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11 octobre 2007

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Voici les sites qui parlent de Thursday tecktonik roundup :

Commentaires

Matoo

Pourvu que ça dure, moi je suis fan. :)

Merci pour ces billets, je te soutiens à 100% dans cette initiative. :))

Olympe... qui essaye de danser la tektonic

Et dans sa vie de femme, il faut y aller au Métropolis, aussi ? ;)

Sinon, deux infos complémentaires :
- pour savoir si l'on peut danser la tektonic partout, je vous conseille cette vidéo(après cela, à vous d'essayer de danser la tektonic au bureau, chez vos clients, en réunion de pilotage, etc) : http://www.koreus.com/video/canalmoins-tecktonik.html
- un article sur la tektonic est sorti dans les Inrock de la semaine dernière (ou de cette semaine, je ne sais plus). Il y est dit que ces messieurs danseurs de tektonic se maquillent beaucoup, ce que je trouve un peu faux, mais bon...
Merci pour ce billet, un peu de légèreté dans ce jeudi matin brûmeux fait du bien !

Sophie

Je me posais bien entendu la question, "comme tout le monde" : mais d'où peut bien venir la tecktonic ? Me voilà dûment renseignée. Mais à présent le suspense est insoutenable : était-ce seulement une mode éphémère ? Je ne sais pas si je vais pouvoir supporter d'attendre le prochain billet...

kee

je suis jeune, et j'aime pas (du tout) la tecktonik ! cet article est intéressant, surtout quand on rentre en France après trois mois : j'ai découvert le mouvement en soirée. Bilan : berk. (et le look qui va avec, les pantalons ultra moulants o_O)

idnca

Oups, je crois que j'ai vexé Versac. Je m'en veux mais ca valait la peine: billet très instructif á tel point que je vais certainement mentionner l'exemple de la tektonik dans un cours que je dois donner demain sur les relations entre marques et "communities of practice". Ca les changera du skat et du snow...
(Oui, oui, je cite mes sources !)

palpatine

Il n'y aurait pas eu une pub à large diffusion (télé et ciné) pour Télé2 (le mec découvre sa facture de téléphone, se dédouble, musique techno, il tecktonise), avec le gars qui se déhanche tout pareil durant les 3/4 du spot, entre-temps ? (pendant l'été justement, même que je me suis dit "tiens, c'est nouveau et fun ce type de danse-nawak", et que depuis je n'ai rien vu jusqu'à ton blog, dans le genre "on se secoue dans tous les sens pire que Travolta sous emphet'" ; parce que bon, skyblog, j'évite, on sait jamais, c'est peut-être contagieux)

bob

J'ai quand meme du mal a faire la difference entre la tecktonik et du hardcore techno-tunning cru 92-94. Le son est le meme, et la facon de danser pas loin de ce quon trouve dans une rave ou qu'on trouve dans une grosse boite electro. bref la seule invention ca serait pas de se filmer et de balancer tout ca sur youtube? Et le cote commerical aussi, le tecktnik fait vendre des sapes et des gadgets de mode, mais sur le fond (la danse, la musique) ya vraiment rien de nouveau.

SR.L

Cela me parait conforme à mes propres observations. Avez-vous utilisé des articles sur le sujet pour rédiger votre billet, ou uniquement sur votre mémoire d'éléphant ?

Petit complément de ma propre mémoire : les soirées tecktonik ont commencées il y a déjà quelques années au Metropolis (mes premiers souvenirs remontent facilement a 4 ans). L'idée était de proposer au public teknoïde du Metropolis de la techno "Hardstyle" notamment par le recours de DJ du nord, belges et hollandais notamment. J'ai fait une soirée tektonik il y a 2 ans je crois, et les codes tels qu'ils sont aujourd'hui (vestimentaires, danses) ont, il me semble, évolué depuis cette époque. Il est aussi intéressant de noter que les compiles hyper-médiatiques "Tektonik" ne propose pas que du "Hardstyle", mais aussi de la House/Techno assez conventionnelle. Enfin, on peut noter que dans le nord de la France et en Belgique/Hollande se développe le "Jumpstyle". Ses fans considère le "Hardstyle" du tektonik comme dépassé, et le style trop efféminé. Pour toute recherche ethnologique, allez faire un tour sur dailymotion et tapez "Jumpstyle", vous ne serez pas deçus...

Thibaut

Très bon résumé du mouvement !
J'ajouterai qu'il y a deux aspects passionnants :
-tout cela est bien né dans la classe moyenne (le fameux danseur dans son garage de pavillon, en parpaing apparent...) ce qui est une réelle nouveauté par rapport aux 80's 90's.
-l'appropriation des outils du web par les adolescents, pour qui poster une vidéo sur youtube est un acte aussi naturel que de converser sur MSN.

versac

SR.L :

- hum, c'est emmagasiné dans ma tête, suite à des heures et des heures d'observation du phénomène. Et j'ai pris des notes, aussi. Mais lu très peu d'articles de journaux, ils sont souvent mauvais et peu fouillés sur la chronologie du développement.

- Oui bien sûr, il y a l'origine, que je n'ai pas rappelée, et il y a même "les" origines. Ce qu'on daisait dans les raves des années 90, d'où est issu le jumpstyle, les musiques, etc...

Ce qui s'appelle aujourd'hui la tecktonik (et c'est un truc assez vague) correspond à un mélange, une réinvention, un mashup de plein de codes...

flo

Dans le volet "origines", je crois qu'il faut penser au voguing (peu de videos de type "vanity" et pour cause, mais on peut revoir le clip de Mondino pour Madonna). Qu'en penses-tu ?

flo

je pense aussi à une chose toute bête : en rave, en soirée, il y a une émorme contrainte : l'espace disponible. Le défi pur ledanseur est de bouger dans un espace très réduit, ce qui signifie :
> occuper un minimum d'espace, ou plutôt le maximum du minimum d'espace alloué
> bouger en harmonie avec le "biotope" : ce qui passe par l'adoption de gestuelles non disruptives mais qui permettent une interpétation perso. D'abord, des gestes prévisibles et lisibles, pour ne pas heurter les voisins ; ensuite, des gestes qui permettent une "chorégraphie" commune. On dans seul, mais en fait non, on n'est pas seul, la scène forme une sorte de corps de ballet. Il y a une sorte d'exigence d'harmonisation --ça me fait penser à ce phénomène qui fait que les spectateurs qui applaudissent finissent toujours par le faire tous ensemble sur un même tempo.

La Ttonic permet d'aboutir à cette double exigence "pariculière" et "générale", il y a comme un mime de ce qui se passe quand l'intérêt général et l'intérêt particulier sont confrontés et doivent s'entendre. Le danseur en boîte ou en rave consent à des "sacrifices" (espace, lilitation de ses déplacements, de l'amplitude de sa gestuelle), mais l'effet général et les propositions faites par les innovations de autres et les codes de la nouvelle danse nourrissent suffisamment son "intérêt particulier" pour qu'il y aille avec consentement et participation. La Ttonic, la rave ou la boîte, comme métaphores politiques ? bon, je veux pas pousser quand même, mais quand on regarde la façon dont les tendances émergent et se formet dans une "communauté" d'exigences et de contraintes, je trouve que ça y fait un peu penser.

Supposons donc que la danse qui a du succès et qui dure est celle dont les codes esthétiques permettent de concilier au mieux l'intérêt particuliet et l'intérêt général, et génèrent une vie commune sans conflits et avec ouvertures (aux gestes nouveaux, aux courants "extérieurs" qui de concurrents deviennent confluents) sur l'espace alloué. On a une métaphore de régime politique ;))

Samuel

une petite précision tirée de mon expérience personnelle, une petite histoire plutôt :

Parisien, j'assiste, en juin, à un mariage au fin fond de la franche-comté et je discute avec deux cousins qui vont passer le bac, l'un est franc-comtois, l'autre vient d'une commune rurale de la Loire et j'ai été stupéfait de voir qu'ils connaissaient et pratiquaient (un peu) la tektonik !

donc la propagation est antérieure à l'été et a toucher autant les 16-18 ans urbains que ruraux !
après savoir comment on est passé du 92 au 42 ou au 25, là j'avoue que je ne sais pas ...

Thibault

bonjour,
je pratique la tecktonik et je vais régulièrement au mixclub depuis octobre 2006, et je trouve ce billet très juste. L'avant été 2007 est cependant assez négligé dans la capitale, j'avais déjà été impressionné par l'expansion spectaculaire de ce mouvement devenu ensuite national grâce à internet. Phénomène de mode peut-être au niveau vestimentaire, mais la danse, elle, maintenant associée à la musique électronique et hardstyle, va surement durer et bien sûr évoluer.

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