From Sagone
Après quelques heures perdues au cap corse à découvrir ce qu'est le sens de l'accueil, après les kilomètres engrangés sous le cagnard, le passage par la forêt de Vizzavona, sans aucun cochon sauvage croisé, le pickup à Campo dell'Oro, la route qu'on retrouve. Passer Mezzavia, monter le long du Golfe de Lava, passer San Bastiano et ses deux cyprès, s'émerveiller pour la centième fois de la vue sur le golfe, descendre ces virages si connus, passer la Liscia, Tiuccia, longer le Liamone, le pont, la ligne droite, virage, le Santana, et au bout, descendre à droite, poser la voiture, et être chez soi.
Depuis, se replonger en fond dans Weinberger pour l'inspiration d'un livre dont j'aimerais bien qu'il ait un tout petit peu de ces odeurs de ciste, d'arbousier, de myrte, de lentisque ou d'immortelles. Du goût du Picasso de chez Mattei, d'un lonzu bien sec, de ces petits déjeuners où l'on épluche la presse quotidienne jusqu'aux chiens écrasés, avec en fond la rumeur de la mer, qui est en forme, ces jours-ci.




Bonnes vacances !
Rédigé par: Lancelot | 10 août 2007 at 17:56
Sagone... j'y était l'an dernier, pour faire des fouilles archéo sous-marine dans le port...
La prochaine fois que tu sera sur le port, là où les bateaux de touristes accostent, juste sous la tour génoise, rappelle toi que - le 1er mai 1811, deux flutes françaises (la Girafe et la Nourrice) étaient mouillées, chargées d'espars. Ce premier mai, la Pomone - frégate anglaise de 38 - et l'Unité, 18 canons, les ont approchées, remorquées par leurs canots, et attaquées...
En feu, la Girafe s'est éloignée pour couler à quelques centaines de mètres au large, par 20m de fond. Son épave est toujours visible, bien conservée. D'après les témoignages, la Nourrice a coulé juste là, au pied de la tour...
Est-elle toujours là ? peut-être... certains indices le laissent supposer...
En tout cas, la baie de Sagone est superbe, et riche d'histoire...
Amicalement,
Rédigé par: LaurentC | 10 août 2007 at 19:32
Pour croiser les cochons sauvages, mieux vaut passer par le col de Vergio. Malheureusement, pour redescendre vers Ajaccio, ce n'est pas franchement le plus court chemin...
Rédigé par: YeDo | 10 août 2007 at 22:39
Un "pinsut" en vacance !
Rédigé par: politoblog | 10 août 2007 at 22:56
Versac dans le Diplo de ce mois, pour son billet sur le Grenelle non-participatif de l'environnement.
Voilà à quoi en est réduit le Diplo, citer des blogueurs de centre-gauche...
La vraie gauche de gauche est en mauvais état !
Rédigé par: Julien Lecaille | 11 août 2007 at 13:31
@ julien Toledano : je sais pas si Caspar a écrit quoi que ce soit mais á mon avis Versac est plutôt plongé dans la lecture, internetement plus correcte, de David, prof á Harvard et conseiller internet de la campagne de Dean en 2004.
Rédigé par: idnca | 11 août 2007 at 21:17
laurentC : la Girafe est toujours là. Pour quiconque a un peu plongé dans la baie, c'est une étape obligatoire...
Pour la Nourrice, je ne saurais dire, en revanche. Mais la baie, oui, est assez riche. Dans les anecdotes moins historiques, on a longtemps eu un canadair échoué au fond, aussi. Et, il y a deux ans, un gros promène-couillon a buté sur la pointe saint-joseph, ce qui nous a valu le passage de l'abeille flandres pendant quelques temps.
Julien Tolédano : eh bien, effectivement, nous ne partageons pas le même monde. J'aime l'arbousier et les cochons sauvages, et je lis David Weinberger plus que Caspar.
YeDo : oui, en même temps, Vergio, je connais trop, et our aller chercher quelqu'un à l'aéroport, il y a plus direct...
politoblog : un pinzuttu, ça s'écrit...
Julien Lecaille : en même temps, j'avais pris cette citation comme un exemple que même les petits gars de centre gauche s'en offusquent...
idnca : oui oui, c'est bien lui. En fait, je l'aime bien Weinberger, malgré un côté un peu fast-philosophy, il met en lumière des trucs assez justes sur l'impact d'internet sur les pratiques sociales.
Rédigé par: versac | 12 août 2007 at 00:33
@ versac : eh ! oh ! c'est pas un endroit pour bloguer, ça !
Bonnes vacances donc.
Rédigé par: FrédéricLN | 12 août 2007 at 09:58
@ versac: je sais pas si tu as lu Bruno Latour (Bruno-latour.fr) mais si la fast-philosophy, te rebute, il pourrait t'inspirer de manière plus profonde et robuste. S'il ne parle pas d'internet en particulier, l'arsenal théorique qu'il développe prend tout son sens quand on le considère depuis la perspective offerte par le web.
Je te conseille notamment son "Changer de société: refaire de la sociologie."
Rédigé par: idnca | 12 août 2007 at 14:14
Les Padrone ont mis le Wifi à Sagone alors?
Très belle description. Il reste une chose que le numérique ne remplacera jamais: les odeurs corses.
"Ce parfum léger et subtil, fait de tym et d'amandier, de figuier et de châtaignier...et là encore, ce souffle imperceptible de pin, cette touche d'armoise, ce soupçon de romarin et de lavande...mes amis !...Ce parfum...C'EST LA CORSE !" (GOSCINNY et UDERZO : Asterix en Corse. - Dargaud Editeur, 1973).
Rédigé par: Pierre | 13 août 2007 at 09:17
Pierre : non, pas encore vu de wifi, mais je n'ai pas cherché. J'utilise les délices préhistoriques d'une carte 3G. Connexion bas débit garantie...
Rédigé par: versac | 13 août 2007 at 15:06
pour trouver le Wifi il faut monter un peu dans la montagne, passer le col Saint-Antoine et s'arrêter à Vico, devant l'office du tourisme...l'onde magique est là!
Posez vos machines chez Albert, en face et en sirotant une myrte ou un casa. surfez sur la toile.
Rédigé par: Cintu | 15 septembre 2007 at 16:24