Dialogue imaginaire.
- Bon Nicolas, ca va pas, ta cote est en baisse, et on insiste trop sur le pouvoir d'Henri et de Claude, il faut faire quelque chose.
- Tu m'emmerdes, Franck, j'ai déjà beaucoup de choses à faire, et Carla veut qu'on aille en Jordanie visiter Petra.
- Nicolas, je te propose juste une chose : on met un peu en avant Emmanuelle et Catherine. Ce sont des femmes, elles plaisent aux milieux intello, elles montreront un autre aspect de la machine élyséenne, qui plait pas mal aux journalistes, qui adorent imaginer comment fonctionne l'Elysée.
- Mais enfin, on va encore me reprocher de donner trop de pouvoir à des non politiques, on va parler des divisions à l'Elysée.
- Mais non, Nicolas, c'est de la diversion habituelle : on donne à voir, et on raconte une autre histoire. Modernité des femmes de pouvoir, brillantes et fascinantes, et regain de potentiel sur notre base traditionnelle, par rapport aux mises en avant de Rachidé, Rama et Fadela.
- Ah ouais, le coup de la femme blanche parisienne. t'aurais vraiment voulu que je sorte avec Carole Bouquet, toi, hein ?
- A défaut, on fait avec ce qu'on a.
- Bon, OK, OK. Mais pas touche à Guaino, hein, et vous me faites du bon boulot, qu'on raconte de belles histoires. Et qu'Emmanuelle tienne sa langue sur Henri, hein !
- T'inquiète, pour Emmanuelle, c'est pour recoller avec les milieux intello parisiens, et catherine, c'est pour montrer qu'il y a du chic parisien à l'Elysée. Et tu sais bien qu'il vaut mieux additionner, montrer plus que se concentrer sur un fil unique.
- Ca roule. Bon, Louis, rends-moi ma Breitling, on part à Louxor !
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Et voilà :
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Au demeurant, l'interview d'Emmanuelle Mignon est intéressante. Notamment sur le fonctionnement de Nicolas Sarkozy lors des conventions (l'écrit), sur la remarque lapidaire sur Fondapol, sur l'engueulade avec patrick Weil (E. Mignon semble ne pas comprendre que des intellectuels, notamment de Repid, puissent avoir été outrés du travestissement de leurs analsyes par le candidat), sur le fait qu'il aurait uniquement dix technocrates qui veulent changer les choses en France, sur la réplication de la méthode au PS (que jke partage : le diagnostic de l'état de la réflexion du PS est sans aucun doute du à un manque de leadership), ...

entiérement d'accord avec toi.
Je suis surpris que les médias, y compris l'intelligent nonfonction que tu cites, tombe encor dans le panneau du sage qui montre la lune intello pour cacher le doigt bling bling
Rédigé par : romain blachier | 08 janvier 2008 à 11:23
Je ne suis pas certain que l'image du président gagne à exposer d'un côté son énarque en chef attirée par le pouvoir dès 15 ans, fascinée par son exercice par la règlementation et la négociation et de l'autre sa psychanalyste de l'opinion publique, celle pour qui le ressenti prime sur l'analyse hors de toute évaluation.
L'électeur est bon garçon : il veut bien croire ce qu'on lui raconte : mais il a aussi un vécu : un vécu qui est la conséquence des décisions d'une bande d'énarques qui confondent la vie des autres et un jeu vidéo. Un vécu qu'il compare à celui bâti par ces conteurs des temps modernes que sont devenus les journalistes, qui effacent les rides, les difficultés, les doutes : tout ce qui fait le vécu de l'électeur.
Comme le dit le dicton, le temps ne fait rien à l'affaire....
Rédigé par : Gus | 08 janvier 2008 à 12:13
comme Versac, je pense qu'une des choses les plus justes dans l'analyse d'Emmanuelle Mignon c'est son propos sur la gauche : en gros ce n'est pas un problème d'idées mais de leader :"nous on avait Sarko"; une fois que le PS aura trouvé son leader, il saura imposer une réflexion idéologique forte. Mais question qui aujourd'hui relève du marc de café : quand le trouvera-t-il et ...où???
Rédigé par : davidk | 08 janvier 2008 à 12:59
ce qui est plus frappant encore (avant même d'évoquer la mise en avant ou non de Mignon) c'est que l'entretien non.fiction est présenté comme une définition du Sarkozysme, alors que seule la méthode Sarko/Mignon est explicitée dans ses grandes lignes. Methode qui comme je le disais chez Autueil, n'a rien de tres innovante.
De quoi Sarkozysme est il le nom? a cette question tjs pas de réponse...
ceci dit, mettre Mignon en avant plutot que Guaino, c'est plutôt un calcul intelligent.
Rédigé par : gasper | 08 janvier 2008 à 13:29
gasper : ce n'est pas Mignon plutôt que Guaino. La stratégie de communication de Sarkozy, c'est d'occuper l'espace. Mettre donc Mignon+Guaino+Pégard+Guéant en avant. Même s'ils sont contradictoires. Il veut tout, il faut donc mettre en avant un peu de tous les styles et tendances.
Rédigé par : versac | 08 janvier 2008 à 13:41
C'est aussi ça l'ouverture...La tonalité du discours de Mignon révèle aussi d'une méthode !
Rédigé par : Yannick Augrandenis | 08 janvier 2008 à 18:05
C'est aussi ça l'ouverture...La tonalité du discours de Mignon révèle aussi d'une méthode !
Rédigé par : Yannick Augrandenis | 08 janvier 2008 à 18:05