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Voici les sites qui parlent de Boum ! :
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c'est le moment d'acheter (le mieux s'est d'attendre que ce soit un peu plus bas), acheter en masse, et d'ici peu se sera de bons placements.
Rédigé par : niederhoffer | 22 janvier 2008 à 01:46
Oui, c'est vrai, Google vaut certainement vraiment cent milliards de dollars. Je me demande combien ça fait, au kilo.
Rédigé par : Gus | 22 janvier 2008 à 06:00
Ce n'est pas la purge de ces dernières semaines et celle d'hier en soi qui sont vraiment préoccupantes. D'abord, elles viennent après quatre années de hausse ininterrompue. Ensuite, comme le disait Greespan, "les marchés financiers ont correctement anticipé 9 des 3 dernières récessions". Si les effets du subprime se limite à une récession aux Etats-Unis et à un resserrement de l'offre de crédit provoquant une petite correction du marché immobilier en France, on restera dans les vicissitudes de la conjoncture économiqe. En revanche, si un acteur un tant soit peu significatif de la sphère financière venait à ne plus pouvoir honorer ses engagements, les effets pourraient être beaucoup plus dévastateurs...
Rédigé par : Denis Castel | 22 janvier 2008 à 06:19
Complément : les banquiers centraux feront sans doute ce qu'il faut pour remettre du carburant dans la machine. Jusqu'à la prochaine bulle. La journée d'aujourd'hui sera intéressante. Les marchés US étaient fermés hier pour cause de Martin Luther King Day, d'où la panique sur les autres marchés en l'absence de boussole new-yorkaise. Si Wall Street venait à dévisser cet après-midi, on pourrait se retrouver avec un krach digne de 1987. Tant que les acteurs financiers tiennent, on s'en remettra comme on s'est remis de celui de 1987.
Rédigé par : Denis Castel | 22 janvier 2008 à 06:30
Ce n'est suprement pas le moment d'acheter quoi que ce soit. ni valeurs mobilières ni immobilères.
Peut-être même pas de l'or.
bien sur la FED baissera les taux ce qui sera interpreté comme un signe de panique.
Bientôt la trappe à liquidité comme au Japon ?
La crise des subprimes n'est pas terminé elle est devant nous, le pic sera atteind en Mars 2008.
Après viendront la crise du Alt A (sommes a peu près équivalente aux subprimes), la crise des cartes de crédit, la crise des crédits autos.
Et cerise sur le gateau les marchés dérives dont la capitalisation est supérieure aux PNB US.
Certain prévoit un cAC 40 à 1700 points. Là il exagère peut-être.
Pour ceux qui ne veulent pas être ruiné idiot. Quelques blogs
http://tropicalbear.over-blog.com/
http://suddendebt.blogspot.com/
http://www.rgemonitor.com/blog/setser
Rédigé par : JLS | 22 janvier 2008 à 08:57
C'est quand-même fou, les infos existent et sont connues par pas mal de monde, apparemment.
Le subrpime, moi, j'en ai entendu parler il y a 1 an ; et je ne bosse absolument pas dans une banque...
Les cracks immobilier (US, Esp, UK, France qui commence, ...) et boursier (partout...) sont connus par beaucoup de monde.
Et pourtant, les banquiers font semblant de ne rien savoir, d'être optimistes. Les banquiers "semblent" moins bien infomés que pas mal de personnes sur Internet.
Bref, le devoir de conseil est complètement passé à la trappe, et il a été remplacé par une "obligation d'éteindre le feu". Les banques sont à la fois les éléments nécessaires à l'économie, et les pires car leurs conseils sont biaisés ; c'est très étonnant.
Conclusion : c'est au nombre de banquiers et d'avocats que l'on juge la décadence d'une civilisation.
(vous rendrez vos copies dans 2 heures).
Rédigé par : Charlie Echo | 22 janvier 2008 à 09:05
Encore moi, pour un mot de plus :
bien que ne bossant pas du tout dans une banque, je côtoie pas mal d'analystes, qui jugent l'entreprise dans laquelle je travaille.
Le constat est simple : ces analystes ne comprennent RIEN au business. Ils estiment des chiffres futurs (toujours en hausse), et ça leur suffit.
Qui plus est, ils ne vivent pas avec un compte en banque qui oscille entre +500 et -500 euros chaque mois, et râlent quand les prix du luxe augmentent.
Bref, comment voulez-vous que ces gars déconnectés de la réalité jugent de business ancrés dans la réalité ?
Rédigé par : Charlie Echo | 22 janvier 2008 à 09:11
La rubrique "bulle immobilière" existe depuis 3 ans sur rezo. Il faut vraiment vivre sur Mars pour ne pas être au courant.
Rappellez-moi de combien ont monté les marchés actions et immo depuis 3 ans déjà ?
Rédigé par : Fer | 22 janvier 2008 à 11:02
La main invisible du marché est bien branlante ces derniers jours...
Hum, on dirait que la gestion de certains domaines par la secteur privé n'a pas été ememplaire que ça...
Si quelqu'un a les chiffres, j'aimerai bien connaitre le montant des liquidités injectées en bourse par les banques centrales... pour éviter le krach.
Vous avez vu Sorman et consorts ?
Rédigé par : pas perdus | 22 janvier 2008 à 12:21
Ce qui compte, c'est que les marchés redressent la barre. Car les fondamentaux des économies sont bons: le marché est quand même le meilleur système d'allocation des richesses que le Créateur ait crée...depuis la Création et que l'Homme est homme.
Rédigé par : Julien Toléd. | 22 janvier 2008 à 12:30
Et les joueurs du bonneteau monétaire sont les archanges de la création : à moins que ce ne soient leurs inventeurs.
Amen.
Rédigé par : Gus | 22 janvier 2008 à 13:05
pas perdus : lisez plutôt :
http://bsalanie.blogs.com/economie_sans_tabou/2005/10/les_dficits_amr.html
Rédigé par : Fer | 22 janvier 2008 à 14:34
Et encore, c'est sur les marchés obligataires que c'est le carnage. C'est de là que vient la crise actuelle, du grand n'importe quoi monétaire de nos chères banques : les centrales, puis les commerciales, les investisseurs institutionnels, et maintenant les assureurs via l'assurance-crédit. En somme, ça fait tache de gras.
Ce sacré Greenspan est parti sans faire l'état des lieux sortant. Et il a laissé un de ces chantiers... Boudiou !
Essayez un peu d'obtenir un crédit immo - ou une ligne de crédit pour une petite boîte - avec un dossier "limite", pour voir.
L'économie malade de la dette... et nous qui marchons dessus !
Rédigé par : Le Nonce | 22 janvier 2008 à 16:33
Bon alors, dans combien de temps l'immobilier retrouvera le niveau de son dernier creux, et qu'on pourra acheter un 90 m² pour 200 kE à la limite de Paris ? Il y a juste un détail, ce qui doit me servir d'apport personnel est sur un PEE, donc placé en Bourse, snif...
Rédigé par : OlivierJ | 22 janvier 2008 à 16:56
OlivierJ: Pas demain la veille, puisque c'est de loin le meilleur usage que l'on puisse faire d'une tonne de liquidités dès qu'éclate une crise de confiance. Et l'épargne des particuliers français reste globalement suffisamment liquide pour qu'on ne manque guère de candidats acheteurs pour n'importe quel logement enviable.
Rédigé par : Gus | 22 janvier 2008 à 17:02
@Gus : pourtant, la précédente baisse avait été initiée en 1991 lors de la guerre en Irak (si ça n'a pas causé une crise de confiance, ça) : http://oje.rio-verde.net/divers/priximmobilier.jpg (NB: l'oscillation des prix parisiens est bien plus grande, on voit ici les prix nationaux). Et vu le niveau jamais atteint de ce pic-ci, il faudra bien que ça redescende aussi.
Rédigé par : OlivierJ | 22 janvier 2008 à 18:33
Je pense que la guerre en Irak n'avait pas grand chose à voir à l'affaire : de très gros investissements avaient été réalisés à crédit dans l'immobilier d'entreprise, notamment à Paris, au point que de nombreux entrepreneurs avaient cessé leur activité pour transformer les locaux qu'ils possédaient en bureaux et payaient leurs traites avec des loyers : et puis, un jour, on s'en rendu compte que l'offre de bureaux dépassait très largement la demande et les clients ont voulu que les prix baissent.
Rien de tel en France en 2008, AMHA : l'immobilier résidentiel est majoritairement aux mains de retraités ou actifs proches de la retraite blindés jusqu'aux yeux de liquidités et sans dettes, qui n'ont donc aucun besoin de vendre, sauf peut-être pour financer les projets de leur progéniture. Hormis un plantage du système de retraite, rien ne pourra les forcer à vendre.
Rédigé par : Gus | 22 janvier 2008 à 18:50
apparemment le CAC a terminé en hausse aujourd'hui, mais qd même après une séance bien agitée... -5% à 9h30 pour terminer à +2.8% avec 15 milliards de volume, ça faisait longtps qu'on avait pas vu ça.
Et hier? plus lourde baisse depuis le 11 septembre 2001...
et avec un CAC à 4700, on est au point bas et on repart à la hausse?
mmh pas sûr... entre la 2eme vague des subprimes qui va débarquer courant mars et l'ambiance de récession (du moins de ralentissement éco) aux US, on n'est pas à l'abri d'une deuxième surprise!
Est-ce une chance pr l'économie mondiale d'entrevoir une sortie de cette dépendance aux US? Pas sûr, les US, c'est qd même 25% de l'économie mondiale.
En gros: je crois qu'il y a de tres bon PEL à 2,75% à la poste encore...
Rédigé par : Timothée | 22 janvier 2008 à 19:05
De quelques lectures que j'ai eues, j'ai retenu que l'immobilier était cyclique, et que pour plusieurs raisons ça allait finir par se retourner (une fois de plus). Le retournement était plutôt attendu en 2005-2006, mais ça se prolonge. Il faut se souvenir que dans les années 90, les journaux économiques mettaient en garde contre l'investissement immobilier, en disant que ce n'était pas intéressant.
Le départ à la retraite des baby-boomers est une des cause possibles de mise sur le marché d'un parc non négligeable (je pense à la région parisienne en particulier). Il y a aussi le fait que le marché ne peut tenir très longtemps sans les primo-accédants. Et depuis quelques années on construit beaucoup, en particulier des appartements en loi de Robien (ou assimilé) ; si jamais le marché se stabilise ou baisse un peu, ça va faire mal car les acheteurs ne pourront pas rembourser. Enfin, je ne suis pas spécialiste, et je dois oublier des éléments.
Rédigé par : OlivierJ | 22 janvier 2008 à 19:11
Ne jamais oublier : les belles théories sous-jacentes aux modélisations de l'immobilier et aux techniques et outils qui mènent aux crises de crédit, de liquidités, qu'importe, sont les mêmes. Elles sortent des mêmes livres, sont enseignées par les mêmes personnes aux mêmes publics. Si on perçoit les limites des seconds, on peut légitimement s'interroger sur la validité des premiers.
Après, bon, ce n'est que de l'argent...
Rédigé par : Gus | 22 janvier 2008 à 19:28
@ JLS : oh vous savez, l'or, vous ne prenez pas grand risque à parier dessus - relativement, s'entend. Encore moins que l'immo, pour la simple et bonne raison que le prix de l'immo dépend intrinsèquement des conditions de crédit.
Pas l'or. C'est un truc où les so-called stocks sont surestimés, la demande en forte hausse, et l'offre en toute petite hausse. Et en plus, il a un atout considérable par les temps qui courent : c'est un actif qui n'est la dette de personne d'autre. La Mère de Toutes les Valeurs (MTV), en somme.
C'est juste dommage qu'on ne puisse pas le boulotter...
Pratique, l'or. Ca permet de regarder les marchés tomber avec un détachement certain.
Skol !
Rédigé par : Le Nonce | 22 janvier 2008 à 23:56
Il y a longtemps, on pouvait penser que l'Euro, le bête Euro que nous connaissons tous serait un bon support pour l'épargne : surtout grâce à une banque centrale réellement indépendante et des missions tout à fait restreintes et limitées par les traités européens à la simple lutte contre l'inflation.
ç'aurait été un moyen certes radical, mais simple, d'inciter les citoyens les plus éduqués au monde en moyenne à simplement travailler du mieux qu'ils le pouvaient dans le sens de l'intérêt commun et simplement épargner sans trop avoir à se soucier de l'avenir.
Maintenant que tous les politiciens d'europe se répandent en judicieux conseils à la BCE pour l'aider à sauver les financiers américains, effectivement, il ne reste que l'or, les matières premières, etc. . A défaut, on peut dépenser beaucoup d'énergie à chercher à gagner plus, ou à perdre moins à terme, et, ce faisant, à produire moins.
Rédigé par : Gus | 23 janvier 2008 à 07:31
"Et pourtant, les banquiers font semblant de ne rien savoir, d'être optimistes. Les banquiers "semblent" moins bien infomés que pas mal de personnes sur Internet."
Peut-être font il semblant de ne pas savoir.
En fait l'or les matières premieres sont déjà probablement trop cher.
Reste les produits agricoles : le blé par exemple.
"Pas sûr, les US, c'est qd même 25% de l'économie mondiale."
25 % de la production, pour la consommation encore plus, peut-être jusqu'à un tiers.
La conso US c'est 6 fois la conso de Chine+Inde réunis.
Rédigé par : JLS | 23 janvier 2008 à 20:28
Al Gore citait cette phrase : il est très difficile de faire comprendre quelque chose à quelqu'un qui est payé pour ne pas le comprendre.
Si on s'intéresse aux produits agricoles comme placements, on peut pareillement s'intéresser à la terre agricole : attention cependant au fait que les subventions de la PAC gonflent d'autant les cours d'une part, et attention aux nombreux acteurs à consulter avec droits de préemption, qui font que les transactions mettent au bas mot 5 mois à se conclure.
Rédigé par : Gus | 23 janvier 2008 à 21:39
@ JLS :
Pour faire court, les différentes matières premières ont commencé à augmenter, ces dernières années, par vague : pétrole ; puis matières premières (appelons-les MP) industrielles, principalement les métaux ; puis, l'année dernière, les MP agricoles dont vous parlez. Le blé, d'ailleurs, a quasi-doublé en 2007. En gros, hein.
Plein de facteurs se conjuguent pour expliquer ces hausses : d'abord l'offre et la demande, bien sûr, ce qui nous ramène aux cycles de production des minières et des agroexploitants. Ce serait déjà un sujet en soit, mais passons.
Ensuite... la possibilité de plus en plus simple pour les investisseurs de se positionner sur les MP. Ca a commencé par le pétrole. Et puis ça s'est étendu : métaux, et depuis deux ans, MP agricoles. A tel point qu'aujourd'hui, n'importe quel pignouf avec un compte Boursorama peut acheter pratiquement n'importe quelle MP, de l'or au platine en passant par le soja, le café ou le jus d'orange congelé.
Là, on ne parle que des petits particuliers. Imaginez que les gros investisseurs sont passés avant, et pèsent bien plus lourd.
Et vous obtenez une source de demande supplémentaire de MP, ainsi qu'une cause majeure de la hausse des cours des MP ces dernières années - AMHA.
Regardez bien les fondamentaux du pétrole, des métaux, du blé : rien ne peut justifier les hausses phénoménales de cours d'un point de vue fondamental. Offre et demande (O et D) ne sont pas si tendues : la preuve, il n'y a pratiquement pas de déficits sur les marchés de MP.
Tout se joue à la marge : les marchés de MP sont des marchés où l'écart O/D est serré depuis la fin des années 90. Pourquoi ? En bonne partie car les stocks stratégiques et autres régulateurs ont alors disparu (OMC oblige), précisément au moment où la demande asiatique montait en puissance. L'écart O/D s'est donc resserré, sans tomber dans le déficit.
Et en ajoutant une source de demande de plus - la puissance de feu des investisseurs + la démocratisation des produits financiers sur MP -, vous siphonnez ce petit écart.
De plus, vous insérez une nouvelle demande, puissante - bcp de répondant financier -, d'une logique 0% industrielle, obscure pour les acteurs des MP classiques. Et alors là, en termes de prix, sky is the limit.
C'est ce qui se passe. La libéralisation sans réflexion des marchés de MP (suppression des stocks et insertion des investisseurs) est, AMHA, responsable d'une bonne partie de la hausse des cours des MP. Du moins l'a-t-elle largement favorisée.
Bien sûr, ça vaut aussi dans l'autre sens. Dès que le zinvestisseur paume de l'argent au hasard sur des obligations subprimes US, il vend illico ses actifs satellite, par ex les MP ou les actions Europe/Asie pour éponger ses pertes domestiques.
Et le balancier repart dans l'autre sens.
Bref, et pour en revenir à l'or, ce dernier a une spécificité marquante : aujourd'hui, 90% de la demande d'or termine dans l'industrie et la joaillerie.
Car depuis 1971, l'or n'a plus de rôle monétaire. Mais que les banques centrales le veuillent ou non, de facto, l'or regagne progressivement son rôle d'étalon de valeur. C'est le sens de la hausse des cours du métal jaune ces dernières années. Le sens de la multiplication des supports d'investissement sur or (cf. ETF).
En plus, coup de pot, la demande de bijouterie résiste à la hausse des cours. Même plus chers, les bijoux se vendent toujours. Et à cette demande constante d'or de bijouterie, la demande d'or monétaire revient en force contre le règne de la monnaie de papier.
Sur l'or, à mon sens, sky is toujours the limit.
Sorry d'être si long...
LN
Rédigé par : Le Nonce | 23 janvier 2008 à 21:45
@ JLS :
Pour faire court, les différentes matières premières ont commencé à augmenter, ces dernières années, par vague : pétrole ; puis matières premières (appelons-les MP) industrielles, principalement les métaux ; puis, l'année dernière, les MP agricoles dont vous parlez. Le blé, d'ailleurs, a quasi-doublé en 2007. En gros, hein.
Plein de facteurs se conjuguent pour expliquer ces hausses : d'abord l'offre et la demande, bien sûr, ce qui nous ramène aux cycles de production des minières et des agroexploitants. Ce serait déjà un sujet en soit, mais passons.
Ensuite... la possibilité de plus en plus simple pour les investisseurs de se positionner sur les MP. Ca a commencé par le pétrole. Et puis ça s'est étendu : métaux, et depuis deux ans, MP agricoles. A tel point qu'aujourd'hui, n'importe quel pignouf avec un compte Boursorama peut acheter pratiquement n'importe quelle MP, de l'or au platine en passant par le soja, le café ou le jus d'orange congelé.
Là, on ne parle que des petits particuliers. Imaginez que les gros investisseurs sont passés avant, et pèsent bien plus lourd.
Et vous obtenez une source de demande supplémentaire de MP, ainsi qu'une cause majeure de la hausse des cours des MP ces dernières années - AMHA.
Regardez bien les fondamentaux du pétrole, des métaux, du blé : rien ne peut justifier les hausses phénoménales de cours d'un point de vue fondamental. Offre et demande (O et D) ne sont pas si tendues : la preuve, il n'y a pratiquement pas de déficits sur les marchés de MP.
Tout se joue à la marge : les marchés de MP sont des marchés où l'écart O/D est serré depuis la fin des années 90. Pourquoi ? En bonne partie car les stocks stratégiques et autres régulateurs ont alors disparu (OMC oblige), précisément au moment où la demande asiatique montait en puissance. L'écart O/D s'est donc resserré, sans tomber dans le déficit.
Et en ajoutant une source de demande de plus - la puissance de feu des investisseurs + la démocratisation des produits financiers sur MP -, vous siphonnez ce petit écart.
De plus, vous insérez une nouvelle demande, puissante - bcp de répondant financier -, d'une logique 0% industrielle, obscure pour les acteurs des MP classiques. Et alors là, en termes de prix, sky is the limit.
C'est ce qui se passe. La libéralisation sans réflexion des marchés de MP (suppression des stocks et insertion des investisseurs) est, AMHA, responsable d'une bonne partie de la hausse des cours des MP. Du moins l'a-t-elle largement favorisée.
Bien sûr, ça vaut aussi dans l'autre sens. Dès que le zinvestisseur paume de l'argent au hasard sur des obligations subprimes US, il vend illico ses actifs satellite, par ex les MP ou les actions Europe/Asie pour éponger ses pertes domestiques.
Et le balancier repart dans l'autre sens.
Bref, et pour en revenir à l'or, ce dernier a une spécificité marquante : aujourd'hui, 90% de la demande d'or termine dans l'industrie et la joaillerie.
Car depuis 1971, l'or n'a plus de rôle monétaire. Mais que les banques centrales le veuillent ou non, de facto, l'or regagne progressivement son rôle d'étalon de valeur. C'est le sens de la hausse des cours du métal jaune ces dernières années. Le sens de la multiplication des supports d'investissement sur or (cf. ETF).
En plus, coup de pot, la demande de bijouterie résiste à la hausse des cours. Même plus chers, les bijoux se vendent toujours. Et à cette demande constante d'or de bijouterie, la demande d'or monétaire revient en force contre le règne de la monnaie de papier.
Sur l'or, à mon sens, sky is toujours the limit.
Sorry d'être si long...
LN
Rédigé par : Le Nonce | 23 janvier 2008 à 21:46