Le 6 mai dernier, j'ai poussé un ouf de soulagement. Je me disais qu'on était enfin sorti de cette campagne, qu'on allait voir Sarkozy changer de style. Qu'enfin, ça en allait être fini des grands discours qui travestissent la réalité et bercent l'auditoire dans une dilution historique sans fin,
et qu'on allait pouvoir observer les faits, l'exercice du pouvoir excluant de raconter ainsi de grandes histoires bonapartistes sur ce qu'on fait, ce qu'on a vu, ce qu'on veut, etc...
Je m'étais fourvoyé.
Hier, Nicolas Sarkozy a inauguré un genre nouveau : le meeting de président. Il a tellement aimé tous ses grands meetings, tous ces déplacements en province pour faire une grande réunion thématique. Il s'est si bien rendu compte de l'efficacité de ces réunions, qui fournissent à la presse de la matière et des images, de l'événement (alors qu'il n'y a rien, en fait), qu'il a tout simplement décidé de continuer. Il avait fait Agen, Périgueux, Bordeaux, Perpignan, et autres villes où il faisait du "cadrage thématique". Le voilà qui revient à Strasbourg, imposer dans l'opinion qu'il a "sauvé l'Europe".
Efficacité réelle : ça marche, on en parle, il a fixé les termes du débat. Les media semblent aujourd'hui tout déçus de ne le voir qu'à une simple inauguration à Marseille, et on les sent boudeurs à aller à l'assemblée nationale écouter le DPG de François Fillon, si terne, dans les palais de la République.
Il va falloir s'y habituer, à voir la politique se faire à l'extérieur des institutions. Se faire plus sur de longues phrases et des anaphores d'Henri Guaino, se faire dans des "déplacements thématiques"
où notre président nous expliquera ce qu'il a fait et ce qu'il fera et ce qu'il veut et ce dont il se souvient, dans une autoanalyse permanente pour étouffer toute autre qui pourrait naître.
A la fin de la campagne, j'étouffais. J'avais lu ou regardé tous les grands discours de Nicolas Sarkozy le candidat, et me surprenais à dire ces anaphores en même temps que lui. Le voir recommencer ne me gonfle plus : passé les trois "jeme souviens du début de son texte", j'ai abandonné, sachant qu'il dénoncerait des choses dénonçables et enfoncerait des portes enfonçables. Je n'écoute plus.
Qu'est-ce que ça va être long, cinq ans, avec Guaino à l'Elysée.

Merci Versac, merci.
Rédigé par : lg | 03 juillet 2007 à 10:02
"Il va falloir s'y habituer, à voir la politique se faire à l'extérieur des institutions."
Surtout si on considère qu'elle n'aurait jamais du s'y faire, la pratique ayant été introduite par VGE et le long règne qui s'ensuivit des énarques en politique.
Rédigé par : Cher | 03 juillet 2007 à 10:03
"Le voilà qui revient à Bordeaux, imposer dans l'opinion qu'il a "sauvé l'Europe".
Confondre Bordeaux et Strasbourg...moyen. Ensuite, je pense qu'il est préférable d'avoir un président qui apporte de l'intérêt à l'opinion plutôt qu'un président qui parle dans le vent. Ce n'est pas pour rien qu'il y'a eu 85% de participation à la présidentielle...
Rédigé par : VinZ | 03 juillet 2007 à 10:28
En l'occurrence le discours sur l'Europe était à Strasbourg et non à Bordeaux (à moins que son ubiquité ne soit réellement prouvée).. J'en sais quelque chose : plusieurs rue piétonnes fermées dans le cenre-ville et un tronçon d'autoroute entier coupé à la circulation hier soir, à l'heure du retour du boulot, pour que notre cher Leader puisse épancher son évangile pro-européen à son aise...
Rédigé par : Alexandre | 03 juillet 2007 à 10:29
cinq ans ? vous êtes bien optimiste vous...
Rédigé par : Ulpien | 03 juillet 2007 à 10:40
C'est quasiment du lavage de cerveau pour ceux qui veulent bien l'entendre... Il vente du vent, et essaie de convaincre que ce traité qui s'appliquera dans une dizaine d'années (si l'UE ne change pas d'avis) a sauvé l'Europe !
Ce n'est pas un président de la République, c'est un camelot !
Rédigé par : pas perdus | 03 juillet 2007 à 11:11
Versac, nous condoléons (!)
une petite touche d'optimisme s'impose: gageons que nous ne serons pas les seuls à être étouffés par la sauce sarkozyenne. dans ce pays de gourmets, on ne gâte pas les plats impunément.
lourde, écoeurante, sans saveur, est la sauce qui nous est servie
Rédigé par : Martin P. | 03 juillet 2007 à 11:42
Il est vrai que Versac, au delà du cas Sarkozy, fait une petite "fixette" obsessionnelle sur Guaino. Pour le reste, l'Europe était un chouïa bloquée depuis 2005. Chirac, pas forcément bien placé pour la ramener : c'était le grand organisateur de la consultation populaire perdue. A gauche, le plan B n'existait que dans le crâne de Fabius. Pur constat : on était bloqué, on avance.
Pensez à dire à la gauche française qu'un traité franco-français bardé de machins "sociaux" : nos voisins n'en veulent toujours pas. Et ils sont 26 maintenant !
Rédigé par : matéo | 03 juillet 2007 à 12:31
Bah, il exploite ses résultats, qui sont ceux des autres; c'est le B A BA du métier de chef. Ca ne me choque pas plus que ça. Mais effectivement, pas besoin d'écouter.
Rédigé par : fachocentriste | 03 juillet 2007 à 13:06
@ Mateo : "on était bloqué, on avance"
C'est pas sûr, ça. C'est d'autant moins sûr que Sarkozy s'en vante ;-)
Ce qui est sûr, c'est que les pro-européens comme Junker, Prodi, et autres, se lamentent sur la complexité d'un texte qui ménage la chèvre et le chou, au prix de contorsions et de compromissions.
Donc finalement, c'est comme toujours avec Sarkozy : on était bloqué, maintenant on s'agite. De là à dire qu'on avance, il y a un pas qu'il est risqué de franchir.
Rédigé par : Emmanuel | 03 juillet 2007 à 13:15
Sarkozy ne serait-il qu'un Chirac en plus jeune ?
Rédigé par : Monsieur Prudhomme | 03 juillet 2007 à 13:40
Ben si vous ne faites pas de différence entre la période qui va de mai 2005 à mai 2007, et le dernier mois écoulé, ça va pas être fastoche de se comprendre.
Au fait, n'est pas cela qu'on appelle de la ...mauvaise foi ?
Rédigé par : matéo | 03 juillet 2007 à 13:51
le problème c'est que Sarkozy ne se guaino-ïse pas seulement dans la forme, mais aussi dans le fond. L'idée qu'il a avancée dans ce discours d'un protectionnisme européen a trois défauts. Le premier c'est qu'elle ne passera jamais auprès de partenaires qui s'appuient beaucoup sur le commerce extérieur, le second est qu'économiquement elle pourrait elle même être dangereuse (nous avons écrit là dessus ici : http://libertesreelles.free.fr/spip.php?article63), et le troisième c'est que l'idée est contradictoire avec la TVA sociale, qui semble viser à être surtout efficace comme arme contre les importations venues d'Europe.
Rédigé par : Markss | 03 juillet 2007 à 13:58
J'ai voté Sarkozy (h oui personne n'est parfait!) et pourtant je remercie le Canard, le JDD et Rue 89 de publier cette info!
http://rue89.com/2007/07/03/pourquoi-cecilia-sarkozy-dispose-t-elle-dune-carte-bleue-de-lelysee
La seule solution c'est qu'on définisse un statut officiel de première dame, ou alors on est dans l'abus de bien social...
Rédigé par : Blogblog | 03 juillet 2007 à 14:10
Il faut développer, Versac. S'arrêter aux discours "qui travestissent la réalité" à la dénonciation des "choses dénonçables", à l'"enfoncement des portes enfonçables", c'est court. Dans la mesure où tu sembles dire que tu ne l'as pas écouté, ça l'est encore plus.
On peut lui reprocher d'organiser sa visibilité. A l'inverse, pendant bien longtemps, nous avons eu des sphynx réfugiés à l'Elysée, absents, invisibles, irresponsables. Il en fait peut-être trop mais au final, cela dérange peut-être avant tout ceux qui n'ayant pas voté pour lui voudraient pouvoir l'oublier.
Rédigé par : koz | 03 juillet 2007 à 14:39
Versac: tu as voté Segolene Royal et tu es un centriste... Donc tes analyses de la politique de Sarkozy valent ce qu'elles valent> c'est a dire pas grand chose de plus qu'un discours de quelqu'un qui a d etoute maniere une prejugé négatif de Sarkozy...
Rédigé par : Louna | 03 juillet 2007 à 14:51
Louna, vous avez manifestement voté Sarkozy et vos commentaires sur des discours critiques envers icelui valent ce qu'ils valent, c'est à dire pas grand chose de plus qu'un commentaire de quelqu'un qui de toute manière blablabla...
On peut aller loin comme ça, 'savez...
Rédigé par : Louna | 03 juillet 2007 à 14:59
(il fallait bien évidemment lire "GM" et pas "Louna" sur la signature du précédent commentaire)
Rédigé par : GM | 03 juillet 2007 à 15:01
Koz : "Il faut développer, Versac". Ben non, il ne faut rien. Toi, tu aimes développer et faire de longues choses. De mon coté, j'aime le style lapidaire.
Ceci-dit, je mens. J'ai lu le discours à Strasbourg, et je suis heureux de voir un nouveau sauveur de l'Europe qui a enfin fait ce que personne ne pouvait faire sauf lui.
Et ce discours, après des heures de creux et d'affirmations solennelles, du type "
Depuis toujours, la France n'est elle-même, la France n'est grande, la France n'est forte que lorsqu'elle se place au centre de gravité de l'Europe", qui ne servent pas à grand chose, on a eu droit aux dénonciations de trucs débiles "Je veux dire [...] que la Constitution Européenne ne pouvait pas être une fin en soi" (qui l'a dit ? personne).
La cause de la crise, ce n'est pas le non, c'est la crise qui a causé le non. Waow génial.
Et puis, n'oublions pas que le problème, c'était l'absence des politiques. j'ignore en quoi ils sont revenus : j'ai surtout vu revenir les Etats et les gouvernements, et une conception diplomatique de l'Europe, et non politique.
Enfin, j'aime particulièrement la scansion sur la réconciliation du oui et du non :
"La synthèse entre le « oui » et le « non », elle se trouve dans une Europe qui, renonçant à toute naïveté, se donne les moyens d'agir, de lutter contre tous les dumpings, d'instaurer une préférence communautaire, de mettre en œuvre des politiques industrielles.
La synthèse entre le « oui » et le « non », elle se trouve dans une Europe qui n'accepte pas la désindustrialisation, qui ne reste pas les bras croisés devant les délocalisations, qui ne se soumet pas à la pseudo-dictature des marchés.
La synthèse entre le « oui » et le « non », elle se trouve dans une Europe qui n'est pas malthusienne mais qui est capable d'investir massivement dans les activités de demain, dans les infrastructures, dans la formation, dans la recherche.
La synthèse entre le « oui » et le « non », elle se trouve dans une Europe où l'Euro serait mis au service de l'économie.
La synthèse entre le « oui » et le « non », elle se trouve dans la création d'un véritable gouvernement économique de la zone Euro.
La synthèse entre le « oui » et le « non », elle se trouve dans une Europe qui évite par tous les moyens en son sein la course sans fin du moins disant fiscal et social.
La synthèse entre le « oui » et le « non », elle se trouve dans une Europe qui maîtrise l'immigration, où nul ne peut décider de régularisation massive sans l'accord des autres, qui se donne les moyens de se défendre contre les terrorismes et contre les mafias. "
Ben ouais, c'est bien beau, tout ça, mais on fait comment et quoi ? Ce n'est rien d'autre que de beaux mots.
Rédigé par : versac | 03 juillet 2007 à 15:46
Cf. "SarkoStyle 2007"...
Rédigé par : kst | 03 juillet 2007 à 17:48
Je me sens aussi déjà un peu nauséeux, ça fait un peu beaucoup de Sarkozy ;-)
Rédigé par : MamboJoel | 03 juillet 2007 à 18:01
Versac, je vous soupçonne d'être de mauvaise humeur parceque vos potes sont partis en vacances...et pas vous?
la synthèse, la seule , c'est celle avec les 26 autres capitaines actuels, contrariants, jumellaires, toujours farouches, qu'il faut la faire, parceque dans 10 ans, ça sera même plus la peine...Par contre, si on refait un référendum en France dans 10 ans, ça sera tjs non...
Rédigé par : pascale | 03 juillet 2007 à 18:40
Au moins, le tandem Fillon/Sarkozy ne prétend pas faire des miracles en 100 jours.
Puisqu'une grande réforme consitutionnelle s'annonce à horizon de 300 jours après l'élection du nouveau président, nous verrons bien, d'ici 250 jours, ce qu'il en sera des propos de matamore du président et du premier ministre : des résultats tangibles ou, encore une fois, du "que de la gueule".
Rendez-vous au 1er février 2008 ?
Rédigé par : Gus | 03 juillet 2007 à 19:36
c'est touchant de voir le gouvernement de la rupture des mêmes et on recommence, déjà laminé ... Sniff ,)
Rédigé par : djnocide | 04 juillet 2007 à 04:28
"Ben ouais, c'est bien beau, tout ça, mais on fait comment et quoi ? "
Quand un esprit bien fait ne fait aucun effort par mauvaise foi. Comment on fait ? On fait un traité d'union politique simplifié, Versac.
Et on fait un traité d'union politique simplifié parce que depuis le referendum, on est arrêté sur les traités précédents qui ne font que consacrer l'union économique, le grand marché, sans pouvoir politique.
Quand aux creux détectés, reprenez tous les discours des chefs de l'exécutif de chaque pays européens, et vous constaterez sans mal que c'est une sorte de loi du genre. Toute chose rendant vos commentaires peu pertinents, parce que peu discriminants, parce qu'interchangeables.
La mauvaise foi consiste à appeler "sauveur" celui qui ne fait que relancer, sans emphase, sans que cela ne fasse de lui un quelconque homme providentiel, la construction européenne, relançant une machine passablement atonique depuis le "non" français. Pas un messie, un type qui fait ce pour quoi il est payé, et comme le dit Koz, qui ne joue pas au sphynx, réfugié dans sa tour d'ivoire. Pas de quoi s'ébahir, juste de quoi reconnaître que la belle endormie qu'est la France, commence de se réveiller.
Sur les pré-requis énoncés par NS, cela reste selon lui la bonne approche, ça ne veut pas dire que les 26 autres membres pensent comme lui et signeront en bas à droite en criant au génie.
Rédigé par : matéo | 04 juillet 2007 à 07:22
"Ben ouais, c'est bien beau, tout ça, mais on fait comment et quoi ? "
Quand un esprit bien fait ne fait aucun effort par mauvaise foi. Comment on fait ? On fait un traité d'union politique simplifié, Versac.
Et on fait un traité d'union politique simplifié parce que depuis le referendum, on est arrêté sur les traités précédents qui ne font que consacrer l'union économique, le grand marché, sans pouvoir politique.
Quand aux creux détectés, reprenez tous les discours des chefs de l'exécutif de chaque pays européens, et vous constaterez sans mal que c'est une sorte de loi du genre. Toute chose rendant vos commentaires peu pertinents, parce que peu discriminants, parce qu'interchangeables.
La mauvaise foi consiste à appeler "sauveur" celui qui ne fait que relancer, sans emphase, sans que cela ne fasse de lui un quelconque homme providentiel, la construction européenne, relançant une machine passablement atonique depuis le "non" français. Pas un messie, un type qui fait ce pour quoi il est payé, et comme le dit Koz, qui ne joue pas au sphynx, réfugié dans sa tour d'ivoire. Pas de quoi s'ébahir, juste de quoi reconnaître que la belle endormie qu'est la France, commence de se réveiller.
Sur les pré-requis énoncés par NS, cela reste selon lui la bonne approche, ça ne veut pas dire que les 26 autres membres pensent comme lui et signeront en bas à droite en criant au génie.
Rédigé par : matéo | 04 juillet 2007 à 07:23
D'accord avec vous GM, ce ne sont que des mots. Combien de temps va durer l'illusion?
Rédigé par : pas perdus | 04 juillet 2007 à 08:05
Je me suis farci les deux discours sur LCI, Sarko et Fillon.
Désolé pour toi, mais Sarko est un tribun hors pair, un génie de la politique. Je n'ai vu la patte de Guaino que dans la deuxième partie du discours (anaphore avec "la France") - il faut que Véronis nous éclaire. Sarko a des accents gaulliens avec des idées du XXIe siècle, la quintessence de la 5e république.
Fillon lui a abandonné, contraint, les grandes envolées de ses discours de campagne, ce qui l'a rendu beaucoup plus lassant. C'est le Gordon Brown de la république.
Rédigé par : all | 04 juillet 2007 à 08:43
Il sert encore à quelque chose, le 1er ministre ? http://monstjeandebraye.over-blog.com/article-11178207.html
Rédigé par : Moonbloggeur | 04 juillet 2007 à 10:24
Ça m' l'air d'être un procès d'intention. À mon avis quoi qu'il fasse il est critiqué par la gauche de toutes façons (Est-il encore nécessaire de le démontrer?). Le principal, et il le dit, c'est qu'il fasse de son mieux. En tout cas, si la gauche était passée ça n'aurait surement pas était aussi expéditif et dynamique. Au bout de 5 ans il y aura surement du changement, que ce soit en bien (j'espère bien) ou en mal. Il a fait le sacrifice de laisser un peu son propre camp de côté en laissant quelques amis à lui et en choisissant des ministres et secrétaires d'État de gauche, malgré les critiques dans son propre camp. Résultat ? La gauche l'a critiqué. Que voulez-vous faire de plus pour la gauche dans ce cas-là? C'est désespérant. J'espère bien que en 2012 il reformera son gouvernement avec uniquement des umpistes, ça leur fera les pieds. Pour revenir au sujet, quel est le problème de "communiquer" avec les Français? Moi ça me plaît de savoir ce qui mijote à l'Élysée et à Matignon, et puis à force d'entendre des choses positives (on va relancer l'emploi, l'Europe, la compétitivité, etc...), ça aide à lutter contre la morosité, qui remonte aux année où la gauche était au pouvoir. J'espère bien que la gauche c'est fini un bonne fois pour toutes.
Rédigé par : Jean-Yves | 04 juillet 2007 à 11:45
Le plus surprenant n'est pas encore que Nicolas S.. se dépeigne lui même comme un Pic de la Mirandole ou Géo Trouvetou de l'action publique ou LE sauveur de l'europe.Non ,le plus surprenant ,c'est le ton de ferveur extatique sur lequel les ministres ,parlementaires ou dirigeants de l'UMP nous décrivent son action passée présente et à venir.Tout cela fait penser à la station de radio convertie à la promotion d'un Jésus Christ de pacotille dans l'inoubliable"Tout le monde il est beau,tout le monde il est gentil" du regretté Jean Yanne,et à une chanson de ce film qui dit que ,en marchant sur les eaux du Lac de Tibériade,Jésus christ inventa ainsi le ski nautique.Il serait temps qu'un peu de raison revienne.....
Rédigé par : philippe | 04 juillet 2007 à 20:59