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08 septembre 2007

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Voici les sites qui parlent de Pan sur le bec :

Commentaires

Eric

Et si on ajoutait un pan sur le bec au "Monde" qui qualifie Peyrelevade d'économiste?

le fou

Son article est absolument édifiant !

HugoMe

Pas d'accord.
Le fond de l'article de Peyrelevade est tout à fait pertinent:
- la productivité par habitant en france est 25% inferieure à celle des US, et on a 15 points à gagner en augmentant le taux d'emploi et la productivité horaire (voir http://www.liberationdelacroissance.fr/files/rapports/Compétitivité/CAE%20-%20Productivité%20et%20croissance.pdf p 25)
- l'amélioration de la productivité passe effectivement par des investissements, qui sont conditionnés à des marges suffisantes, et par une augmentation de l'utilisation des capacités de production, c'est-à-dire à un terme plus moyen des competences commerciales plus fortes (dont la maitrise de l'anglais pour l'export)
- refuter les problemes du tissu industriel français en argumentant sur les caracteristiques des grands groupes du cac 40 et leur accès aux marchés financiers internationaux, comme le fait econoclaste, est malhonnete intellectuellement
- l'economie française est tres ouverte (25% d'import)
et donc il est evident que la competitivité des entreprises françaises est un point crucial pour faire de la croissance en france, sinon cette croissance se fait ailleurs. La refutation de econoclaste sur la non pertinence de la competitivité dans une economie fermée (US) est hors sujet. Le deficit commercial represente quand meme 2 points de pib chaque annee
Ceci dit, la competitivité ne veut pas forcement dire baisse ds salaires. Il faut plutot viser une meilleure specialisation pour vendre des produits innovants chers

Gus

HugoMe: N'oubliez pas que 50% des coûts des entreprises françaises sont faits de contributions plus ou moins directes à l'état ou un quelconque machin para-public. Si vous cherchez un différentiel de compétitivité entre France et USA, je ne suis pas certain qu'il soit nécessaire de chercher plus loin.

HugoMe

@Gus

L'Etat c'est moi, disait Louis XIV
Plus sérieusement, les contributions des entreprises à l'etat vont in fine dans la poche des menages. Peu m'importe que l'entreprise paie directement ma retraite et mon assurance santé, ou que je le fasse moi-même comme aux US
Le différentiel de compétitivité, au sens commun du mot, est plutôt lié à une plus forte innovation et à un meilleur savoir-faire commercial aux US, additionné à un plus grand marché intérieur, qui permet d'amortir plus facilement les coûts fixes

Gus

HugoMe: à un détail près : le rendement de la dépense publique.

Par exemple, quand 22 adultes gèrent 4 pensionnaires dans un centre éducatif fermé, il est probable en vertu de la règle des 80/20 que seul 20% de richesse supplémentaire est créé que si seulement 6 adultes s'occuppaient des 4 pensionnaires en question.

Donc, 22-6=16 personnes sont effectivement employées à créer quatre fois moins de richesse que 6, ce qui, au final, fait baisser la productivité française moyenne.

Gus

Et je ne résiste pas au plaisir de voir republiée dans "Le Monde" cette réponse préventive aux arguments des capitalistes tels que Peyrelevade remontant pourtant à avril 2007 :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-953362,0.html

Mais il est vrai que quand on défend son intérêt catégoriel, réinventer la roue tout le matin est le quotidien du discours d'influence : même pour les 10% de la population accaparant déjà l'essentiel des fruits de la croissance.

HugoMe

Sur l'efficacité de la dépense publique:
ce n'est pas un sujet simple, mais par ex. sur la santé, la france (10% du PIB) est beaucoup pus efficace que la depense privee des US (16% du PIB)

Sur l'article du monde
- je partage tout à fait l'analyse que la croissance americaine est confisquée par une minorité
- idem sur l'existence d'un discours ideologique de classe pour promouvoir un tel modele en france
- pas d'accord sur le fait que les français travaillent autant: le taux d'emploi des seniors est trop faible; de même que celui des jeunes, dont beaucoup sont occuppés à des etudes sans debouchés; de plus les vacances sont plus longues
http://artypunk.wordpress.com/2007/07/01/travailler-plus-pour-gagner-plus-lerreur-danalyse/
ça ne veut pas dire qu'il faut travailler plus longtemps (c'est un choix de société), mais c'est clairement un axe possible

- d'accord egalement avec l'efficacité à court terme de la relance keynesienne, et sur le fait que ce sont les pays "libéraux" qui la pratiquent le plus cyniquement

- d'accord aussi sur le fait que l'election nous a privé du vrai débat sur le modèle social que nous voulions en france, NS ayant été élu sur un programme politique non financé et démagogique. le réveil sera dur

Pour autant, l'argument de fond de Peyrelevade (il faut augmenter la productivité) tient. Ca veut pas necessairement dire qu'il faut baisser les salaires. On peut djà baisser certaiens dépenses

On peut commencer par retarder l'age de la retraite, qui est le poste le plus couteux, ameliorer le suivi des dépenses de santé où les professions libérales s'en mettent plein les poches, rendre la fac plus élitiste pour qu'elle offre réellement un emploi, controler la decentralisation qui cree des doublons.

On peut defiscaliser davantage la creation d'entreprise pour favoriser la prise de risque, cesser de favoriser l'immobilier qui au bout du compte n'enrichit que les rentiers, ...bref, il ya de la marge avant de toucher aux salaires

Gus

L'essentiel de mon propos était de faire remarquer que si la productivité était une question si importante que cela (ce dont je doute, puisque la productivité par tête dépend principalement de la valorisation qu'on parvient à faire du travail des personnes qu'on emploie, discours purement rhétorique, le fait qu'on ne sache pas quelles richesses un individu créé n'impliquant pas qu'il n'en créé pas : exemple du bricolage et du bénévolat), il serait bien plaus aisé de regarder dans la sphère publique, les secteurs dans lesquels le public est peu efficace (Police, Enseignement secondaire, administration fiscale, armée par exemple) pour réaliser une élévation rapide de la productivité par tête.

HugoMe

Gus ecrit:
il serait bien plaus aisé de regarder dans la sphère publique, les secteurs dans lesquels le public est peu efficace (Police, Enseignement secondaire, administration fiscale, armée par exemple) pour réaliser une élévation rapide de la productivité par tête.

Pas d'un point de vue statistique. La production d'un secteur non marchand est toujours définie par ce qu'il coûte. Si vous augmentez les fonctionnaires, d'un point de vue statistique, vous augmentez la productivité des français

Gus

Ho ?

Vous voulez dire que, pour rendre un service fût-il public, donné (par exemple, le maintien de l'ordre), le fait qu'un Etat A dépense *plus* par tête qu'un autre Etat B est considéré par les statisticiens en charge comme un indice selon lequel la productivité du travail est meilleur dans l'Etat A que dans l'Etat B ?

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