La Birmanie se soulève. Le monde suit. Et sur internet, ça s'organise. On voit apparaitre, comme à chaque grand événement international ou mouvement populaire pour la démocratie (je me souviens de la révolution orange en Ukraine) des mouvements pro et contra.
Comme d'habitude, je me précipite dans ce genre de cas sur global voices (et aussi sur rsfblog). Je cherche les voix locales dissidentes, les blogueurs qui viennent témoigner. Par manque de temps, jen trouve peu. Et comme d'habitude, c'est sur la blogosphère américaine qu'on trouve des choses riches en nombre, tant les réseaux de self-publishers américains sont nombreux et mobilisables lors de tels instants.
Fait nouveau : des tonnes de mobilisations spontanées jalonnent facebook.
Pour autant, je ne vois pas de grand mouvement de foule, de campagnes de soutien qui jalonnent de manière majeure, comme pour le Darfour, la révolution ukranienne ou autres, le web citoyen mondial... Il faudrait un peu plus de temps pour se trouver, peut-être. Juste la foule qui s'interroge et soutient ?

Via JCM,
http://www.avaaz.org/en/stand_with_burma/tf.php
Rédigé par : Thomas L. | 26 septembre 2007 à 16:56
on peut s'attendre à une forte pression sur les gouvernements européens et américain, il faut faire un maximum de bruit sur cette affaire, mais comment cela peut-t-il se traduire en pressions efficaces sur les généraux birmans ? il ne faut pas se faire trop d'illusions, on va décréter des sanctions qui feront croire à l'opinion mondiale qu'il se passe quelque chose, mais elles ne changeront rien. Seuls les Chinois ont (peut-être) les moyens de se faire entendre à Rangoon.
Rédigé par : aramis | 26 septembre 2007 à 23:12
Bah si ca s'active pas trops dehors, ca s'active chez eux.
http://news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/7012984.stm
Rédigé par : Esurnir | 27 septembre 2007 à 01:09
Le fait que l'entreprise Total soit, à ma connaissance, le premier contributeur net au budget de la junte birmane n'est peut-être pas étranger au peu d'enthousiasme témoigné par l'internet francophone ?
De surcroit, les rapports réalisés par Bernard Kouchner blanchissant Total de l'accusation d'esclavage prononcée sur eux depuis bientôt 17 ans doit également contribuer à la réflexion préalable à tout discours restant à redéfinir concernant ce pays dont il s'agissait, surtout, de ne pas parler. Même si lesdits rapports ont été, par le passé, particulièrement contestés (hors de France, s'entend)
Rédigé par : Gus | 27 septembre 2007 à 13:03
l'opposition birmane est surtout basée à londres, ancienne puissance coloniale, Le défunt époux d'Aung San Suu Kyi avait organisé des réseaux d'amitié très efficaces et dévoués. voilà pourquoi ça s'agite plus outre manche.
Rédigé par : aramis | 27 septembre 2007 à 17:21
Je crois pouvoir dire que concernant le Darfour, la mobilisation fut très longue, en vérité, non ? La Birmanie, ce n'est peut-être pas assez tendance...
En revanche, je crois que l'internet francophone n'est pas bridé par la présence de Total en Birmanie. Je crois même que ce serait pour l'internet francophone un sujet supplémentaire d'indignation.
Rédigé par : isarmel | 28 septembre 2007 à 18:23