Skating the internet
Depuis des années, on utilise un vocable ridicule pour parler de cette activité qui prend du temps dans nos vies. On parle de surfer. Je surfe sur le web. L'autre jour, en surfant...
La désuétude de cette expression fait qu'on ne l'utilise finalement que peu. Quoi de plus différent, en effet, que l'acte de fouiller, rebondir, sauter d'une page à l'autre, se détourner, effectuer des sauts de puce et des relances, attraper au bond une impression, une page, et l'activité du surf.
Le surf est fluide et régulier. Le surf est fait d'immenses temps de passivité avant de brefs temps d'efficacité. Le surf, c'est surtout beaucoup de rame avec les mains pour remonter un courant.
Le web n'est pas ça. Sur le web, on est actif, pas en attente. La navigation n'est pas fluide, mais faite de ces multiples acrobaties et aller-retours, de ces rebonds du regard et de l'attention.
Vous l'aurez compris. L'art de se balader sur le web se rapproche plus de l'art du skate que de l'art du surf. Je lance donc une proposition. Remplaçons cette expression ringarde et surannée, tombée en désuétude, de "surfer sur le web" par celui de skater. Et ouvrons de nouvelles expressions.
Je faisais un petit ollie sur dailymotion
En plein ride entre deux blogs, j'ai fait un 360 pour retourner à mon netvibes.
Et hop, je flip cet onglet.
"Tu as vu la vidéo de Sarkozy ?" "Ouais, c'est mon grab de la journée".
Ce meme, on dirait un bowl. Ca tourne en rond.
...
A vous.




"je plussoie cette proposition"
Rédigé par: hommedesbois | 01 avril 2008 at 15:03
Et qu'en dit Papy Boyngton ? que du bien o'corse !
http://longskate.typepad.com/paris/
Rédigé par: tilly | 01 avril 2008 at 16:15
Je sens le poisson de premier avril de dessous la roche, là... on va pas m'avoir deux fois!
Rédigé par: Mikado | 01 avril 2008 at 16:33
Putain, tu te fais chier toi, non ? :-)
Rédigé par: SM | 01 avril 2008 at 16:45
En plus d'être drôle, c'est sympatoche et intelligemment argumenté.
Je vote pour!
Rédigé par: Baruch Spinoza | 01 avril 2008 at 18:50
je micheline pour visualiser mes itinéraires
Rédigé par: maria | 01 avril 2008 at 20:30
Hehe. Tu sais, en général, quand tu fais un 360, tu restes sur place. Le problème avec le skate c'est, comme le surf, il faut etre en bonne forme physique pour assurer. Rajoute un moteur et ça me va. Et si on parlait de moto-cross? "Aujourd'hui j'ai moto-crossé le web comme un dieu". Oui bien d'auto-tamponneuses: "j'ai pris mon elan pour auto-tamponner Versac sur le flanc..."
Rédigé par: Olivier | 01 avril 2008 at 20:42
Je plaide pour instaurer des règles de circulation sur les trottoirs du net, il y a trop de skatteurs qui doublent tout le monde. Peu être faudrait-il créer des skateparks virtuels.
Rédigé par: Antoine | 01 avril 2008 at 21:17
Et pourquoi pas simplement "se balader". Certains se baladent en faisant du lèche vitrine, d'autre en courant, certains vont à la découverte là où d'autres ont un but. On peut se balader en milieu hostile ou familier, en milieu dense ou clairsemé, dans des quartiers propres et à la pointe de la technologie ou pourave, le long de murs recouverts de pub ou juste peints en trompe l'œil.
Rédigé par: CedricA | 02 avril 2008 at 09:58
Un 3.6 flip par dessus un pop et hop, noise-grind sur ma barre de nav'...
Rédigé par: Dreamside | 02 avril 2008 at 10:20
skater ou squatter ?
Rédigé par: Ann o'Nimm | 02 avril 2008 at 13:51
Euh j'ai un doute ! Une fois j'ai bien essayé de skater pendant un cours de ski nordique... ça m'a pas réussi ! Versac un mot français, s'il vous plaît (pour faire plaisir aux suisses francophones du cnrs qui ont inventé le joli mot "internet" dans les années 70) "sarcler" sur le net ça vous convient ?
Rédigé par: Espace Vide | 02 avril 2008 at 23:20
"Faire du lèche-blogs" c'est mignon, non ?
Rédigé par: hommedesbois | 03 avril 2008 at 09:10
pas mal tes idées de 1er avril^^
Rédigé par: Aziz | 03 avril 2008 at 11:03
moi je dis "baguenauder", histoire de remettre au goût du jour des mots inusités. Je baguenaude de miscellanées en miscellanées pendant mes phases de procrastination.
Rédigé par: Franck, naturellement | 03 avril 2008 at 13:36
En tant que surfeur (sur l'eau), j'approuve :-)
Et tu as l'air de connaître l'activité, bravo (pas mal d'attente, et grosse activité par moments ; encore que par conditions solides, finalement tu bouges tout le temps).
Rédigé par: OlivierJ | 03 avril 2008 at 14:43
Tu vois quand je te disais que tu fumais de la mauvaise herbe ! Tu fais des bad trip !
Rédigé par: politoblog | 03 avril 2008 at 15:31
c'est pas un poisson d'avril :
USA: malades du tout-internet, des journalistes le disent ... sur la toile
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080403/tcu-internet-medias-social-prev-7b903d2.html
Rédigé par: toto | 03 avril 2008 at 15:44
Peu importe les termes, l'important... c'est d'SURFER !
*.·
..· ´¨¨)) -:¦:-
¸.·´ .·´¨¨))
((¸¸.·´ ..·´ Barbara LEFRANC, Présidente.
-:¦:- ((¸¸.·´* le Bulletin Des Lévriers -:¦:-
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Rédigé par: tipllub | 05 avril 2008 at 22:16
Le problème du skate c'est qu'il n'y a pas de notion de vagues qui fait partie intégrante du web actuel.
Notre web vit au gré des vagues successives : vagues politiques, médiatiques, sportives, tout y passe et en particulier en cette période où politique et médiatisation gambade main dans la main (pour le meilleur et pour le pire).
Bref le web ne serait pas le web s'il n'était pas secoué par les vagues.
Alors que le skate ne change pas. Un skatepark aujourd'hui ressemble beaucoup à un skatepark d'il y a 10 ans.
Rédigé par: Loic | 06 avril 2008 at 23:39
Etant à la fois veilleur, bodyboardeur et surfeur, je ne peux qu'abonder dans le sens du commentaire de tipllub et continuer de filer la métaphore : c'est trop tentant!
Le web me paraît en effet traversé par des vagues informationnelles dont les séries, tout comme la houle, sont plus ou moins rapprochées, plus ou moins semblables, et d'une amplitude elle-même différentielle.
Il a ses jours de "flat", où seules quelques mousses peoplistique viennent mourir sur le sable pixellisé de nos écrans. D'autres jours où quelques "séries" bien formées nous offrent en "sets" réguliers les quelques bombes d'un buzz qui démarre. D'autres jours enfin où l'abondance informationnelle fait "saturer" le "spot".
Nicolas insiste dans son billet-poisson du 1er avril sur les temps de passivité du surfeur lors d'une "session" (encore un terme en commun!). A mon sens, il ne s'agit pas de passivité, car la rame est une quête active.
Ramer, c'est aller chercher la vague, enchaîner les "canards" pour passer sous l'écume des vagues qui déferlent ou se ferment pour aller prendre place sur la bonne. Ce que nous faisons tous quand nous cherchons la bonne info, l'info utile.
Ramer, c'est aussi tendre le cou pour détecter à l'avance la meilleure vague de la série, qui est rarement la première qui se présente. ce que nous faisons quand nous trions et hiérarchisons les informations collectées.
Ramer, c'est encore parfois se faire prendre dans la zone d'impact par le déferlement du "pic" de la vague qui nous submerge. Ce que nous subissons parfois quand l'abondance informationnelle nous dépasse, jusqu'à nous contraindre à avouer que nous sommes "sous l'eau"...
Donc, souvent, pour veiller nous ramons...
J'ajoute pour terminer que nous ne sommes pas toujours seuls au "pic", et que parfois, un autre surfeur, pas forcément mieux placé, vient nous "ragasser", c'est-à-dire nous voler la vague. N'est-ce pas là l'angoisse majeure de tout veilleur?
Bon, j'arrête, là, je remets mon Mac dans sa combi néoprène, et je m'en vais rêver à de futures vagues, pas numériques du tout...
Rédigé par: Bertrand Simon | 07 avril 2008 at 01:27
Nicolas Princen, lui, a carrément pris la rampe vers les projecteurs en faisant un 9oo°.
Il en a encore la tête qui tourne !
Rédigé par: benjii | 07 avril 2008 at 18:02