J'ai fait une lecture, il y a quelques années, qui m'a fait découvrir pas mal de choses. Je ne me souviens plus exactement quand c'était, mais je me souviens très bien avoir découvert, tardivement, que j'étais un imbécile. Et rien ne m'avait autant rempli de joie (car j'allais sortir, enfin, de la récitation de dogmes débiles). Je me rendais compte que pendant pas mal d'années d'enseignement dans les plus belles salles de la nation (et ce fameux enseignement par des barbus marxistes de SES - en fait de quoi, pour moi, plutôt un fitoussiste bon teint, ce qui n'est pas une tare, et un indéfinissable pédagogue), on ne m'avait jamais élevé à ce type de compréhension de l'économie. J'étais diplômé depuis un ou deux ans. Ca m'a fait du bien.
Ce bouquin, c'était pop internationalism, de Paul Krugman. Traduit en France de manière stupide sous le titre "la mondialisation n'est pas coupable". C'est un livre tout à fait passionnant, accessible, bien fait. Je ne peux que vous le conseiller, mêm si vous ne pigez rien à l'économie. Dix ans après sa parution, il reste extrêmement stimulant.
Peu de temps après, j'ai découvert Econoclaste. Et j'ai été heureux de voir des gens manifestement passionnés ne pas cesser un combat pour une meilleure compréhension du monde, avec un talent réel. Leurs luttes contre le pop-internationalism, notamment, sont un régal. Au début, j'étais comme un frais converti, vous savez, comme ces anciens fumeurs qui croient encore que fumer leur apportait quelque chose.
L'exemple le plus parfait de ce pop-internationalism que dénonce Krugman, et que combattent avec talent nos éconoclastes, c'est bien le thème du déficit extérieur.
Soyons clairs : le déficit de la balance commerciale le veut rien dire.
Dit comme ça, je suis sûr d'avoir plein de commentaires qui vont dire mais si mais si, quand même. Des années d'intoxication sont passées par là. Et un chiffre en négatif, ça fait pas chic. Mais pour autant, ça ne veut rien dire. Rien.
Est-on plus riche quand on a un déficit extérieur ? Est-ce que cela veut dire qu'on est moins "compétitif" ? Qu'il y a plus de riches, moins de pauvres, ou l'inverse ? Que l'emploi va mal ? Que les inégalités se creusent ?
Non.
Mais il faut s'en lamenter. On ne sait pas pourquoi, au juste. Ça pourrait vouloir dire qu'on "vend moins aux étrangers", comme si les étrangers étaient des concurrents sur un grand marché contre qui il faudrait se battre (même si ça nous appauvrissait). Mais même pas. Les Etats ne sont pas en lutte comme le sont les entreprises. On ne sait donc pas pourquoi il faut se lamenter de ce truc, pourtant, tout le monde se lamente.
Et l'on doit agir. On ne sait pas vraiment au juste d'où vient ce déficit, mais on veut surtout le combler. Quitte à faire n'importe quoi (à la limite, il suffirait de réduire la croissance de deux points, et hop !).
Alors voilà, je vous conseille trois petites lectures :
- ici
- là (Krugman en quatre points)
- et là.
(comme ça, vous irez troller ailleurs :)

@ Versac,
je suis assez d'accord et pour ma part, c'est une prof "marxiste" pas barbue (si si!) de SES qui me l'avait conseillé, j'ai beaucoup aimé le livre de Krugman.
Connaissant particulièrement le domaine du commerce extérieur, je sais à quel point ce chiffre est à relativiser. Ceci dit, objectivement, le commerce extérieur français n'est pas à un bon niveau, si l'on observe tous les autres indicateurs (notamment le nombre de clients de la Coface..). D'ailleurs, à ce sujet, je te signale le billet de François David, président de la Coface : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/02/08/le-lancinant-lamento-du-deficit-commercial-par-francois-david_1009078_3232.html?xtor=RSS-3232
Précisément, l'argumentation de François David trouve sa limite dans le fait que les arguments qu'il met en avant sont exclusivement quantitatifs et qu'il ne mentionne pas le fait que les entreprises françaises restent présentes dans les secteurs d'industrie lourde (énergie, BTP), ce qui génère les importants "flux " d'exportation, mais sont quasiment absentes dans de nombreux secteurs d'avenir, l'absence quasi-totale des énergies renouvelables et des voitures propres le démontre.
Rédigé par : John_G | 12 février 2008 à 00:33
Par contre Versac, petit problème dans le lien vers le post d'Econoclaste, il s'agit en fait d'un article sur le déficit public, même si je suis assez d'accord aussi sur l'"hystérie" dans ce domaine et de la stupidité des critères de convergence...
Rédigé par : John_G | 12 février 2008 à 00:35
@John G: a l'heure ou je lis c'est le bonne article.
Rédigé par : Esurnir | 12 février 2008 à 02:04
Je me permets de conseiller une petite lecture supplémentaire:
http://bastiat.org/fr/balance_du_commerce_sophisme.html
Rédigé par : Nollipap | 12 février 2008 à 02:52
Intéressant...
Rédigé par : Michaelovicth | 12 février 2008 à 03:36
Comme déjà bien souvent évoqué, on peut se demander ce que peut bien valoir tout raisonnement économique centré sur le périmètre national français depuis la construction de la zone euro.
Rédigé par : Gus | 12 février 2008 à 06:17
Un petit bémol : le commerce extérieur n'est pas un objectif final de politique économique, mais c'est un indicateur (qui contient du signal et de bruit, mais qui reste un indicateur) de compétitivité. Une dégradation forte, durable, et inverse de celle de nos partenaires cache généralement un probleme si ce n'est pas expliqué par autre chose (décalage de cycle de croissance,...).
Donc pas d'accord sur ce point avec toi, ni avec les posts que tu cites : autant il est vrai que le mercantilisme n'a aucun sens (chercher à avoir des excédents éternels), autant on ne peut pas ne pas s'interroger sur la situation actuelle, qui est un indicateur de faiblesse économique (dont la seule lecture brute ne suffit pas, mais qui donne une information qu'aucun autre indicateur ne donne sur la facon dont nos produits correspondent à la demande mondiale).
Sur la diagnostic sur ce point et sur les solutions à apporter je te recommande : http://www.fondatn7.alias.domicile.fr/bdd/doc/nweb06.pdf
Rédigé par : V | 12 février 2008 à 08:08
Intéressant... C'est bien la première fois que je comprends quelque chose à l'économie.
Rédigé par : Didier B | 12 février 2008 à 08:17
V : très bien, parlons du contenu du commerce et des tendances, mais ce qui est insupportable, c'est cette bonne/mauvaise nouvelle que constituerait, en soi, le solde commercial.
Par exemple, ces phrases entendues en période de faible croissance et d'excédent : "ah, enfin une bonne nouvelle : un excédent commercial"...
Je ne suis pas sûr que ce solde soit un bon indicateur de l'adaptation de nos produits à la demande mondiale. Le solde français n'est pas déficitaire de manière durable (5 ou 6 ans de solde négatif). Il y a des problèmes d'adaptation de certains secteurs, des raisons sectorielles (BTP, énergie...), et des modes d'échange (grandes entreprises avec implantations locales, investissements d'entreprises françaises dans des pays étrangers, et l'inevrse) qui peuvent expliquer largement ce fait, non ?
Rédigé par : versac | 12 février 2008 à 09:46
Pas le temps helas d'aller lire tous les papiers auxquels tu te refere. Mais j'ai lu Krugman et d'autres. Je me permets donc une nuance.
Certes en termes quantitatifs et de "bien-etre" (grosso modo de niveau de vie), on se contrefout a court terme de la position de notre balance commerciale.
Mais cette position est un indicateur de l'attractivite, de la competitivite de nos productions. En tous les cas concernant la France, je ne vois pas comment on ne pourrait pas deplorer -si l'on a un peu les moyen et long terme en mire- le fait que nos productions (et exportations) ne sont globalement positionnees ni sur des secteurs ni sur des zones en forte croissance ou a fort potentiel de croissance. Car cela signifie a terme moins de demande adressee a la France, sur les marches qui degagent le plus de richesses, avec tout ce que ca implique (moins de production, moins d'investissement, moins d'emploi).
A long terme on sera tous morts, mais pas nos enfants.
Certes, on peut aussi se glorifier de la forte attractivite du site France en termes d'investissements directs etrangers. Mais au risque de passer pour un patriote depasse, j'aimerais bien eviter que toutes les entreprises francaises soient a l'avenir dirigees et possedees par des Chinois.
L'argent n'a ni odeur ni nationalite, mais l'identite est un aspect important de la vie humaine. Les indicateurs quantitatifs du bien-etre sont bien inutiles a l'egard de ce qui releve de l'estime de soi et autres considerations du style.
Et d'ailleurs, en bon materialiste que je reste, je prefere meme a cet egard voir nos dirigeants ferrailler pour ameliorer la "qualite" et la quantite des exportations francaises plutot que precher la francophonie et ses valeurs dans le vent et le desert...
Rédigé par : carolus | 12 février 2008 à 10:02
La question posée dans ce sens là n'est pas alarmante c'est vrai. Par contre, un pays dans lequel les consommateurs consomment de plus en plus à l'étranger est ce un système viable ? Je ne le crois pas.
Est ce dangereux que les entreprises françaisent ne parviennent pas à vendre hors de nos frontières au moins assez pour réduire l'écart énorme entre importations et exportations ? Je le crois car cela signifie simplement moins de CA, moins re rentabilité, moins d'emploi, plus de chômage...
Rédigé par : Seb | 12 février 2008 à 10:06
Je pourrais être d'accord avec vous si vous ne faisiez pas avec les Econoclastes une hypothèse implicite. Quand les Econoclastes écrivent:
"premier mythe : l'endettement public est une mauvaise chose, un danger pour la "soutenabilité" des finances publiques. En réalité, la dette n'est qu'un moyen de financer la dépense publique, qui ne présente aucune différence avec un autre mode de financement (et même plutôt des avantages). "
Les Econoclastes considèrent implicitement ici que l'endettement public résulte d'un investissement utile. La réalité de la France me semble autre. Les déficits resultent d'une mauvaise gestion des dépenses courantes, d'une redistribution qui avantage la génération de ceux qui votent au détriment des générations futures. Mais comme le financement de la dépense publique inutile se fait par le déficit, il est relativement indolore. Il n'y a donc pas d'incitation à faire des efforts. Et il faudra tôt ou tard payer. Et nos enfants paieront.
Vous connaissez je pense le "papy crash"
http://livre.fnac.com/a1675777/Jean-Yves-Ruaux-2030-le-papy-crash
Présenter l'endettement public comme une catastrophe avec des arguments d'épicier à le mérite de la pédagogie. Votre argumentaire est peut être correct, mais il me semble contre-productif.
Rédigé par : Michel | 12 février 2008 à 10:23
Il me semble que le lien econoclaste donne en fin de billet seme la confusion : il s'agit ici du deficit de la balance commerciale et non des comptes publics.
Rédigé par : carolus | 12 février 2008 à 10:34
Michel : la dette, en soi, n'est pas un indicateur suffisant. l'évolution de la dette publique en France est beaucoup liée à un problème de croissance non maitrisée des dépenses publiques, et n'est pas saine, en soi. Mais le problème à régler, ce n'est pas tant la dette que la croissance des dépenses de fonctionnement inefficaces.
Seb : les consommateurs français pourraient très bien consommer plein de trucs à l'étranger et vivre très bien, s'ils se développement dans des domaines viables à moyen terme. Les gens de Neuilly ne produisent rien sur leursol et en vivent pourtant très bien. le solde extéieur de la Suisse est dégeueulasse, et leur PIB par habitant excellent. Tout cela n'a pas grand chose à voir.
"Est ce dangereux que les entreprises françaisent ne parviennent pas à vendre hors de nos frontières au moins assez pour réduire l'écart énorme entre importations et exportations ?"
mais enfin, nous exportons énormément. Et de manière compétitive. Et les importations nous enrichissent !
Lisez les articles cités, je vous en conjure.
Rédigé par : versac | 12 février 2008 à 10:34
"Mais le problème à régler, ce n'est pas tant la dette que la croissance des dépenses de fonctionnement inefficaces."
Nous sommes d'accord, mais votre message et son titre "Le déficit commercial français, marronnier absurde" laisse entendre que tout va bien. A vous lire on peut penser que les voyants ne sont pas au rouge, et que ceux qui s'inquiètent sont des menteurs. Votre lecteur, peu au fait de l'économie, en déduira que réformer le fonctionnement de l'état est inutile.
Je persiste et signe: votre argumentaire est contre-productif, car il a toute chance d'être mal compris.
Rédigé par : Michel | 12 février 2008 à 12:23
"Mais le problème à régler, ce n'est pas tant la dette que la croissance des dépenses de fonctionnement inefficaces."
Nous sommes d'accord, mais votre message et son titre "Le déficit commercial français, marronnier absurde" laisse entendre que tout va bien. A vous lire on peut penser que les voyants ne sont pas au rouge, et que ceux qui s'inquiètent sont des menteurs. Votre lecteur, peu au fait de l'économie, en déduira que réformer le fonctionnement de l'état est inutile.
Je persiste et signe: votre argumentaire est contre-productif, car il a toute chance d'être mal compris.
Rédigé par : Michel | 12 février 2008 à 12:25
Je crois par ailleurs que parler de déficit commercial indépendamment de l'endettement (public et privé) est absurde.
Rédigé par : Gus | 12 février 2008 à 12:50
Effectivement parler de déficit commercial indépendamment de l'endettement public en particulier est absurde puisque en théorie économique et en pratique le déficit commercial est la conséquence pour un pays :
- d' un taux d'investissement trop faible (du par exemple à une épargne trop faible, c'est le cas des Etats-Unis).
- des dépenses publiques trop forte.
La France est pluôt dans le 2ème cas.
Le fait que l'on soit dans la zone Euro fait qu'il n'y a pas de conséquence négative.
L'Espagne par exemple à le déficit commercial le plus elevé du monde en pourcentage du PIB. Mais l'Espagne comme l'Italie et la France sont protégés par l'exécedent commerciale Allemand.
La Grande-Bretagne a aussi un déficit commercial très important plus que les Etats-Unis (en poucentage) cela signifie que le monnaie va sans doute predre de la valeur.
Ce qu'il faudrait savoir c'est si en exporte moins ou si on importe plus.
De plus il faudrait connaitre la structure du déficit commerciale, si c'est dans les biens d'equipeement comme les Etats-Unis la c'est grave.
L'argumentaire de JP Fitoussi dans le monde ne me semble pas très crédible.
Il faut aussi rappeler qu'un déficit commercial est compensé par une entrée de capitaux identique au déficit commercial.
(Krugman).
Rédigé par : JLS | 12 février 2008 à 13:41
L'aggravation déficit de la balance commerciale française est liée à la dégradation de la compétitivité des l'industrie française.
C'est un indicateur utile mais pas suffisant pour mesurer la santé de notre économie.
Des pays comme la Suisse, l'Angleterre ou "Neuilly" ont une industrie peu performante compensée par une balance des services et/ou de forts investissements venant de l'exterieur.
Les habitants de Neuilly travaillent à l'exterieur de leur ville et réinvestisse leurs gains á Neuilly ce qui compense la "mauvaise" balance commerciale de leur ville.
Le problème de la France, c'est qu'à la fin des années 90 sa balance commerciale était très positive mais que depuis la compétitivité de son industrie s,est dégradée ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour l'emploi et en particulier pour les emplois non qualifiés.
Rédigé par : Mathieu | 12 février 2008 à 17:22
Mathieu: l'aggravation du déficit de la balance commerciale française est très inférieure à la progression du recours à l'emprunt des ménages.
Rédigé par : Gus | 12 février 2008 à 17:29
@Seb: C'est un systeme viable, dans que l'argent arrive de l'etranger on pourra acheter moins cher des produits etranger ce qui au final ne fera pas de mal a notre pouvoir d'achat.
Rédigé par : Esurnir | 12 février 2008 à 18:07
Michel : je crois au contraire que l'argumentation mercantiliste habituelle est profondément déstabilisante et elle-même contre-productive. Il ne s'agit pas de dire "tout va bien" ou "tout va mal", mais de se fixer sur des indicateurs effectifs, et ne pas faire peur sur des trucs qui ne veulent rien dire.
Par exemple, ne pas dire "la dette est trop grosse", alors que le problème est la progression non maitrisée d'une dépense publique inefficace. Ou par exemple dire "le déficit commercial est une menace grave" alors que le problème réside dans la recherche, l'enseignement supérieur ou l'abus d'investissement à l'extérieur de sociétés françaises.
Il faut cesser de prendre les français pour des cons, et de faire peser un climat délétère dont ils sentiraient qu'il n'est pas maitrisable.
-
Mathieu : "L'aggravation déficit de la balance commerciale française est liée à la dégradation de la compétitivité des l'industrie française."
Mercantilisme habituel, que, justement, je dénonce. Ce n'est pas un indicateur de compétitivité générique. Notre industrie est hautement compétitive. Le problème réside plus dans l'afflux d'investissements en France (est-ce vraiment un problème ?) et dans des filières d'exportation très spécifiques (trop peu de leaders mondiaux). La généralisation de la non-compétitivté est encore un abus mercantiliste habituel.
Rédigé par : versac | 12 février 2008 à 19:00
Tou à fait d'accord, joli papier...
Déjà, à l'époque (fin des années 80) lors d'un tour du monde organisé par notre école de commerce, et visite de moult entreprises et cas de business en Asie, en Chine, au Japon et ce qu'on appelait les 4 "dragons"...
Des stratégies d'entreprises comme celle de l'Oréal en Chine (échange de technologie contre des stocks de jus de parfum.)
On pouvait déjà se poser légitimement la question de l'opportunité de la balance du commerce extérieur comme indice "absolu".
Le gros défi de la France, aujourd'hui reste toujours et encore le développement et l'amélioration drastique des services, l'intégration de la notion de service au-delà des procédures vieillottes et branlantes, que ce soit dans le public ou le privé non soumis à concurrence.
Le business et la réponse au client "ici et maintenant" bien organisée, fluide et intelligente est plus que jamais d'actualité.
Rédigé par : thierryl | 12 février 2008 à 20:26
Ca n'a d'autres sens que de fournir des explications clés en mains pour le 20h. Ou même pas pour le 20h d'ailleurs, simplement pour que les gens croient comprendre.
Tu remarqueras que les mêmes mécanismes simplificateurs sont à l'oeuvre sur la récidive, etc.
Rédigé par : betapolitique | 16 février 2008 à 11:37
Pas d'accord, globalement.
On jette le bébé avec l'eau du bain.
La dégradation du commerce exterieur signifie qu'on ne bénéficie pas autant de la croissance du reste du monde qu'on le pourrait. Les explications que l'on entend sont des symptômes réels d'une perte de potentiel de croissance
Même s'il est vrai qu'on en bénéficie en partie à travers la croissance de nos revenus financiers (non traités par la balance des biens et services)
Rédigé par : Artypunk | 16 février 2008 à 23:41