Hier
Je suis arrivé tard, manquant quelques amis que j'aurais salué avec plaisir. Et d'autres que je croyais y voir, mais qui n'y étaient pas.
J'ai retrouvé, sur le perron, quelques modemistes fervents. A l'intérieur, des socialistes, et même, encore, des personnes de droite.
Je n'ai pas vraiment répondu à la question "le web est-il soixante-huitard". Cette célébration de 68 me gonfle, à vrai dire, et me semble le fait d'une vieille élite médiatique enkystée.
J'ai pu me frayer un chemin jusqu'au bar et y croiser le prince de la république des blogs, à la chemise fleurie.
J'ai bu trois verres de ce côtes du Lubéron, et en garde un mal de tête aujourd'hui. Changer, la prochaine fois, pour d'autres breuvages.
J'ai claqué la bise à mes amis. Retrouvé ces têtes connues. Ces visages, dont, parfois, je ne connais même pas les noms. Je me suis senti comme en famille, curieusement.
J'ai croisé de nouvelles têtes fort sympathiques, toujours trop brièvement.
J'ai refusé de discuter avec quelqu'un qui m'injuria plus que violemment, et semble vouloir continuer. Ce n'est pas une marque d'irrespect, mais de simple refus de méthodes. Je n'ai d'obligation de dialogue avec personne.
Nous avons, autour de tartares frites, devisé de pompiers et de Philippe Meyer. C'était fort amusant. Cela devient comme un sujet de blague récurrente d'initiés.
Nous avons refait, un peu, car il était tard, le débat référendaire.
Cela parlait beaucoup de liberté d'expression, de procès, de responsabilité. C'est un sujet, qui, me semble-t-il, marquera 2008.
On a parlé, aussi, de presse et de moyens. De mediapart, de rue89, de XXI. De magazines papiers et de web. De barrières à l'entrée et de moyens pour produire de l'information. De modèles économiques, mais surtout de contenus.
J'ai écouté des indignations et des peurs. Des colères. Des espoirs, un peu.
J'ai deviné une impatience, ou un regret, celui d'un temps où cela bougeait plus, où la fièvre de quelque chose qui se construit se faisait sentir.
C'était la République des blogs parisienne. Il y flottait un esprit sympathique; printanier. De connaissance. Pas tellement d'imprévu.



La discussion sur les pompiers était nettement plus intéressante que votre débat sur le référendum, près de 3 ans après... :-)
Quel dommage qu'on n'ait pas pris en photo Eolas avec sa frite...
Rédigé par: XIII | le 27 mars 2008 à 16:59
Mais bien sûr que c'est un espace de rebelles le Net, que des exclus de la société bien-pensante !!
On l'a encore répété aux ufologues sur Canal+ la semaine dernière !!
Que des farfelus sur Internet ...
Rédigé par: Master of Space and Time | le 27 mars 2008 à 17:57
La prochaine fois que tu m'appelles Choupinou, Versac, je fais un article sur lepost.fr :p
Rédigé par: Nick Carraway | le 27 mars 2008 à 19:08
Absent pour cause de soirée "professionnelle" au World Place (c'est plus un endroit pour célibataire que pour moi...).
Sinon, contre le mal de tête dû aux Côtes du Lubéron (ou à toute autre boisson à base de jus de raisin fermenté), et éventuellement accentué par la consommation de tabac, je prends pour ma part 2 comprimés de paracétamol (Doliprane ou autre mais du paracétamol) avant de dormir et je me réveille toujours sans mal de tête. Je l'ai encore vérifié hier en rentrant du World Space...
Rédigé par: Denis Castel | le 27 mars 2008 à 22:15
C'était la minute "Bien être" du Docteur Denis.
Cette minute vous était offerte pas "Le temps d'agir". Le temps d'agir, et le mal de tête disparaît.
Rédigé par: Aetius | le 28 mars 2008 à 09:40