Le PS au boulot
Allez, Solférino, on se met au travail.
Je n'ai pas une passion pour Pierre Larrouturou, et l'exergue de son appel ("la construction d’une véritable alternative au néo-libéralisme", quel épouvantail, encore) comme son contenu détaillé ne me semblent pas forcément dans le ton.
Mais il est sûr que le PS a besoin d'une chose : orchestrer un véritable travail. Se mettre au boulot. Construire un programme qui ne soit pas une soupe imbuvable comme peut l'être le résultat d'un congrès comme celui du Mans. Une réflexion qui soit au moins à la mesure du travail opéré par l'UMP en préparation de 2007.
Reste que cela tient de la gageure. Le PS souffre d'un mot : il n'y a pas de campagne interne pour le poste de premier secrétaire. Que voudraient faire les candidats non-déclarés à un poste que personne ne revendique officiellement ? On ne le sait pas. Tout se passe à l'ancienne, en coulisses, dans des jeux d'ombres qui laissent pantois. Ségolène Royal parle du "rassemblement de ses élus, militants et sympathisants et sur la capacité que nous aurons a répondre concrètement aux questions qui se posent aux Français, à travers nos actions quotidiennes dans les régions et les collectivités". Elle n'évoque pas le chemin pour arriver à cette belle idée. D'ailleurs, elle ne s'exprime pas au conseil national.
Bertrand Delanoë, dans le même genre, insiste sur de faux débats, en creux. Souligner l'absence de nécessité de stratégie d'alliance, cela tient de l'art du troll : on parle du sujet qui fâche en disant que ce n'est pas là l'important. Peut-être ce candidat qui ne l'est pas pourrait-il donner une idée de projet pour le PS qui dépasse les mots convenus ?
Non. La campagne n'est pas entamée. On peut croire qu'elle ne commencera que tardivement, de manière non ouverte, en s'appuyant, comme à l'habitude, sur des petits jeux de fédérations et de places pour cadres. Alors que la chance du PS serait d'attirer, comme en 2006, des milliers d'adhérents pour construire quelque chose, la dynamique des adhésions semble inverse. Qu'attend Royal pour rejouer un coup à la 2006 ?
Quel contraste avec les primaires américaines et leur confrontation incroyablement dynamique ! Le congrès du PS aura lieu juste après l'élection américaine. Pour souligner l'apathie française ?



... sans parler de la tribune terriblement ringarde publiée par Le Monde d'hier soir signée de Hamon et Emmanuelli, pour qui :
1 - la gauche est majoritaire dans le pays
2 - et que les électeurs ont signifié lors des élections municipales qu'ils voulaient une gauche de gauche !
Incroyable comment certains responsables politiques chaussent les mêmes lunettes quels que soient les événements !
La gauche est, encore une fois, mal partie...
Rédigé par: Franck, naturellement | le 26 mars 2008 à 11:26
Tu ne peux pas comparez le congrès du PS avec les primaires américaines! on ne cherche pas un candidat, mais qqu capable de rassembler sur le FOND, qqu capable de constituer une véritable alternative crédible et ambitieuse à gauche. c'est ici où chacun va défendre sa motion, autrement dit sa vision sur l'orientation du parti. Par contre, je partage ton avis sur le fait qu'un peu plus de dynamisme à la 2006 nous ferait du bien (sans Ségolène Royal cette fois?)
Rédigé par: Timothée | le 26 mars 2008 à 12:00
La deuxième gauche, c'est le retour des brontosaures de l'ère soviétique qui proposent de gérer la société de manière optimale en lisant l'avenir dans les entrailles d'économistes morts ?
Jon Romero réaliserait certainement un chouette documentaire sur un tel sujet : le retour des mort-vivants.
Rédigé par: Gus | le 26 mars 2008 à 12:06
@ FrancK, naturellement. Je ne suis pas sur que la tribune d'Emmanuelli et Hamon soit si ringarde que celà. Il n'est pas nécessairement ringard de mettre en avant '' la radicalisation.... et l'inquiétude croissante devant la dégradation des conditions de vie des classes populaires et, phénomène nouveau, des classes moyenne'' quand on parle de l'avenir du principal parti de gauche dans ce pays. Le problème de la gauche reste toujours de ne pas se contenter d'un positionnement ''social démocrate'' qui au final ne permet pas de progrès sociaux significatifs. Réformer avec des objectifs de gauche c'est plus difficile que de reformer sur une base idéologique conservatrice.
Rédigé par: petit jardin | le 26 mars 2008 à 13:21
Souffre d'un mot??
Pas mal, le jeu de maux.
Rédigé par: Markss | le 26 mars 2008 à 13:43
Merci à Versac de parler de cette pétition de P.Larrouturou qui est une créature politique intéressante au sein du PS.
Avec mes potes "gauchistes" comme tu nous appelles, nous avons fait à notre niveau la promotion de cette pétition.
Tant mieux, si d'autres font le même appel et la même comparaison avec le travail de l'UMP entre 2002 et 2007.
Rédigé par: dagrouik | le 26 mars 2008 à 14:29
("la construction d’une véritable alternative au néo-libéralisme", quel épouvantail, encore)
je ne comprends pas ... sommes nous dans un monde figé ? Dans un monde ou réfléchir et inventer une société plus juste serai impossible ?
De plus, Versac, je ne comprends pas l'usage du mot "épouvantail" !
Je t'invite à lire le livre de Larrouturou... il y a du bons sens dedans !
Rédigé par: Donatien | le 26 mars 2008 à 14:34
Donatien: connais-tu des gens qui se revendiquent aujourd'hui "néo-libéraux"? Quelqu'un qui a même une définition de ce que c'est? Non, c'est juste un terme pour désigner l'adversaire selon les circonstances. C'est donc bien un épouvantail, comme "ultra-libéral".
Cela n'empêche pas la gauche de réfléchir à la société dont elle rêve et des moyens pour y parvenir. C'est juste que commencer en se définissant par rapport à une caricature mouvante comme ce que recouvre le terme "néo-liberalisme" augure mal d'une réflexion profonde.
Rédigé par: Cyrille | le 26 mars 2008 à 14:50
@Versac
si tu veux il y a un lien chez moi pour prendre ta carte :-)
Je fais un voeux un peu fou... et si les blogs arrivaient à mettre un peu d'idées dans ce congrès ?
Rédigé par: marc | le 26 mars 2008 à 14:52
Depuis 15 ans les éléphants du PS vont à la recherche du SOCIALISME : ils cherchent un coup dans le zig (à gauche : Mélanchon, New-Fabius, Emmanuelli, Peillon, Montebourg, ), un coup dans le zag (à droite : Bockel, DSK, Rocard, Guigou, Old-Fabius).... Ce faisant ils l’ont entraîné en bas !
Pas de bol pur eux, le SOCIALISME était au seul endroit où ils n’ont jamais regardé: En Haut !
EN HAUT comme les socialismes Nordiques, avec un volet économique techniquement adéquat (au lieu du "machin" obsolète contre lequel se bat notre monde du travail.
En haut avec un volet social radicalement remis à plat en faveur des travailleurs pauvres !
Lionel Jospin vole t’il au secours de Sarkozy ? http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/03/lionel-jospin-v.html#comments
Question: Combien de temps faut-il à un membre du PS, pour s'appercevoir que ses dirigeants ne sont ni bons socialistes, ni bons gestionnaires ?
Rédigé par: Ozenfant | le 26 mars 2008 à 15:06
J’objectais la dernière fois que le PS me semblait devoir aborder en premier lieu sa doctrine, avant de se choisir un leader. Versac me répondit que non, car il y avait du travail, et une façon de faire et d’organiser le travail, et qu’il fallait donc commencer par le bonhomme. Il avait probablement raison.
« Construire un programme qui ne soit pas une soupe imbuvable comme peut l'être le résultat d'un congrès comme celui du Mans ». Justement, le résultat du Mans était calamiteux dans la mesure où la synthèse, c’est-à-dire le commun dénominateur entre socialistes, avait l’épaisseur d’une feuille d’OCB. C’est probablement ce que l’on peut obtenir de meilleur quand on n’est d’accord sur rien, ou presque rien, si ce ne sont la réaffirmation de l’attachement des uns et des autres à de grands principes. C’est déjà beaucoup plus difficile de décliner cela en projet, et encore plus en plateforme programmatique. Il y a beaucoup plus de distance entre le trio Mélenchon-Emmanuelli- Fabius et DSK/Aubry/ Royal/ Delanoé, qu’entre ces derniers et François Bayrou. De telles divergences fondamentales, ce n’est pas rien. Les différences d'analyses et de préconisations entre les 5 motions de l'époque,(où celle des sociaux-libéraux de Bockel se classait bonne dernière avec moins de 1.5 % des votes) étaient tout simplement si-dé-ran-tes. On se demandait comment des personnes développant des points de vue, des méthodes, et des solutions aussi opposées pouvaient siéger ensemble au sein d'un même Bureau National.
Il s’agirait donc, quitte à se choisir un chef pour commencer, de bosser directement derrière sur la doctrine du PS. Si la revisite de celle-ci signifie de nouveau que le social prime sur l’économique, que le curseur doit être poussé loin vers la régulation sociale, au détriment du dynamisme économique, que tout ce qui touche l’entreprise est considéré comme « suspect », cela ne pourra pas entraîner la même stratégie d’alliance qu’un aggiornamento plus en phase avec les partis sociaux-démocrates européens. Dans un cas, on peut avoir un PS unitaire rejouant la partition de l’Union de la Gauche, extrême gauche incluse, dans l’autre une scission (hypothèse faible) avec un rapprochement de la première gauche avec le MODEM.
Une fois de plus prises au piège du miroir aux alouettes que représentent la victoire aux élections municipales, les tendances au sein du PS ne verront pas l’intérêt de se séparer. Je pense personnellement que ces querelles non tranchées, et non tranchées par un divorce, leur feront de nouveau buter sur les échéances majeures, comme la présidentielle.
Rédigé par: matéo | le 26 mars 2008 à 15:26
matéo : je pense qu'un PS qui bosse effectivement ses sujets doit pouvoir sortir de la caricature que tu dénonces (et que tu entretiens, d'un PS qui ne fait que dire des méchancetés sur l'économie de marché).
Ca passe, il me semble, par un leader fort qui mette Solférino au travail, et bouscule un peu les manières habituelles de fonctionner, qui ne font que produire du consensus mou et irréaliste.
Et au passage, je doute que le programme du PS soit, à la fin, celui du primat de l'économique sur le social. Pour ça, il faut aller à l'UMP.
Rédigé par: versac | le 26 mars 2008 à 15:48
Mais dis-moi cher blogueur influent, il serait temps que tu te rendes compte de l'existence de cet appel qui a plusieurs mois déjà :)
Rédigé par: Maxime | le 26 mars 2008 à 15:48
@versac :
Je ne crois pas que le PS ai besoin d'un "Nicolas Sarkozy" !
Un leader oui, bien sûr, mais autour d'un projet pas le contraire.
L'UMP a beaucoup travaillé, mais le programme en lui même est plus le fruit de la garde de Sarko... ce qui va appeler des divisions ( elles sont déjà en cours )
Rédigé par: Donatien | le 26 mars 2008 à 16:04
Passionnantes, les primaires américaines ?
La dramaturgie et la scénographie, incontestablement. Il y a longtemps les partis ont décidés de confier le pouvoir aux "gens" et non à une "smoke filled room", le PS devrait s'inspirer de ça.
Par contre sur le fond, l'intérêt du débat entre les 5 nuances de health care m'a un peu échappé. Il a fallu le discours sur la "race" pour qu'Obama prenne plus d'épaisseur que notre Mme Royal.
Le combat s'éternise et la crise s'invite dans le débat mais jusqu'à présent c'était riche en personnalités mais un peu creux en propositions.
Rédigé par: Ratafee | le 26 mars 2008 à 19:18
@versac
Peut importe si l'expression "néo-libéralisme" est la mieux choisie. on pourrait aussi parler d'hyperlibérasme, de turbo capitalisme... comme vous voulez ! Mais il n'en demeure pas moins intéressant de s'interroger sur la version contemporaine et pleine d'excès de l'économie de marché.
A ce propos le "Livre noir du libéralisme" de Pierre Larrouturou est particulièrement éclairant. Chiffres à l'appui, il éclaire très bien la dangerosité et les limites d'un système à bout de souffle (cf.croissance & consommation financée par la dette depuis des années et crise financière actuelle).
Et les problèmes qui se posent au monde aujourd'hui en matière monétaire, sociale, écologique, sont tels qu'on ne peut pas se permettre d'en avoir une approche hémiplégique. La contribution de la gauche à élaborer des solutions est nécessaire.
Voilà pourquoi je trouve que l'appel au travail de M. Larrouturou est salutaire.
Rédigé par: Quand même | le 26 mars 2008 à 19:29
Versac dit:
"Et au passage, je doute que le programme du PS soit, à la fin, celui du primat de l'économique sur le social. Pour ça, il faut aller à l'UMP."
Hé, oui et c'est précisément là que les mentalités bloquées, que les habitudes figées, que les réflexes pavloviens des militants doivent changer.
S’ils ne comprennent pas (comme dans les partis socialistes civilisés), que l’économie doit être techniquement bonne et indépendante du social: ils courent au suicide. C’est le volet social (la redistribution des richesses) qui peut être plus ou moins à gauche.
Pour simplifier le PS-caviar (et l’UMP aussi) ont toujours pratiqué une politique économique improprement appelée de gauche (en faite dépassée), avec une politique sociale plutôt à droite (favorables aux fonctionnaires et classes moyennes et moyennes/supérieures (les bobos).
Le PS cautionne depuis toujours des plafonds d’aides sociales élitistes (élevés) avec des planchers d’aides aux travailleurs pauvres très bas.... (souvent plus bas que les assistanats).
Et cela même comparé avec des Pays gouvernés à droite comme le Danemark !
Pour caricaturer le PS il gère à gauche et aide à droite, les autres PS d’Europe font l’inverse (évidemment).
Rédigé par: Ozenfant | le 26 mars 2008 à 19:51
ozenfant
connaissant bien la chose, ayant habité 30 ans en Suède le "socialisme en haut" dont tu parles ne diffère en rien des propositions de Bockel, Rocard, voire DSK. Surtout Bockel.
Mais il porte un autre nom : social-démocratie.
C'est un mythe auquel malheureusement beaucoup de gens de gauche croivent : qu'il y a un "bon" socialisme. Mais ce que le parti socialiste en France représente et a toujours représenté c'est un communisme réformiste, qui est fondamentalement différent du point de vue idéologique et économique de la social-démocratie nordique, allemande ou autrichienne. La social-démocratie accepte le "libéralisme", elle ne le combat pas. Mais par une série de mesures interventionistes de l'Etat, elle en limite au maximum les effets pervers et supprime surtout la grande pauvreté. Dans les pays nordiques elle est pratiquement éradiquée.
Je l'ai dit plusieurs fois sur ce forum : si un "socialiste" français faisait de la social-démocratie en pratique, il se ferait taxer de "fasciste" par 80% de la gauche. C'est pourquoi Bockel s'est retrouvé chez Sarko, en manque d'alternatives.
La social-démocratie se préoccupe CONCRETEMENT surtout des plus démunis au lieu de défendre une nomenclature de fonctionnaires (qui d'ailleurs sont pratiquement abolis).
Un prof suédois a 5 semaines de vacances, 30 heures effectives/semaine, 1500€/mois après taxes, retraite à 65-67 et licenciable avec les conditions du privé. Et ferme sa gueule. Car il considère qu'il a quand même un boulot valorisant comparé à un mineur de fond à -40° à Kiruna (qui d'ailleurs est mieux payé que lui). Je ne veux même pas parler de la Poste, SNCF et surtout de l'Université... Et tous ces gens appartiennent quand même au SERVICE PUBLIC.
Essaye de proposer ça comme "socialiste" en France.
Le "socialisme d'en haut" dont tu parles n'existe pas. Tu dois parler de social-démocratie, et là on est sur une autre planète. Actuellemnt dans le PS, il n'y a PERSONNE qui peut reprendre ce flambeau. Ceux qui le pouvaient sont soit au FMI, soit dehors, soit à la retraite.
Le PS est condamné à fusionner avec la gauche de la gauche et essayer de la calmer pour ne pas mourir. Le Modem est une sorte de social-démocratie, mais il n'a pas les traditions idéologiques et ouvrières de celle-ci. Donc il ne sera que marginal, sauf si Bayrou est élu président du aux fautes des autres.
Rédigé par: oldfrog | le 26 mars 2008 à 23:04
Le PS n'a aucune raison de se tourner sur sa gauche, dans la mesure ou ni le centre, ni l'UMP, ni même le FN n'envisagent sérieusement aujourd'hui de menacer les avantages acquis du coeur de son électorat : les fonctionnaires, et notamment, les enseignants.
Inutile donc pour lui de se livrer à quelque surenchère que ce soit : au PS comme à l'UMP, libéralisation, mondialisation et dérèglementation s'arrêtent à la porte de l'école, seuil du territoire des cinq millions d'électeurs du service public.
Rédigé par: Gus | le 27 mars 2008 à 07:40
@OldFrog,
Moi aussi je suis pas mal allé dans les pays nordiques, mais mes compétences en gestion d’entreprises n’étaient pas -à l’époque suffisamment étoffées pour que je puisse juger de la pertinence de leur système fiscal- mais je suis dans l’ensemble plutôt d'accord avec ce que vous dîtes.
Quand je fais allusion au Danemark, ce n'est que pour signaler que le volet social y comporte des plafonds moins hauts que les nôtres et des planchers plus bas et çà doit être la même chose en Suède.
D'autre part Bockel, comme toute la clique des politiciens n'y comprend que couik !... en matière d'économie et si vous m'avais bien lû, je dis au contraire que Bockel cherche à droite, alors qu'il faut chercher vers une économie moderne. La gauche ou la droite, ça ne veut rien dire en économie.
Les problèmes sont techniques:
1° Comment ne pas diminuer les recettes de l'état tout en réduisant la pénalisation du travail.
2° Comment sortir d'une fiscalité obsolète datant des 30 glorieuses.
3° Comment simplifier un système de mille-feuilles de lois accumulées depuis Napoléon.
Enfin, je dois très mal m'exprimer, mais il me semblait avoir dit clairement qu'il y a des domaines ou le PS très peu social et d'autres ou il est indigent... et que rien ne pourra en sortir si les militants ne comprennent pas que ce n'est ni vers la droite ni vers la gauche que se trouve le salut.
Aller à droite voudrait dire perdre les électeurs socialisants qui trouvent que le PS-caviar est déjà un parti de droite ...
Aller à gauche vers les idées néanderthaliennes de La Méluche et d'Emanuelli, serait faire cadeau des électeurs bobos à Bayrou où Sarkozy.
ET çà ! C'est incontournable !
Question cruciale:
Un militant sectaire (pléonasme), est-il capable de sortir d'un schéma de pensée figé depuis 30 ans ?
Rédigé par: Ozenfant | le 27 mars 2008 à 11:29
Lire "plancher plus hauts"
Rédigé par: Ozenfant | le 27 mars 2008 à 11:33
je rappelle just que l'economie n'est ni neutre ni "machine" mais au contraire un aspect de la construction soaciale qui permet aux indiidus de vivre ensemble; l'economie s'est une traduction, une application qui regle les moynes de production mais surtout d'echanges entre les individus donc forcement le "social' determine l'economie espérer l'inverse c'est accepter une domination "mecanique" exterieur à la vie collective des individus c'est fonder des "nouvelles tables de lois" et cela ce n'est pas socialiste...
Rédigé par: snoopy 3800 | le 27 mars 2008 à 11:51
@ snoopy 3800 : forcement le "social" détermine l'économie ?!?!
Comment peut-on écrire de pareilles bêtises ?
Je relève juste. Trop à dire.
Rédigé par: Aetius | le 27 mars 2008 à 13:26
@ Ozenfant :
Bonne analyse sur l'écartèlement du PS, visible depuis 2005.
Mais la conclusion me semble bien rapide.
Et si les attardés étaient (en fait) en avance ?
On en reparle dans 10 ans ?
Rédigé par: Aetius | le 27 mars 2008 à 13:32
Ozenfant
Nous sommes fondamentalement d'accord. Je ne suis pas ici pour défendre Bockel, je considère simplement que son discours général tombe dans la réthorique social-démocrate classique. Donc elle est totalement incomprise par la gauche qui ne voit dedans que de la "droite".
En ce qui concerne ta question cruciale, la réponse est non. La seule solution c'est de les écraser. Quand ils se seront égosillés en vain avec un gouvernement qui ne cède pas, quoi que ce soit, ils repartirons penauds et marginalisés.
Mais pour réusir ceci, en même temps il faut que la base sente vraiment les résultats positifs des réformes entreprises. Donc il faut que le gouvernement "écrase" les corporatismes et pas seulement ceux des syndicats obsolètes français, mais les corporatismes des petits bonzes régionaux publics ou privés, y compris ceux du patronat.
Si la politique est "juste", le peuple l'acceptera (loin de moi de faire du ségolénisme). On accouche dans la douleur.
De toutes façons l'accouchement aura lieu. Ce qu'il faut c'est éviter la césarienne.
Malheureusement je ne vois personne en France aujourd'hui capable de faire ça. On est simplement dans le "full damage control" comme disent les Américains.
Rédigé par: Old Frog | le 27 mars 2008 à 22:19
La "gauche" devrait surtout se mettre au libéralisme à mon avis au lieu de continuellement le rejeter comme si c'était une abomination.
Rédigé par: Le Champ Libre | le 27 mars 2008 à 22:55
Le Champ Libre nous narre :
" La "gauche" devrait surtout se mettre au libéralisme à mon avis au lieu de continuellement le rejeter comme si c'était une abomination."
1) De quelle gauche s'agit-il ?
Il faut arrêter d'attribuer au PS le qualificatif de gauche. Le PS parisien vire à droite depuis 2005.
Beaucoup de conseillers généraux, ceux récemment élus et purement de terrains (non intéressés par la "montée à Paris"), ne sont pas du même avis que leurs élites, quant à la dérive à droite régulière.
Les créations récurrentes de mouvements dits reconstructeurs, réformateurs ou autres, montrent bien le malaise, les incompréhensions, pour ne pas dire les conflits qui secouent depuis 2005 ce qui est encore le PS, lequel ne va pas tarder à exploser.
De J-L.Mélenchon à B.Kouchner, en passant par S.Royal et D.Strauss-Kahn, il n'y a plus réellement grand chose en commun, à commencer par un programme qui aura plus que du mal à naître.
L'autre gauche, éparpillée, disparate mais vivante, qui essaie en vain de se fédérer, a tout à gagner de l'explosion de l'ex grand parti de gauche.
(Ce n'est pas mieux à l'UMP ou les écartés d'hier ne vont pas tarder à revenir, avec les dents longues et des couteaux revanchards). Ca va mal finir, dit l'autre.
2) Oui, le libéralisme est une abomination, par définition.
Déclarer que les règles n'ont rien à faire dans ce système, s'opposer à toute régulation, faire de la compétition un credo, ne vénérer que le gagnant (jusqu'à ce qu'il perde), c'est nier le petit, écraser le faible et tuer le malade. Quelle belle philosophie !
Sur ton site, on lit :
"L'état prend la moitié de votre salaire"
Il faut être aveugle pour ne pas se rendre compte qu'on assiste, avec crise des sub-primes, à un tournant dans la vie du libéralisme.
Quel système autorise donc le surendettement ? Quel système autorise de tels taux usuriers ? Quel système ruine ceux mêmes qui y croyaient ?
On en est plus à la moitié du salaire dans ton paradis, on paiera toute sa vie pour rien.
Qu'il crève ton système, le plus vite possible.
Rédigé par: Aetius | le 28 mars 2008 à 20:54
@Aetius,
Le libéralisme est pour que les droits de chacun soient protégés, peu importe qu'il soit fort ou qu'il soit faible.
Lire par exemple ce texte de référence de Frédéric Bastiat :
http://bastiat.org/fr/la_loi.html
Donc tes grandes envolées montrent surtout que tu ne sais pas ce qu'est le libéralisme.
Rédigé par: Le Champ Libre | le 28 mars 2008 à 22:45
Je serais profondément libéral si le "laissez faire, laissez passer" n'aboutissait pas à des excès.
Tous les hommes n'ont ni les mêmes capacités, ni les mêmes possibilités, ni les mêmes opportunités de se réaliser.
Il faut une régulation pour éviter qu'un groupe d'hommes se voit privé de ressources du jour au lendemain (concurrence faussée par les coûts impossibles à tenir par rapport à ceux d'un pays exotique sans structure et sans code).
Idem pour cette population exotique qui n'a pas la possibilité d'accéder à un confort acceptable.
Je ne demande pas l'égalité, qui entraîne le laxisme de certain et ralenti l'envie de beaucoup.
Je demande l'équité, qui corrige les échanges et les rapports de forces, actuellement toujours au bénéfice de quelques uns, qui ont eu la chance de naître au bon endroit, de posséder les capacités, d'avoir les possibilités, de rencontrer les bonnes opportunités pour se réaliser.
7% annuel, c'est le taux moyen d'augmentation des cours de la bourse. Est-ce équitable ?
Rédigé par: Aetius | le 29 mars 2008 à 09:04
@Aetius,
Content de voir que le libéralisme n'est plus, tout à coup, une abomination qui veut exterminer les faibles.
A ce rythme, dans deux jours, tu sera peut-être plus libéral que moi.
Rédigé par: Le Champ Libre | le 29 mars 2008 à 09:16
@ Le Champ Libre :
Ha Ha, non, je confirme que le libéralise, exercé tel qu'aujourd'hui, est détestable, nul, à vomir, et reste une affreuse et intolérable abomination.
Le mot libéral a d'ailleurs changé de signification, passant de "généreux", "tolérant", "indépendant" à "égoïste", "écraseur", "doctrinaire".
Comme tu le vois, demain n'est pas la veille de mon ralliement !
Rédigé par: Aetius | le 29 mars 2008 à 10:25
@Aetius,
>> Ha Ha, non, je confirme que le libéralise, exercé tel qu'aujourd'hui, est détestable, nul, à vomir, et reste une affreuse et intolérable abomination.
Encore perdu.
Le libéralisme n'est pas exercé aujourd'hui (ou si peu, pas en France en tous cas).
Avant de lancer des accusations rédhibitoires contre le libéralisme, tu t'es renseigné à son sujet ?
Rédigé par: Le Champ Libre | le 29 mars 2008 à 10:35
Il paraît que le socialisme est l'aboutissement du libéralisme... En France en tout cas, chez certain straukaniens.
Rédigé par: Espace Vide | le 29 mars 2008 à 11:59
@ LCL,
Je ne parle pas que de la France, où les effets de ton breuvage infâme se font déjà sentir, mais de la planète entière où des familles, des états, des continents sont endettés et maintenus à la ligne de flottaison pour que certains privilégiés, certaines compagnies, certains lobbies se goinfrent.
Maintenant, si tu rêves de ce paradis, certains états peuvent t'accueillir.
Alors, casse toi, pau've libéral.
Rédigé par: Aetius | le 29 mars 2008 à 15:43
@Aetius,
Merci par ton attitude si sympathique de contribuer (involontairement bien sur) au succès du libéralisme.
"Casse toi", "nul à vomir", "breuvage infâme", tu aurais sans doute fait un bon capo au KGB.
Dommage, tu es né un peu trop tard.
Un texte écrit pour toi (attention humour):
http://lechamplibre.blogs.com/lechamplibre/2006/02/le_coco_et_le_s.html
Rédigé par: Le Champ Libre | le 29 mars 2008 à 16:39
Cher LCL qui me fait bien rire,
Si mon "casse toi pau've libéral" est digne du KGB, à quel service secret appartient donc notre Jetsauteur ?
A priori, tu a besoin de maîtres à penser pour expliquer ton amour du libéralisme.
- ou bien tu es un étudiant boutonneux et pubère, ce qui explique ton manque d'opinion personnelle,
- ou bien tu es grand, pourvu d'un système pilleux visible et, là, c'est grave.
Quelle chance as tu d'être ainsi dépourvu d'oreilles, d'yeux, de neurone et de coeur.
It's the last post for you, Dear. Good life.
Rédigé par: Aetius | le 29 mars 2008 à 17:27
Marrant, ce pseudo. LCL, analogie troublante avec la banque damnée... :)
Rédigé par: Maxime | le 29 mars 2008 à 22:19