de succession. Mais foin, ne raillons pas, concentrons-nous sur cette promesse de démocratie irréprochable. Qu'est-ce que ça peut bien être ?
Evidemment, on pourrait penser qu'une démocratie irréprochable, ce serait une démocratie ou la probité est érigée en valeur clef. Où l'on évite d'investir des anciens repris de justice dans l'exercice de leurs mandats, ou de nommer ministre des mis en examen. Voire, bêtement, une démocratie où l'on conserve la règle sans doute stupide qui veut qu'on évite de cumuler un exécutif local et un boulot de ministre, les emplois du temps de chaque fonction méritant amplement un plein temps.
Mais bon, ne raillons pas.
Raillons plutôt ces phrases creuses, guaino-style (oui, je fais une allergie) : "Les institutions, c'est tout ce qui fait que la société ne marche pas au hasard." Le genre de phrase, au milieu d'une anaphore, qui passe inaperçue, mais qui, quand même, ne veut absolument rien dire. Une société marche-t-elle ou pas au hasard, est-ce un mal, quelle doit être la part de hasard dans l'avenir d'une société ? J'aurais tendance à en laisser un peu, mais soit. Cessons.
Je passe sur cette anaphore qui charge les institutions de pouvoirs surnaturels, pont entre le passé et l'avenir, pouvoir magiques qui contrastent fortement avec la conception qu'avait notre candidat il y a un peu plus d'un an, qui voyait dans notre constitution (et dans les institutions en général) un truc pas mal mais pas forcément délire, mais avec lequel on pouvait toujours composer. Primait l'usage, le système n'importait pas beaucoup. Dans le discours d'aujourd'hui, c'est l'inverse. Soit. Enfin. Guaino est passé par là, il ne peut pas s'empêcher de remplir le vide de vide historique solennel.
Passons donc sur les références historiques et la dénonciation, version homme de paille, de la IVème République et du parlementarisme : il faut dresser l'épouvantail bien en évidence pour prévenir toute tentative de se diriger un tant soit peu dans sa direction. Bonapartisme, quand tu nous tiens.
Suit un passage où Nicolas Guaino nous explique que la France, c'est l'Etat. Je lui accorde volontiers un point, sur le rôle prééminent de l'Etat dan sla consctruction de la nation française. Mais je n'y vois point de la rupture annoncée, de cette promesse d'évolution. On a envie de poser la question au président qui rend tout possible : la France, devrait-ce être encore l'Etat, dans un monde où celui-ci est si faible ? La réponse ne fuse pas. Seules pointent les références historiques. Il fut un temps où Nicolas Sarkozy ne pensait plus l'Etat capable de tout, mais parlait de volonté politique et de rôle de la société. Aujourd'hui, il se soumet à l'histoire, il nous dit que seul l'Etat a fait la France (" L'Etat a toujours été en France le principal agent de transformation sociale.").
Déclaration de foi jacobine jusqu'au bout des ongles donc. Quand je pense que certains ont dit de nicolas Sarkozy qu'il était libéral. J'en ris encore, en lisant ce missel de l'Etat tout puissant.
Passons au fond. Vème République nous garderons, nous le savions. Ce n'est pas forcément un mal. Précutions justes, quede faire attention, même si la caricature volontiers paradoxale (quand on vient de dire que l'Etat était déjà tout) de faire de l'avant-Vème un nuage sombre rempli d'inactions est encore une fois une simple figure de style irritante. Passons sur les "il ne s'agit pas de faire" X ou Y, horreurs absolues, hommes de paille de plus en plus ridicules.
Epurons (c'est difficile, le texte n'y aide pas) :
- Il veut un débat libre et représentant toutes les tendances (mais dont on a compris que les parlementaristes seront écartés des conclusions).
- Il crée une commission, confiée à Edouard Balladur, et y invite un collège vaste et varié. C'est bien.
- Il souhaite que le président gouverne, et qu'on lui mette des garde-fous.
- Il songe à la limitation du nombre de mandats successifs du président (à deux, sans doute), là où jamais un président n'a excédé ce nombre. Il ne se pose pas la question du cumul des mandats.
- Il souhaite que le pouvoir de nomination soit partagé. C'est bien.
- Il donne mandat à cette commission pour, surtout, examiner le rôle de l'opposition au parlement et le pouvoir de contrôle de celui-ci.
- Il veut "qu'il n'y ait aucun tabou", sur ces sujets des pouvoirs du parlement. Doit-on prendre ça comme une ouverture à un champ large, ou concentré sur le sujet du nombre de commissions parlementaires et ses moyens de contrôle ?
- Il n'a pas une passion pour la suppression de l'article 49-3, tout en voulant qu'on en fasse une évaluation solide. Ca a le mérite de l'ambiguité.
- Il veut ouvrir le débat largement. Même s'il indique qu'il n'est pas favorable à de nombreux sujets, il indique qu'il écoutera : c'est une porte ouverte à quelques initatives de la commission. Mettons tout sur la table, indique-t-il. Dose de proportionnelle, pourquoi pas ? Pouvoir judiciaire ? A priori non, mais enfin, parlez-en. Elargissement des pouvoirs du conseil constitutionnel ? J'iame pas trop mais traitez le sujet. le Sénat : allez-y les cocos, la voie est libre.
Il se pose en briseur de tabous, dans ces formules décidément habituelles : "au nom de quoi devrait-on s'interdire ?". De rien, Nicolas, de rien. Sinon du fait qu'on a compris que ces réformes là ne seront pas de ton fait.
Et voilà. Le président a lancé les travaux institutionnels, sans tabous. Il n'a fait qu'omettre des quesitons, dont celle, cruciale, du cumul des mandats. Espérons que les constitutinnalistes, dont Guy Carcassonne, sauront interpréter cette ouverture à un débat sur tous les sujets pour poser cette question, dont on se demande au nom de quoi notre président ne l'a pas abordée une seconde, lui qui prône l'absence de tabous. Et ne parlons pas des pratiques, nous sommes dans les institutions.
Débat il y aura, donc. Il sera passionnant, je l'espère. J'aimerais qu'il soit ouvert, public, rendant compte de ses travaux devant les Français. Un modèle existe : la convention pour l'avenir de l'Europe, qui rendait publiques toutes ses délibérations. On peut espérer un tel format, notre président ayant indiqué qu'il souhaitait que le peuple s'empare de ces sujets au plus tôt, que les choses ne se fassent pas dans l'ombre.
Ensuite, le président tranchera. Puis le parlement. Prenons le président au mot : ouvrons le débat. Il sera toujours temps de voter ensuite.

' "Les institutions, c'est tout ce qui fait que la société ne marche pas au hasard." Le genre de phrase, au milieu d'une anaphore, qui passe inaperçue, mais qui, quand même, ne veut absolument rien dire.'
Ou qui, comme tu le sous-entends fort justement ensuite, veut beaucoup dire. C'est juste du constructivisme.
Rédigé par : SM | 13 juillet 2007 à 02:39
Ce qui me frappe le plus dans ce "style Guaino“, c'est le très haut degré d'abstraction des propos tenu. Ça fonctionne toujours à peu près de la même manière avec beaucoup de mot abstraits : le courage, la nation, l'Etat, la République, la morale… et des structures de phrase toujours un peu similaires : "Pour A, il faut B, parce que C". "Parce que A a toujours été B" … Au final, j'ai vraiment du mal à comprendre ce qu'il veut dire. Le texte n'est apparemment pas encore disponible sur le site de l'Elysee, donc je ne peux pas citer d'exemple précis pour étayer mon propos, mais je serais curieux de savoir si vous partagez la même impression que moi. C'est encore plus frappant quand il nous parle des peuples et de leur génie. Par exemple, il nous parle de la "Constitution" anglaise et nous dit qu'elle convient bien au "Génie du peuple anglais". Cette manière de donner une essence à un peuple me semble particulièrement étrange et anachronique. On se croirait dans un livre d'histoire du XIX° siècle. On croirait lire des pages de Michelet ou de Renan.
Rédigé par : PAC | 13 juillet 2007 à 08:09
Cher Versac, plus je vous lis ces dernières semaines, moins je comprends comment j'ai pu tant apprécier et recommander vos billets car je les trouvais éclairés. Incidieusement mais très sûrement, vous versez dans la critique systématique et, j'ose le dire, un certain obscurantisme. Vous vous posez désormais en juge des "bonnes" idées ou pratiques (celles que vous, vous estimez bonnes), celles défendues par NS étant fatalement et sans conditions mauvaises.
Je ne me souviens pas que vos billets étaient aussi marqués par le délit d'intention. Vos choix de mots insidieusement méprisant (jacobin, bonaparte, etc...), sont d'une regretable facilité.
En revanche, je sais que vous pourriez utilement repasser tous les grands discours de l'histoire constitutionnelle française des 60 dernières années et y trouver autant de "vide" que dans celui sur lequel vous passez vos nerfs dans ce billet.
Vous avez la défaite bien triste. Je ne l'aurais pas cru il y a encore quelques mois.
Rédigé par : Gregy | 13 juillet 2007 à 08:46
"je sais que vous pourriez utilement repasser tous les grands discours de l'histoire constitutionnelle française des 60 dernières années et y trouver autant de "vide" que dans celui sur lequel vous passez vos nerfs dans ce billet."
La rupture dans la continuité, en somme...
Rédigé par : GM | 13 juillet 2007 à 08:54
@Gregy et thierryl : je partage pour ma part votre espoir sur le mouvement qui s'annonce et veut laisser sa chance au nouveau président de la république. Mais je pense sincèrement que la critique de Versac pour fréquente, est largement plus cohérente et argumentée que celle de nombreux blogs. Sur le "libéralisme" ou plutôt le manque de libéralisme du président, je partage ce qui est une frustration et qui risque de nous ammener à nous opposer à l'Allemagne alors même que le couple franco-allemand est fondamental dans la remise en route de l'Europe. Il faut être vigilant, reconnaître les points positifs (et il y en a, surtout après 12 ans de Chirac et y compris dans ce discours sur les institutions), mais défendre les sujets fondamentaux.
Cordialement,
http://mitterrand.2007.over-blog.com
Rédigé par : Tonton | 13 juillet 2007 à 10:53
Dans le modèle présidentialiste proposé pa Nicolas Sarkozy, mais à quoi sert le premier ministre ? Plus à rien...
Rédigé par : Politoblog | 13 juillet 2007 à 11:03
SM : oui, du constructivisme, mais en même temps, complètement incohérent avec l'essentialisme dont Guaino fait preuve à côté, et qui ne colle pas avec ce que je pressens des convictions de Sarkozy. Il y a une incohérence totale, habillée de concepts larges, décrétés d'auutorité.
PAC : exactement ça, oui. Il faudrait qu'un jour, quelqu'un fasse, outre ce que fait Jean Véronis, un travail sur le style Guaino, sur le fond. c'est assez effrayant de passéisme.
Gregy : eh bien, je ne sais pas. Je n'ai pas de défaite à faire valoir, n'ayant pas combattu Sarkozy et j'ai toujours été ronchon grognon, ne me suis jamais posé en arbitre des élégances. C'est sans doute vorte lecture qui a changé, aussi. Il est vrai que je déteste profondément ce style Guaino, et vous verrez sans doute une réelle consistance dans ce fait : depuis le discours de périgueux, ce style m'insupporte, et je le crois faux.
Thierryl : y-t-il moyen un jour que vous alliez commenter ailleurs, si c'est pour toujours se contenter de dire, dès que je parle de Sarkozy, que je suis un con ? Il me semblait vous en avoir déjà fait la demande. Je sais que je suis un bobo machin bidule truc. Maintenant, c'est clair. Allez donc voir ailleurs et contruire ce que bon vous semble, puisque tout est possible...
Tonton : je crois que certaines personnes me lisent avec un prisme "de toute façon, il est antisarkozyste". Ce sont souvent des sarkofans. Je ne suis pas un opposant, mais j'aime à pointer les incohérences et les failels. Et il me semble qu'il y en a beaucoup dans la réforme constitutionnelle du président. Cette incohérence sur le rôle des institutions, qui sont tour à tour magiques, puis ne sont que des règles qui comptent moins que les pratiques, en font partie, par exemple...
Politoblog : ce sera un des débats utiles de cette révision que de discuter la place du PM. A priori, Sarkozy n'est pas pour sa disparition, manquant en cela d'une certaine cohérence...
Rédigé par : versac | 13 juillet 2007 à 11:37
très honnètement... je trouve le cadre donné intéressant...
Sur le plan purement politique... il est incroyablement redoutable et... presque novateur.
j'en suis à me demander si je suis soluble dans le sarkozysme..
Rédigé par : marc | 13 juillet 2007 à 12:13
"Il faudrait qu'un jour, quelqu'un fasse, ... un travail sur le style Guaino" : Yves Michaud serait un excellet candidat, qui avait disséqué la parole chiraquienne dans "La parole et l'impuissance", une référence dans le genre. Reste à savoir si NS se situera dans la lignée de son modèle Chirac ou dans celle de son mentor Balladur.
Rédigé par : Monsieur Prudhomme | 13 juillet 2007 à 13:30
"Si notre croissance est si faible, c'est parce que nous ne travaillons pas assez. Si les salaires sont si bas, c'est parce que le taux de chômage est élevé. S'il y a tant de travailleurs pauvres, c'est parce que le travail ne paie plus assez et est de plus en plus précaire".
=> autres phrases creuses, cette fois dans la lettre de mission envoyée à Christine Lagarde (voir mon blog)
Concernant ta conclusion, je te rejoins totalement. J'ai écrit ce matin (promis, j'avais pas lu ton billet :)
"Enfin, puisque Nicolas Sarkozy veut s'inspirer de de Gaulle, rappelons-lui quand même que l'ancien président fit approuver son projet de Constitution par le peuple français. Le débat national, avec l'ensemble des citoyens, n'est pas ouvert. Les négociations, les réflexions, les tractations se font dans l'ombre des cabinets ministériels"
Rédigé par : Papito | 13 juillet 2007 à 15:49
Hum hum, je ne me réjourai jamais assez d'avoir échappé à Ségolène mais tout de même, faire référence à De Gaulle pour enrober une réforme qui renforcera le contrôle du Parlement sur le président... un chef de l'état qui s'abaisse à faire des discours devant le Congrès...
On a beau ne pas connaître beaucoup d'histoire contemporaine, il y a des pilules qui ont du mal à passer. Et il y a un Général qui doit se retourner dans sa tombe.
Rédigé par : le Sphinx | 13 juillet 2007 à 19:55
Ce qui me gêne, dans ce discours du Président, comme dans ceux du candidat (notamment lors de la convention UMP sur la santé au printemps dernier), c'est l'utilisation presque systématique du passé pour montrer que les choses n'ont pas toujours été ainsi et qu'il est donc possible de les changer.
Par rapport aux autres commentaires, je pense aussi que de grandes réformes comme le veut Nicolas Sarkozy (devraient) pourraient se faire en utilisant le référendum, à condition que la constitution et la coutume permettent à nouveau à un président de la république de demander l'arbitrage des citoyens-votant sur la mise en oeuvre des réformes promises.
Rédigé par : Suzanne | 13 juillet 2007 à 21:54
merci de ce billet, Versac
attention il ne faut pas confondre l'anaphore grammaticale et l'anaphore rhétorique. On se sert de la première tout le temps.
Anaphores rhétoriques :
Rome, l'unique objet de mon ressentiment !
Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant !
Rome qui t'a vu naître, et que ton cœur adore !
Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore !
(Corneille)
Ein Volk, ein Reich, ein Führer!
— (Adolf Hitler)
I Have A Dream, that one day...I Have a Dream...I Have a Dream
— Dr. Martin Luther King Jr.
Ca, c'est de l'anaphore
Guano (euh Guaino, sorry) lui c'est des platitudes, des buzzwords et surtout des syllogismes et de la défense Chewbacca !
Mesdames et messieurs les soi-disant jurés, l'avocat de Chef viens de tenter de vous démontrer que son client a écrit « stinky britches » il y a 20 ans ; un dossier bien préparé. J'ai moi même failli avoir pitié. Mais mesdames et messieurs les soi-disant jurés, j'ai un dernier argument dont vous devrez tenir compte… Membres de ce prétendu jury… voici Chewbacca !!! Chewbacca est un wookiee de la planète Kashyyyk et Chewbacca réside sur la planète Endor… Si l'on y réfléchit cela n'a aucun sens, nous sommes d'accord ? Pourquoi un wookie de 2m40, une taille imposante, choisit-il de vivre sur Endor en compagnie de tout petits Ewoks ? Ça n'a aucun sens ; nous sommes d'accord ! Mais la première question que vous devez vous posez c'est : « Qu'est-ce que ceci a à voir avec cette affaire ? ». Rien du tout !!! Mesdames et messieurs ceci n'a rien à voir avec cette affaire ! Ça n'a absolument aucun sens !!! Regardez-moi, je suis un avocat qui défend une maison de disques importante et je viens vous parler de Chewbacca !!! Cela a-t-il un sens ?! Mesdames et messieurs ce que je vous dis n'a aucun sens ! Rien de tout cela n'a de sens alors demandez-vous lorsque vous serez réunis pour délibérez afin d'établir en votre âme et conscience votre verdict : « TOUT CELA A-T-IL UN SENS ?!!! ». Non ! Mesdames et messieurs les soi-disant jurés ça n'a pas de sens nous sommes d'accord !!! Si Chewbacca vit sur Endor vous devez acquitter mon client !!! J'en ai fini. »
Rédigé par : oldfrog | 13 juillet 2007 à 22:10
Bonjour,
du nouveau dans la blogosphère :
Vous trouverez dorénavant les chroniques de Jean Michel Daclin aux adresses suivantes.
http://www.carnets-lyonnais.fr
http://www.jmdaclin.fr
Cordialement.
Rédigé par : Carnets lyonnais | 13 juillet 2007 à 22:21
Epinaleries ? Pas étonnant avec Seguin comme conseiller...
Rédigé par : pas perdus | 13 juillet 2007 à 22:30
"Primait l'usage, le système n'importait pas beaucoup."
Certains des plus eminents constitutionnalistes vous reprocheront cet amalgame: le systeme politique, c est justement l usage, la pratique qui est faite de la constitution. Sinon, il faudra parler de regime. Primait l usage, le regime n importait pas beaucoup. ;-)
Rédigé par : Marie | 14 juillet 2007 à 12:48
Guaino a beaucoup perdu de son entregent depuis la baffe qu'a reçu Sarkozy à Bruxelles.
Vous savez, c'est que ni l'un ni l'autre n'ont trop l'habitude de s'entendre dire que leurs pitreries ne trompent pas grand monde...
Rédigé par : Ilyeh | 14 juillet 2007 à 19:04
Intéressant article dans libé sur ce qui se serait vraiment passé quand sarkozy est allé demandé la permission aux ministres de l'économie des payes européens:
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/266835.FR.php
Rédigé par : nounours | 14 juillet 2007 à 23:44
Ah bon ?N.S a reçu une baffe à Bruxelles ?
Je lis énormément de presse mais je n'avais pas lu ça .
Seriez vous assez aimable pour me donner vos sources ainsi que des justificatifs ?j'exclus évidemment Canard Enchainé et Marianne qui ne me paraisent pas tout à fait objectifs .
Par contre j'ai vu Juncker ,Barroso et quelques autres qui paraissaient très chaleureux et plutot positifs .
Et vous ,qu'avez vous vu ,IIyeh ?
Rédigé par : Minerve | 15 juillet 2007 à 00:27
Pour ma part je me régale de retrouver Nicolas, cohérent, analyste lucide.
Le propos du chef de l'Etat, comme évoqué sur notre site http://providentielle.blogspot.com, méritent désormais analyse.il y là de grands moments de non dit ou de second degrés.
Que personne ne perde jamais de vue, que le Président de la République, posséde une licence en droit et....le CAPA (certificat d'apatitude à la profession d'avocat). L'effet de manches qui consistait à l'origine a faire claquer le tissus pour éviter que les jurés sommnolent, il connaît.
Comme il connaît la substilité du vocabulaire, qui permet de dire a première vue la même chose, à l'un puis à l'autre mais ...a première vue seulement.
S'agissant de l'implication citoyenne, au fur et a mesure des travaux de la commission je suis plus réservé, car il faut en ammont un peu de pédagogie.
Un espoir enfin, nous avons été les auteurs de la formule "La fin du cumul de certains mandats est la mére de toute les réformes, le vérrou a tirer impérativement pour réformer l'etat".Guy CARCASSONNE l'a reprise, il est dans la commission, espérons. Nous tenons même à sa disposition un texte de loi organique encore plus ambitieux que celui déposé en Mai 2006 par un certain....Christian BLANC!
Rédigé par : Hasselmann | 15 juillet 2007 à 16:33
Que le chef de l'état commence par demander à la floppée de cumulards qui hante sa majorité de ne plus détenir que deux mandats prouverait que sa démarche est honnête.
Maintenant, il est à craindre que le nouveau comité théodule ne soit qu'une trappe à socialistes en vue de limiter la casse aux municipales. Après ....
Rédigé par : Sebd | 17 juillet 2007 à 11:05
Non au cumul des mandats !
Et oui à une assemblée nationale représentative de la société. Avec des femmes, des jeunes, des gens qui travaillent dans le privé (sans forcément être profession libérale). Oui à l'égalité devant l'accès aux fonctions de représentant du peuple. Oui au statut de l'élu.
Rédigé par : Nicolas Froissard | 18 juillet 2007 à 02:23