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28 décembre 2007

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Voici les sites qui parlent de Rapport Lambert : rationalisation plus que décentralisation ? :

Commentaires

XrJ

On ne peut pas diriger la terre de la lune avec une administration bonapartiste. Ca c'est le moindre des constats dans un monde horizontalisé à moins que le cerveau de sarkozy ne grossissent énormément et absorbent toutes les doléances de la France et de la Navarre.
J'avais proposé des services préféctoraux et commerciaux décentralisés aux communes en 2004... Ca commence à poindre...

thierryl

Le découpage en départements et le modèle de l'administration Bonapartiste (une superbe monnaie, aussi, comme le Franc Napoléonien) ont permis à l'Etat d'être efficace pendant plus d'un siècle et est pour beaucoup dans la stabilité de la 3ème République et donc de l'installation durable de la démocratie en France.
Les Girondins ont été très loin, en imagination, en acte, en production, d'une telle oeuvre civilisatrice sur la durée.

Maintenant, faire le nettoyage d'un système d'administration locale qu'il aurait fallu faire évoluer à la sortie des années Pompidou, plutôt que de rajouter encore des étages qui ont produit le mille-feuilles, est un joli voeu et qu'on encourt pas un blocage du pays par une décision qui sera automatiquement identifiée comme abrupte non parce qu'elle le sera vraiment mais parce qu'elle touchera à de trop nombreux intérêts droite et gauche confondus.

Ironie de l'histoire, le dernier gouvernant que l'on comparait volontiers à un dictateur est parti justement sur un référendum sur la décentralisation au profit des régions.

[Référendum joliment utilisé de manière tactique par le centre droit de l'époque (Girondins ? Orléanistes ?) pour faire partir le Président.]

Il y a un pré-requis : la réforme des administrations centrales. C'est une question d'exemple, on ne va pas demander aux administrations locales de s'amputer d'un étage, ou de reconditionner un étage dans un autre, sans que la partie centrale de l'Etat ne redéfinisse ses missions et ne fasse sa propre réforme. Michel Rocard s'est magistralement fait renvoyer à ses chères études européennes sur ce genre de tentative.
Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre aussi, a du manger son chapeau sur son projet de décentralisation.

Donc en toute logique, une telle réforme ne peut s'engager qu'à l'aune d'un référendum ou d'un scrutin présidentiel. Et comme la réforme de l'Etat vient à peine de commencer, il me semble que la meilleure fenêtre d'opportunité pour Sarkozy, serait lors du débat présidentiel d'un second mandat.
D'ailleurs à cette occasion, Versac, vous verrez que vos amis de centre droit et centre gauche, éminemment représentés (eux et leur famille et leurs amis et leurs relations) dans le fromage local seront très loin des avant-postes d'un tel projet de réforme... Comme toujours ils seront outrés de la "guillotine démocratique" des 50%, mais bon, ils savent reconnaître leurs intérêts sur le long terme. ;-)

XrJ

restauration de juillet, Louis XVIII, commune de 1848, guerre avec l'Allemagne pendant 150 ans, c'est ça la stabilité?

FC

Oui, le rapport Lambert est bienvenu. Mais en même temps, je ne peux pas m'empêcher de me dire, c'est franchement le minimum syndical.

Le vrai problème de la décentralisation, c'est que personne n'en veut. En région, ils râlent pour la forme, mais en pratique ils ont toujours l'oeil tourné vers Paris. Pour beaucoup de choses, en tout cas. Le budget de l'Etat en région reste largement plus élevé que les budgets régionaux (en tout cas dans ma région). De décentralisation, c'est bien simple, y en a pas. Paris ne fait pas confiance aux élites locales, et les élites locales, en conséquence, ne sont absolument pas dignes de confiance. Et ça fait facilement 400 ans que ça dure.

Et pourtant, la décentralisation est totalement nécessaire. Je suis à peu près persuadé que pour l'essentiel, les dysfonctionnements de l'économie française, en particulier son taux de chômage élevé, proviennent de la centralisation excessive de l'ensemble de l'appareil politique, économique, productif, normatif.

Lambert propose en somme de faire fonctionner la centralisation de façon plus rationnelle. C'est un début...

zoupla

tout le monde ne partage pas votre vision...

http://frederic-rolin.blogspirit.com/archive/2007/12/11/jeu-concours-identifiez-les-percees-conceptuelles-du-rapport.html

XrJ

pourtant, gommer les disparités et inégalités régionales et communales doivent se faire au plus proche et perceptible de la population, non?

Anthropia

Un des vrais problèmes de la décentralisation, c'est qu'un niveau important de responsabilité ne fait l'objet d'aucun suffrage direct, celui des communautés de communes ou d'agglo.

Un type est nommé président, parce qu'il est le maire de la plus grande commune et décide de prendre des compétences, sans aucun contrôle des citoyens.

Je pense qu'on devrait supprimer les communes et faire voter pour les patrons de communautés de communes. Sauf pour les communes qui n'ont pas choisi de se regrouper.

FC

@Anthropia: ben oui. Mais voilà, dans notre pays, une telle réforme de bon sens est perçue comme une révolution. En Suède, dans les années 70, ils ont divisé par trois le nombre de communes. On se demande à quoi ça sert d'avoir un pouvoir central supposément aussi fort si c'est pour ne pas pouvoir conduire les réformes les plus basiques.

Le Nonce

D'un point de vue pratique, il est évident qu'un pays comme la France ne peut se payer le luxe de 36.000 communes, 100 départements et 22 régions, sans compter les inévitables établissement intercollectivités qui ajoutent à l'opacité de l'ensemble.

Dans un monde merveilleux, il faudrait tout raser, à commencer par ces saletés de départements - actuellement les plus richement dotés, sans doute les plus inexpugnables. Et ces communes si enracinées...

Mais y'a rien à garder. Même les régions ne conviennent pas : elles sont trop nombreuses et trop petites pour un pays comme le nôtre, en plein milieu de l'Europe et donc terre de passage.

Sept ou huit régions me semblent constituer un maximum, en vue d'un exercice efficace des pouvoirs. Et le reste, basta.

C'était pour le côté "pur et parfait". Sauf que la France compte quelque chose comme 500.000 élus locaux, un record en Europe, et pas une once de démocratie locale étouffée par la "présidentialisation du local" - si ce n'est à l'échelon régional.

Aucun d'entre eux ne s'en est jamais offusqué. En revanche, ils seront tous là dès que quelqu'un proposera de supprimer la commune de Trougneux et ses 982 votants...

D'ici à ce qu'il se passe quelque chose, les poules auront des dents. Dommage : si on veut faire des économies budgétaires et gagner en efficacté, c'est par là qu'il faut commencer.

S'interroger sur le sujet est, en effet, le minimum syndical. Mais faut pas s'attendre à des miracles, et c'est bien dommage.

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