Nicolas Princen et la veille de l'Elysée, suites et corrections
Quelques éléments de suite à mon billet. Parce que le sujet entretient de nombreuses confusions, et que les interviews se multiplient.
1. Une annonce non officielle ?
Tout part d'un bug de communication, je suis de ce point de vue entièrement en accord avec François. L'ensemble du bruit sur Nicolas Princen est parti de quelques lignes, qui sont le fait d'un journaliste du JDD. A ma connaissance, l'Elysée n'a pas officialisé sa nomination à un quelconque poste, et ne le ferait certainement pas en des termes aussi durs.
De fait, on ne sait rien de son rôle et de ses missions, sinon ce qu'en présente un journaliste. Cette petite phrase correspond-elle à la vision de l'Elysée ou à celle du journaliste (pour qui veiller, ce ne serait que prévenir les rumeurs et la désinformation) ? On ne le sait pas.
C'est bien pour cela que je parlais de faute grave à l'origine de cet emballement.
2. La veille est naturelle et légitime, et existe depuis des années.
A l'Elysée comme à Matignon, comme dans de nombreux ministères, on observe évidemment le web, comme d'autres territoires d'opinion, depuis de nombreuses années. Je gage que certains de ces services de veille n'évoluent pas aussi vite que ne bouge le web dans ses usages (certains, en revanche, sont, à ma connaissance, très en pointe), mais la chose n'est pas nouvelle.
Ce qui est nouveau, c'est cette officialisation à demi-mot, et cette présentation sous un jour strictement négatif, de lutte contre les rumeurs et la désinformation, comme si le web n'était fait que de cela. Il y a des approches plus constructives de la veille, qui dépasse la veille de réputation pure, et entre dans une logique de compréhension de l'opinion.
3. Le terrain d'opinion explique cet emballement
Depuis quelques semaines, les blogs sont l'objet de plusieurs attaques en justice, qui créent un terrain favorable à un émoi. On a ainsi vu plusieurs politiques attaquer sans doute abusivement des blogueurs qui exerçaient librement un droit de critique purement politique. la liberté d'expression, qui fait l'objet de nombreux cas de justice concernant l'activité
Par ailleurs, le web est considéré par de nombreux blogueurs comme un terrain de liberté d'expression important, surtout sur le sujet du président. De sa vie sentimentale, certes, mais aussi de ses enjeux politiques. L'idée, exprimée dans l'interview initiale, d'un contrôle renforcé de ce qui peut se dire sur le compte du président, ou de contre-attaques, est, par nature, mal accueilli.
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Pour aider les futures interviews :)



"sans doute abusivement"... c'est peu de le dire...
Concernant la vie privée du président... je m'en fous... par contre à partir du moment où elle devient un outil de com... elle est alors un enjeu politique...
Rédigé par: marc | le 21 mars 2008 à 15:25
euh les services secrets, le ministère de l'intérieur y veillent déjà! non?
aucun intérêt ce buzz!
sinon sur les assignations envoyées aux bloguers, faut faire tourner à dati ou besson?
Rédigé par: ol | le 21 mars 2008 à 22:44
il est vrai que la veille en ligne est un service de plus en plus demandé par les politiques.la chose est faite par des bénévoles, par des petites boites de services en ligne et parfois mis dans les profils de poste des collaborateurs politique.Ceic dit, ce sont des attitudes comme celle de Jego qui ont amené à une certaine méfiance du milieu des blogs vis à vis de cela.
Rédigé par: romain blachier | le 22 mars 2008 à 11:14
Encore un non-evenement mêmifié...
La toile blogueuse pleine de trous est fragile au dedans comme au dehors...
Les politiques (comme le business d'ailleurs) en France ne savent toujours pas appréhender l'Internet...
Les médias classiques sont régulièrement à côté de la plaque comme s'ils avaient peur...
Bref, nothing new under the sun, keep talking, keep blogging... blabla...
Rédigé par: thierryl | le 22 mars 2008 à 20:11
ça fait une première expérience pour un jeune UMP et puis bon, c'est pas la NSA... il présente bien, il a l'air propre etbien élevé, c'est pas nadine Morano, ce gars!
Laissez-le tranquille!
Rédigé par: shyboy | le 23 mars 2008 à 01:10
ça fait une première expérience pour un jeune UMP et puis bon, c'est pas la NSA... il présente bien, il a l'air propre etbien élevé, c'est pas nadine Morano, ce gars!
Laissez-le tranquille!
Rédigé par: shyboy | le 23 mars 2008 à 01:10
Dans 3 ans il se castagne à coups de jokari avec Jean Sarkozy pour la mairie d'Neuilly, qui prend les paris ?
Blague à part, je trouve que la presse a un peu trop tendance à essayer de créer des buzz médiatico-blogo-rococco, c'est assez dérangeant je trouve ...
Rédigé par: Ed Williamson | le 23 mars 2008 à 01:59
Lettre d’un blogueur socialiste à Nicolas Princen
Cher Nicolas Princen,
Ton patron mieux que quiconque a compris le rôle et l’influence que pouvait avoir le web sur l’opinion. je me souviens alors membre - à ma maigre mesure - de la NetSquad (quel nom ridicule !) de Ségolène comment vos sbires arrivaient à la vitesse de la lumière sur nos blogs. Alors que nous baignions dans l’amateurisme le plus total, vous avez alors à l’UMP fait le choix d’utiliser des sociétés commerciales. Pourtant, tu le sais, nous sommes majoritaires en terme de force d’opinion sur le Web. Cela a été constitutif du vote des jeunes en faveur de notre candidate.
Maintenant, ton patron s’inquiète lorsqu’il voit que les personnes âgées quittent leur télévision où il parade sur la chaîne de son pote Martin pour rejoindre cette contrée sauvage qui dénonce les frasques d’un homme tout à fait ordinaire. Le recul de la presse et des médias traditionnels change la donne à très grande vitesse.
Ton boulot va être de repérer et de contre-carrer tous ces faiseurs d’opinion majoritairement de gauche. Sans doute, mettras-tu tout ton savoir technique et notamment ce que tu connais du référencement au service de ton patron. Remarque… tu n’auras pas de mal. Nous baignons dans l’amateurisme le plus total au Parti Socialiste, infoutus que nous sommes de nous entendre sur le fait, tout simplement, de booster nos sites. Tu peux compter sur nous pour dormir tranquille. Nos hiérarques socialistes ne comprennent rien au changement profond des comportements en terme d’information. Ils lisent le Monde.
Evidemment, j’ai bien compris que ton rôle n’était pas de rétablir la censure. Certains ne te prennent même pas au sérieux. Pour le professionnel de l’Internet que je suis, je crois savoir où vous voulez aller et vous avez raison de laisser tous ces pignoufs s’amuser du fait du Prince. C’est vrai qu’ils sont risibles. Mais, si par inadvertance, l’UMP était amené à repasser en 2012, vous pourrez boire à leur santé. A moins que vous ne l’ayez déjà fait !
Tu vois, notre problème chez nous, c’est de ne pas faire confiance à des gens nouveaux qui peuvent parfois sentir les choses. Un responsable de l’insertion me disait récemment que la différence entre la gauche et la droite était que les gens de droite lui faisaient confiance. Ton patron te fait confiance. A la fois, ce qui est vrai est que nous n’avons pas de patron. Juste de petits seigneurs locaux qui obéissent en vassaux à de plus grands petits seigneurs !
Mon cher Nicolas, tu as un très grand avenir devant toi. Souhaite bien le bonjour de ma part à ton patron pour le féliciter.
Rédigé par: Denis Szalkowski | le 23 mars 2008 à 04:53
aucun rapport avec la choucroute versac... grace à ababdinte j'ai vu que tu avais fait un article contre blair..
tiens sur facebook y a un groupe contre sa présidence :
http://www.facebook.com/group.php?gid=9038559692
Rédigé par: marc | le 23 mars 2008 à 13:43
Vendredi matin j’ai voulu vérifier que la vidéo de Sarkozy se moquant d’un gréviste enseignant était en ligne. On le voit rire sous cape de manière complice avec le petit peuple huant les enseignants. Cette attitude indigne d’un chef d’état qui demande le rétablissement de la morale à l’école, est suffisamment pitoyable pour être mise en ligne sur le net.
Ce n’est pas aussi « grave » que le casse toi pauv’ con, mais du même registre de gravité que le coup du stylo. Entre parenthèses, chose très drôle, on le voit sur cette même vidéo avec le gréviste chercher à rendre un stylo qu’il a « emprunté »…. C’est vrai un stylo de fonctionnaire ce ne peut pas un être un MONT BLANC !!!
En tout cas Merkel lui a donné une bonne leçon en lui offrant le stylo qui avait servi à signer « l’Europe méditerranéenne », il s’en est « sorti » avec une pirouette: « merci j’en fais la collection… »
Donc je tape « Sarkozy gréviste » dans Google image, j’envoie et là, on me suggère une autre orthographe: « Sarkozy raciste » oups !!!
Intriguée, j’envoie, et là je tombe sur les vidéos de Neuilly « la prise d’otage »…..
Conclusion, c’est du concret, c’est expérimenté… Le net est infecté…
Rédigé par: alafu | le 24 mars 2008 à 18:08
Pauvre alafu...
J'ai pour ma part tapé "sarkozy enseignant" comme termes de recherche sur dailymotion et je suis tombé sur la vidéo concernée directement.
Quand on ne connait pas les mécanismes du Net, on évite à priori de dire "qu'il est infecté".
Rédigé par: thierryl | le 24 mars 2008 à 23:36
Rien à voir avec Princen mais tout autant digne d'intérêt :
Claude Perdriel annonce cède les rênes opérationnelles du "Nouvel Observateur" à Denis Olivennes
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/03/25/claude-perdriel-cede-la-direction-du-nouvel-observateur-a-denis-olivennes_1026930_3236.html
Rédigé par: toto | le 25 mars 2008 à 11:50
Pour ceux dont le porte-feuille atteindrait l'épaisseur de leur parano, vous pouvez toujours contacter CEIS (Cie Européenne d'Intelligence Stratégique), mettre en branle une veille sur votre adresse IP... Mais si vous n'avez ni rien à vendre ni opinion à formuler, comme moi ici, oubliez "l'Oeil" de Sarko, qu'il traque le buzz ou les abeilles, peu importe, personne n'est dupe de la couleur du nectar qui produit ce miel. Ce qui me questionne plus (en dehors de ma personne) c'est, d'une part, ce besoin subit de mettre au jour une pratique ancienne pour l'officialiser et la dorer d'un secrétariat d'Etat, et d'autre part, de nous laisser entendre que l'Elysée navigue au fil de son surf. Comme si de la hune pouvait tomber un cri, flibuste à babord, et qu'il devienne alors nécessaire à la manoeuvre du navire. Est-ce de la démocratie élective ou participative, je me sens débordé.
Rédigé par: Espace Vide | le 25 mars 2008 à 17:41