J'ai acheté, enfin, le dernier album de Radiohead. Oui, pendant que le monde connait de fébriles convulsions, que notre gouvernement travaille à réformer enfin ce pays, que tant de gens se dévouent à travailler plus (mi y compris, suivant ainsi l'injonction sarkozienne), j'ai passé quelque temps sur le site d'in rainbows. Pour acheter leur dernier album.
Il y a deux types de personnes qui peuvent acheter l'album de Radiohead. Ceux qui savent qu'il faut l'acheter, et les autres. Je fais partie des premiers. Je ne me suis pas posé la question d'acheter ou pas cet album. Je suis tous les albums de Radiohead (depuis Pablo Honey) et je n'ai jamais été déçu. Leur musique fait partie de ces choses qui émerveillent mon quotidien. Je suis donc allé docilement sur l site télécharger la chose.
Car c'est un album, on l'aura assez dit, qu'on n'achête pas dans sa petite fnac, mais qu'on va commander au groupe, directement, sans intermédiaire. Un grpuep désormais suffisamment notoire pour qu'il puisse se débarasser de cet encombrant attiral de l'artiste que sont maisons de disques, distributeurs, promoteurs multiples. Un groupe qui a fait ses preuves, son public. Cela semble suffire.
Je n'ai pas longtemps hésité. Version "à télécharger". Si je suis par ailleurs attaché à des objets divers, amateur de design, je n'ai pas le goût des albums de disques : je consomme, comme beaucoup de congénères de ma génération, la musique en mode virtuel : elle n'est pas incarnée dans un support, mais j'attends qu'elle me suive. Sur mon ordinateur personnel, à mon bureau, dans ma voiture, sur mon téléphone portable, branchée sur ma chaine. La variété de mes équipements, leur non compatibilité, notamment, impose un système rudimentaire, sans DRM qui viennent empêcher unefluidité de la chose. Radiohead l'offre. Je ne suis pas encombré de l'imposant coffret collector, dédié au fétichiste, qui aurait terminé à croupir au fond d'une étagère (et elles sont, chez moi, bien remplies).
Je suis donc allé sur ce site, acheter. C'est étonna,t d'acheter quelque chose sur un site où l'unique objet est un truc virtuel, qu'on ne vous présente même pas avec force argumentaires, revues détaillées, commentaires des clients, comparateurs multicritères. Et en outre, un produit qui n'a pas de prix affiché.
Car on doit choisir son prix. Lequel choisir ? Celui qu'on donnerait habituellement ? celui que l'artiste recevrait d'habitude ? Plus, pour encourager le groupe dans cette voie ? Rien du tout, pour montrer que la voie est celle du téléchargement, et réclamer implicitement une venue en concert à Paris (pleeeeassse ?).
J'ai opté pour un savant calcu, fait intuitivement en quelques secondes au moment de répondre à l'injonction "it's up to you". Prix habituel d'un nouvel album chez un distributeur : entre 15 et 20 euros. Part des droits d'auteurs : entre 10 et 20%. Prix fixé : 7€. Et puis, ce prix était simple : septième album, sept euros. Ca sonnait bien.
Le drôle de site m'a donné le sésame, j'ai eu la musique sur mon ordinateur. J'ai pu la copier sur un autre, et la mettre sur mon téléphone, la graver pour l'écouter sur ma chaîne (qu'il faudra bien changer un jour, mais je l'aime comme elle est).
De fait, ce qui est le plus perturbant, en fait, dans cette nouvelle expérience, nouvelle et intéressante, de Radiohead, c'ets la notion d'album. J'ai longtemps fait partie de ceux qui croyaient en la disparition de l'album. Il n'est pas complètement mort. Cet album, à un moment où ils se sont débarassés de toute notion de contenu physique, de contraintes de supports (la chose à 40£ peut être autre chose, un clef, un DVD, que sais-je), reste quelque chose de formellement très classique : dix chansons. Radiohead aurait-il pu attirer ainsi du monde sur des petites choses distillées ? Faut-il encore en passer par l'événement, à l'ère du numérique, de la fin des contraintes qui ont forgé cet univers ? Radiohead est-il un groupe de la transition ?
Ce qui est certain, c'est que Radiohead ne préfigure pas ainsi l'avenir de la musique, de "l'industrie musicale". Ils sont une survivance, une exception. Mais ils ont le culôt et la joie de tenter ce genre de choses. Et de celà, on peut leur dire merci.
J'achèterai peut-être à Noêl d'autres albums pour d'autres.
[la musique ? oui oui, très bien.]

En ce sombre jour où la génétique entre par une sale porte dans le droit Français, j'ai personnellement du mal à écouter de la musique.
Rédigé par : petit jardin | 17 octobre 2007 à 00:33
En ce sombre jour où la génétique entre par une sale porte dans le droit Français, j'ai personnellement du mal à écouter de la musique.
Rédigé par : petit jardin | 17 octobre 2007 à 00:33
En ce sombre jour où la génétique entre par une sale porte dans le droit Français, j'ai personnellement du mal à écouter de la musique.
Rédigé par : petit jardin | 17 octobre 2007 à 00:33
Ce qui m'a le plus troublé dans cet album de Radiohead, c'est effectivement qu'il respecte à la lettre le format de l'album: 10 chansons entre, grosso modo, 3 et 5 minutes chacune. C'est à dire que dans sa forme, cet album est totalement conforme à la production musicale habituelle. Quant à la musique elle même, c'est du Radiohead: alors qu'à chaque première écoute des albums précédents, j'avais l'impression de me retrouver face à une nouvelle musique, cette fois-ci je me se retrouver en terrain connu. Je suis moins "surpris" que les fois précédentes.
Sans être déçu, je m'attendais tout de même à une musique, à un album plus original, hors norme, comme le groupe avait l'habitude de le faire précédemment, au moins en ce qui concerne la musique. Côté format, ils ont toujours été dans la norme. Dommage qu'ils n'en soient pas sortis cette fois-ci, alors que personne ne leur imposaient quoique soit.
Autrement dit, à quand des chansons de dix, vingt ou trente minutes de Radiohead..?
Rédigé par : Michaël | 17 octobre 2007 à 00:40
Vous avez testé Jamendo (.com), versac ?
Rédigé par : Gus | 17 octobre 2007 à 07:45
beurk du mp3.... faudra que je fasse un jour post la dessus...
Rédigé par : marc | 17 octobre 2007 à 08:28
Intéressante initiative qui n'est peut-être pas réservée aux artistes à la renommée internationale. On sait déjà que le web peut lancer la carrière de jeunes artistes. Si de telles initiatives se multiplient, le secteur devra faire sa révolution et enterrer le vieux modèle de distribution.
Notons qu'il y a quelques années, les Smashing Pumpkins, en conflit avec leur maison de disque, avaient mis en ligne un album à télécharger gratuitement : Machina II/The Friends & Enemies of Modern Music
http://www.spfc.org/songs-releases/discog.html?discog_id=153
Rédigé par : pas perdus | 17 octobre 2007 à 08:51
Intéressante initiative qui n'est peut-être pas réservée aux artistes à la renommée internationale. On sait déjà que le web peut lancer la carrière de jeunes artistes. Si de telles initiatives se multiplient, le secteur devra faire sa révolution et enterrer le vieux modèle de distribution.
Notons qu'il y a quelques années, les Smashing Pumpkins, en conflit avec leur maison de disque, avaient mis en ligne un album à télécharger gratuitement : Machina II/The Friends & Enemies of Modern Music
http://www.spfc.org/songs-releases/discog.html?discog_id=153
Rédigé par : pas perdus | 17 octobre 2007 à 08:51
En parfait accord avec Marc.
Fuck le mp3, symbole pour moi de la société de consommation, du jetable systématique et de médiocrité ambiante.
J'espère fortement que des tas de clés USB, des quantités de disques durs exploseront, au grand bien des créateurs en général et des zicos en particulier.
Et ne me parlez pas du coût des CD ! C'est un tout autre problème.
Rédigé par : Aetius | 17 octobre 2007 à 09:07
On peut citer Steeve Coleman aussi qui avait mis sa production en téléchargement libre
Rédigé par : marc | 17 octobre 2007 à 09:20
@pas perdus n'exagérons rien.. ça t'empêche de manger, aussi? Merci de m'avoir fait rire en tout cas. Vraiment.
@Versac Sauf erreur de ma part (je partage ton anthousiasme, hein), l'album sera distribué dans un schéma très très classique début 2008. Ce qui nuance un peu tes jolis propos sur l'absence d'intermédiaires. Ceci dit, l'album est très bien quoiqu'un peu mou. Mais comme tu le dis si bien, cet album il "fallait" l'acheter et puis c'est tout.... ;)
Rédigé par : le chafouin | 17 octobre 2007 à 09:49
D'accord avc Marc sur le MP3 : ça a l'apparence de la musique CD, mais franchement, le goût et l'odeur sont décevants. Avez-vous déjà écouté un son MP3 à fond? C'est dégeu!
Rédigé par : le chafouin | 17 octobre 2007 à 09:51
Bonjour,
"Prix fixé : 7€. Et puis". Apparemment vous êtes dans la moyenne du prix fixé par le million qui a téléchargé (+/-7,30€). Sur le plan scientifique (et économique d'ailleurs), il me semble que ce sera passionnant d'étudier les équilibres auxquels aboutiront les internautes.
Rédigé par : Hady BA | 17 octobre 2007 à 10:09
Gus : bien sur que j'ai testé jamendo, et je suis aussi assez fidèle à quelques sites ou labels de musique libre de droit (dont l'excellent opsound).
On est là dans un autre domaine que ces innovateurs là, dans la star qui tente d'innover, alors qu'ils n'en ont clairement pas besoin.
le chafouin : oui, l'innovation ne dure qu'un temps, c'est sûr. J'aimerais savoir combien de personnes ont téléchargé la chose, et n'achèteront pas le disque l'année prochaine...
pas perdus : oui, les mises à dispo d'albums ou de chansons gratuites sont quasiment monnaie courante. En revanche, cette forme de lancement me parait assez neuve, pour le coup (futur album distribué, mis à disposition avec prix libre...).
Rédigé par : versac | 17 octobre 2007 à 10:15
D'un autre côté, pour écouter de la musique compressée à mort en post-prod et bourrée de sons saturés synthétiques, le mp3 suffit bien.
Mais je suppose que les éditeurs de musique; qui sont quand même des professionnels du son, savent fort bien cela et ne l'oublient guère.
Rédigé par : Belc | 17 octobre 2007 à 10:34
Ce que fait Radiohead est intéressant et j'adhère! (d'autant plus que j'aime ce qu'ils font :-) )
Mais par contre ce ne sont pas véritablement des précurseurs, Prince le fait depuis longtemps et a poussé le concept encore plus loin.
En 1997, Prince a sorti le triple album Crystal Ball en vente sur internet et uniquement internet.
De 2001 à 2006 il a ouvert le NPG Music Club, qui offrait aux adhérents(100€ les deux premières années, 25€ après) des albums inédits et non distribués dans le commerce (One Nite Alone (2001), Xpectation (2001), The Chocolate Invasion (2004), The Slaughterhouse (2004), C-Note(2004) ) et ce ne sont pas des chutes de studios mais de vrais albums complet et totalement achevés au niveau de la prod. En plus ça et de morceaux inédits distillés de temps à autre les adhérents du NPGMC avaient le droit à des places privilégiées pour les concerts, ils pouvaient accéder aux soundchecks et étaient les premiers prévenus pour les aftershows (tradition princière : un show plus intime qui généralement dure plus longtemps que le "main show" grand public et dans lequel il se lâche totalement joue son back catalogue, lance des jams de 20min...Un bonheur:-) )
D'ailleurs le New Power Generation Music Club à reçut un Webby Award en 2006, puis Prince l'a fermé pour 3121.com (sur lequel il ne se passe pas grand chose pour le moment)
Autres exemples, en 2004 lors de sa tournée Musicology Tour aux USA pour chaque place achetée l'album Musicology étaient offert, et malgré des places à moins de 60€ (200€ la même année pour Madonna), ça lui a permis de réaliser la tournée la plus rentable de l'histoire de la musique(45M d'€ de recettes).
Et cet été, il a offert son album Planet Earth (pas son meilleur...) aux lecteurs de The Mail On Sunday en Angleterre. Excellent plan promo qui lui a permis remplir l'O2 Arena 21 nuits de suite à Londres (du 1er août au 21 septembre) et de vendre près d'un demi millions de places à 31,21€ (en hommage à son album 3121).
Voilà, Radiohead c'est génial mais ils ne font que suivre une piste qui a été tracée par un autre :-)
++Prince est aussi auteur, compositeur et producteur de ses albums. Depuis sa rupture avec les maisons de disque il ne se sert d'elles que pour distribuer ses albums, sur lesquelles elles n'ont pas leur mot à dire quand au contenu, au packaging, choix des singles etc. L'album est livré "clefs en mains" à elles d'accepter ou laisser le deal à une autre.
Rédigé par : Paul | 17 octobre 2007 à 12:18
Quelques sources :
The Telegraph : Prince makes history with O2 shows
http://www.telegraph.co.uk/arts/main.jhtml?xml=/arts/2007/09/22/bmprince122.xml
The NY Times : The once and future Prince
http://www.nytimes.com/2007/07/22/arts/music/22pare.html?_r=1&em&ex=1185163200&en=ee5075b0e5a4d37e&ei=5087%0A&oref=slogin
Il faudra que fasse un post un jour sur cet artiste qui mérite tant d'être redécouvert chez nous. :-)
Rédigé par : Paul | 17 octobre 2007 à 12:26
Madonna propose de facto depuis bientôt deux ans sur son site Web ses productions y compris les plus récentes en accès libre de fait même s'il n'est pas explicitement autorisé, tout en commercialisant parallèlement divers produits dérivés parmi lesquels des disques.
De notoriété publique, les artistes installés gagnent bien mieux leurs vies par leurs prestations publiques que par la commercialisation "d'albums". C'est un fait acquis : il s'agit désormais d'aller au delà. L'extraordinaire enrichissement de Madonna suite au "Confessions tour" et son récent changement de crèmerie marque plus la fin d'une époque d'expérimentations que son début.
Dans le cas de Radiohead, la particularité est peut-être que le public-type de Radiohead est moins enclin à se rendre en concert que, par exemple, le public de Johnny. J'émets alors l'hypothèse que la question posée avec cette expérience est l'avenir (économique) des artistes installés **au delà de la simple organisation de tournées** qui est déjà en soi une réponse établie quoi qu'en dise l'industrie culturelle.
Par ailleurs, comme de nombreux commentateurs l'observent, la "révolution MP3" a cassé l'industrie musicale en deux secteurs distincts : le public qui se contente du MP3 et celui qui le rejette : ces deux publics sont certainement devenus irréconciliables et les industries qui les servent respectivement désormais deux métiers distincts.
Rédigé par : Gus | 17 octobre 2007 à 12:46
"Prix fixé : 7€. Et puis, ce prix était simple : septième album, sept euros. Ca sonnait bien."
comme les 7 couleurs de l'arc en ciel...
Sinon, quel est la taux d'échantillonnage des pistes ? Parce que si c'est du 128 (pour faire en gros du 1Mo/mn), c'est une arnaque. 320 m'apparait être comme un minimum si on l'écoute sur une bonne chaine avec un bon casque : façon logique d'entrer pour la première fois dans un album...
Rédigé par : Vicnent | 17 octobre 2007 à 13:43
J'ai coutume de penser que toute personne qui prétend entendre une différence entre un mp3 à 320 et un fichier wav est un clown. Maintenant je ne demande qu'à être convaincu.
Rédigé par : FC | 17 octobre 2007 à 13:58
@Versac
Personnellement, j'aime bien avoir les vrais disquesquand j'adore... Je télécharge, et si ça me plaît, j'achète généralement immédiatement.
Pour ce qui est de Radiohead, j'ai mis zéro euro : je l'achèterai plus tard quand il sortira dans le commerce classique. D'ailleurs, ce que tu oublies c'est que le téléchargement ne permet d'avoir que le premeir des deux CD composant l'album.
Rédigé par : le chafouin | 17 octobre 2007 à 14:18
c'est dommage de parler de zique sans l'avoir dans les oreilles! c'est impossible!!
Rédigé par : pascale | 17 octobre 2007 à 14:21
bah va sur le site de in rainbows!
Rédigé par : le chafouin | 17 octobre 2007 à 14:27
ben oui, mais vu la manip, c'est pas demain que je pourrai le mettre en boucle s'il me plait!
Rédigé par : pascale | 17 octobre 2007 à 14:43
c'est tout simple!
Rédigé par : le chafouin | 17 octobre 2007 à 15:15
Je conteste un peu votre calcul.
Dans un album il n'y a pas que les droits d'auteur, il faut aussi payer les musiciens et le studio pour l'enregistrement. C'est un coût fixe qui ne se traduit pas en pourcentage du prix de l'album.
Radiohead n'est pas un orchestre symphonique, et ses coûts d'enregistrement doivent être faibles par rapport aux centaines de milliers d'album vendus, donc 7€ dans leur cas c'est bien payé.
Mais ça pourrait être un peu juste pour ceux qui vendent leur disque autoproduit après leur concert à la MJC.
Rédigé par : OlivierA | 17 octobre 2007 à 15:47
"Fuck le MP3". C'est marrant quand le CD est arrivé, certains disaient "fuck le CD". Evidemment, la qualité _théorique_ d'un disque enregistré en analogique est meilleure. Mais personne ne pourrait entendre la différence avec du numérique échantillonné à une fréquence suffisamment élevée. Idem pour le mp3, la finesse des bandes de fréquences pour encodage peut-être choisie suffisamment petite (ce qui donne un bitrate plus grand) pour qu'il soit absolument impossible à un humain d'entendre la différence.
Après, ouais, les crépitements du 33t n'y sont plus...
Sinon, effectivement, j'avais téléchargé le dernier album de smashing pumpkins gratos. Gojira aussi avait mit un album en téléchargement avec prix libre.
Rédigé par : toto | 17 octobre 2007 à 16:39
"Fuck le mp3": Y a-t-il des photographes qui disent "fuck le jpg" ? Certains enregistrent leurs photos en brut, les retravaillent en brut, mais est-ce qu'il disent "fuck le jpg" ?
Rédigé par : toto | 17 octobre 2007 à 16:47
La création d'un titre (je parle de musique, pas de pompage bidouillé avec un ordi ou de soupe créé en une heure avec un synthé), cette création donc, représente des heures de boulot pour un tas de monde.
Ce que je reproche au mp3, c'est qu'il est le vecteur de base de téléchargements à tout va.
Tel que c'est parti, la dématérialisation musicale vous permettra d'avoir dans les bacs un nombre très limité d'artistes.
Steeve Coleman, Prince, Radiohead et consors sont connus et peuvent tenter ce genre d'expérience.
Même si des centaines, des milliers de musiciens talentueux et anonymes tentent de se faire connaître sur le net, ils ne trouveront que par hazard leur public.
Une majorité de zicos dont les droits d'auteur sont quasi les seuls revenus se voient lésés par cette merveilleuse invention qu'est le mp3.
Vive la modernité. Vive les artistes d'Etat.
Rédigé par : Aetius | 17 octobre 2007 à 18:02
Où se trouve donc cette "majorité de zicos dont les droits d'auteur sont quasi les seuls revenus"???
Pour gagner des droits d'auteur substantiels, il faut déjà être pas mal connu. Et donc tourner, et vendre des disques. Donc vivre d'autre chose que de ses droits d'auteur.
Les ventes de CD s'effondrent parce que le produit est mort, dépassé. Le mp3 n'y est pas pour grand chose.
On s'oriente vers un nouveau modèle économique dans lequel les artistes vivront davantage de leurs concerts et moins de leurs droits d'auteur. Alors oui, ça va défavoriser les artistes 100% studio. C'est triste, sans doute, mais c'est comme ça. Le modèle économique d'un secteur est déterminé d'abord par la technique.
Rédigé par : FC | 17 octobre 2007 à 18:38
FC : pas d'accord. Si tu vas à la fnac tu peux découvrir pas mal d'artistes dans une même catégroie. Ils sont exposés, visibles. La visibilité, justement, est plus délicate à atteindre sur le net! ou alors, il y a le bouche-à-oreille. Admets que pour ceux qui débutent, ce soit plus compliqué...
Rédigé par : le chafouin | 17 octobre 2007 à 19:27
Quant tu comprend pas grand chose à l'anglais, comment tu fait pour télécharger cet album ?
Moi je veux mon cd, bien rangé dans ma discothèque à coté des autres !
Rédigé par : Nico | 17 octobre 2007 à 21:02
hum. on doit pas être de la même génération... moi j'aime bien l'objet CD et j'aime bien "l'album" comme format de musique. Je télécharge .. heu . jamais en fait. Et puis, là je suis pas encore arrivé à accéder au site InRainbow malgré ma bonne volonté.
Rédigé par : Emmanuel | 17 octobre 2007 à 21:22
@chafouin: meuh, je parlais pas de ça. Je dis juste que la révolution numérique va affecter radicalement le modèle économique du secteur; et donc également le marketing et la façon de se faire connaître. Quand je dis que le CD est mort, ça ne veut pas dire enterré; il restera sans doute des amateurs, comme pour le vinyl, mais c'est un marché beaucoup plus restreint que celui de la musique. C'est le marché du "joli petit objet qu'on peut ranger dans son étagère".
Ca n'interdit pas qu'il reste ou se crée des espaces où on peut découvrir des artistes.
Il ne faut pas se faire d'illusions, nos manies de consommation, même celles qui nous semblent les plus naturelles, ne signifient rien pour les nouvelles générations.
Rédigé par : FC | 18 octobre 2007 à 08:11
@ le chafouin : "ça t'empêche de manger, aussi? Merci de m'avoir fait rire en tout cas. Vraiment" : toi aussi d'autant plus que tu t'es trompé de personne pour ton commentaire...
Rédigé par : pas perdus | 18 octobre 2007 à 08:20
@ le chafouin : "ça t'empêche de manger, aussi? Merci de m'avoir fait rire en tout cas. Vraiment" : toi aussi d'autant plus que tu t'es trompé de personne pour ton commentaire...
Rédigé par : pas perdus | 18 octobre 2007 à 08:20
@vicnent
l'immense majorité des mp3 sont encodés en 192... alors oui la différence est grande...
Encodé en 320... l'intérêt devient plus limité... enfin c'est un avis.
Le cd va se transformer en marché de niche, en longue traine en quelque sorte... les gens qui dépensent plus de 1.500 euros pour une chaine vont continuer à s'alimenter en cd... je ne parle pas du seul marché français... le mélomane français est une espèce assez rare.
Rédigé par : marc | 18 octobre 2007 à 12:31
remarquez,il y a le format libre Ogg supérieur en qualité au mp3 .
Rédigé par : pas perdus | 18 octobre 2007 à 13:51
remarquez,il y a le format libre Ogg supérieur en qualité au mp3 .
Rédigé par : pas perdus | 18 octobre 2007 à 13:51