Obama - Sarkozy : deux storytellers. Différents.
J'ai mangé beaucoup de discours de Nicolas Sarkozy. Récemment (depuis quelques mois) pas mal de ceux de Barack Obama (et d'Hillary Clinton, ou McCain, ou Huckkabee, excellent dans son genre).
On a beaucoup dit que Nicolas Sarkozy avait gagné grâce à Guaino, et à son storytelling, à ces longs discours où il parlait de la France, dans ses images d'Epinal, lors de ses grands rendez-vous thématiques régionaux, qui commençaient à chaque fois par quelques lieux communs sur la région, et où il égrenait des "je veux", des "il faut", sur le mode de l'anaphore. Je ne poursuis pas sur les discours de Sarkozy, tout le monde les a en tête, et de sérieux linguistes se sont penchés sur le sujet avec talent.
Barck Obama partage avec Sarkozy cette fantastique qualité de storyteller, et le surpasse nettement en orateur (qu'il est, là où Sarkozy a appris à le devenir). Il est lui-même, d'ailleurs, le héros d'une histoire, celle de sa vie, il se raconte (depuis 2004, ses origines, Harvard, son engagement, ...). Sarkozy aussi, s'était raconté, à la porte de Versailles, comme celui qui avait changé, il était revenu aux sources de son engagement... Obama fait de fantastiques discours à la tribune, où il pratique volontiers, également, un peu l'anaphore.
Mais l'analogie s'arrête là. Les discours d'Obama sont très différents de ceux de Sarkozy, d'une puissance autre.
D'abord, il dit peu "je". Il dit "nous". C'est son désormais célèbre discours de victoire en Caroline du Sud, au New Hampshire, avec ce "yes we can", mis en scène par la suite dans un clip de campagne qui fera date dans les productions en ligne (on est loin du sarko-oho-oh ou du c'est pour sarkozy). Obama parle de dévolution de pouvoir au peuple, se plaçant en enabler, en facilitateur , en rassembleur, s'effaçant presque derrière la volonté commune. Sarkozy faisait en sorte que tout passe par lui, montrait son étonnement devant l'état de son pays (au nom de quoi, c'est quand même incroyable...), disait ce qu'il voulait, ce qu'il ne voulait plus, ce qu'il allait faire, se plaçant de manière systématique en médiateur. Obama, quand il dit "je", l'utilise pour dire ce qu'il a vu, ce qu'il comprend de son pays. Dès qu'il parle du futur, il utilise systématiquement le "nous".
Obama insiste sur le futur (change !) et le rassemblement. C'est incroyable que de voir ces discours, empreints d'une énergie réellement tournée vers l'avenir, le futur. Le changement, le futur, l'avenir, et le "nous".
Sarkozy a fait une pré-campagne de changement (incarner, en amont, la promesse du changement), puis une campagne sur le thème de sa personne, et de la dénonciation des maux de son pays, et que lui, lui seul,n allait les régler. C'était habile pour se faire élire (il semble que cette intermédiation systématique n'aide pas beaucoup pour gouverner). Obama, lui, fait sa campagne sur le changement, aussi, mais un changement collectif, dès le début.
Je ne sais pas si Barack Obama va gagner. Son momentum ne semble pas avoir été particulièrement affecté par son résultat calofornien. Son programme reste un peu, à l'image de l'homme, une hsitoire racontée (point commun avec Nicolas Sarkozy, d'ailleurs). Mais il est certain que cet homme a des qualités absolument phénoménales d'entrain et d'inclusion, dont on comprend aisément en quoi il mobilise les forces vives et volontaires (jeunes et cadres) de son pays.
S'il passe la primaire, ce sera passionnant de suivre l'évolution de son discours, pour qu'il se mette à séduire aussi les Etats de la Bible Belt, pour que sa proposition de futur arrive à amener à lui les opprimés, les délaissés, les âgés, ceux pour qui le discours du futur a du mal, encore, à passer.




très bon billet de ta part comme d'hab, une vraie valeur ajoutée.
Concernant le clip "yes we can", c'est bien mais ça aurait été tellement mieux et puissant avec des américains divers, pris à travers le pays, de tous âges et "races" que de prendre des personnalités de la chanson ou d'Hollywood. Ca aurait été plus rassembleur.
Rédigé par: Ludo | 07 février 2008 at 01:57
Pour tout grand fan de discours et de grands orateurs, et pour peu que vous ayez un minimum de bagage en anglais, ecouter mais aussi regarder Barack Obama est un vrai plaisir, une vraie lesson.
Faire passer de l'emotion alors que vous n'etes en rien concerné(ou si peu) par les elections est deja beau, et même si ca ne vous emmene pas jusque la, rien qu'admirer la prose, la technique, la presence et le charisme est fantatisque. Hautement recommandé.
Rédigé par: bubqr | 07 février 2008 at 02:41
Je trouve ton billet très juste. Vivant en Californie je peux assurer que la déception après la légère défaite est palpable. Et il y a un véritable espoir autour de Obama mais aussi des craintes ( la peur d'un Kennedy bis, exécuté en plein vol revient a chaque discussion sur les élections).
Pour ma part je suis content que les star hollywoodiennes se mobilisent pour lui, et contrairement a la France , ces stars, memes richissimes sont des icones populaires et qui sont de tres fort levier, cela n'entache pas Obama d'une odeur de jet-set.
Pour ainsi dire ici ce genre de campagne est plus mobilisatrice que de donner la parole aux anonymes... C'est dommage, mais il faut faire avec.
Rédigé par: garcon | 07 février 2008 at 02:42
juste un détail, partisan et un peu en parallele a ton billet.
Les votes démocrates étaient en Californie ouvert au non-inscrit ( ni républicains, ni démocrates). Donc ça polémique un petit peu a savoir si certains n'auraient pas pratique un vote d'élimination de Obama dans l'espoir que Clinton aille au charbon face a McCain avec des chances de défaite plus élevés que Obama.
Rédigé par: garcon | 07 février 2008 at 02:50
Pour le titre :
on dit "storyteller"
et pas "storyletter".
Rédigé par: Bonjourv | 07 février 2008 at 03:22
Sur le storytelling, le sociologue Christian Salmon (CNRS) vient de publier un livre passionnant : Storytelling, la machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, Paris, La Découverte, 2007
Le pire, c'est que le storytelling management n'est pas uniquement cantonné à l'art oratoire politique. Il est très largement aujourd'hui utilisé dans la com' des grandes entreprises.
Pour compléter le très bon billet de Versac, je dirais qu'il y a une autre grande différence entre les discours d'Obama et ceux de Sarkozy, c'est l'objet du storytelling. L'histoire que raconte Sarkozy, c'est d'abord une histoire de France (cf le discours de Besançon) : une histoire réinterprétée, avec un panthéon confus (de Jaurès à Guy Moquet), et surtout un parallèle lui aussi confus entre histoire et mémoire, où le passé se réifie dans le présent et manifeste une part de soi-même et de son identité. On est assez proche du nationalisme allemand de la fin du XIXe siècle, cette espèce de Kultur Nation plus du tout intégratrice mais assimilatrice.
Rédigé par: Nick Carraway | 07 février 2008 at 07:14
C'est pour lire ce genre de billet que je reviens ici régulièrement. Merci, très inspirant.
On voit malheureusement tout le chemin qu'il reste à faire pour que les français puissent se tourner vers l'avenir :-(
Rédigé par: Laurent Bervas | 07 février 2008 at 08:45
Bonjourv : effectivement miscaps du à l'heure de postage.
Ludo : merci. Evidemment, avec des "gens du bas", ça aurait marché, mais la star qui chante, c'est quand même classe. Surtout que la chose a été quand mêm produite en très peu de temps (1 semaine) à l'initiative du chanteur, de manière autonome. Stargrassroots !
bubqr : oui, je regarde des discours d'Obama par pur plaisir d'esthète du discours politique. Ce qui impressionne est aussi sa tenue, son port.
garcon : sur le vote des primaires, c'est un risque, qui me parait néanmoins minime. J'ai encore du mal à analyser vraiment l'échec d'Obama en Californie. J'ai du mal à croire à la mobilisation pour Clinton de républicains (ça ne peut jouer qu'à la marge, et elle ferait quand même une très honne candidate).
Nick : "Le pire, c'est que le storytelling management...". Pourquoi émettre un jugement de valeur ? Je ne partage pas la vision hyper-péjorative de Salmon, qui n'aime pas la communication. En interne aux entreprises, et dans toutes les organisations, on n'engage pas les gens uniquement avec des chiffres et des actes procéduraux. Il faut développer autre chose. Je prends un autre exemple : l'histoire de l'éducation nationale, ses mythes, ses héros, sont un fantastique moteur pour que les profs s'impliquent à plus soif, alors que le système ne les aide souvent pas beaucoup. Si on cassait ce mythe totalement, les profs s'effondreraient. Le strytelling n'est pas nouveau.
Je recommande sur le storytelling un autre livre, universitaire, moins engagé contre, et beaucoup plus fin que celui de salmon (faut que je retrouve les refs).
Sinon ,effectivement d'accord sur l'histoire de France réinterprétée. Un peu moins sur la référence de la Kultur nation, on en est quand même un peu loin (même si l'intention y est un peu - cf Moquet). Ce qui frappe, aussi, c'est la vulgarité et le manque de finesse des références (Moquet, encore).
Laurent : merci. Oui, il y a du chemin. Il y a sans doute aussi des questions de système politique : en France, Obama n'aurait pu émerger sans le fait du prince (c'est Sarkozy qui fait Rachida, ...). Il faut ouvrir les voies d'ascencion politique !
Rédigé par: versac | 07 février 2008 at 10:32
On aurait pu croire que la politique moderne allait tout entière se concentrer sur l'image, cette grande rivale du discours.
Il est intéressant qu'Obama se soit d'abord fait connaitre par ses qualités d'orateur, et qu'aujourd'hui , se soient elles qui assoient son pouvoir d'attraction et sa crédibilité.
Rédigé par: Cratyle | 07 février 2008 at 10:33
Marié à une Américaine et ayant vécu 12 ans aux Etats-Unis, je ne crois pas inutile de signaler qu'Obama aura beucoup de mal à surmonter le racisme sous-jaceant d'une grand partie de l'électorat, particulièrement dans le "heartland"
Rédigé par: pampero | 07 février 2008 at 10:45
Tout à fait d'accord avec Versac sur le Storytelling. Lire à propos du livre de Salmon la critique sévère de Frédéric Martel, fin connaisseur des US :
Une storytelling à la française[28/12/07]
http://www.nonfiction.fr/article-308-une_storytelling_a_la_francaise.htm
Rédigé par: RichardTrois | 07 février 2008 at 11:15
Désolé de casser l'unanimité pro Obama, mais si j'osais une comparaison, je dirais que Obama, c'est un peu leur Ségolène Royal. Un enthousiasme basé sur la différence avec la politique traditionnelle, plutôt que sur le fond, peu ou pas de maîtrise des dossiers, et une intox sondagière qui le présente comme le meilleur candidat face au Républicain putatif. (voir le commentaire de garçon, plus haut...). Or, dominer quelqu'un dans un sondage dix mois avant une lécetion, c'est parfait. Mais tenir la route face à ce candidat en face à face, c'est autre chose. En France, on a vu ce que ça a donné. J'espère cependant que le futur balaiera ma comparaison (soit parce qu'Obama se révélera consistant, soit parce que Clinton l'emportera)
Rédigé par: Cyrille | 07 février 2008 at 11:20
@ Cyrille
"peu ou pas de maîtrise des dossiers"
Le procès en incompétence toujours et encore... Quand certains auront compris la différence entre la politique et la technocratie, nous aurons fait un petit pas en avant.
Rédigé par: RichardTrois | 07 février 2008 at 11:38
La question de la competence reste entiere, bon sang. Quand on a le dernier mot sur un certain nombre de sujets on se doit de comprendre ce qui se passe...
Au passage je ne sais pas si Obama est compétent ou non, mais je trouve le parallèle avec Segolene assez pertinent apres lecture de l'article de Versac. "Nous nous nous" et le projet flou.
Rédigé par: unkle | 07 février 2008 at 12:27
@RichardIII
Je pense faire la part des choses entre technocratie et compétence. Cependant, ce qu'un politique doit absolument maîtriser selon moi, c'est au moins les leviers dont il dispose pour appliquer sa politique (histoire de pas raconter qu'on va payer les infirmières avec les bénéfices de la société Générale - je caricature volontairelent mais vous voyez l'idée) ET SURTOUT, je parlais de fond, pas nécessairement de compétence. Le fond, c'est la vision du politique, sa ligne directrice, son corpus idéologique, sa cohérence. C'est à dire l'inverse de la couleur de son tailleur, son expérience de père ou de mère de famille, ou sa capacité à faire de l'audience dans un show télévisé. Le charisme, c'est très important, si c'est au service de quelque chose et pas seulement d'une envie de pouvoir.
Rédigé par: Cyrille | 07 février 2008 at 13:12
Cyrille : SR avait du fond. Obama en a aussi. Et ils ont plus développé, d'ailleurs, des aspects programmatiques que sarkozy, qui n'a pas publié de programme effectif (à part 15 trucs, pour partie contradictoires avec ce qu'il avait dit dans ses discours).
La question est toutefois juste. Il y a quelques mois, je ne percevais pas du tout le fond présent derrière obama, ses analyses, j'en avais fait part ici d'ailleurs. Et c'est un reproche qu'on peut lui faire que de trop raconter une belle histoire, sans aller au fond des choses. J'y reviendrait. Intéressant éclairage...
Rédigé par: versac | 07 février 2008 at 13:55
@Versac : Disons que je fais une distinction entre mythification et mystification. Développer une mystique de la réalité ne me paraît pas choquant. C'est un procédé rhétorique utilisé depuis la nuit des temps. Alexandre le Grand le faisait pour motiver ses hypaspistes ; Bonaparte l'a fait aussi.
La mystification me paraît beaucoup plus sournoise, surtout lorsqu'elle s'accompagne d'un brouillage des codes sur la notion de vérité (comme consteller son discours de "je vous parle vrai", "je ne vous mentirai pas").
Un storytelling "classique" se contente de raconter une histoire, pour fédérer un collectif et l'emmener ensemble vers une même direction. Mais, entre raconter une histoire et raconter des histoires, il y a une différence fondamentale. D'ailleurs, à ce sujet, on peut remarquer que la sphère économique est beaucoup plus encadrée que la sphère politique. En marketing, si vous mentez délibérément, vous êtes coupable. En politique, on cherche la sanction (électorale ?)...
Rédigé par: Nick Carraway | 07 février 2008 at 15:07
Alors Cyrille si vous évoquiez le fond, la ligne directrice, le "we" utilisé par Obama, c'est déjà beaucoup dans une société américaine où l'individualisme joue un role important.
Et pour le reste merci à versac.
Rédigé par: RichardTrois | 07 février 2008 at 15:22
Le "we", c'est un mot. Comme la démocratie participative. Ou autre slogan...
Versac, je ne pense pas que SR ait du fond. Ou alors, elle le cache trop bien derrière son populisme (voire votre billet sur la SG)
Rédigé par: Cyrille | 07 février 2008 at 21:40
A propos du lien vers le discours d'Obama...
Le "Yes we can" vient du discours du New Hampshire (le soir de la primaire) et pas du discours de victoire de Caroline du Sud, et c'est d'ailleurs ce discours qui à servi a faire une chanson et un clip assorti.
Le clip du New Hampshire (Yes we can a partir de la 10e mn environ)
http://fr.youtube.com/watch?v=Fe751kMBwms
Et la chanson "Yes We Can" inspirée de ce discours :
http://www.youtube.com/watch?v=jjXyqcx-mYY
Rédigé par: Didier | 07 février 2008 at 23:01
Je ne connais que très peu les discours de ces deux hommes, mais ce que je lis dans tes mots me conforte dans mon idée: l'Amérique aurait bien besoin d'un homme comme monsieur Obama. Si ses discours ont une toute petite part de vérité, les ricains auraient enfin un Président qui pense au bien-être de son pays plus qu'à ses propres envies. Le simple fait de penser à un Président noir m'empli de joie, quelle révolution!!
A voir bien entendu par la suite si ce n'était que des mots ou une réelle volonté de changement...seul l'avenir ns le dira...In Obama WE Trust!
Rédigé par: ouroboros | 08 février 2008 at 17:32
@ Versac, cf réponse à Garçon du 7/02 10:32
"J'ai encore du mal à analyser vraiment l'échec d'Obama en Californie. J'ai du mal à croire à la mobilisation pour Clinton de républicains"
Même si c'est triste à dire, peut-on imaginer un effet "latino", la communauté ayant tendance à voter contre le candidat noir (je crois me rappeler d'un papier de The Economist à ce sujet) ?
Je suis conscient que c'est une généralisation un peu violente (d'autant plus que de mémoire je crois que la communauté latino est plutôt d'accointance républicaine), mais ne participe-t-elle pas de la dynamique Californienne de Clinton ?
Rédigé par: La Merguez | 08 février 2008 at 17:57
(double post, désolé)
L'article en question :
http://www.economist.com/research/articlesBySubject/displaystory.cfm?subjectid=9139211&story_id=10566696
Le sujet "hispanic vs. black" avait été évoqué dans le canard suite à la fronde de certains ouvriers latinos de l'industrie hôtellière du Nevada, alors même que leur syndicat supportait officiellement Obama.
Rédigé par: La Merguez | 08 février 2008 at 18:08
Versac, le livre auquel tu penses, n'est-ce pas le "nouveau discours du récit" de Genette ?
(ou temps et récit de ricoeur, autre "classique")
Le livre de Salmon est intéressant, mais il ne démêle pas trop ni ses propres apriori ni les territoires du "storytelling", qui du coup devient un terme un peu fourretout et très connoté.
Sinon, la capacité des hommes politiques américains à raconter une histoire, à "donner corps et temps" à leur parole, me paraît très ...américaine justement. Les écrivans US sont aussi, souvent, de grands racinteurs d'histoires. Un discours politique américain, c'est un peu comme un ellroy, un Simmons, un Vollmann... : a page-turner. Ce n'est peut-être pas un hasard si la série TV s'enracine aussi dans cette culture. Culture de la narration, beaucoup. Finalement, la série des prises de paroles d'un Obama se suit avec autant de haletance, de passion, que Damages, The Sopranos (mettez votre série préférée en fait :) ).
Chez nous, raconter une histoire (une histoire populaire, propageable, partageable, avec de l'émotion dedans) c'est un peu tabou, au sens où tout se passe comme si ce n'était pas assez intello, pas assez en hauteur --le corollaire, c'est que le rare racontage d'histoire se passe effectivement plutôt en rase-motte.
Rédigé par: flo | 08 février 2008 at 23:26
@ Versac, et Obouros
Je crois qu'il y a une autre aspect à la victoire de Clinton en Californie
: cet état pratique le vote anticipé, et le jour du Super Tuesday , plus d'UN TIERS de l'état avait déjà voté au cours des mois dernier.
Or, Clinton avait beaucoup plus de quote qu'Obama il y a seulement un mois. Les sondages de sortie des urnes ont démontrés ce phénomène dans un autre état (le Nw Hanpshire je crois) : les gens qui avaient votés en vote anticipés avaient choisis Clinton, les votes du jour même allaient un peu plus à Obama.
Je suis tout à fait d'accord avec l'analyse de l'article, tant sur le "storytelling" que sur les différences Sarko/Obama. Quelques analystes commencent à parler de secte à propos d'Obama, mais il se trompe. Un gourou attire la puissance sur lui, Obama attise le pouvoir personnel de ses auditeurs. Il ressemble bien davanatge à un de ces "motivationnal speaker" qu'à un gourou. Son discours d'hier était d'une sincérité désarmante à ce propos et son staff de campagne semble plein de redoutables stratèges. Pas un seul faux pas depuis le début, un timing parfait. C'est la seconde analogie possible avec sarkozy...
Rédigé par: Cecile | 10 février 2008 at 16:40
http://tunisie-harakati.mylivepage.com
Obama use du même charme que Sarkozy, à voir s'il va lui respecter ses promesses.
Rédigé par: sophie | 20 février 2008 at 19:28