Diversion.
On demande au président ce qu'il pense du fait d'accorder un titre de séjour à des travailleurs étrangers ? Il répond nationalité, et pas séjour. Par trois fois.
Il érige un modèle imaginaire, pour montrer qu'on est très fort de les battre enfin.
Il invente l'idée que la défense de Ben Ali est un rempart contre l'installation d'un régime Taliban en Tunisie (""Qui peut croire que si, demain, après demain, un régime du type taliban s'installait dans un de vos pays, au nord de l'Afrique, l'Europe et la France pourraient considérer qu'elles sont en sécurité?").
Il y a quelques années, il distillait l'idée qu'une petite intervention publique suffisait à faire baisser les prix des distributeurs. Il y a quelques semaines, il met tout sur le dos du manque de concurrence dans la distribution.
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On pourrait continuer la liste pendant des heures. il ne s'agit même plus de se demander combien de temps les français vont encore jouer le jeu de dupes auquel il sont conviés : ils ne jouent déjà plus le jeu, ils n'achètent plus l'histoire. La question que l'on peut se poser, c'est : que vont-ils faire pour manifester leur mécontentement, quand le patron, là-haut, s'installe de plus en plus dans la mythologie ?

"Qui peut croire que si, demain, après demain, un régime du type taliban s'installait dans un de vos pays, au nord de l'Afrique, l'Europe et la France pourraient considérer qu'elles sont en sécurité?"
Je trouve que c'est pas souvent que le nabot sort une réponse/question aussi juste. Je crois que l'occident doit arrêter de croire qu'il peut imposer la démocratie au moyen-orient et dans les pays arabes. Entre l'Irak, l'Afghanistan, la Palestine... on a le lot d'expériences.
La non-ingérence dans ce genre de pays quand ils sont calmes c'est sûrement la meilleure solution.
Rédigé par : olivier | 03 mai 2008 à 01:25
"il ne s'agit même plus de se demander combien de temps les français vont encore jouer le jeu de dupes auquel il sont conviés : ils ne jouent déjà plus le jeu, ils n'achètent plus l'histoire."
Mais ils l'ont acheté et on ne sort pas de la salle avant la fin de la représentation.
"La question que l'on peut se poser, c'est : que vont-ils faire pour manifester leur mécontentement, quand le patron, là-haut, s'installe de plus en plus dans la mythologie ?"
Ben… rien. Ils seront même capables de voter à nouveau pour le même dans quatre ans, lorsqu'il leur servira une nouvelle version. Ce que c'est qu'un bon public, quand même…
Rédigé par : Antoine Block | 05 mai 2008 à 03:35
"le patron" ?? Le patron de quoi ? de qui ? Pas étonnant non plus qu'il se comporte comme ça si les gens le voient en patron.. Le problème vient aussi du fait que les hommes politiques non seulement ne se croient plus AU SERVICE du peuple et de la nation mais ne sont plus considérés par le même peuple comme à LEUR service.
Si les gens et les assemblées/sociétés/personnalités rappelaient ce principe de base un peu plus souvent, Berluskozy se comporterait différemment (et d'ailleurs n'aurait même pas été candidat :-))
Rédigé par : newsnours.com | 08 mai 2008 à 18:09