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10 septembre 2007

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Voici les sites qui parlent de Les doigts dans le nez ? :

Commentaires

Gus

On peut surtout se demander ce que foutaient Fillon et Sarkozy ces quatre dernières années pour ne pas l'avoir fait plus tôt, c'est à dire, plus facilement.

ça va quand même être dur de dire que ça, c'était de la faute à Chichi, même s'il est vrai que les accords de grenelle re-consacraient, à l'époque, une règlementation du travail spécifique par branche d'activité intégrant salaire, règles de mobilité, conditions de travail et régime de retraite.

Quand le régime des pensions des fonctionnaires de la banque de France et des députés sera réformée, reveillez-moi

PAC

Ce qui me gêne dans l'argumentaire du gouvernement, c'est qu'il fait de cette question une question de justice sociale alors que de mon point de vue, étant donné que chacun peut librement postulé dans les entreprises concernées en connaissance de cause, il n'y a pas tellement d'inégalité. De même que ce n'est pas parce que tout le monde ne gagne pas la même chose, que c'est injuste, ce n'est pas parce que certaines personnes travaillent moins longtemps que d'autres que c'est injuste. Tout dépend des critères d'attribution des avantages. Je vois plus ça comme une simple question d'efficacité économique.

carolus

Les retraités, facilement mobilisables?!

unkle

retraites mobilisables ? D'un sens ce sont des gens qui votent, plutot plus que les autres, et plutot plus a droite.

J'appelle ca mobilisables d'ici 2008 oui...

carolus

point in my face

matéo

« D'abord, il faut définir ce que veut dire aligner. Le candidat Sarkozy a toujours été clair sur l'objectif d'égalité entre tous les régimes. »
Ben déjà ça, ça n’a plus l’air d’être vraiment l’objectif. Vous aurez sans doute noté en effet qu’il est question à ce jour d’aligner les régimes spéciaux sur ceux….de la fonction publique, sérieuse nuance. Ceux qui pensaient justement que les régimes convergeraient vers le régime général peuvent commencer à manger leur chapeau. Et en effet, il est à craindre comme vous le dites un peu plus bas, que seront conservées les périodes de référence propres à ses régimes autres que le régime général : encore un recul possible entre un engagement électoral et la mise en œuvre effective du dit engagement.

« La réforme des régimes spéciaux devrait, selon le candidat Sarkozy, servir de pompe à financement pour de multiples mesures pour les personnes agées »
Là, il doit me manquer des éléments. Hier sur Europe 1, j’entendais un débat où on évoquait que les régimes spéciaux concernaient (c’est là où je n’ai pas noté) 6 % des salariés ? Des retraites versées ? Jacques Marseille concédait lui-même que la réforme des régimes spéciaux était plus symbolique qu’autre chose, même s’il se disait attaché à cette valeur symbolique pour des questions d’équité. Donc, je n’en sais pas plus, mais peut-on dire que cette réforme est une « pompe » à fric ?
Enfin et pour reprendre les termes de ce débat, la notion de pénibilité est, paraît-il jugée irrecevable pour les syndicats patronaux, MEDEF en tête, dixit un représentant de la CGT. On peut cependant tabler que c’est probablement là le seul levier de la négociation pour réformer les régimes spéciaux. Mais cela veut dire aussi, que des dérogations au régime de la Fonction Publique, seront possibles pour une partie des bénéficiaires des régimes spéciaux. Et on peut d’autant plus s’en émouvoir que l’équité n’y sera toujours pas, et que les salariés du secteur privé (ouvriers à la chaîne, ouvriers du bâtiment, salariés en horaire décalé…), au régime général n’en bénéficieront pas.
Nous nous engageons donc dans une réforme explosive, les réactions violentes des grandes centrales attestent qu’on touche là au cœur de leurs clientèles et de leurs « forces vives », qui risquent de surcroît de déboucher en effet sur une réforme cosmétique. On arguera au gouvernement que l’esprit de la réforme y est, mais la lettre laissera à penser le contraire.
NB : Versac remarquera au passage qu’une critique fondée, raisonnable et juste, n’amène pas de réaction Point Versac. Bien au contraire.

versac

Matéo : ca va bien ?

Ceci-dit : "Donc, je n’en sais pas plus, mais peut-on dire que cette réforme est une « pompe » à fric ?"
Certes non. Mais c'est pourtant bien le candidat Sarkozy qui l'a estimé, l'extrait de son programme est clair.

L'économie générée par une réforme des régimes spéciaux serait, selon les modalités, de l'ordre de 3Mds€ sur la mandature, selon les estimations de la cellule de chiffrage de l'institut de l'entreprise. Effet à moyen terme, là où les contreparties envisagées le sont à plus court terme.

Pilou

J'ecoutais hier soir Jacques Marseille sur Europe1 ; il se scandalisait qu'il y ait un tel écart entre les régimes.

Je ne vois pas ce qu'il peut y avoir d'anormal !
Ou alors, au nom de l'équité, l'état peut imposer des mesures radicales :
- aligner le salaire des cadres du privé sur ceux de la fonction publiques ; rien ne justifie qu'un PDG gane 10 à 50 fois plus qu'un ministre.
- verser la même retraite à tous, indépendamment de ses revenus antérieurs ; s'il est aisé de justifier que certains salariés ont une utilité sociale supérieure à la moyenne, je ne vois pas ce qui peut distinguer deux retraités qui glandent !

Le concours de l'équitable est ouvert ...

matéo

Matéo : ca va bien ?

Oui, merci.

Quatrième réforme dans le collimateur, et comme les trois premières le compte n'y est pas. reculades aboutissant à transformer des réformes en réformettes, ou en réformes cosméto. Ca, c'est de la critique fondée, car il n'y a qu'à comparer la plateforme programmatique de l'UMP, notamment l'esprit des réformes annoncées, et sa traduction dans les faits. Le moins que l'on puisse en dire est que cela ressemble plus à une belle continuité franco-française, qu'à une rupture courageuse à vocation "électro choc".

On peut avoir voté pour le bonhomme et accessoirement son parti, et conserver son esprit critique. Remontez les fils de discussion pré électoraux, chez Dupin, vous constaterez que je disais déjà beaucoup de mal du programme, les premières mesures me confortent dans cette opinion. De gauche ou de droite, le personnel politique n'a aucun courage, et ne fait pas ce qu'il faut pour réformer en profondeur ce pays, et l'adapter à la donne économique mondiale.

Rien de nouveau sous le soleil me concernant. Et restant en revanche hermétique au "tirs de barrage", à la critique "tous azimuts" et d'une manière générale à la diabolisation. Tout simplement parce que c'est stérile, et que ça ne permet pas justement de critiquer ce qui est vraiment critiquable.

;-))

versac

matéo : vous êtes particulièrement bien luné aujourd'hui, j'en profite pour troller.

"Quatrième réforme dans le collimateur, et comme les trois premières le compte n'y est pas. reculades aboutissant à transformer des réformes en réformettes, ou en réformes cosméto. Ca, c'est de la critique fondée, car il n'y a qu'à comparer la plateforme programmatique de l'UMP, notamment l'esprit des réformes annoncées, et sa traduction dans les faits. Le moins que l'on puisse en dire est que cela ressemble plus à une belle continuité franco-française, qu'à une rupture courageuse à vocation "électro choc"."

> c'est à peu près ce que je dis depuis des lustres, sans diaboliser pour autant. Quand je critique les "missions", notamment, c'est bien pour montrer la grande continuité de méthode, et le décalage total entre les belles promesses de "rupture" et les actes.

Mais bon.

matéo

"> c'est à peu près ce que je dis depuis des lustres, sans diaboliser pour autant. "

Là est tout notre débat : diabolise/diabolise pas ?

"vous êtes particulièrement bien luné aujourd'hui, j'en profite pour troller"

Et vous trollez vachement bien !

:))

versac

Matéo : il n'y a pas de débat. Je ne diabolise pas. Si je diabolisais, je serais d'une violence autre que le ton sarcastique que j'emploie volontiers. Je suis juste sceptique, très très sceptique. Et je suis étonné que vous me rejoigniez sur la réforme des retraites, qui est, pour moi, du même ordre que les autres sujets économiques et sociaux.

matéo

Ne soyez pas étonné, Versac, j'ai un bon lot de critiques et de doutes sur Sarkozy et sa politique. J'en avais avant son élection, j'en ai tout autant, et même un peu plus avec les premières lois, maintenant. Je ne vous embêterai pas avec la diabolisation, je n'ai pas de raison de mettre en doute votre parole. Permettez cependant si d'aventure j'avais d'autres réactions appelant le point Versac, de ne pas les mettre sur le compte d'un soutien béat et inconditionnel à notre président.

Si je retiens quelque chose de la campagne, c'est bien ce vaste mouvement d'opprobre, de procès d'intention, de flinguage à vue de NS. Pendant ce temps là, il était difficile de donner dans le factuel des programmes, et notamment de leurs déclinaisons économiques. Je ne parle pas de votre blog, mais de celui où j'ai plus mes habitudes : Dupin.

La résultante, du petit bout de ma lorgnette, c'est qu'on a passé notre temps à nous écharper sur des conjectures, et à débattre des turpitudes supposées ou réelles du bonhomme Sarkozy, pas de creuser les aspects de son programme, ses lacunes, ses impasses. L'avantage de la présente période est qu'il est au poste, et que sa machine commence de produire la politique annoncée. Il n'aura pas fallu attendre 1 an ou 2 avant que les premiers renoncements pointent le bout du nez. J'ai eu beau voté pour lui, je ne souscris pas à ses débuts, et ça me désole parce que si cela continue, on refait un tour de manège de 5 ans dans les trucs qui servent à rien, et on accumulera encore plus de retard.

Je ne suis pas alarmiste, mais il se sait que plus nous attendrons pour faire les réformes nécessaires, plus celles-ci seront dures, si ce n'est violentes. J'ajouterais que nous ne serons plus alors dans un logique de choix ou d'option, mais de marche forcée, sous peine de ne plus jamais refaire surface.

Bien à vous.

Gus

Peut-être pourrait-on envisager, comme en belgique, une scission de la France en deux ?

Les réformateurs d'un coté, le reste de la population de l'autre.

à force de parler de réformes nécessaires impératives et urgentes depuis ma naissance sans d'ailleurs qu'elles se fassent, on perd de vue un point essentiel : dans toute réforme, il y a ceux qui ont à y gagner et ceux qui ont à y perdre.

Par exemple, à première vue, les moins de 40 ans ont à peu près tout à gagner à l'effondrement de la sécu et des retraites. C'est vrai qu'électoralement parlant ou syndicalement parlant ils sont mal représentés, mais ils jouent bien plus finement des institutions que les autres, incapables de dissocier attitude, opinion, discours et intérêt.

Alors, reprenons : pourquoi donc faudrait-il réformer les régimes spéciaux ? Pourquoi ne pas demander aux entreprises signataires des accords les ayant créés d'assumer leurs engagements, plutôt que de reporter sur la solidarité nationale des dizaines d'années de gestion hasardeuses de la part de l'exécutif de ces grandes entreprises ?

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