Rien à ajouter à Jules.
Ou si, mais c'est juste un complément.
La promptitude qu'ont certains responsables politiques à minimiser ces actes (le passé, un système, ...) n'a d'égale que :
- leur vivacité à appeler à une fermeté et une tolérance zéro cocnernant les crimes et délits. Elle d'autant plus indécente que le délit en cause est des plus graves ;
- leur boulimie législative, qui invente de nouvelles lois sur tous les sujets, mais s'est trouvée étonnemment dans l'impossibilité, pendant des années, de faire en sorte d'offrir des règles claires au financement des partis ;
- leur capacité à ne croire qu'au fait électoral, sorte de sésame sanctifiant, dans le plus parfait mépris de la loi, et même parfois, de la constitution.
La france se grandit de pouvoir mettre en examen un ancien président. C'est lui qui, s'il s'avérait qu'il était coupable de ce délit, qui aurait alors sali l'honneur de la République.

je n'ose penser que cela aille au bout...
Rédigé par : marc | 22 novembre 2007 à 18:04
je suis moins sûr que vous de la justesse de tout ça. sur le fond 100 fois d'accord; l'impunité n'est pas noraml. Mais que penser d'une système qui nous conduirait à constater rétroactivement que la République aurait été salie? que les faits soient poursuivis si longtemps après n'est pas choquant mais gênant. si notre ancien président a commis un vrai délit, on ne peut pas être satisfait du fait qu'il a pu malgré tout, malgré la connaissance des faits, être président. tout ça laisse donc quand même un goût amer
Rédigé par : david | 22 novembre 2007 à 19:01
"- leur capacité à ne croire qu'au fait électoral, sorte de sésame sanctifiant, dans le plus parfait mépris de la loi, et même parfois, de la constitution."
Il ne vous aura pas échappé que le Conseil Constitutionnel a écrit que les conditions dans lequelles furent organisées les dernières législatives furent, pour la seconde fois consécutives, non conformes à la constitution (égalité des citoyens devant le suffrage) mais encore, non conforme au pacte international des droits civils et politiques ?
Belles institutions dont nous voilà dotées ! Il faut sans doute remonter à Napoléon III pour retrouver de telles circoncolutions pour justifier l'injustifiable institutionnalisé.
Et on me dit que c'est cette assemblée-là qui rendra Lisbonne ratifiable ?
Rédigé par : Gus | 22 novembre 2007 à 19:16
Bah, encore un truc qui va faire pschittt...
Chirac a effectué 10 ans de présidence absolument calamiteuse. Aucun résultat significatif, aucun succès, rien de sérieux ne saurait être porté à son crédit. Il n'a été que le président des sumo, du football, des pièces jaunes, et des "affaires". Alors pourquoi faire aujourd'hui semblant de s'apercevoir que l'ancien maire de Paris n'a pas non plus été à la hauteur ?
Ses amis ont essayé lors de sa sortie, de nous le décrire comme un monstre sacré de la politique. En réalité, il n'a été qu'un monstre d'opportunisme. Rien de nouveau donc, juste une confirmation. Le drame, c'est que ses successeurs ne sont pas en reste, question opportunisme...
Et vous avez toujours envie de voter ?
Rédigé par : JF | 22 novembre 2007 à 22:49
Pardon, 12 ans de présidence calamiteuse !!! Pour un peu je lui aurais pardonné 2 ans !
Non, il est impardonnable...
Rédigé par : JF | 22 novembre 2007 à 22:51
Absolument d'accord avec vos trois points, Versac.
J'ajouterais que le simple fait que ces délits aient pu être commis par un élu de premier plan pendant aussi longtemps sans que rien ne l'empêche révèle un vrai problème institutionnel.
N'y a-t-il aucun garde-fou, aucun organe de contrôle, aucune surveillance ?!
Mais le plus "drôle" reste à venir…
Rédigé par : Antoine Block | 23 novembre 2007 à 01:10