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13 décembre 2007

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Voici les sites qui parlent de Que diriez-vous à la ministre de la culture et de la communication ? :

Commentaires

Lui dire de relire le rapport sur l'économie de l'immatériel de l'an dernier peut être ?
Une petite explication sur la nature internationale et d'Internet ne serait sans doute pas superflue, et je pense que ton exemple des baskets copiables à l'infini est assez bien trouvé pour lui faire saisir les enjeux du débat.

Les majors me font penser aux groupes pétroliers : est ce qu'il faut les encourager à trouver des alternatives au pétrole ou bien devrais-t'on foncer droit dans le mur ? Il y a peut être une analogie à développer ici, notamment sur la taxation : on encourage bien les énergies renouvelables, alors pourquoi pas les usages innovants du net !?

Si seulement les ministres invitaient des gens pour écouter ce qu'ils avaient à dire !

Il faut lui recommander la lecture du bouquin de Richard Anderson "The Long Tail". Cet ouvrage très simple et rédigé par demi-béotien vulgarise de manière étonnamment didactique le potentiel du web 2.0 à travers la démonstration de la théorie de la Longue Traine.

Rien lui dire de tel, à part chercher à défendre quelques futurs contrats pour votre entreprise.
Il ne s'agit pas tout simplement du bon interlocuteur, car vous vous adressez au représentant d'une structure qui est lié de la façon la plus étroite aux lobbys culturels qui profitent de subventions l'Etat (par exemple ceux qui aimeraient faire passer la taxe de 2% sur les revenus publicitaires des sites de vidéos en ligne).
Malgré toute sa bonne volonté, les marges de manoeuvres de cet intervenant lui sont réduites, car pour comprendre et appliquer votre discours, il lui faudrait changer, voire dissoudre, une partie du Ministère de la Culture, qui est positionné en fonction d'objectifs de l'économie ancienne.
Les personnes qui devraient être contactées sont plutôt François Fillon et Christine Lagarde.
Le premier pour comprendre à adapter l'appareil d'Etat à de nouvelles missions, la seconde parce que son intérêt est que la France raccroche le train de l'économie de la connaissance.
Ce genre de boulot en plus ne se fait pas seul, et est de longue haleine, il faut prendre exemple sur la stratégie de lobbying qu'ont mis en oeuvre les papes de Linux et de l'Open Source pour rendre respectable dans la fin des années 90 au niveau business
la révolution qu'ils apportaient.

Il faut lui conseiller la lecture de The Long Tail de Richard Anderson. Grâce à la démonstration de sa théorie de La Longue Traine, Anderson détaille le potentiel du web de demain et surtout la nécessité d'en avoir une approche neuve et non basée sur des conceptions passéistes.

Dites-lui donc de se mêler de la gestion, voire, de la privatisation rapide de ses coûteux paquebots culturels bouffeurs de crédits épinglés par la cour des comptes, des sept corps d'inspection de son ministère à gérer, des envisables régime de retraite des marins de ses paquebots, de la réforme des DRAC et des emplois fictifs du cultureux dans l'éducation nationale plutôt que de se mêler de ce qui ne la regarde pas.

Pourquoi ne pas lui parler du Canada qui hésite longuement à transcrire les accords OMPI et qui se pose beaucoup de questions sur la nature de l'équilibre qui doit exister entre devoirs et droits dans ce domaine. Et profiter, aussi, de lui parler de ce groupement d'auteurs interprètes Canadiens qui militent pour une forme de rémunération plus moderne et adaptée aux nouvelles manières de "consommer" numérique. (http://www.pcinpact.com/actu/news/40586-licence-globale-telechargement-partage-legal.htm).

Bref, même si c'est perdu d'avance, lui montrer que, ici et ailleurs, des idées existent pour rémunérer correctement la création et permettre une diffusion large et bon marché de la culture !

"faire passer l'idée de l'ampleur de la révolution que constitue la révolution numérique" ...soit lui dire ce qu'il faut pour qu'elle intègre qu'Internet est peut-être la plus grande invention humaine des 950 dernières années (depuis l'imprimerie en clair).

Pourquoi les actions du gouvernement français concernant l'Internet me font penser aux tentatives de ranger des chaises sur le Titanic? La concurrence planétaire s'étale désormais aussi vers les gouvernements, vers leur capacité d'intégrer des changements des pouvoirs établis avec l'avènement de l'Internet. Ici c'est toujours un conservatisme arriéré, support des avantages acquis des lobbies du XIXe ou XXe siècles, manque d'imagination, et peur d'avenir.

Lui dire qu'elle est super ma coiffée ?
Au moins, ça, ça ne fera pas débat.
Bon, ok, je sors.

Lui dire qu'elle est super ma coiffée ?
Au moins, ça, ça ne fera pas débat.
Bon, ok, je sors.

Demandez-lui donc comment elle envisage son avenir dans un contexte de réduction de l'état sur ses missions essentielles (lesquelles, à mon avis, inclueront la privatisation des grands équipements culturels) lorsque l'industrie de la culture tombera en déflation.

Demandez-lui également si elle pense que les mécanismes de redevances sur supports vierges résisteront longtemps à la construction européenne.

@Gus à 07:04

Les privilèges acquis de la propriété intellectuelle, ou plutôt des distributeurs et producteurs sont tels, que l'état taxe tout ce qui bouge. Parfois je me demande si la PI ne se place pas au dessus de la constitution, et comment arrêter ce délire.

Demandez lui si elle a réussi à trouver le temps pour faire ses courses de Noel ou si elle compte les faire ce week-end.

Je lui dirais qu'on ne discute pas avec un ministre armé, dangereux et récidiviste.

Elle doit avoir sur son bureau quelques rapports très bien faits et documentés qui détaillent les enjeux de la révolution numérique dans le domaine culturel...

Vous ne pressentez pas que c'est une simple opération de comm'?


"Lui faire embrasser ce qui se passe sur Internet" : offre-lui donc un abonnement à vie à Meetic. (Des fois, un homme, ça vous change une femme).

"J'ai envie de lui transmettre l'envie d'embrasser ce qui se passe sur internet, avec l'envie de créer les montagnes de demain, d'aider à faire éclore." Effectivement, si c'est pour lui dire ca, ca va etre un peu court.

Pourquoi ne pas lui dire de règler le pb de la faim dans le monde? C'est aussi mignon tout plein comme initiative.

(Je sais, je fais mon commentateur cynique, je sors)

La faire s'inscrire à tous les machins 2.0, et attendre qu'elle saisisse ... ou pas.
Pas sûr que cela soit efficace, la discussion abstraite.

Un point de vue intéressant lu sur telos
http://telos-eu.com/fr/article/mission_olivennes_mission_impossible

Un pouvoir autoritaire n'a aucune raison de vouloir faire émerger des richesses culturelles. Au contraire, un pouvoir autoritaire est un pouvoir conservateur, pour qui seuls les modèles anciens comptent.
Même si j'espère bien des choses de votre entretien avec la Ministre, je ne me fais guère d'illusion. Je pense que nous devrons oeuvrer sans l'aide du pouvoir en place, mais pour autant nous pouvons y arriver. La civilisation devra travailler avec les roues pleinent des batons des sbires du darwinisme social. Ce sera dur je pense, mais nous en sommes capables. Il en va de nos libertés individuelles.
Dites à la Ministre, que nous continuerons à construire la Civilisation, avec ou sans elle, mais que nous préfererions que ce soit avec elle.

Lui demander si elle ne se sent pas un peu inutile depuis qu'elle est rattachée au ministère de l'économie, dont le dernier soucis est de diffuserla Culture, et le premier de savoir comment maximiser les profits de ses potes industriels vendeurs de soupe "culturelle" (et parfois de vraie Culture, mais moins, ça ne se vend pas bien).


D'ailleurs, l'interroger un peu sur la Culture tout court, depuis que son poste est devenu celui d'un VRP, on se demande bien si la promotion n'a pas été compris au sens de "solde" (et bah non ! Ça vient de "promouvoir", dingue non ?). Je ne suis jamais bien certain de ce que recouvre cette notion pour les gens de droite (et c'est pas de la blague, tout ce qui est mouvement humanitaire, ça a du mal avec, surtout si c'est cher et que ça coûte énormément plus que ce que cela rapporte en terme financier).


Lui demander si elle se souvient de sa jeunesse, des fois (en espérant qu'elles ne soit pas issu d'un milieu trop aristo, ce qui n'est pas gagné). Et si elle compte inviter de vrais cultureux aussi, des fois (le prend pas mal, hein, mais... heu... bref ^^) (d'un autre côté, t'es plus formé à la diplomatie, il n'est pas certain qu'avec un type comme moi -- budget "culture" à 6 ou 7000€ par an environ, merci les tarifs jeunes quand même -- elle en ressorte vivante, de son déjeuner). Et lui faire comprendre que c'est un peu cher de nos jours de se cultiver, surtout si l'on est jeune... (une chanson téléchargée en service payant, c'est le prix d'un paquet de pâtes)


(si elle a un peu de jugeotte ça devrait suffire à faire comprendre qu'Olivennes est vraiment le dernier des abrutis -- et pourtant il n'imagine pas la montagne de pognon que j'ai claqué dans son enseigne ; et que ceux qui le suivent ne valent pas mieux)


(heu, vu l'heure, il est p'têtre déjà trop tard en fait...)

Baruch Spinoza: vous avez totalement tort : toutes les dictatures promeuvent non seulement la culture, mais aussi les sciences humaines. Et elles les promeuvent bien davantage que les sociétés libérales, qui préfèrent promovoir l'éducation et la liberté d'expression.

Les régimes totalitaires promeuvent donc, par voie de conséquence, la fabrication et les diffusion massive et souvent "apparemment gratuite" d'oeuvres de l'esprit. Que se passait-il donc sur la place de la concorde à l'élection de Sarkozy ? Pourquoi pensez-vous donc que les communistes ont toujours veillé à noyauter le secteur de l'imprimerie dans le cadre de la stratégie de promotion de la révolution prolétarienne dans le monde.

Nul n'est plus verbeux, plus prolixe, plus expansif u'un dictateur.

La musique, la danse, la littérature, l'économie, la sociologie et les sciences politiques étaient un secteur florissant sous l'ex-URSS.

Certes, les dictatures tordent tous ces arts et sciences insuffisamment rigoureux pour permettre de se conformer aux besoins politiques du moment (c'est d'ailleurs le point de distinction avec les sciences dures : une science capable de se conformer à une vision politique totalitaire n'est pas une science dure). Par exemple, à quoi peut donc bien servir un pilotage politique des subventions culturelles, d'après vous ?

Reste donc à inventer la musique de droite (ça existe déjà) la danse de droite, la philosophie de droite, le journalisme de droite, l'économie de droite, la sociologie de droite (ethno-prédéterministe p.e.). Ce serait d'ailleurs le moyen idéal pour rendre les électeurs de gauche libéraux.

Si vous n'y êtes pas en tant que blogueur (puisque vous évacuez sous ce prétexte le côté buzz), vous y êtes pourquoi ? Votre entreprise à elle seule mérite-t-elle d'être invité parmis ces opérateurs importants du web ? Que pèse votre entrprise face à " wikimedia, dailymotion, netvibes, exalead, priceminister"...
Allons Versac, ne croyez vous pas que vous y êtes parce que votre entreprise a à voir avec Internet ET parce que vous tenez un blog qui est bon pour le buzz ?

Gus
Ainsi j'ai totalement tord.
On m'aurait donc menti. Les nazis auraient encouragés l'art "dégénéré", les autodafés n'auraient jamais existés, la Birmanie est la nouvelle société des Lumières, et on peut de toute évidence philosopher en place publique en Chine... Dans quel monde vivez vous?
Oui les sociétés libérales promeuvent l'éducation et la liberté d'expression. Et pour cause! Ce sont les deux mamelles de la culture.

La musique, la danse, la littérature, l'économie, la sociologie et les sciences politique n'ont jamais été un secteur florissant de l'ex-URSS. Il y avait un type de musique, un type de danse, un type de littérature, un type d'économie, un type de sociologie et une seule politique. Le reste pouvait s'exprimer au goulag.
Et ce n'est pas parce qu'on est verbeux et expansif qu'on est le représentant de la culture.

La culture de droite et d'extrême gauche n'existe pas. Car la culture c'est le moyen pour l'Homme d'exister en tant qu'individu et c'est ce que redoute par dessus tout les régimes autoritaires-totalitaires.
Leur moyen pour arriver à leurs fins? Reduire le temps libre de chacun (suppression des 35h, travailler plus pour gagner plus), élever le collectivisme en doctrine, et ainsi empêcher chacun de se retrouver face à lui même et de se poser des questions.

par ailleurs je ne suis pas sur de comprendre votre définition de libéral.

Lui glisser, même si on s'éloigne du web, que par une réforme administrative idiote, les jeunes artistes musiciens français sont en train de partir, car il n'y a plus de poste alimentaire pour eux, et les étrangers eux ne peuvent plus venir par provincialisation. En effet, il est maintenant obligatoire d'avoir un CA pour enseigner en conservatoire (municipal, de région, etc..). Or, le CA n'existe pas en composition, donc ces postes sont occupés par des profs de fugue ou par le directeur du conservatoire, et les jeunes compositeurs n'ont plus de poste pour vivre; A contrario, quelquesoit la discipline, un musicien étranger n'a pas le courage de passer à 40 ans un CA. En conséquence, contrairement à ce qui se passe aux USA et en Europe, les conservatoires français sont en train de se replier sur eux-même... Provincialisme et conservatisme (très conscient).

Jacques Adam : je voulais dire que ce déjeuner n'a pas été fait "pour qu'on parle de lma ministre sur les blogs". Sinon, ils auraient invité des blogueurs (et pas que moi de l'espèce).

Quant au statut particulier qui me vaut cette invitation, c'est sans doute à mon titre de "blogueur politique à visibilité" que je la dois, oui. et à quelques réseaux, aussi, peut-être.

L'idée d'inviter des "personnalités du web 2.0" impose d'inviter des industriels, oui des patrons d'entreprises importantes dans le domaine, mais aussi des participants. Et puis, zut, je n'ai pas fait la sélection... Mais elle me parait intéressante au regard des enjeux du ministère.

Pour la mission Oliviennes :

Demandez lui de se mettre à la place d'un internaute en lui offrant: un iPod, un Zune, des bons d'achats iTunes Store et Zune MarketPlace et lui demander d'acheter de la musique et de voir si elle arrive à se débrouiller avec ses deux baladeurs ?

Souvent, changer de point de vue peut aider à appréhender les problèmes complexes et trouver des solutions plus adaptées et plus équilibrées.

Laurent.

Bon allé tu nous livres ton compte rendu de réunion. On s'impatiente !

tu pourrais peut-etre lui parler d'une autre industrie qui a du faire face à la "vague" numérique, et qui a muté dans la douleur sans qu'Olivennes ne s'en mêle: la photo.
Oui, les grands groupes ont beaucoup souffert du passage de l'argentique au numérique, Kodak n'est plus que l'ombre de lui-même, les labos photo sont en train de disparaitre (ou plutot, d'évoluer, ils vendent maintenant des téléphones)...
Mais en contrepartie, il n'y a jamais eu autant de photos, sur Internet bien sur mais meme chez moi, sur mon disque dur, dans mon "cadre photo électronique", dans des albums papier ou des calendriers sur mesure, des photos à partager et envoyer... la photo-Polaroïd a littéralement explosé, tout le monde communique désormais plus facilement avec de l'image: et non, les "professionnels" de l'image ne sont pas morts, les photographes institutionnels existent encore, la "bonne" photo existe et "vaut" de l'argent (équivalent littéral de "la culture musicale" chez nos amis musicaux).

Dernier argument, qui ferait à lui seul les headlines du grenelle de l'autre: on vend des millions d'appareils photos, de caméscopes, etc... ce qui est finalement peut être mieux que de produire des tonnes de chimie argentique, pas sympa pour l'environnement ?!

mateoj : le déjeuner est passé, mais c'est un excellent exemple.

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