Aller à Pondichéry
Je suis assez d'accord avec Hugues.
Après tout, quand on est un webdesigner français, jeune diplômé, avec un peu de compétences et d'envie de les développer, est-ce infâme, honteux, sordide que d'imaginer aller apprendre là-bas ce qui s'y passe ? S'y créer une connaissance de ce qu'est l'Inde, développer un réseau, apprendre un peu de technique, pour un salaire localement très acceptable. Revenir peut-être. Y avoir des perspectives de carrières enthousiasmantes...
La bulle médiatique sur cette annonce transmise à l'ANPE est un symptôme de plus de la bouillie inquiète qui tient lieu de discours sur la mondialisation...



En fait, l'ANPE propose une amélioration sensible à la personne ! C'st vrai ça quelle opportunité ! Un informaticien, plutôt que de se faire exploiter par une SS2 française, peut aller se faire exploiter pour un salaire bien inférieur, en Inde. Franchement, je vois difficilement qui pourrait refuser une telle offre...
Pis la mondialisation, quand tu te retrouves dans un bled paumé à l'autre bout du monde et que t'as quand même shakira et david guetta à la radiodans les bars, ton opinion sur le sujet elle est vite fait...
Rédigé par: Moktarama | le 05 mai 2008 à 13:57
Bon bon, je répète ce que j'ai dit chez Hugues : ce genre de discours sur les jeunes entreprenants qui vont aller faire une expérience à l'étranger peut avoir des effets très pervers. Dans la recherche (où on est beaucoup mieux payé), cela a commencé ainsi : allez faire une expérience à l'étranger, c'est bon pour s'ouvrir, voir un autre monde, etc ... Le problème c'est que cela s'est ensuite transformé en passage obligé pour avoir un boulot, et enfin comme une solution "tampon" pour faire attendre les gens comme on ne veut/peut pas leur donner de postes permanents. Résultat : les gens s'expatrient plusieurs années, au détriment de la vie de famille (je commence ma 4ième année sans ma femme) et n'ont même pas l'assurance de pouvoir revenir en France. Cela peut être extrêmement pervers.
Rédigé par: Tom Roud | le 05 mai 2008 à 14:36
"Revenir peut-être."
Sauf que quand la protection sociale est "à négocier", si on attrape par exemple un problème de santé sur place, il faut payer la rapatriation de sa poche. Et à un salaire local, même "très acceptable", ca n'est pas forcément évident...
Rédigé par: Emmeline | le 05 mai 2008 à 14:38
Dans le même temps je connais des gens qui vivent (vivaient..) à pondy avec des alaires d'européens, plus sans aucun doute des primes car ben on est éloigné de son chez soi...
Une certaine vision de l'aide au développement se confond clairement avec le bon vieux colonialisme, au moins dans les avantages qu'il procure à certains de ses éxécutants...
Mais les français vont avoir un mal de chien à s'extirper de cette vision du monde inférieur qui nous entoure.
Rédigé par: Eviv Bulgroz | le 05 mai 2008 à 14:40
Ne vous courroucez pas il n'y a pas que des inconvénients dans la mondialisation du marché de l'emploi ! Qui sait peut être qu'en allant en Inde vous pourrez devenir intouchable ? Et dans d'autres pays vous pourrez vous ouvrir à d'autres cultures ! La polygamie par exemple. Et peut être à votre tour vous pourrez monter votre boîte sur place et exploiter d'autres jeunes indiens et venir concurrencer vos amis de votre école d'info en France. La mortalité prématurée des pays en développement a cela de bon qu'ils n'ont pas nos problèmes de retraite. L'expatriation est aussi un moyen à peu de frais d'apprendre une nouvelle langue. Et peut être que vous pourrez ramener une maladie tropicale, c'est toujours plus glorieux que la grippe. Et le côté baroudeur, Indiana Jones de l'informatique ça plait aux filles. Alors que lui le mec de l'ANPE, toute sa vie il aura une vie de merde; métro boulot dodo, mieux vaut se suicider tout de suite ! On a l'impression qu'aujourd'hui tout le monde découvre étonné qu'il y a dans le reste du monde de la matière grise et que la "délocolonisation" ne concernait que les ouvriers. En informatique des pays comme l'Inde, la Chine ou le Brésil sont bien plus avancés que nous.
Bien évidemment que je ne pense pas que je dis ! Quoi que ?
Rédigé par: politoblog | le 05 mai 2008 à 14:52
Pareil que toi Versac, cette annonce est loin de me choquer. On vit sans doute mieux en Inde avec le salaire proposé qu'en France avec un salaire plus correct.
Le seul risque, mais que l'Etat doit assumer, c'est que les personnes qui partent comme ça se rendent compte à quel point il y a plus d'opportunités à travailler dans des pays comme l'Inde qui connaissent une forte croissance et où l'on est plus jugé par son travail que par son diplôme ou son origine sociale.
Rédigé par: Jean | le 05 mai 2008 à 14:58
gros connard :D
Rédigé par: nom | le 05 mai 2008 à 15:05
mais que deviendrions nous sans la bulle médiatique?
toujours prompte à statuer, juger, morigéner puis éclater victime de sa propre suffisance.
la caravane passe... moi çà me ravit de voir qu'il y a des gens capables de se casser, sans assurance, sans certitude , sans zacquis sociaux, prêts à apprendre, négocier ,en baver, découvrir et finalement, vivre autrement que dans ...bulle.
Rédigé par: pascale | le 05 mai 2008 à 15:08
gros connard ;DDDDDDDDDDDDDDDD
http://www.blogspirit.com/fr/index.php
Rédigé par: nom | le 05 mai 2008 à 15:14
Tres bien vu politoblog!
Ce que je retiens perso, c'est que c'est une offre d'emploi adressée à un type fraîchement diplômé. C'est une offre qui plus est temporaire. Peut on en vouloir à quelqu'un s'il accepte ces conditions (tournure de question toute Sarkozysite, j'admets), estimant que c'est une bonne rampe de lancement et que le jeu peut en valoir la chandelle comparé à ce qu'il peut obtenir en France ?
Je vais vous le dire Mme Chabot: non.
Rédigé par: Matthieu | le 05 mai 2008 à 15:20
Je suis tout à fait d'accord avec ce billet, sauf que... 20 000 roupies par mois, même en Inde, c'est pas l'Amérique :
http://www.payscale.com/research/IN/Country=India/Salary/by_Years_Experience
Rédigé par: Rubin | le 05 mai 2008 à 15:26
J'ai pris une année en Chine quand j'avais 18 ans, j'y ai exercé le métier de prof de français pour 1000 francs mensuels de l'époque (une fortune en Chine alors). J'aurais dû refuser par solidarité... pour qui et quoi au juste messieurs les donneurs de leçon "de gauche"???
Je suis d'accord avec Eviv Bulgroz : les gens que cela choque devraient se réveiller de cette vision néo-colonialiste qu'ils se font des pays "inférieurs" : si on a la prétention d'y vivre et d'y travailler, il faudrait que ce soit à un salaire de bon petit blanc préservé de la réalité de cette planète...
Marre de cette bulle.
Surtout que Hugues dit un truc qui est tout à fait vrai, à savoir, les salaires vont augmenter là-bas.
On lui rigole au nez. Pourtant, c'est ce qu'il se passe en direct live tous les mois depuis plusieurs années en Inde, mais aussi en Chine. (pour reprendre mon exemple personnel, en dix ans, le salaire mensuel du prof de français au même poste que moi à l'époque a été multiplié par SEPT).
Messieurs "de gauche - donc je sais tout et j'écrase les autres de ma suffisance", on prend les paris? Attention : avant de ricaner, regardez bien les chiffres et étudiez le terrain (pour une fois, une SEULE fois dans votre vie, postulez que vous n'êtes pas omniscients!!) , avant de ruer dans les brancards!!!
Rédigé par: coco | le 05 mai 2008 à 15:48
Avis partagé sur la question. Comment en effet ne pas s'inquiéter que de telles offres soient proposées aux personnes en recherche d'emploi, il y en a que ça doit faire flipper. Par moment, le marché de l'emploi laisse songeur et la question d'accepter des conditions de travail dégradées ou entraînant de grands changements (déménagement, ...) se pose forcément.
Par ailleurs, le bruit autour de cette histoire et la réaction de l'opposition me semblent disproportionnés. Nous n'en sommes pas encore à radier des chômeurs qui ne voudraient pas se rendre à Pondichéry. D'aucuns prétendent qu'il vaut mieux prévenir que guérir, mais quand même !
Rédigé par: Alice | le 05 mai 2008 à 15:56
Je suppose que pour un salaire comparable à la plupart des expatriés français, les jeunes français accepteraient volontiers de partir à l'étranger.
Pourquoi faudrait-il donc accepter sous prétexte qu'on est jeune un salaire dix à vingt fois inférieur à celui de son aîné français ?
Sinon, ceux que ça tente sont effectivement libre de partir s'ils le souhaitent : ça fera de la place pour les autres.
Pour ma part, je fais une promesse : celle de boycotter toutes les entreprises françaises clientes de cet employeur-là.
Rédigé par: Gus | le 05 mai 2008 à 17:23
le boycottage! devrait être une discipline olympique. les petits français, avec leurs petits bras musclés rafleraient la mise! comique!!
Rédigé par: pascale | le 05 mai 2008 à 17:48
pascale: Je crois que personne ne vous contraint à vivre dans cette bulle dont vous parlez : vous avez la liberté d'aller travailler plus et gagner moins là où l'herbe sera plus verte à vos yeux : n'hésitez pas, plutôt que de proposer aux autres de faire ce que vous-mêmes ne feriez pas.
Rédigé par: Gus | le 05 mai 2008 à 17:53
Gus, vous statuez, jugez, morigénez.
de plus interprètez de travers mes propos. j'applaudis à 2 mains l'audace, la curiosité et le courage de sortir des chemins battus . j'aime cette forme d'intelligence et d'indépendance qui vous en conviendrez est à mille lieues de certaines postures pontifiantes , boycott or not boycott pour ne pas le citer!
Rédigé par: pascale | le 05 mai 2008 à 18:10
VOus rendez-vous compte que le boycott est la forme la plus indolore et innoffensive pour manifester sa désapprobation ?
Parler d'audace en parlant des autres, c'est oublier l'utilité sociale du travail : vous, comme moi, profitez et profiterez de l'imbécilité des jeunes sots qui échangeront leurs acquis contre des queues de cerise : mais j'en conviens : l'amour-propre mal placé, si commun chez les gens de vingt ans, sera toujours le levier le plus sûr pour les pousser à agir contre leur propre intérêt, avant que, l'âge aidant, il ne faille, plus simplement, les payer en espèces sonnantes et trébuchantes.
Rédigé par: Gus | le 05 mai 2008 à 18:53
Voilà ce que j'ai répondu @Hugues :
Ce fait divers qui ne me choque pas et pour lequel je suis d'accord avec la pluspart des commentaires de tes "lecteurs", n'est que la résultante de la politique économique inconsciente de l'UMP et du PS depuis 30 ans.
Le pire est que leurs nouveaux délires, Sapin, Royal et les éléphants en général, persistent et signent... sanctifiés par une presse de gauche économiquement "out".
De l'autre coté, rien a espérer : Sarkozy est déjà "cuit".
Rédigé par: Ozenfant | le 05 mai 2008 à 18:56
Mais Gus, on passe notre temps à marquer notre désapprobation, chez nous, chez les autres, c'est tellement lassant et stérile.
L'utilité sociale du travail est une chose que l'on peut admettre mais c'est loin d'être son unique vocation ni même son premier moteur.
Rédigé par: pascale | le 05 mai 2008 à 19:55
Sommé de s'expliquer, le principal responsable du scandale, le directeur de l'ANPE, Christian Charpy, était au JT de France 2 à 13 heures, consultable sur le site de la chaîne. Eh bien, loin de faire amende honorable, il persiste : la prime à l'expatriation, c'est fini. Les offres qu'il reçoit d'Asie sont aux conditions locales, et on n'oblige personne à les accepter. En l'espèce, un jeune de 20 ans trouvera là, au minimum, une expérience intéressante. Bizarrement, contrairement à Hugues, il ne dit pas un mot de ces stagiaires travaillant pour des entreprises bien de chez nous, et qui ont enfin obtenu un droit à une rémunération minimale. C'est combien, déjà ? 30 % du SMIC ?
Comme toujours,en effet, et même ici avec le commentaire d'Emmeline (est-il besoin de rappeler la renommée de l'industrie pharmaceutique indienne, championne en particulier des médicaments génériques ? Ou bien le développement du tourisme médical dans l'Asie du sud ?), on se demande vraiment comment tant de gens réussissent à entretenir leur cécité face à l'évolution du monde.
Rédigé par: Denys | le 05 mai 2008 à 20:02
Je n'ai franchement pas l'impression d'être plus inculte que la moyenne sur l'industrie pharmaceutique mondiale, merci. Et je ne parlais pas d'un simple rhume... (ne plaquez pas vos préjugés sur la suite de mon discours, je ne dis pas que l'Inde soit un pays de non-droit et d'infernale malaria, simplement que, comme en France, et tout de même plutôt plus qu'en France dans la mesure où une plus large part de la population est miséreuse, il peut y arriver de très, très gros problèmes de santé).
Reposons la question autrement : même avec un "bon" salaire français, seriez-vous capable d'assumer financièrement la totalité des coûts d'un mois d'hospitalisation dans un hôpital français, par exemple (i.e. sans les remboursements de la Sécurité sociale) ? Moi pas. Mutatis mutandis, pas de raison que ce soit différent en Inde...
Comme je le disais chez Hugues, ça n'est pas le salaire le problème.
Rédigé par: Emmeline | le 05 mai 2008 à 20:34
Là où je vois un (gros) problème, c'est que c'est encore une offre qu'on va balancer à n'importe qui et qui va compter dans les "3offres et ensuite on te raye". Je me vois mal aller faire mumuse à Pondichéry pour un entretien d'embauche, moi.
Rédigé par: frederique | le 05 mai 2008 à 20:36
Ah oui, je précise que vivre à l'étranger, s'y faire un réseau, merci j'ai donné. et si déjà l'anpe travaillait en collaboration avec les structures similaires des pays frontaliers, on irait plus loin.
Rédigé par: frederique | le 05 mai 2008 à 20:39
Je pense qu'il faut aider le raisonnement à aller à son terme en le poussant un peu plus loin.
Pourquoi désormais payer un architecte, alors qu'il peut tout à fait aller s'installer en Inde, se contenter de l'équivalent indien d'un salaire, et reporter une partie du formidable bénéfice qu'il réalise en étant moins bien payé à son client ?
Puisque le travail de journaliste consiste essentiellement à passer et recevoir des coups de fil, pourquoi ne pas exiger que Libé, le Figaro et le Monde délocalisent l'essentiel de leurs rédactions en Inde pour mieux servir leurs clients ?
Je pense maintenant aux labos de recherche : la recherche coûte cher, mais pourquoi coûte-t-elle si cher ? Parce que nos chercheurs sont oppressés par les prix et taxes françaises : exigeons l'installation des centres de recherche en Inde, un si beau pays pour les jeunes, donnons-leur généreusement la moitié des économies de salaires que leur expatriation permettra de réaliser et libérons-les enfin des graves inconvénients d'une vie misérable en France.
Je vois bien d'autres applications imaginables avec le Justice, les prisons, les hôpitaux et même les universités. Après tout, pourquoi s'arrêter à mi-chemin ?
Rédigé par: Gus | le 05 mai 2008 à 21:03
Je ne vois là rien de choquant non plus. En 2002, alors que j'étais sans emploi et ne trouvant rien aux Etats-Unis (il me fallait alors être sponsorisé pour un visa, ce que refusaient la plupart des employeurs potentiels) et voyant que le marché était bien pire en France, j'ai failli accepter une offre aux Philippines. Le salaire offert était de 1500 dollars net, logement et chauffeur inclus. Si une autre opportunité ne s'était pas matérialisée à San Francisco peu après cette offre, je serais sûrement parti là-bas.
Rédigé par: Arnaud H | le 05 mai 2008 à 22:23
Avec un tel salaire, il faut attendre 1 an et économiser la moité de son salaire chaque mois pour espérer se payer un billet retour...
Parce que ça n'est parce que l'on travaille en Inde que les compagnies aériennes vous font des rabais sur les billets...
Rédigé par: Anikolas | le 05 mai 2008 à 22:38
Anikolas: l'expatriation n'est jamais à prendre à la légère, et le droit au "retour" n'a pas de raison d'être. Lorsque les premiers Français arrivaient en Californie au milieu du XIXe siècle, la plupart de leurs économies allait dans le voyage d'aller. Celui du retour ne leur était pas garanti. Je ne vois pas pourquoi les choses changeraient.
Reste cependant que dans certains pays - c'est le cas des Etats-Unis - un employeur embauchant un travailleur sous visa se doit de lui payer le billet de retour en case de licenciement. Je doute que ce soit le cas en Inde, mais encore une fois, personne n'est obligé de s'expatrier là-bas.
Rédigé par: Arnaud H | le 05 mai 2008 à 22:59
assez d'accord avec anikolas, on fait comment pour les billets et les moyens de retour en france?aprés avoir bosser un an, tu reviens sans chomage et avec rien en poche (ton billet d'avion coute trois mois de salaires)
d'autant que si ces pratiques se généralisent il n'y aura bientôt plus personne.quant aux bénéfs de la boite j'imagine qu'il faut pas leurs demander de subir la même baisse?ce serait méchant-vilain?
"faire moderne " n'est pas forcément justifier l'injustifiable
Rédigé par: romain blachier | le 05 mai 2008 à 22:59
même si je suis un globe trotter et que je soutiens le bien fait des expériences à l'international, le témoignage d'un indien qui connais Pondichry vous remet en place.
http://www.01net.com/editorial/379347/une-offre-d-emploi-d-informaticien-en-inde-enflamme-les-esprits/?rss
Donc non cette offre précise de l'ANPE n'est peut être pas si bien que vous vous accordez à le dire.
Rédigé par: Xavier | le 06 mai 2008 à 00:32
Se faire avoir et vivre une des pires expériences imaginables pour un premier emploi est toujours formateur, ceci dit.
Du moment que ça ne dure pas trop longtemps. Au moins, en Inde, la police ne garde pas votre passeport, ce qui est déjà pas mal par rapport à tant d'autres pays avec lesquels nous commerçons si fructueusement.
Rédigé par: Fer | le 06 mai 2008 à 10:46
Pour avoir été en Inde, mais pas pour le travail je suis d'accord avec Rubin, personnellemetn je pense que c'est une arnaque.
Manifestement beaucoup de gens pense que les salaires sont beaucoup plus bas en Inde mais c'est parce qu'en moyenne les travailleurs sont beaucoup moins qualifiés.
Par contre pour le travail qualifié la différence est plus faible, c'est pourquoi e manière générale les emplois ne sont pas tous délocalisés dans les pays à "Bas salaires".
C'est peut-être aussi un stage.
De plus en Inde les loyers sont elevés comme me le confirme en collègue Indien, avec qui je travaille car il y beaucoup d'afflux de population dans les villes.
d'après lui presque aussi cher qu'en France pour une qualité &équivalente.
Mais alors comment font-il avec des salires très bas, en fait il loge pour la plupart dans des bidonvilles.
Rédigé par: JLS | le 06 mai 2008 à 11:47
Remarquez, je me demande dans quoi d'autre qu'un bidonville peut se loger un jeune web-designer sur Paris vivant de son travail vu les salaires proposés et les loyers observés, vu de loin.
A moins qu'ils ne se soient déjà expatriés à Pondichéry ?
Rédigé par: Gus | le 06 mai 2008 à 13:50
@Gus ton extrapolation bien qu'intéressante est fallacieuse dans la mesure ou tu parles d'exiger qu'un fournisseur s'expatrie, alors qu'il s'agit de "proposer" à un demandeur d'emploi de s'expatrier.
A mon tour d'extrapoler: Des fois je me dis qu'on ferait mieux de ne jamais rien proposer.
Rédigé par: MamboJoel | le 06 mai 2008 à 18:16
Mouais...
Pas la peine de se faire chier pour 300 euros par mois pour des sites Web.
Il faudrait même dire cela pour les stagiaires en France : faites plutôt un petit boulot dans le bâtiment, au moins vous aurez quelque prime en plus du SMIC et une véritable cotisation retraite.
Mais bon comment les patrons de boîtes de comm. se paieraient leur jaguar ou leur veste armani sinon, euh pardon, comment les boîtes de comm. pourraient survivre sans stagiaires... ;-)
Le plus dur là-dedans c'est que l'on sent que l'ANPE est très loin d'avoir bougé de ce qu'elle était auparavant : un organisme d'enregistrement indifférencié des offres d'emploi. Bref, un site Web automatique pourrait très aisément la remplacer.
Rédigé par: thierryl | le 07 mai 2008 à 08:37
MamboJoel:
l'ANPE est encore un service public.
Le jour, que j'espère prochain, où il ne le sera plus, peu m'importera qu'il utilise un autre argent que celui de mes impôts pour aider des entreprises conçues pour s'absoudre des charges pesant sur les entreprises françaises sur leur territoire de concurrence naturel. Ne serait-ce que parce que ce jour-là, on ne verra plus tout le PS français se soulever pour la défendre.
En attendant, notez que je n'ai nul pouvoir d'obliger : juste d'inspirer : à l'heure où l'on dit que construire une maison neuve coute trop cher, je souhaite aux plus brillants jeunes architectes de savoir où se situe leur intérêt et d'aller s'expatrier en Inde.
Rédigé par: Gus | le 07 mai 2008 à 11:36
Personnellement, par choix personnel, je vis actuellement au Mexique en contrat local (45h semaine, securité sociale mexicaine basique). Clairement mon salaire me permettrait de vivre difficilement en France (mon salaire est inférieur au SMIC francais) et ne me permet pas non plus de préparer mon retour en France, mais je vis confortablement au Mexique et c'est une expérience très enrichissante.
Je crois qu'il revient aux personnes intéressées par ce poste de faire la part des choses. Qu'ai je à gagner si je postule à ce poste ? le salaire est-il suffisant pour vivre et dans quelles conditions ? Si la personne estime que cela convient à ces attentes, je ne vois pas où se trouve le problème.
Maintenant je reviens sur un commentaire précédent évoquant le fait que l'Inde, la Chine ou le Brésil sont bien plus avancés que nous en terme d'informatique. Je ne crois pas que ce soit véridique ou en tout cas il faut nuancer ce propos. Effectivement ils ont une main d'oeuvre importante et sont capables de produire rapidement de nouveaux produits. Mais en terme de qualité de main d'oeuvre et de qualité des produits créés, ils ont encore à progresser et à apprendre pour une majorité de ces sociétés.
Je travaille quotidiennement avec une société indienne sur un projet de site Web, leur gestion de projet est loin d'être au point. Ce n'est donc pas étonnant de retrouver des chefs de projets de grandes SSII européennes en ce moment en Inde. Il est impossible de remplacer des années d'expérience acquises dans la gestion de projets en claquant des doigts. Cela dit je ne doute pas qu'il soit aussi possible de trouver des sociétés très compétentes.
Rédigé par: Julien | le 07 mai 2008 à 18:15
Il y a quand même un truc étrange dans cette offre : quand on en est à recruter à l'étranger parce qu'on ne trouve pas sur place des personnes compétences, la logique voudrait qu'on offre des conditions un peu attractives... au moins l'aller-retour et une couverture maladie (niveau salaire j'avoue que je ne vois pas bien ce que ça représente à Pondichery mais si les loyers sont comme à Mumbai ouch!). Parce que l'idée qu'il faut investir pour pouvoir travailler c'est bien gentil mais quand on démarre dans la vie c'est pas évident et on dira ce qu'on veut sur l'Inde mais les conditions sanitaires ne sont pas forcément évidentes pour un européen (du moins dans un premier temps).
Je trouve ça inquiétant que ce soit souvent des entreprises françaises qui à l'étranger proposent des conditions douteuses et pas seulement dans des pays comme l'Inde ou la Chine mais par exemple à Londres avec ses stages non rémunérés, comme s'il n'y avait pas de voie médiane entre l'expatrié qui gagne un max et le jeune qui mérite à peine un salaire...
Rédigé par: Nick | le 08 mai 2008 à 16:42
Je n'ai pas non plus compris pourquoi cette annonce a déclenché un tel scandale. 20000 roupies par mois, si mes souvenirs sont exacts, c'est plus que ce que gagne un postdoctorant (équivalent de BAC+8) au Tata Institute qui est parmi les plus prestigieux institut de recherche scientifique en Inde. Je n'ai fréquenté cet institut que comme visiteur pendant quelques semaines ; j'ai alors dépensé nettement moins que les quelques milliers de roupies que l'on m'avait donné alors, sachant que l'hébergement me revenait à 100 roupies par jour et que la cantine proposait des repas à 20/25 roupies. Bref, il faudrait voir quelles facilités concrètes offre l'entreprise, les possibilités d'hébergement, etc, pour se faire une idée plus précise de ce que vaut cette offre, mais a priori, elle n'est pas grotesque.
Rédigé par: Joël | le 08 mai 2008 à 17:46
Notez messieurs que l'aller simple Paris - New Delhi coute 2.875 € soit près d'un an et demi du salaire proposé ...
Le parcours initiatique proposé par Versac et Hughes peut commencer par l'engagement à 30 € par mois sur un cargo panaméen ? Histoire de faire baisser la facture.
Vos billets et les commentaires qui suivaient me faisaient très souvent rire mais depuis que j'ai compris que vous vous preniez au sérieux, plus du tout.
Rédigé par: xstephane | le 09 mai 2008 à 12:49
> Notez messieurs que l'aller simple Paris - New Delhi coute 2.875 € soit près d'un an et demi du salaire proposé ...
Euh, pour le salaire proposé, je pense que le candidat a intérêt à renoncer à la classe affaires.
Rédigé par: Joël | le 09 mai 2008 à 18:01
Notez messieurs que l'aller simple Paris - New Delhi coute 2.875 € ...
euh, en airbus A 340?
Rédigé par: pascale | le 09 mai 2008 à 18:35