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09 novembre 2007

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Voici les sites qui parlent de Ami étudiant :

» Pour l'autonomie des universités de Fanette dans la valeur absolue
Félicitations à Versac pour son billet AMI ETUDIANT !Je suis pour l'Autonomie des Universités !Le texte en question décrié par la Recherche Si on laisse une fois de plus les syndicats s'emparer du mouvement étudiant, nous courrons à ceci : [Lire la suite]

» Post politique de Noticias externas
Je sais que ceci est un blog pro, hébergé par mon employeur. Je ne mettrais pas en avant ma façon de [Lire la suite]

» Le grand soir, jusqu'au prochain de Sancho P.
Je sais que quand j’aurais appuyé sur post, je serais passé officiellement du cote des réacs, des stal et des vieux cons. Moi qui suis encore si jeune. Je dois avoir perdu la flamme. On fait grève pou... [Lire la suite]

» Nos amis les étudiants de Da Bourz Blog
Si vous ne devez lire qu'un seul billet cette semaine, c'est celui de Versac : Ami étudiant qui plein de vérité résume assez bien la situation et ce que je pense ! [Lire la suite]

» AmiVersac de Buzz2point0
Triste ironie, ami Versac. Toi, le grand blogueur, ô couché qui donna à Libération son heure de gloire, en étant THE espace de liberté lors du forum éponyme. Toi, Versac, dont on ne se demande plus si tu es soluble dans le conservatisme (seul le... [Lire la suite]

Commentaires

david

> Arturh: Larry Page n'a pas fonde Google apres un ou deux ans d'universite, mais lors de son PhD a Stanford, dans un environnement autrement plus sain que ce que l'on voit en France culturellement et financierement parlant. En plus, google n'est pas une decouverte geniale (ca ne veut rien dire, comme phrase: essaye avec un autre nom d'entreprise, c'est ridicule; Microsoft, c'est une decouverte geniale).

La recherche academique est tellement devalorise en France que seuls ceux tres desinteresses par l'argent s'y engouffrent; il n'est pas etonnant du coup d'y voir un biais "anti industrie", biais d'autant plus fort qu'en France, les industriels n'ont aucune idee de ce que peut etre la recherche...

Tout ca pour dire que cette reforme passe a cote de l'essentiel, a savoir la place preponderante des formations d'elites (GE, ENA, Sciences Po, Etc...) qui monopolise la tres grosse majorite des hauts posts dans les grandes entreprises... Fait que vous pouvez lier au point precedent, car la plupart des gens sortant de GE n'ont aucune idee de ce qu'est la recherche. De fait, la France est le seul pays au monde que je connaisse qui forme l'ultra majorite de ses elites hors systeme universitaire ou assimile.

Tom Roud

Personnellement, je trouve :
- qu' en l'occurence, la réforme actuelle est mal foutue, mal ficelée, peut potentiellement renforcer le localisme (voir mon exemple favori, l'université italienne où l'autonomie a fait dégénérer les universités en baronnies locales http://tomroud.com/2007/04/26/autonomie-des-universites-qui-connait-litalie/), comporte plein d'incertitudes face à l'avenir, est contradictoire sur certains points - par exemple on donne l'autonomie d'un côté, mais les cordons de la bourse sont saisis par l'Etat via l'ANR en matière de recherche. Doit-on rappeler que tout a été bouclé en quelques semaines par nos gouvernants surhumains?
- qu'on nous ressorte systématiquement l'exemple des systèmes étrangers alors que manifestement personne n'est allé vraiment analyser comment cela marche. Les universités américaines n'ont pas des grandes écoles à côté pour leur "piquer" les meilleurs élèves, le phD a une valeur sur le marché de l'emploi (indépendamment du "bassin local"; vu qu'on ne sait pas vraiment quelles seront les compétences utiles demain on embauche même des docteurs en sciences humaines en entreprise), la recherche aux US a des moyens (à la fois publics et privés, mais en France, évidemment, comme les boîtes n'embauchent pas de docteurs et ne voient pas trop l'intérêt de la recherche...). Toute réforme de l'université qui ne s'attaque pas à tous ces problèmes à la fois est à mon avis vouée à l'échec; d'ailleurs même Nature, cette revue gauchiste, disait bien dans son édition pré présidentielle que Sarkozy risquait de jeter le bébé avec l'eau du bain (ce qu'il est en train de faire à mon avis). Je suis assez fasciné d'entendre les bruyants applaudissements à un gouvernement qui est en train de détruire notre système d'enseignement supérieur/recherche alors qu'il est mainfestement mal informé ou pire incompétent pour construire un nouveau système plus efficace.

Sinon, à propos des adaptations au marché de l'emploi, lire Bernard Salanié et son exemple favori du dessin industriel (http://bsalanie.blogs.com/economie_sans_tabou/2006/07/homme_et_machin.html)- qu'il généralise même aux dirigeants d'entreprise :

"J'avais déjà mentionné dans mon livre le cas des dessinateurs industriels : peu d'années après que ce brave M. Libert ("doctus cum Libro", disait-il vaillamment au début de chaque année) m'a fait souffrir sur les perspectives d'intersections cylindre-cône, les programmes de CAO et autres ont aboli son créneau. Aujourd'hui, ce sont les dirigeants d'entreprise qui sont sur la sellette, si l'on en croit le New York Times. Il semble que pour la très grande majorité des décisions qu'ils ont à prendre, un logiciel expert bien conçu fasse plutôt mieux qu'eux. L'avantage de l'ordinateur est sa capacité à traiter une quantité monstrueuse d'informations de manière formelle, sans se laisser aller aux nombreux biais de perception du dirigeant humain. Parmi ceux-ci, il y a la prétention à savoir juger "en un coup d'oeil" des hommes et des situations ; et notamment la confiance très exagérée (et finalement assez insultante) que la réussite sociale garantit la capacité de former un jugement fiable sur une personne en une petite demi-heure---que celui qui n'a jamais péché leur jette la première pierre !"

Gemini

"Par contre, les électeurs de droite votant Sarkozy ou Le Pen, sont tous des démocrates avertis"
Ah non il y a des cons partout, pas de souci avec ça, et les nationalistes sont généralement de gros spécimens...

Mais décidément il y a des choses qu'il faut changer dans notre pays, et les universités et leur fonctionnement stalinien en font partie... alors zut à ceux qui s'opposent, contre la réforme et contre la démocratie !

kebra

Je suis effaré par les propos d'aujourd'hui de Valérie Pécresse qui donne une légitimité qu'elles n'ont pas aux AG étudiantes et appelle quasiment à la guerre civile sur les campus en demandant aux étudiants non grévistes d'y faire entendre leur voix. Bon d'accord, elle a fait HEC et L'ENA, donc elle connait pas bien le fonctionnement d'une AG, mais elle devrait quand même savoir qu'en démocracie c'est aux pouvoirs publics de faire respecter la loi et la liberté de travailler ou d'étudier, et que l'autodéfense c'est mal.

arturh

@ david

Admettons qu'il s'agisse de la première année (pour Page, et deuxième année (pour Brin) du deuxième cycle, les cycles étudiants sont organisées différemment aux US. Mais Google est bien une invention, dans le sens: nom donné à une "découverte", et elle est bien géniale. Et même si, l'Europe étant passé pour la première fois dans l'Histoire entièrement à côté d'une Révolution Industielle, la Révolution Informatique/Numérique, ces mots ne veulent plus rien dire chez nous, ils ont quand même une signification. Et donc, je maintiens: Google est une invention, et cette invention est géniale.

J'insiste, parce que sur une discussion qui concerne les Universités, l'agitation étudiante, a un lien direct avec la raison pour laquelle il aurait été impossible de découvrir/développer Google en France, alors que nous en avions le potentiel humain.

Cratyle

@arthurh: il faut bien comprendre ce que c'est qu'un syndicat étudiant: un groupe d'amis qui se regroupe à la sortie des cours pour parler politique, éventuellement liés à d'autres groupes de même sortes. Ce n'est ni une administration, ni une entreprise, ni une organisation hiérarchique comparable.

Un syndicat étudiant -ou autre- n'a d'impact qu'en fonction des mots d'ordres qu'il fait passer. Voila pourquoi le discours tenu sur une réforme est capital: si l'on dit "vous ne comprenez rien, vous avez tort, et nous allons vous imposer ce changement qui vous est nécessaire", quels mots d'ordres les syndicats étudiants feront-ils passer? Chercheront-ils à négocier? A comprendre?

Toute chose égale par ailleurs, imaginez un tel commentaire dans un forum comme celui-ci, quelles réactions va-t-il susciter? Les étudiants ne fonctionnent pas autrement.

jls

En accord avec Bah, Bah, Bah, j'ajouterai :
comment changer l'université sans parler des grandes écoles ?
du cursus (à la française) qu'elles imposent (les études en continu sans possibilité d'interruption au contraire des USA et autres) ?
de la mentalité qu'elles imposent à leurs élèves (LA CARRIERE !!) et de la sclérose de leurs mentalité ?
Je le vois tous les jours, vivant avec une X-ponts (anciennement aviation-civile), fréquentant des X-ponts, parfois des ponts et chaussées (mais pas du corps, dommage). J'ai même eu le privilège d'aller au bal de l'X (à l'oeil).
Et bien qu'ayant fait moi-même un école prétendument supérieure (comme disait Nizan Paul), je prêche pour leur intégration dans les facs et là on verra de vraies changements (y compris sociaux).
jls

irène

Je crois que l'ami étudiant auquel tu t'adresses n'est pas tant un étudiant qu'un "militant", ou "révolté" dans l'âme (révolté contre quoi il n'en sait strictement rien et d'ailleurs il s'en fout). C'est bien de vouloir répondre au fond, mais c'est la forme de la pseudo-agitation politique qui attire ces étudiants. Le blocage des facs est aimé en lui-même, peu importe pour quoi (probablement pour l'ivresse du pouvoir que ressentent les bloqueurs).
Si les étudiants dans leur majorité se sentaient vraiment concernés, il n'y aurait pas besoin de bloquer les facs pour qu'ils aillent aux manifestations : ils iraient tous seuls. La "colère" des étudiants est complètement artificielle et ultra-minoritaire.
(parole d'étudiante)

YR

Une analyse de la loi par des "grévistes", pour contrebalancer le propos assez méprisant de ce post :

http://www.cnt-f.org/fte/IMG/pdf/brochure.pdf

Il est assez amusant que personne ne commente l'article premier de la loi :

« Art. L. 123-3. - Les missions du service public de l'enseignement supérieur sont :
[...]
« 3° L'orientation et l'insertion professionnelle ;

C'est un changement de cap que de demander à l'enseignement supérieur dans son ensemble, donc à l'Université, une mission d'insertion professionnelle. L'Université n'est donc plus le lieu de création et de transmission de la connaissance ? L'UNiversité doit fournir des bataillons de travailleurs formés à bac+3 (50% d'une classe d'âge) ?

Avant de taper sur les étudiants gauchistes, lire le texte de loi et évaluer ses conséquences pourrait être appréciable. On sait les étudiants "grévistes" plutôt gauchistes et plutôt manipulés, mais cela discrédite t'il le fond du mouvement, qui réagit essentiellement aux modifications de la compositions des CA ?

Gillou

Euh pourquoi mon premier commentaire est attribué a Bah, bah, bah (11h35) et le commentaire d'un autre m'est attribué (à 11h39).

Si ça pouvait être corrigé, sachant qu'ils sont diamétralement opposés....

Gillou

Oula non désolé, la présentation des commentaires m'a trompée, mon commentaire de 16h05 peut être supprimé.

Sinon je dit bravo à ce grand moment de philosophie de xsteph :

"En aparté, pour Gillou : on en bascule pas à droite, on l'a toujours été. Grands remerciements à l'autre Nicolas d'ailleurs de faire prendre conscience à beaucoup de leur état et de leur positionnement politique. Du coup, on est moins nombreux à gauche, mais en meilleure compagnie !"

Sinon tu peux argumenter un peu plus ?

david

@arturh: le Phd, c'est un 3e cycle, mais passons, c'est de l'ordre du detail. Je suis d'accord avec vous sur le fait que quelque chose comme google n'a pratiquement aucune chose d'arriver en France (cela dit, ca n'a que peu de chances d'arriver dans un autre pays que les US, mais passons la aussi). Maintenant, dire que c'est a cause de l'agitation etudiante, c'est totalement ideologique, et vraiment a cote de la plaque. La revolution numerique, encore une fois, ca ne veut pas dire grand chose tellement c'est vague. En informatique, la France a de tres bons chercheurs et centres de recherche (INRIA, par exemple, qui selon n'importe quel critere academique est un centre mondialement reconnu). Mais ou sont les entreprises pour utiliser ces competences ? (elles existent, elles sont pas francaises).

Je vais vous donner un exemple qui vaut pas grand chose, c'est une anecdote, mais c'est a mon avis parlant: au Japon, les universites les plus prestigieuses, celles qui forment les cadres des grandes entreprises (Kyodai, Todai, etc... c'est un peu comme chez nous les GE au niveau de la proportion demographique), sont tous passes dans un labo de recherche pendant 2 ans, le meme labo que celui ou moi meme, thesard, j'effectue ma these. Ces masters, en general, iront dans des centres de R&D, et meme s'ils ne sont pas chercheurs, auront une vague idee de ce qu'est la recherche. Culturellement, c'est je pense fondamental.

Lorsque je discute avec des gens du milieu industriel americains ou japonais, le courant "passe": ils ont leur competence, j'ai la mienne, et on peut monter facilement des stages, collaborations; parce que ces entreprises ont des labos avec des chercheurs. En France, vous allez vous retrouver avec qqn qui vient de GE qui vous prendra de haut (et encore, je suis avantage car moi meme issu d'une des GE les mieux cotees).

PAV

Et ben ... 100% d'accord.
Je pense pareil mais je me disais :" Peut-etre es tu deja un vieux con... apres tout tu as bientot 40 ans ..."
Merci Nicolas, je me sens moins seul et bien accompagné !

versac

Oups, petite réponse collective à quelques questions. Je n'ai pas pu suivre le développement des discussions.

1. Oui, j'ai lu le texte de loi, et me suis déjà exprimé dessus ici et là. Je trouve que cette loi est incomplète, partiellement bancale. Cependant, je trouve qu'elle va dans le bon sens, en permettant enfin d'accorder une autonomie salvatrice aux universités (avec un tout petit peu trop d'autonomie pour le président, et un CA encore trop pléthorique à mon goût, ainsi que diverses questions, mais enfin).

Je ne partage pas la méthode qui a été utilisée pour mettre en oeuvre cette réforme : le vote pendant l'été d'une loi rapidos sans beaucoup de consultation est stupide, sur un sujet que l'on sait explosif. La méthode est mauvaise, une fois encore.

Enfin, ce billet ne s'adresse pas vraiment à mon ami étudiant (peu d'étudiants me lisent), mais est une manière de parler dans le vide. Un étudiant gréviste, ça n'écoute pas.

Un merci à Tom Roud pour son commentaire, je connais assez mal le cas italien. Je dois avouer que je suis un peu plus optimiste, tout en étant teinté de réalisme, sur les effets attendus de cette réforme.

Anne

En général, je lis sans commenter...Je suis globalement d'accord avec votre article, je suis pourtant travailleu(se) social(e) de gauche (:-D). Je sature des situations de blocage, du tout "non" contestataire sans aucune contre-proposition : être contre c'est facile, proposer une alternative en est une autre...
Toutefois, cette réforme des universités a été décidée sans en avoir échangé avec les premiers concernés : les étudiants.
Alors avant de faire passer une loi et ensuite d'envoyer les CRS dans les facs (ce matin à Rennes par exemple!!!), pourquoi ne pas lancer des consultations, non pas avec les "syndicats étudiants"(minoritaires)mais avec les étudiants eux même... La réforme doit-elle couper tout dialogue et se faire à marche forcée?? S'il est nécessaire de réformer en profondeur l'université et rapidement, pourquoi le faire dans la précipitation???

Gus

Alors nous pouvons certainement convenir de ceci :

-> une réforme juste mais tronquée n'est pas une réforme juste.

-> une réforme juste mal menée est une provocation délibérée. Je dis bien délibérée car l'excuse de l'incompétence n'est pas recevable pour quiconque accepte des fonctions gouvernementales et s'y maintient.

Que Mme Pécresse assume le bien-fondé de sa réforme et sa mauvaise gestion de cette juste réforme en démissionnant.

arturh

@ david

Ce que je veux dire, et je procède par grandes généralisation, c'est que ce mouvement témoigne d'une véritable haine de tout ce qui n'est pas entièrement sous le contrôle de l'Etat et de sa Fonction Publique.

Oui, la révolution Informatique/Numérique, qui a, comme toutes les révolutions industrielles duré environ 25 ans, en gros de 1975 a 2000 et a complètement changé la face du monde, a bien existé.

Et l'Europe en est totalement absente. Pas une application universelle de type Word ou ... Google originaire d'Europe, et des réactions européennes ridicules type Quaero, ou je ne sais quel nom... Sans parler de la réaction française ridicule à Google print qui a contre attaqué avec je ne sais quelle projet obligatoiremlent piloté par un énarque où ils en sont encore propablement à fixer l'ordre du jour préparatoire de la sous-commission consultative chargée de rédiger le rapport destiné à finaliser, etc, etc, etc, tout ça dans une ambiance morose de gaspillage généralisé et irresponsable d'argent public. Et je me souviens encore, lorsque je suis revenu des USA au début des années 80 de mon travail, (bref il est vrai, je me suis enfuit) avec la Mission Informatique typique des plus belles années Mitterrand et du Socialisme dans Un Seul Pays....

Et il y a un lien entre ces mouvements étudiants et le fait qu'alors que les français à eux seuls avaient le potentiel humain et industriel pour faire Internet, ils ont préférés faire le Minitel, un dernier Monument élevé à l'économie féodale jacobino/marxiste d'Etat.

On ne s'en relèvera peut-être jamais.

unkle

Une comparaison amusante: la greve des internes/les pecheurs:

Pour des raisons assez incomprehensibles:
1. Personne n'a soupconne la LCR ou le PS d'etre derriere (alors que les blocages, c'est bien connu, ca vient de cette arriere-garde reac gauchiste)
2. Ils ont obtenus satisfaction
3. C'est surement parce que le systeme medical liberal / la peche va TELLEMENT bien...
4. On attend Jacques Marcelle / Versac sur le sujet.

Je suis mesquin, mais je me soigne :-) (d'ailleurs le week-end approche, et ca se sent dans mon commentaire...)

jérôme

l'apostrophe s aurait pu être de toute beauté (malheureusement il manque un l).
Sinon, je repense à tous ces labos universitaires qui me sollicitent pour le versement de la taxe d'apprentissage et je souris....

Gus

unkle: N'oubliez pas les avocats, avoués, juges et très probablement très prochainement les agriculteurs victimes de la hausse des cours du pétrole.

david

Franchement, je ne vois pas beaucoup moins d'ideologie dans votre propos que dans le discours du premier etudiant tout juste sorti de sa premiere AG trotskyste.

Pour info, internet est ne du DARPA, et plus generalement, l'essor de l'informatique a beaucoup ete aide aux US par le complexe militaro-industriel, c'est a dire... l'etat. Curieusement peut etre pour vous, historiquement parlant, les US ont rattrape, puis largement depasse l'europe en terme de R&D dans l'entre deux guerres, grace a ce meme complexe militaro industriel (ajoutez l'exode massif de juifs et plus generalement des elites intellectuels vers les US a partir de la montee du fascisme et du nazisme en Europe). Et niveau bureaucratie, pilotage etatique, la defense n'a rien a envier au CNRS. Une simple recherche google sur Vannevar Bush, par exemple, vous permettra de comprendre un peu d'ou sort Internet, et la similarite finalement avec le minitel devrait paraitre assez evidente.

Ca me sidere en fait de comparer des sytemes comme ca de but en blanc, generalement de la part de gens qui visiblement n'ont aucune idee de ce dont ils parlent. Que l'universite ait besoin de reformes, c'est une evidence, mais ca n'avance a rien: une mauvaise reforme est pire qu'aucune reforme. Comme le resume tres bien Tom Roud, on va jeter le bebe avec l'eau du bain. Une reforme des universites sans reformer en meme temps les GE, c'est a mon sens totalement inepte. Je ne me fais cependant aucune illusion: puisque les gens au pouvoir sortent de ces memes GE, rien ne changera politiquement dans les prochaines annees.

Tom Roud

@ arthurh :
"Ce que je veux dire, et je procède par grandes généralisation, c'est que ce mouvement témoigne d'une véritable haine de tout ce qui n'est pas entièrement sous le contrôle de l'Etat et de sa Fonction Publique."

Le contrôle de la recherche et de ses thématiques par l'Etat via l'ANR est l'un des piliers de la réforme de l'université/recherche actuelle. Le miroir de cette haine dont vous parlez, c'est le désir de contrôle du gouvernment.

Et puis, faut arrêter avec l'auto flagellation sur le mode "notre état socialiste est nul": ils sont où les google allemands ou anglais ? Est-ce vraiment un problème de structure ou un bête problème de masse critique ?

Jérémy

Dis donc pour un blog décrit par le site du Monde d'aujourd'hui comme étant de "centre gauche", je trouve ces articles et ces commentaires tellement réac'!!!!C'est ça le centre gauche en France??? Eh ben je suis encore plus à gauche que ce que je pensais... A quoi sert cet article dans lequel il n'y aucune analyse?? Montrer la belle prose enseignée à HEC??? (oui parce que le gentil monsieur qui se permet de décrire la beauté du système universitaire français n'y pas mis les pieds. Eh qu'est-ce que vous croyez?? Il ne va pas se salir les mains avec cette populace universitaire... Tout est tellement plus beau à HEC...) Enfin bref, pour revenir à nos moutons, Monsieur Versac, pourquoi ne pas essayer de poser les bonnes questions, tenter de montrer ce qui se fait à l'étranger, ce qui marche, ce qui ne marche pas concernant les questions d'enseignement supérieur?? Plutôt que d'écrire un article polémique qui n'apporte rien à la réflexion générale!! Pourquoi ne pas tenter de lire entre les lignes de cette réforme passée en force??
Pourquoi ne pas faire des propositions innovantes?? Pourquoi l'enseignement supérieur n'a-t-il pas droit à un grenelle lui aussi?? Pourquoi empile-t-on des réformes sans réel débat avec toutes les parties concernées??
Mais oui je sais, écrire un simili poème sans fond est tellement plus simple et tellement plus "in" que de "mettre les mains dans le cambouis" d'une véritable réflexion... Tellement plus simple aussi de cracher sur l'immobilisme en se targuant d'être à la pointe du changement...

Jean

Beaucoup de mots, quelques photos : http://www.flickr.com/photos/pierrepierrepierre/sets/72157603032601926/

toto

Et l'on parle de "Versac" au Monde :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-902801@51-976568,0.html

Linca

Quand à arthurh qui ne voit rien d'equivalent à google issu de l'europe... le WWW, ça a quand même été inventé au CERN, en Europe...

arturh

Oui Linca, .... et ce sont les américains qui gèrent les noms de domaine... cherchez l'erreur...

Criticus

Je reproduis ici le commentaire que j'ai laissé chez Koz :

"Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas soumis le projet de loi Pécresse au référendum ? La loi aurait été massivement adoptée, et toute opposition aurait constitué un déni officiel de démocratie.

À ne pas voir que le peuple est très largement derrière lui, le gouvernement risque de le perdre, s’il ne réalise pas les réformes attendues. Surtout que cette loi si décriée n’est même pas suffisante: l’indispensable sélection est complètement escamotée."

arturh

@ david

Similarité avec le Minitel?

Vous voulez dire que vous n'aviez pas compris que la finalité du Minitel était le monopole de la Fonction Publique sur la transmission payantes de données numérisées?

Allons, soyez un peu politique...

Linca

Oui arturh, les noms de domaines n'ont rien à voir avec le www (et ont 20 ans de plus). Quel est donc le rapport ?

On pourrait parler aussi de Linux, d'ailleurs

André Gunthert

Versac, il y a des terrains que tu connais bien, et là, en général, je t'admire.

Mais l'université, visiblement, c'est pas ton truc. Alors, avant de ridiculiser les étudiants, apprends que cette réforme est une merde noire, qui va achever ce que 15 ans de dégradation du paysage de la recherche ont entamé. Si tu veux des infos, demande-moi, moi, je suis dans la recherche. Et je trouve courageux de la part de ces jeunes de faire ce que nous, les profs, on n'a pas osé faire. Tout le monde s'est couché, même si tout le monde sait que ce qui commence aujourd'hui, c'est la fin de la science.

Personne n'a dit que c'était indispensable. Copernic était chanoine et Lavoisier fermier général. On peut très bien revenir à un exercice de la science en amateur, comme au XVIIIe siècle, si la société le décide. Je me pose juste une question: est-ce vraiment ce qu'elle souhaite?

Le Nonce

Faut pas tout mélanger non plus. Certes, l'université est irréformable. Mais je ne pense pas qu'on puisse parler de réforme, vu ce qui est proposé c'est de trouver du fric, d'abord, et de le faire accepter aux nouveaux financeurs.

Il faut bien se souvenir que face à l'investissement public, l'investissement privé dans les infrastructures et autres "services structurants", comme la formation, est toujours :

1. plus lent
2. moins efficace et mois cohérent
3. plus cher

Imaginez un peu la construction du parc électronucléaire français ou des autoroutes avec de mirifiques "partenariats publics privé". Ca aurait pris plus de temps, aurait coûté plus cher à la construction comme à l'usager et aurait été un vieux bordel sans nom. Qu'on n'oublie pas cette évidence.

Et que l'état lamentable des Cités U, d'ailleurs pas assez nombreuses, ne sera jamais réglé par une hypothétique et mirifique "partenariat avec le super monde merveilleux de l'entreprise".

Si j'ai bien compris, à part deux trois bidules sans grande envergure, la fameuse réforme Pécresse de l'université est avant tout une gestion miséreuse de l'insuffisance des financements universitaires. Comme d'ailleurs quasiment toutes les super réformes de Sarkozy.

Bref, en fait de réforme et comme c'est finalement assez normal pour un Etat en quasi-faillite, on est dans la gestion de la pénurie.

Mais que les choses soient claires : il est absolument défendu de le dire...

Le Nonce

N. Holzschuch

Je me demande si ça vaut la peine de laisser un commentaire, vu la vitesse à laquelle ce sujet tourne au dialogue de sourds...

L'autonomie des universités peut être la meilleure ou la pire des choses (et oui, my dear Tom, je garde en tête l'exemple italien). Ceci étant, la situation actuelle est tellement bloquée que je ne peux que voir des avantages à la réforme en cours. J'ajoute, pour les gens qui se crispent sur les grandes écoles, que les avantages de cette réforme sont tous consentis aux universités, et aucun aux grandes écoles. Ce point est revendiqué par la ministre ("les universités ont tous les boulets, elles seules auront les avantages").

Parmi les points importants : la réforme va augmenter la différence entre grosses facs et petites. Orsay sera mieux armée pour gérer son budget (et avoir des sous de ses anciens élèves) que Nîmes. De la même manière que Northeastern University a un peu du mal à exister à coté de ses illustres voisines. L'enseignement et la recherche de qualité vont se concentrer dans les grandes universités, une dizaine au niveau national. Je ne dis pas que c'est un mal, d'ailleurs, j'observe que c'est une conséquence.

C'est presque déja le cas : dans chaque discipline, 10 universités françaises représentent 2/3 des nouveaux recrutés en MCF. Autrement dit (en admettant que le concours de MCF ne soit pas trop biaisé...) 10 universités représentent 200 des 300 meilleurs docteurs de l'année. Quand on conseille à un étudiant de s'inscrire en thèse, on l'envoie à Lyon I ou à Caen, selon vous ?

Ce point va à rebours de la politique de dispersement des universités de ces dernières années. Il mériterait d'être discuté plus franchement.

Quand à l'ANR, je n'ai pas à m'en plaindre personnellement. Je n'y vois pas le contrôle de l'état, mais plus la possibilité de monter rapidement de vrais projets, avec un budget conséquent, sans avoir de comptes à rendre à toute une hiérarchie. Quelque chose de quasiment impossible auparavant.

sumac

Bon texte , dommage qu’avec le choix de l’ironie on passe à côté des nuances, mais ça a le grand mérite de faire réagir !

Un point clé par exemple que de nombreux intervenants ont soulevé aurait mérité de figurer d’une manière ou d’une autre dans ce texte « comment changer l’université sans parler des grandes écoles ? »( jls 09/11/2007 à 14:56).

Arthur H(09/11/2007 à11 :31) le dit très bien :
« Et-il utile de rappeler ici que l'actuel système des Universités et le principe de "Non-concurrence" sert surtout à s'assurer qu'aucune formation de viendra concurrencer le monopole des Sciences Po Paris/ENA/Polytechnique, etc, pour la formation des "élites" de notre République Liberté, Egalité, etc... »

Le corporatisme, le pantouflage, la mauvaise « gouvernance d’entreprise », les « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », maux inguérissables dont souffre notre pays ont encore de beaux jours devant eux et ça on ne peut pas mais alors pas du tout le reprocher à « nos amis étudiants »

Hans-Martin

Venant d'Allemagne, je passais l'année scolaire 1986/87 à la fac de Grenoble où je devenais témoin d'une longue grève contre je-ne-sais-plus-quelle reforme qui à la fin fût abandonné. Voyant les choses de l'exterieur, il était parfaitement clair pour moi que l'état déplorable des universités françaises s'expliquait en bonne partie par ce reflexe contre n'importe quel reforme.

Voilà donc vingt ans plus tard que je tombe par hasard sur ce blog, et rien n'a changé: autre grève - au nom d'une fictive égalité de toutes les universités, à en croire les commentaires ci-dessus - qui aura pour effet d'élargir encore l'inégalité entre ceux qui étudient à la fac et ceux qui réussissent ailleurs.

Pardon pour mes faute de français - Hans-Martin.

Tom Roud

@ N. Holzschuch :
certainement qu'une réforme est nécessaire; cette réforme en revanche me paraît peu réfléchie. Et puis je ne vois pas très bien ce que la loi actuelle va "débloquer" (à part des flots de bile de part et d'autre); pour l'instant et connaissant le système français friand de localisme et de mandarinat, je pense qu'on est mal barré. Et puis, je suis peut être un peu stupide et borné mais j'attends toujours comment on va empêcher une dérive à l'italienne (mais bon, je sais bien que le wishful thinking est à la mode aujourd'hui en France, y compris au plus haut niveau de l'Etat).

Pour l'ANR c'est un autre debat, c'était juste pour souligner que, de fait, l'Etat a renforcé son contrôle sur le financement de la recherche (et réagir au discours "les étudiants attendent tout de l'Etat" comme si nos gouvernants eux-mêmes ne voulaient pas justement tout contrôler). Vous êtes dans un domaine à la mode, vos thématiques plaisent à l'Etat, tant mieux pour vous, mais quid des Sciences humaines que notre super Président estimait inutile ? Quid des sciences à application plus hasardeuse ? Votre liberté de recherche devient de fait, très encadrée. A mon avis, l'Etat doit orienter, déléguer et faire un peu confiance aux chercheurs, mais le pire est de vouloir tout contrôler, or Sarkozy a plusieurs fois proclamé haut et fort sa logique utilitariste en matière de recherche, il me semble que le financement sur projets est un excellent moyen de pratiquer ce contrôle.

Antipatros

Ceux qui justifie le comportements de certains des etudiants en relevant les insuffisances et inconvenients de la loi sont à coté de la plaque.

Cela n'a aucune importance.Il ne s'agit que d'un pretexte pour s'agiter un peu.Ces mouvements sont periodiques et apparaissent pour n'importe quel motif.Il est completement inutile de s'attarder sur les revendications de ces "mouvements".

Mon université à la chance d'être assez eloignée geographiquement des facultés d'histoire, psychologie et autres, tout est parfaitement calme si ce n'est que l'administration(honis par tout les etudiants pour son inefficacité chronique)a renssentie le besoin de boucler toute les accès au batiment sauf une petite porte garder par un vigile.Vraiment très pratique quand 2000 etudiants sont sur le campus.....

Ces histoires, c'est comme la pluie, il est inutile de chercher une explication rationnel.Les facs d'histoire et psycho sont des foyers d'agitation qu'il faut apprendre à ignorer.Seul quelqu'un qui ne connait pas l'université ou n'y est plus etudiant depuis bien longtemps peut prendre ce genre d'histoire au serieux.

N. Holzschuch

@Tom: il faudrait qu'on se fasse une "république des blogs - NY" un de ces jours (sauf que j'ai pas encore de blog sur la recherche, mais ça va venir). Les 5 heures de route me font un peu peur, surtout avec le temps qui se prépare.

Dans les points positifs de la réforme : la possibilité pour le président d'Université d'embaucher des personnels en local. Des facilités de gestion locales (vous avez déja essayé de gérer un budget en France ? les règles de compta publique sont une horreur). La possibilité d'avoir des sources de revenu directes aussi. Pour ce qui est du localisme, dans ce que j'ai observé, ce sont les présidents qui sont à la pointe de la lutte contre le localisme, et les commissions de spécialistes qui aimeraient bien recruter le petit copain qu'elles connaissent bien. Je connais trois exemples d'universités (de grande taille) où le président a imposé la fin de tout localisme (contre les huées des commissions de spécialistes...) Je suis donc plus optimiste que vous sur les effets du basculement des commissions de spécialistes (que je ne regretterai pas) vers les comités de recrutement.

Pour l'ANR, je vois bien la dérive possible, mais je ne l'observe pas dans les faits (même dans des disciplines qui ne sont pas la mienne, et pas aussi en vogue). Au contraire, j'y vois un rééquilibrage bienvenu contre le mandarinat. Un jeune MCF/chercheur peut avoir un budget conséquent à gérer, et faire des recherches intéressantes, même sur un sujet qui n'est pas dans les intérêts de son directeur de labo, même en SHS. Entre un contrôle lointain de l'état et un contrôle proche d'un mandarin, je crois que je sais lequel je préfère.

JF

Ce qui me surprend toujours, c'est la logique de ces divers mouvements de grève, blocages, dégradations matérielles, etc...
Depuis quand le fait d'arrêter la production peut-il améliorer l'état d'une entreprise et laisser espérer des améliorations à la fois rapides et inscrites dans la durée ???
De même à la fac, les étudiants qui se comportent comme des porcs espèrent peut-être que magiquement cela aidera à repeindre les murs ???
Je me souviens avoir été à la fac de sciences dans les années 90, un bâtiment tout neuf, du matériel tout neuf, des amphis tout neufs. Et patatra, une bande de malades syndiqués débarquent, détruisent les chaises, et commencent à bricoler des réunions pour dire que l'université n'a pas assez de moyens, que le matériel est vétuste, etc... et qu'il fallait tout bloquer, et patati et patata. Des fous.
Alors ces étudiants qui s'agitent aujourd'hui ne sont pas plus légitimes ni crédibles. On se demande même, à en voir certains, à quoi sert donc qu'ils fassent des études ?? Rien que leur dégaine les rend totalement impropres à essayer de trouver du travail par la suite ( mais les pauvres petits, on ne va pas les discriminer pour si peu hein ? la réalité s'en chargera toute seule de toute façon )
Au lieu de se demander si la réforme est bonne ou mauvaise, ne pourrait-on pas commencer par trouver d'autres moyens d'action un peu plus dignes ???
Lors de mon dernier déplacement à Lille, j'ai assisté par hasard à une manifestation de salariés, accompagnés de leurs animateurs type GO de la CGT. Ils m'ont vraiment fait pitié. On aurait dit la fête de la saucisse, avec les ballons, les merguez, les groupes de rock... Le sourire jusqu'aux oreilles en plus, car c'était un grand jour ( de vacances ). Pour des gens qui sont supposés avoir de gros problèmes de pouvoir d'achat, de sécurité de l'emploi, etc..., ils avaient l'air plutôt relax, et empreints d'une jovialité qui, malheureusement et sans qu'ils semblent en avoir conscience le moins du monde, leur enlevait le peu de dignité qu'ils aimeraient sans doute qu'on leur trouve encore... Et quand je vois ce Julliard se pavaner à la télé, même la pitié n'est plus de mise...
Bref, qu'ils retournent donc faire leurs devoirs...

peuples

un bien article ironique. de la belle ouvrage. je suis assez à gauche mais je partage ta vision sur l'évolution nécessaire de notre enseignements que j'ai connu sclérosé en école d'ingénieur et qui par manque de réforme va bientôt ressembler à cloaque sordide (surtout dans les universités).

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Boutons divers


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