Et hop, une bourde interpellation de plus. Si un secrétaire des droits de l'homme avait tenu le même genre de propos sous Royal, on aurait certainement dit qu'elle ne savait pas tenir ses troupes, et on aurait parlé de bourdes. Là, à la limite, c'est en train de devenir du folklore...

Et oui rama, fort juste, et parfaitement indigne de la culture de notre Pays, pour le moins mise a mal. mais quand on choisi de travailler avec certaines personnes, qui ont une conception du management très personnelle...et qui ne tiendrait pas dix minutes en entreprise en terme d'humiliation récurrente...(cf la chine) On assume ou on part a propos de ce type d'humiliation dans le cadre du travail :
http://www.travailleravecdescons.com
Rédigé par : Laure | 10 décembre 2007 à 12:50
Pourquoi est ce une bourde ? Je ne crois pas avoir bien compris, l'exposé de votre billet.
De plus quel rapport avec Royal ?
Rédigé par : AP | 10 décembre 2007 à 13:37
C'est vrai Versac, tout le monde le petit doigt sur la couture du pantalon, bien aligné et surtout pas de remous... C'est comme cela qu'on doit être ministre...
Mais finalement, Rama Yade est dans son rôle de secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme et à le droit de s'exprimer (ce qui n'est pas le cas dans les entreprises et encore moins avec des patrons de PME généralement pas préparés pour manager), le Président dans son rôle de maintenir la négociation ouverte avec qui il juge bon.
Personnellement, j'aime que les gens ne soient pas d'accord au sein d'une équipe, le côté "le chef a toujours raison et surtout ne pas le contredire" est insupportable.
Pour être directeur de projet et responsable, je sais qu'il faut donner la parole et écouter.
Il faut que chacun suivant sa compétence et son territoire d'expertise puisse s'exprimer.
Après tout celle ou celui qui a tort un jour, aura raison le lendemain, la vie est un fleuve incertain qu'il faut savoir naviguer.
Bah, on va dire que Rama Yade a raison moralement, et que Nicolas Sarkozy, en tant que chef d'Etat a ses raisons. Le seul ennui, c'est que Rama Yade n'a pas de son poste la même perception globale que le Président de la République. Et elle n'a pas en main la direction de la stratégie diplomatique de la France.
Finalement, on ne peut s'exprimer ou s'expliquer qu'à partir de son niveau particulier de responsabilité. Et il faut d'ailleurs ne jamais s'empêcher de le faire
Le mauvais geste serait que Sarkozy la débarque sur l'instant pour avoir osé donner son avis.
Sinon tout va bien, j'espère un jour que cela pourra donner des réflexes d'ouverture à beaucoup de français dans le sens où la confrontation et la négociation sont jugés négativement dans notre culture.
Des fois, on se demande si le français ne rêverait pas de se comporter à l'identique du peuple japonais, avec son fameux "Honne" et "Tatemae"... Vous en rêvez vous ?
Rédigé par : thierryl | 10 décembre 2007 à 13:46
On sent le partisan de Ségolène n'ayant pas digéré la campagne:-)
C'est sarko le président, et même sans les "bourdes", il l'aurait été !
Rédigé par : authueil | 10 décembre 2007 à 13:56
et à votre avis, c'est pas un peu concerté et fait exprès tout ça?
Rédigé par : o o | 10 décembre 2007 à 14:07
Incroyable les commentaires que l'on peut lire ici ! Notamment celui d'authueil, tout cela serait concerté, arrangé à la virgule près. Comment ne pas voir au contraire dans cet épisode tous les dérèglements institutionnels de la France sarkozyste ? Chaque Ministre n'ayant aucun poids, tous se sentent obligés de faire des coups médiatiques pour justifier leur salaire. La dernière sortie de Rama Yade est particulièrement pathétique, notamment lorsqu'elle déclare : "Je regrette de ne pas y avoir été". Pourquoi cacher la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme? Il ne faut pas que Nicolas Sarkozy tourne le dos à la diplomatie des valeurs. Si on y met le couvercle, je risque d'être au chômage technique!", voir la dépêche : http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20071209/tts-france-libye-kadhafi-yade-ca02f96_1.html.
Ca aussi, c'est de la "concertation" Authueil ?
Et Versac a raison de dire que ça aurait été un ministre ou un responsable PS disant cela, on aurait pas crier au génie tactique mais à la cacophonie insupportable.
Enfin, comment ne pas voir que ce n'est qu'une bourde de plus de Yade (rappelons Aubervilliers) puisqu'elle vient piteusement de se rétracter. A lire, l'excellente tribune de Pierre Moscovici à ce sujet qui dénonce précisément cette (non-) méthode de gouvernement : http://ps-scpo.over-blog.com/article-14505290.html
Je suis vraiment sidéré en tout cas par la complaisance dont jouit encore ce gouvernement d'incapables aux yeux de nombreux blogueurs.
Rédigé par : Jonathan_G | 10 décembre 2007 à 14:58
Personnellement, je l'ai écoutée ce matin sur France Info et je l'ai trouvée assez peu crédible Mme Rade.
En effet, elle fait l'équilibriste sur le mode :" alors quand je suis secrétaire d'état je pense qu'il faut inviter Kadhafi pour qu'il ne soit pas isolé, même si ça gâche ma fête des droits de l'homme, mais quand je suis moi de gauche alors... alors... alors... arghhhh non mais en fait je suis secrétaire d'état donc je ne peux pas dire ce que je dirais si j'osais le dire même si je le pense très fort, blabla..."
En gros, elle n'ose pas dire ce qu'elle dirait si elle était dans l'opposition, et son discours m'a semblé assez maladroit et mal préparé, ce qui suggère fortement qu'elle est un peu "pilotée" et prise dans une grosse contradiction...
Rédigé par : JF | 10 décembre 2007 à 15:07
Baf tout se barouf arrangera Sarkozy , puisque cela devrait éclipser les grèves du 12-13 décembre. Un peu comme le coup de l'annonce du diverse un certain 18 octobre dernier, jour de grève.
Rama Yadé sembre découvrir la "Real Politik".
Je rejoins en tous les cas l'avis de Jonathan_G.
En écoutant Rama Yadé on se demande ce qui la chagrine le plus : la visite de Kadhafi ou le fait de servir à rien ds ce gouvernement de godillots ?
On tombe bien bas avec ce gvt. Il serait intéressant d'éplucher la presse internationale pour voir un peu quel spectacle on donne vu de l'extérieur.
Rédigé par : toto | 10 décembre 2007 à 15:24
@Jonathan G
"Chaque Ministre n'ayant aucun poids, tous se sentent obligés de faire des coups médiatiques pour justifier leur salaire"
Commentaire en fin de phrase qui sent son populisme...
"Pourquoi cacher la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme? Il ne faut pas que Nicolas Sarkozy tourne le dos à la diplomatie des valeurs."
Il ne la cache pas, elle donne son point de vue en première page du Parisien le jour ou Khadafi pose le pied sur le sol français. La polémique est lancée, pourquoi en avoir peur ? tout le monde doit penser comme le chef ? ce n'est pas l'impression que cela donne...
Quant a la "non-méthode de gouvernement", oui c'est possible, ca change du lent apprentissage de la soumission à la hiérarchie du fonctionnaire, du rêve d'économie administrée, de l'harmonie, de la perfection, de la pureté des lignes...
Quoi ? le monde est complexe ? les hommes ne sont pas tous du même avis ? C'est un lieu de confrontation ? il y faut une bonne dose de pragmatisme, de capacité d'adaptation, du cynisme et de la rouerie même ? Pas possible... coupez donc moi quelques têtes qui dépassent et cela y remettra bon ordre !
Voilà à quelles extrémités conduisent l'idéalisme en politique...
Rédigé par : thierryl | 10 décembre 2007 à 15:44
@ thierryl,
- première tactique de la personne n'ayant pas grand chose à dire : déformer et extrapoler mes propos pour me taxer de "populiste". J'aurais pu dire "leur maroquin" et j'ajoute même que le fait qu'un politique soit bien rémunéré ne me choque pas du tout ;
- la phrase que vous citez "Pourquoi cacher la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme? Il ne faut pas que Nicolas Sarkozy tourne le dos à la diplomatie des valeurs" n'est pas la mienne mais celle de Rama Yade dans son entrevue au Parisien. Elle démontre ce que j'essaie d'expliquer à savoir que cela n'est pas du tout concerté, contrairement à ce que certains, comme Authueil plus haut, pensent.
Rama Yade dans ses différentes actions (Aubervilliers, la Chine et la Russie jugés comme des "dictatures") a témoigné de son immaturité sur de tels sujets ;
- "soumission à la hiérarchie" : alors là, c'est carrément délirant. C'est évident qu'aujourd'hui, le sarkozysme se caractérise principalement par le travail en réseau et non pas par par le top-down permanent. Avez-vous lu la note émanant de l'Elysée rappelant aux conseillers du Président qu'ils doivent se taire pour laisser la place aux Ministres ? Et en quoi le fait d'exprimer une opinion divergente pour se renier deux minutes après, sans que cette opinion divergente ait la moindre chance d'infléchir la position du gouvernement est-elle moderne ?
- Sur l'idéalisme, je laisse chacun juge du fait de savoir lequel des deux points de vue (Rama Yade "libre", la gouvernance "moderne et non administrée" face à la cacophonie) est réellement idéaliste...
Rédigé par : John_G | 10 décembre 2007 à 16:03
L'analyse d'Authueil relève de l'évidence. La sortie de Yade tombe trop bien pour ne pas avoir été autorisée. Sa rétractation n'est pas significative, c'est une obligation diplomatique.
Je partage l'incompréhension de plusieurs commentateurs sur la référence à Royal, qui m'échappe largement.
Rédigé par : FC | 10 décembre 2007 à 16:04
@John G
Ce ne sont pas les structures qui sont importantes mais les attitudes humaines. Vous pouvez avoir des résultats désastreux et injustes par du fonctionnement en réseau, comme du très bon boulot réalisé en top-down.
D'ailleurs faut être sacrément abstrait dans sa tête et ne pas avoir observé ou écouté pour croire que tous les problèmes dans les organisations humaines se résolvent en top-down ou inversement ou en réseau. Il y a le plus souvent une combinaison de tout cela.
Le problème justement, et on le voit souvent dans les commentaires idéalistes des blogueurs, c'est que si on les mettait au pouvoir ils n'hésiteraient pas à aller plus dans les détails que Sarkozy au pouvoir, ce qui est souvent une attitude nocive, irréaliste si l'on connaît la réalité du pouvoir.
"Plusieurs chemins mènent à Rome", et l'attachement maladif que vous avez à la forme du pouvoir qui a été bousculée depuis six mois, montre que vous ne pouvez être objectif dans le jugement. S'il doit y avoir jugement d'une politique, au moins avoir la décence d'en attendre les résultats.
Alors certes, on peut jouer les Cassandre ou alors utiliser l'arme très franco-franchouillarde du "ridicule", de la peur de se tromper, mais bon ce n'est pas comme cela qu'on prend des responsabilités, qu'on fait avancer les choses, qu'on se met en situation d'agir.
Rédigé par : thierryl | 10 décembre 2007 à 16:32
@ FC,
- cette propension à faire de chaque acte du pouvoir en place une forme de "génie tactique" est stupéfiante. Avez-vous vraiment lu l'article du Parisien et les reproches maladroits que Yade fait à Sarkozy. Comment de telles maladresses peuvent-elles être concertées quand Fillon dénonce de l'autre côté les "donneurs de leçons" ? La première "maladresse" de Yade sur Aubervilliers était donc aussi "concertée" ? Encore une fois, c'est la seule façon pour ces (faux) Ministres d'exister !
- Sur Royal, sans me faire l'exégète de Versac, je dirais simplement que pendant la campagne, la moindre incartade, du type de celle sur l'indépendance québécoise était montée en épingles et la candidate PS accusée immédiatement d'"incompétence". Pourquoi ce même "procès" n'est-il pas intenté à l'encontre de Yade alors qu'au-delà de son génie tactique que vous louez, on peut penser qu'il s'agit d'une authentique bourde.
@ thierryl,
deuxième stratégie, après l'extrapolation, voilà la déformation de propos. Ai-je dit que le travail en réseau excluait le top-down ? Sauf que dans le cas précis, précisément, tout est commandé d'en-haut, d'un seul lieu, d'un Elysée non plus forteresse mais résidence impériale.
Quant à mon attachement "maladif", je ne parle pas que de la forme il me semble mais du fond dans la décision plus que contestable de Sarkozy de recevoir, non seulement d'un point de vue éthique mais aussi eu égard à ses engagements de campagne.
Enfin, j'admire votre vision admirable du travail en réseau qui consiste à se taire pendant 5 ans parce que nous n'agissons pas. En revanche, dans le registre "déclarations d'intentions", vous prévoyez déjà ce que nous ferions au pouvoir. Intéressant comme "dialectique"...
Rédigé par : John_G | 10 décembre 2007 à 17:00
John, Rama Yade n'est candidate à la présidence de la République, poste qui donne en France un pouvoir très important à celui qui le détient. La voilà, la différence, et elle est de taille. Une secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme incompétente, je m'en fout, une présidente de la République incompétente, cela me dérange beaucoup plus
Rédigé par : authueil | 10 décembre 2007 à 17:26
La thèse du jeu perso est plausible. Le degré de coordination entre Yade et l'Elysée est invérifiable, mais même s'il est de zéro, il est un fait que ces déclarations tombent fort à propos, et font parfaitement le jeu du Sarko-show. Ici comme à Aubervilliers. Ca montre que l'ouverture est réelle, et ça décrédibilise les accusations d'un Sarko autoritaire.
Sinon, vous n'avez jamais remarqué qu'à chaque fois qu'un dictateur visite une démocratie il y a ce genre d'"incidents"?
Rédigé par : FC | 10 décembre 2007 à 17:37
Et voilà: «Elle est secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme et c’est parfaitement normal qu’elle assure une conviction sur le sujet, que par ailleurs je partage», vient de dire Sarkozy.
S'il vous en faut plus, pas moi.
Rédigé par : FC | 10 décembre 2007 à 17:52
@JG
"résidence impériale ":
Prenons l'exemple de la loi Hortefeux, amendement sur l'ADN par des députés UMP. Révision drastique de cet amendement par le Sénat (qui n'est pas de gauche , il me semble.)
Demande par la CNIL pour les travaux sociologiques de pouvoir sous certaines conditions constituer des statistiques ethniques, refus du Conseil Constitutionnel des statistiques ethniques.
A part cela, l'Elysée Sarkozéen serait impérial. Et encore, Didier Migaud Président de la commission des Finances, les corrections demandées sur la constitution de la Vème qui vont toutes dans le sens d'un renforcement des pouvoirs du Parlement.
Vi, impérial, le Sarkozy, pile poil... A un point tel, qu'il demande une autre balance des pouvoirs plus en faveur du Parlement.
On a bien sûr le droit de causer pendant 5 ans, mais soyons réalistes, cela ne pourra difficilement être sur les résultats ou les effets de la politique en cours.
L'idée d'une démocratie apaisée, adulte, passe par de tels constats, au-delà du délit de ne pas avoir la bonne tête ou la bonne comm. ou de faire partie du bon camp pour être Président.
Laisser les gens agir, construire leur parcours et prendre rendez-vous. Evidemment, cela va contre les illusions d'un "peuple qui penche à droite" ou d'un "électorat de gauche".
On a encore le droit de croire qu'on peut voter hors clivage idéologique spécieux et enfumatoire j'espère ?
Rédigé par : thierryl | 10 décembre 2007 à 17:58
R. Yade ou Kouchner n'ont pas commis de bourde. Tout cela brouille les cartes et le débat public : c'est joliment orchestré...
Rédigé par : pas perdus | 10 décembre 2007 à 18:09
@ authueil,
je ne vois vraiment pas le rapport. Il s'agit d'un traitement de faveur dont bénéficie Yade. Et vous rappelle à nouveau, qu'en matière de vraies bourdes, le Président actuel n'a rien à envier à sa secrétaire d'Etat.
@ FD,
le Maître a parlé. Amen.
@ thierryl,
- mais de quoi parlez-vous ? Ai-je évoqué l'ensemble institutionnel ou simplement le fonctionnement de l'exécutif ? Mais si vous voulez, allons-y. Effectivement, il est évident que le fait pour le Président de pouvoir parler devant l'Assemblée sans que sa responsabilité soit engagée et qu'il soit possible de lui répondre est une sacrée avancée démocratique. Quant au reste, lisez le dernier point de vue de Devedjian sur la commission Balladur et vous verrez, il n'en reste plus rien.
- votre vision de la démocratie "adulte" est singulière. Cela signifie donc que l'union nationale doit se créer pendant 5 ans, sans que rien ne puisse être dit sur la politique en cours ? Il me semble que le Président élu est celui de la "droite décomplexée", non ? Vous comprendrez donc que l'opposition ne doit pas non plus en avoir, de complexes, surtout quand cette fameuse politique ne date pas de 7 mois mais de 5 ans et demi.
Rédigé par : John_G | 10 décembre 2007 à 18:16
"Tout cela brouille les cartes et le débat public : c'est joliment orchestré..."
Mais dans ce cas quel est le but de la manœuvre? Qu'est-ce qui est "joliment" orchestré au juste? Cela reste un mystère
(et qu'on ne dise pas : "grâce à ce petit numéro, la France a réussi à vendre deux ou trois trucs à Khadafi. Si Khadafi a intérêt à nous acheter quelque chose il le fera, sinon, ayant mis l'Occident en concurrence, il ira voir ailleurs).
Rédigé par : mrk | 10 décembre 2007 à 19:43
@JG
1. Non, vous avez parlé de "résidence impériale", je ne vois pas de trace du premier empire ni du second dans le fonctionnement actuel des institutions qui est respecté. Donc j'en déduis que c'est la tête du Président qui vous ne reviens pas.
2. vous tombez dans les extrêmes, il n'est pas question d'union nationale, mais la règle du jeu semble avoir changé, on présente un programme de gouvernement, et non plus un projet de société, on essaye, on regarde les résultats et après libre à l'électorat de choisir le Président ou la Présidente qui lui convient.
Mais bassiner l'audience avec desclichés, genre "la droite est autoritaire, n'a pas de coeur et favorise les riches" ou "la gauche ne comprends rien à l'économie, et ne sait pas gérer".
Cela ne fait même plus rire les braves gens qui prennent leur café le matin au bistrot. Ils attendent en effet une attitude plus constructive de la part des politiques et des engagements et des choix concrets au moment de l'élection.
Maintenant, cela a été l'énorme défaut de la candidature de Ségolène Royal, jusque dans le débat, l'impossibilité sur certains sujets de trancher et de dire ce qu'elle pensait vraiment de peur de s'aliéner une partie de son camp politique.
Vous inquiétez pas, la prochaine fois elle corrigera le tir et ne se laissera plus contraindre par telle ou telle mouvance du PS ; sinon, sauf accident, ce sera 10 années de NS.
Rédigé par : thierryl | 10 décembre 2007 à 19:48
@ thierryl,
1. quand je faisais référence au caractère "impérial", je faisais effectivement référence à une tradition bonapartiste, qui est loin d'être nouvelle au sein de la droite française (cf Rémond). Et l'exercice actuel du pouvoir le confirme, où toutes les manettes sont confiées aux Présidents et à ses plus proches conseillers. Voir encore ce soir où ce sont Claude Guéant, Guaino et Martinon qui sont montés au front. Et je pense que c'est dangereux dans la mesure où la France n'a pas tranché d'un point de vue institutionnel (régime présidentiel ou parlementaire). Le Président français est de loin dans les pays occidentaux celui qui a le plus de pouvoir sans aucune contrepartie. Je ne trouve pas cela sain ;
2. Je ne suis pas d'accord avec vous. Bien sûr qu'on met en oeuvre des propositions mais celles-ci sont fondées sur des choix politiques a priori qui sont des éléments constitutifs du projet de société.
3. Sur les déclarations faciles :
- le coup du monopole du coeur, c'est un peu daté, non ?
- sur la gauche gestionnaire, il n'y a qu'à voir les taux de croissance...
4. Sur Ségolène Royal, oui la synthèse du Mans n'était pas bonne, là-dessus, je ne vous contredirai pas. Mais je pense que la campagne passée a permis de faire avancer des idées qui vont se clarifier d'ici 2012.
Rédigé par : John_G | 10 décembre 2007 à 20:51
@John G
1. Oui, la typologie de René Rémond, mais c'est une classification qui s'appuie sur des exemples historiques afin de décrypter des positionements politiques.
Le "travailler plus pour gagner plus" est typique de ce schéma mental de la "droite Bonapartiste" qui aime mettre en valeur des principes comme l'avancement au mérite.
Sinon, depuis le XIXeme siècle les pratiques du pouvoir ont quelque peu changées, et je pense plutot que la République dans laquelle nous vivons montre plutôt que la limite des pouvoirs est franchie sans cesse, par tous les types de pouvoirs.
Deux exemples :
Les syndicats n'ont pas à négocier la gestion et le nombre de personels, qui sont en fait des décisions stratégiques de ceux qui ont la responsabilité des organisations.
Les magistrats n'ont pas à intervenir pour protester sur le contenu de textes de lois votés par le pouvoir le législatif comme celui sur les peines planchers.
Chaque loi et décret est lu ou examiné par des centaines de personnes, donc on peut très bien avoir une volonté politique forte dans l'exécutif, il n'en reste pas moins que la poursuite de cette volonté n'est pas automatique et que pour n'importe quel exécutif, la conservation de l'esprit d'une loi est un combat, ou une négociation de chaque instant.
2. Sur une durée de 5 années, tenter de faire appliquer un projet de société est une folie. A moins de faire une révolution ou de prêcher le "grand soir". Les institutions dont nous avons hérité et qui se sont accumulées par strates, ainsi que les conditions d'exercices d'un pouvoir démocratique, ne nous autorisent que ds évolutions à minima sur le moyen terme, à base de réformes.
3. Oui je suis d'accord avec vous, c'est justement trop facile, mais c'est enore dans la bouche respectivement de personnes comme Devedjian, et Montebourg/Hollande, curieux ludions qui ne sont pas aux responsabilités et dont le discours est navrant pour la plupart de nos concitoyens.
4. Si ces idées sont développées et traduites en un projet clair.
Rédigé par : thierryl | 11 décembre 2007 à 06:10
Libé me donne tort, mais sans trop préciser de source. Selon l'article, Yade serait remerciée au prochain remaniement. Les traitements de l'affaire par Libé et Le Fig sont radicalement opposés (ce qui n'est pas rare, mais c'est loin d'être la règle).
Du coup, je ne sais plus.
"le maître a parlé"... Raté, je ne suis pas sarkozyste. J'essaie de comprendre, point barre.
Rédigé par : FC | 11 décembre 2007 à 07:14
@ FC
Sacrifiera t’il Rama Yade par orgueil parce qu’elle a osé le défier? ou pour ultime concession faite à Kadhafi afin de vendre nos salades ? En tout cas ça ne devrait pas être pour faire plaisir à Patrick Ollier ;o)
Rédigé par : sumac | 11 décembre 2007 à 10:04
Salut
Y a même pas un mois Sarkozy promettait de ne pas troquer le respect des Droits fondamentaux contre des contrats juteux ...
Merci cher Président
http://www.dailymotion.com/video/x3q0c4_droits-de-lhomme-ce-quil-dit-ce-qui_politics
Rédigé par : Emmanuel | 11 décembre 2007 à 10:38
@sumac
Mouais, "sacrifier" un secrétaire d'Etat sur une parole, on dit que les politiques n'ont pas l'esprit large, la petitesse d'esprit des commentateurs est aussi au rendez-vous, àce que je vois...
C'est du procès d'intention, on regarde l'action globale de quelqu'un sur une durée, pas sur des paroles, qui finalement rendent service à NS sur le fond.
@Emmanuel
"contrat juteux" : et on repart de plus belle dans le populisme de l'argent sale, des méchants capitaux et du "business" comme parle Bayrou... en oubliant que cela représente des milliers d'heures d'emploi pour des salariés français.
Rédigé par : thierryl | 11 décembre 2007 à 11:20
Et après tout c'est cohérent avec l'immigration "choisie". On accepte en grandes pompes un étranger plein de tunes pendant qu'on expulse des étrangers qui n'ont pas la chance d'être riche.
Rédigé par : toto | 11 décembre 2007 à 11:34
"Ne pas sacrifier l’homme à la mondialisation
Il ne peut pas y avoir de libéralisation des échanges avec des pays qui ne respectent pas des conditions minimales de dignité des salariés. Notre diplomatie doit être moins soucieuse d’attirer les faveurs de nos clients que d’assurer la rigueur de son éthique. Le prestige de notre pays n’y gagne pas, son commerce non plus. Les intérêts de notre balance extérieure ne justifient donc pas que nous soyons silencieux sur les atteintes aux droits de l’homme qui sont commises dans certains pays"
http://www.ump-legislatives2007.fr/index.php?section=projet&theme=1
Rédigé par : toto | 11 décembre 2007 à 11:56
@ mrk, entre autres
Le résultat, voulu ou non, est qu'on parle de Rama Yade et de Sarko, et pas de Khadafi et de la Lybie. Et ça vaut mieux pour le pouvoir et les bénéficiaires des contrats, car même les reportages de propagande (ah, le reportage de France 3 sur l'invention de la presse libre par Khadafi, le fils !!) n'arrivent pas à cacher la réalité (la fameuse presse libre APPARTIENT à Khadafi le fils). Alors, bien sur, real-politik bla bla bla, compétition mondiale bla bla bla, contrats bla bla bla, airbus bla bla bla. Décidément, l'argent est devenu officiellement le seul critère de jugement, économique bien sur, mais aussi moral, éthique, humain. A vomir.
Rédigé par : niamreg | 11 décembre 2007 à 13:21
Il y a tout de même qqchose d'ahurissant dans cette sacro-sainte position française à toujours vouloir donner des leçons de bonne conduite au monde entier, et rappeler à qui veut l'entendre que nous serions les "inventeurs" des droits de l'homme ( brevet déposé à l'INPI ? ), par conséquent au-dessus de tout soupçon.
D'un côté on dit à Kadhafi "ce n'est pas bien d'être un vilain méchant", de l'autre on lui sort notre catalogue de jouets dernier cri pour aller taper sur la gueule des voisins.
Quand la France sera-t-elle capable d'assumer ses positions, sans recourir à l'épouvantail des droits de l'homme ?
Kadhafi est à Paris car la France est, entre autre, le 4ème vendeur d'armes du monde, parce que la France a probablement acheté la liberté des infirmières bulgares ( et oui, tout s'achète ), et que la France est à cours de fric et qu'elle veut caser ses centrales. Alors les droits de l'homme... pfffff....
Tiens, allez, on prend les paris pour la Colombie ? on rachète 100% du capital d'Ingrid Betancourt et ensuite on vend du nucléaire à Uribe et des droits de l'homme au Farc ? Combien le kilo pour les droits de l'homme ?
Rédigé par : JF | 11 décembre 2007 à 14:00
Eh Thierry!
Petitesse d'esprit des commentateurs c'est pour qui ça ?
Le fait de s'interroger sur l'article de Libé qui annonce le départ de Rama Yade et de chercher à comprendre ne me semble pas être en rapport avec l'agressivité de votre post. Avez vous des précisions à apporter à votre commentaire ?
Rédigé par : sumac | 11 décembre 2007 à 14:10
@sumac
Libé annonce ce qu'il veut... mais bon, ce n'est pas un journal fiable, ni respectable d'ailleurs. Il aime bien "pousser" plus avant ses informations pour créer les conditions favorables à l'évènement attendu.
Si vous croyez à ce genre de journalisme "prédictif", tant mieux pour vous. Moi je n'adhère pas à cette conception spécieuse du journalisme qui vise avant tout à créer du malaise dans la société pour des raisons idéologiques.
Pas les mêmes valeurs quoi.
On pourrait dire aussi que Kadhafi a au moins renoncé au terrorisme, Libé ne s'est jamais expliqué sur son compagnonnage avec Action Directe et ses articles qui puaient la "haine du bourgeois" (c'était bien sûr avant sa reconversion de 1981 où il a pris en charge le lectorat du Matin).
Désolé, mais bon, un journal qui devrait parfois balayer devant sa porte, et dont on doit prendre les nouvelles et analyses avec la plus grande méfiance.
Rédigé par : thierryl | 11 décembre 2007 à 14:49
Versac, vous bloguez plus vite que vous ne réfléchissez !
Où alors... vous n'avez pas réfléchi du tout au sujet !
Avez-vous songé à tourner 7 fois autour de votre clavier avant d'écrire un billet ?
S'il fallait noter celui-là, vous n'auriez pas la moyenne !
Rédigé par : poupoune | 11 décembre 2007 à 18:38
Poupoune,
ça manque d'arguments tout ça...
Rédigé par : JF | 11 décembre 2007 à 20:23
JF,
Quels sont, justement, les arguments de Versac dans son billet ?
Rédigé par : poupoune | 11 décembre 2007 à 21:01
Les arguments ?
Simple. Résumé : "ce gouvernement ne ressemble à rien, ne sert pas à davantage et il vous le prouve chaque jour un peu plus".
A un tel stade de n'importe quoi, le remaniement devient inévitable. Même sous Sarkozy.
LN
Rédigé par : Le Nonce | 11 décembre 2007 à 21:30
@thierry: Libé est un journal de merde, mais ce n'est pas encore une boussole qui indique le sud (ce qui du coup lui redonnerait une valeur). J'ignore si les affirmations sur le remaniement reposent sur du dur ou sur les rêves du journaleux, mais je me pose la question, voilà.
Que la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme l'ouvre quand un dictateur vient en France, ça me paraît un peu le minimum quand même. Et que tout ça fasse débat est normal. C'est le contraire qui serait inquiétant. Je n'ai pas une estime débordante pour l'intelligence de Sarkozy, mais c'est quand même un homme de communication: il ne peut pas ne pas avoir anticipé tout ça.
De toute façon la semaine prochaine on en parle plus.
Rédigé par : FC | 12 décembre 2007 à 09:18
La "Sarkozie" me rend malade. J'en suis dégoûté au plus haut point...
Un gouvernement à ce point dissonant n'empêche nos valeureux journalistes de parler de "stratégie de communication" d'un Sarkozy organisant sa propre opposition dans son gouvernement. Je rêve !
De Sarkozy ne peux venir donc que du bien pour nos journaleux. Tout ce qui est négatif chez lui est toujours analysé sous un angle positif.
Une Royal ou un Bayrou à l'Élysée ayant connu pareille situation, notre chère presse et ses instituts de sondages (bonjour OpinionWay!) se seraient déjà déchaînés... Mais cette presse qui voit tellement loin est déjà dans le coup d'après, avec 2012 en ligne de mire pour une éventuelle réelection de leu maître. En plus s'ils parvient d'ici là à imposer le maire de Paris Bertrand Délanoë comme challenger pour leur nabot alors c'est gagné. Au moins sont-ils certains de le balayer d'un coup de vent avec un angle d'attact qui est tout trouvé. Une évidence. On n'a pas fini d'en chier...
Rédigé par : Olivier | 12 décembre 2007 à 22:45