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12 février 2008

Sarkozy fait l'actualité. Serait-ce devenu son problème ?

Un des éléments-clefs de la stratégie de communication de Nicolas Sarkozy, pendant des années, a été de définir l'agenda politique. Cette stratégie fut la bonne. Etre toujours l'initiateur des sujets qui génèrent polémique, débat, discussion et traitement médiatique, et, peu à peu, habituer la foule à être celui qui définit l'ordre du jour de la discussion nationale.

Pour gagner, il n'y a rien de tel. On entraine ses adversaires sur son terrain, on surprend, on définit les règles du jeu.

Il semble qu'aujourd'hui, Nicolas Sarkozy est prisonnier de cet état de fait. Enivré par cette stratégie, poussée à son paroxysme lors de la campagne de 2006-2007 avec ses déplacements thématiques et ruptures d'agenda au pas de charge, il a continué une fois à l'Elysée. D'où la stratégie du furet : il était ici, là, encore là. Cela lui allait bien. Les media (et nous aussi, simples citoyens, d'ailleurs) se sont peu à peu habitués à se poser la question du "que fait Sarkozy aujourd'hui ?", pour tenter de définir l'actualité.

Ce double mouvement de définition d'agenda, allié à la stratégie de triangulation, est entré assez vite das une spirale inflationniste. Les ministres ont compris que, s'ils voulaient que leur sujet existe, il leur fallait le porter au président, que les projets n'avancaient pas sans l'onction de l'agenda général. Il était impossible d'exister à l'ombre, il falait sacrifier les projets au président.

Et puis, il y a eu une série de points de rupture. De bugs. Khadafi, sans doute. La rupture avec Cecilia. La liaison avec Carla. Mais ces histoires m'apparaissent comme presque mineures. Sarkozy a comme fatigué : n'ayant plus à annoncer un nouveau plan pour le pouvoir d'achat tous les trois mois, il s'est mis à laisser de l'espace.

Espace dans lequel les journalistes se sont engouffrés. Quand on serre le cou de plus en plus, il ne faut pas relâcher. Quand on donne chaque jour un nouvel événement à manger, il ne faut pas arrêter de manière brutale. Stratégie du dealer habituelle : ne pas sevrer, ça énerve.

Le tipping point, donc, c'est ce moment des vacances en Egypte. Le président veut passer une dizaine de jours tranquille avec sa belle. Sauf que les media ont besoin de leur fix. Ils ne le laisseront pas, et, du même coup, reprennent la main.

Ce sera Sarkozy tous les jours, toujours. Mais désormais, ce sont les journalistes qui décident sur quoi parler.

Depuis, on s'étonne de ce que le président n'arrive pas à reprendre la main de l'agenda. Il continue son barnum, mais sans que cela ne fonctionne. Il saute d'un avion à l'autre, mais on n'en entend plus parler. Jusqu'à arriver, comme dimanche soir, à ce point culminant ahurissant : le président s'adresse à la France, à 20 heures, à la télévision, mais tout le monde se fiche de ce qu'il nous dit (sauf les pro-referendum, remontés). L'écho est nul, l'effet d'agenda totalement absent.

Là où l'intervention télévisée du chef de l'Etat était autrefois un instrument privilégié de reprise en main de l'actualité, ça n'est plus rien. Effet de la surabondance de discours. Sarkozy est condamné à sa politique inflationniste. Les ministres le délaissent : il savent désormais qu'un bon projet de réforme vit mieux s'il est protégé de l'agitation présidentielle.

La situation est préoccupante. parce que le président est toujours le sujet principal de l'actualité. Mais plus pour des sujets de fond. Les media ont encore besoin de leur dose, et ils s'en repaissent avec plaisir, pris d'un syndrôme de Stockholm à l'envers, en voulant énormément à leur ancien dealer, mais ne sa^chant pas le quitter des yeux. Le moindre bruit, SMS vrai ou faux, fait la une. La moindre rumeur de mariage, grossesse, liaison, ou autre, vaut comme un petit fix.

Il va falloir attendre la période de désintoxication. Quelle peut-être la stratégie de Sarkozy ? Il n'a pas le choix, il faut prendre de la hauteur. Attendre, faire le dos rond un bon mois encore, laisser faire, faire avancer d'autres en première ligne. Et reprendre la main.

On ne peut qu'espérer qu'une fois cette période de correction, ces deux acteurs essentiels, media et président, vont enfin consommer leur rupture. Que lnos media vont savoir traiter d'autre chose, tenter de fixer eux-mêmes leur propre agenda. Que Sarjozy, un peu calmé par la furie, saura user d'une stratégie alternative, qui donne moins d'excitation, mais permet d'agir tout autant : celle de la rareté.

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Voici les sites qui parlent de Sarkozy fait l'actualité. Serait-ce devenu son problème ?:

Commentaires

Mes biens chers frères mes biens chères soeurs ,
prions en ce mardi matin pour l'âme de Saint Martinon tombé sous les coups des sarkozistes .
Lynché par les charognards de la droite locale , lâché par les sarkozy père et fils , Saint Martinon a souffert le martyr en silence . Jamais vous ne l'avez entendu se plaindre . L'empereur Sarkogula l'a jeté aux lions et aux bêtes féroces .
Jusqu'au bout il a défendu sa foi et ses voix mais les traitres l'ont poignardé dans le dos .
Au moment de sa mort on l'a simplement entendu crier " Oh NS pourquoi m'as tu abandonné ?"
Que Sainte Cécilia l'accueille dans sa maison céleste et qu'il repose en paix .

Merci pour cette très bonne analyse..
Y'a des fois où je suis content de vivre à l'étranger, ça a l'air intenable en France.

"Que SarKozy, un peu calmé par la furie, saura user d'une stratégie alternative, qui donne moins d'excitation, mais permet d'agir tout autant : celle de la rareté."

M'ouais, ça fait plusieurs années qu'on lui dit (lorsqu'il était ministre de l'intérieur, il était très présent dans les médias... d'ailleurs je me demande pourquoi je vous rappelle) et il n'en fait qu'à sa tête : il s'expose, se surexpose, se donne, se livre aux médias...

Bizarrement, Villepin disait à peu près la même chose (je ne me souviens pas exactement de ces mots) : la parole du président doit être rare, mais précieuse...

belle analyse. par contre, j'imagine assez mal Sarkozy faire dans la rareté, il ne doit même pas la concevoir...

Je reviens d'une heure de lecture sur l'affaire société générale... Sarkozy ne serait-il pas le Jérôme Kerviel de la politique, avec la presse dans le rôle du Back office? Je vous fait une promesse réelle, que je compense avec une promesse fictive. Tant que ça fonctionne, personne ne dit rien... mais dès que la machine se grippe, le back office stresse (les unes des trois hebdo sur la "déception" sarkozy) et lâche son os sans vergogne... bon allez, je vous laisse filer la métaphore!

"Y'a des fois où je suis content de vivre à l'étranger, ça a l'air intenable en France."

Oui c'est intenable, surtout pour Sarkozy.


ça a l'air intenable en France."

Mais pas du tout!au moins Le Monde ne pourra pas titrer, pour les quarante ans de Mai 68 "la France s'ennuie", mais "la France l'ennuie"

J'aime bien l'analyse. Mais pour la conclusion, je ne sais pas si la rareté sera une solution au problème de notre président. Il faut qu'il reprenne l'initiative sur un gros coup positif, mais s'il ne prolonge pas cet avantage qui serait alors repris, il risquerait de laisser les média prendre la main.
Peut-être.

Intenable, en France ? N'exagérons rien, je trouve qu'on rigole bien, au bout du compte.

"désintoxication".

Ce n'est pas qu'une question d'intoxication.

Parler de Sarkozy sous l'angle people fait vendre.

Les journalistes parlent de ce qui intéresse le public, c'est une stratégie consciente pour avoir de l'audience, et non un simple réflexe d'intoxiqué qui ne sait plus parler d'autre chose.

Cela rapporte, c'est productif, alors que ce qui caractérise une conduite d'intoxiqué est d'être contre-productive.

On n'est pas du tout dans le cas d'un monomane ne sachant pas sortir d'un sujet, alors qu'il n'intéresse pas son entourage en en parlant sans cesse. Ici, l'entourage est intéressé.

Le problème c'est l'addiction du public aux sujets les plus superficiels.

C'est le public, qui est intoxiqué aux sujets supeficiels, passe du temps à lire ce qui ne le nourrit pas, réclame sans arrêt ce genre de sujets, et ne lit pas les sujets plus denses.

On en vient à ce que tout le monde regrette la non candidature de Jean Sarkozy, car c'était un beau sujet pour l'audience.

J'aime beaucoup, mais vous rêvez en pensant qu'il va se faire rare. Il est tellement mégalo et égocentrique...

Excellente analyse - très bien vu. Mais vu que la seule compétence de Sarkozy c'est d'en faire des tonnes devant/pour les médias, les 4 prochaines années vont être longues...

Mais ce n'est pas un problème seulement pour les journalistes, ni même pour les français: je rappelle the Economist de fin décembre (http://economist.com/world/europe/displaystory.cfm?story_id=10328130):

One European minister says simply: “A lot of European politics at the moment is about Sarkozy management. You have all this policy coming out in spasms, the idea is to limit the collateral damage.”

Je pense qu'il faut parler de sarkozy à toutes les sauces , dans le people , dans les affaires intérieures et extérieures . Il faut continuer jusqu'à l'overdose . Une fois ce cap passé , les Français seront tellement écoeurés , blazés , révoltés qu'ils ne voudront même plus le voir en photo . Il deviendra le repoussoir national , le bush français , celui que plus personne ne veut voir .

Ouip, ne pas croire que cest l'avis du "Economist"
"The economist" est beaucoup plus fin que cela sur sa vision de Sarkozy.
Leur avis est que les français "bullshitent" un max car ils désespèrent de ne pas avoir élu un Roi qui vivrait dans le silence, la parole rare et l'hypocrisie du mariage bourgeois.
Sarkozy a touché en plein coeur certains tabous français, et les gens ne lui pardonnent pas. Cest pour cela que Fillon remonte et que l'effort de réforme n'est pas contredit par les sondages, pendant que Sarko plonge dans les profondeurs.
Le seul truc que les intervenants du "Economist" trouvent plus pénible à avaler c'est que les réformes promises sont souvent émoussées par les négociations préalables.
Evidemment, ils trouvent les français bien plus ridicules et frileux que leur dirigeant.
C'est un peu normal, nous n'avons pas les mêmes tabous que les Britanniques sur la jeunesse, l'apparence, l'agressivité et la transparence des politiques.

Il fallait voir le Tony Blair lors des séances de questions au parlement. : c'était du pur combat.
Un politicien de combat, voilà le truc que le français de base à du mal à accepter. Alors que l0 downing street en a sorti quelques uns (une).
"The economist" est beaucoup plus choqué par le ridicule des français (du à l'écart culturel avec les britanniques) que par le style Sarkozy.

Sinon, l'article de Versac est très intéressant.

"Il faut continuer jusqu'à l'overdose"

@ Têtuniçois

A moins que les Français ne soient écoeurés ... de ceux qui prônent et pratiquent cette manipulation.

La diabolisation a son effet boomerang.

J'ajouterais cette vision imagée ce qui a représenté pour moi le début de la fin..
Lors du voyage de Sarko en Egypte, en 3eme page du Figaro, rubrique politique:

En haut de la page, un premier article avec Hortefeux en photo, qui tente d'expliquer sa politique de l'immigration.

Deuxième article juste en dessous (plutot succinct celui là):imposante photo de mon président chemise ouverte, cheveux aux vents, rayban refletant le soleil couchant et Mme Bruni qui l'entoure de ses bras (pas liftés ceux là)

Bref, une page eminament symptomatique: Sarko est ailleurs et désormais, aux yeux des Francais, ce n'est plus lui qui fait la politique de la France!

Iop,

J'ai effectivement l'impression que le sentiment général du pays vis-à-vis du président a déjà dépassé le stade "au bord des lèvres".

Osons le résumé chamarré : à la profonde détestation des anti-NS "de souche" - de je fais humblement partie ; ça c'est fait - s'est ajoutée celle de ses propres électeurs, en fin d'année dernière.

Et début 2008, voilà que sa machine électorale, l'UMP qui l'a porté au pouvoir, subit les conséquences d'un redoutable "effet tenaille façon 7ème Compagnie" (un peu comme Motorola, attaqué par le bas par les mobiles cheap Samsung, et par le haut par l'iPhone d'Apple, pisqu'on donne dans la comparaison, à la Nonciature) : des électeurs de NS pas contents en dessous, et élus et caciques UMP pas contents de l'"ouverture" au dessus.

Bref, les conditions du succès de NS me semblent partir en sucette.

Ce qui est impressionnant, c'est la vitesse à laquelle tout cela est arrivé.

Ainsi que la réaction dudit NS : lui-même semble totalement désemparé. De volubile à l'excès, il se transforme en Rain Man.

J'espère que la France ne traversera pas de crise grave avec ce président. Plus ça va, plus il m'a l'air d'être totalement incapable de faire face à de vrais enjeux...

Le Nonce
Urbi et zordi

@ thierryl,

il y a une fable que nous content désormais les communicants de l'Elysée et les derniers sarkozystes en chef (Paillé, Lefebvre et quelques autres) consistant à dire que l'essentiel serait que les "réformes ne seraient pas remises en cause", puisqu'un jeu de vase communicants en termes de popularité se serait créé entre Sarkozy et Fillon.

Or, si l'on observe attentivement les enquêtes d'opinion, on relève de manière très claire que les Français ne paraissent plus faire confiance à la politique du gouvernement pour faire baisser le niveau du chômage mais aussi et c'est une première dans la lutte contre l'insécurité également !

Donc l'échange de popularité entre Sarkozy n'a rien à voir avec la politique menée mais avec le style du personnage. Fillon n'a rien fait depuis le début, c'est un pur exécutant, tout est décidé depuis l'Elysée. C'est simplement son style, plus posé, plus traditionnel, plus en retrait qui séduit par contraste par rapport à l'agitation frénétique qu'il y a en face. Certainement pas un satisfecit sur les "réformes" menées (lesquelles au fait ? Celles du programme Sarkozy comme le fabuleux paquet fiscal ou l'un des 250 rapports commandés ?).

@John G.
C'est quoi le numéro de votre carte du PS ?
C'est le gage de votre objectivité, comme votre site militant ?
"Fillon = pur exécutant" ?? arrêtez de faire rire la planète sur des visions biaisées.

C'est ben vrai, ça. Après tout, François Fillon n'est-il pas un JP Raffarin des temps modernes ?

Avec toute l'épaisseur qui sied à un personnage dirigeant un gouvernement-casting, alors que les décisions se concentrent à l'Elysée.

@ Thierryl

Nous n'avons pas dû lire le même article de l'Economist.

Petite home made traduction d'un para : "A Bruxelles, on discute beaucoup de l'atroce alchimie personnelle entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy. On se demande même s'il reste quelque chose de la mécanique franco-allemande".

Bonne question : après une longue indifférence entrecoupée de sanglots, nous voilà carrément fâchés avec le pays dont nous sommes le plus proches à tous points de vue, accessoirement locomotive économique, pibot de l'Europe, ainsi que notre premier partenaire commercial.

Une paille. Encore un franc succès. Nul doute qu'avec nos promesses non tenues de maîtrise des comptes publics, nous oeuvront pour l'intérêt supérieur de la France et la cohésion de l'Europe...

Sinon, la question du rôle exact de Fillon, sorte de Raffarin des temps modernes, mérite d'être posée. Z'avez pas l'impression que y'a un tas de conseillers présipautaires qui trustent les grandes décisions ? Et qui en plus le font mal...

Par exemple, qui est le patron du Quai d'Orsay ? Kouchner, ou Lévite ?

Le suspens qui entoure cette question est insoutenable...

La vérité ne serait elle pas beaucoup plus simple : Sarkozy n'est tout simplement pas bon et ça finit par se remarquer ?

thierryl - en l'occurrence, the Economist était juste la source d'un commentaire par un diplomate, c'est le commentaire lui-même qui me semblait intéressant, pas l'interprétation faite par the Economist (que je n'ai pas mentionnée).

En ce qui concerne leur opinion sur Sarkozy, ils en on fait un champion de la "réforme" (un mot déformé, comme je l'ai rappelé dans cet article qui avait été repris par le Monde), et aujourd'hui ils commencent à être déçus parce qu'en fait, il est quand même bien français... c'est à dire la caricature de tout ce qu'ils n'aiment pas.

Belle analyse, dont je partage la conclusion logique (même si elle me paraît en l'espèce difficile à appliquer).

Un seul détail: j'emploierai le mot "tactique" au lieu de celui de "stratégie" (qui suppose un objectif). A part l'accès et/ou le maintien au pouvoir, NS n'a aucun objectif politique de fond. C'est même ce qui en fait un maître en matière de tactique – mais un piètre stratège...

@ thierryl,

je n'ai jamais revendiqué une quelconque "objectivité" et affiche clairement ma démarche militante. En revanche, vous ne répondez pas à l'essentiel.

Je ne sais pas si je fais rire la "planète entière", en revanche vous devez bien connaitre le fonctionnement institutionnel actuel (ou tout simplement suivre l'actualité) pour contredire le fait qu'effectivement, Fillon est un "pur exécutant", dans le sens où tout est décidé autour de Sarkozy et de Guéant.

Bah c'est très bien, ce que vous dites n'est pas objectif, toujours militant.
Et moi, l'hémiplégie militante c'est bof... ce n'est pas avec des militants qu'on fait évoluer les sociétés, on les fige plutôt d'icônes et de conservatisme.

Désolé de ne pas vous répondre, mais dans des commentaires précédents, vous ne m'aviez même pas lu et faisiez semblant de répondre...
J'ai fait de même cette fois-ci pour que vous vous rendiez compte, c'est emm... n'est ce pas ?
;-)

Versac > Oui votre billet est juste.
Son intervention sur la laicité au CRIF est typiquement une manifestation de sa volonté de reprendre l'agenda médiatique en main, au moment où il semble affaibli.

Sarkozy ? Sarkozy.... Connais pas !!!

Il semble que entre la (consternante) proposition sur la Shoah visant les gamins de CM2 et l'interpellation médiatique de villiers le bel , Monsieur Sarkozy n'ait pas choisi la voie sage que vous lui dessiniez et ai décidé de refournir en came ses accrocs ...

Prévisible , hélas .

I'm not sure what the hold-up is... maybe they have re-thought their stance on how this is going to actually make the company any money. Or perhaps their lawyers pointed out the liability of providing agents a platform to stick their feet in their mouth. Whatever it is, it's hardly something I'd claim as being "Well done".
www.jebshouse.com/wordletter.php?l=R

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