Comment gérer l'overdose de Carla ?
Carla Bruni fait vendre. Et ce faisant, elle fait du bien à qui l'on sait. Dilemme difficile, auquel les rédactions sont confrontées. Et arme absolue. Ne pas en parler ? C'est la mort. en parler ou lui livrer de l'espace, comme Libération l'a fait ce week-end ? C'est livrer beaucoup de papier pour pas grand chose, mais un peu de diffusion supplémentaire (dans les cinq pages, la partie la plus intéressante était bien la photo de ses cheveux, l'interview relevait du vide le plus sidéral).
La seule imagination de la réjouissance absolue de Franck Louvrier devrait suffire à faire réfléchir certaines rédactions qui clament leur indépendance d'esprit. Mais non. Carla, ça vaut une couv. sur les francs-maçons multipliée par un comparatif des meilleures cliniques en France (+ un soupçon de "anorexie, le scandale de la mode"). Suffit de l'habiller de pseudo-distance ou travail journalistique pour être en paix avec soi-même.
Rions-en. L'été sera plein de Carla. De flagorneries habituelles. De ces enquêtes sur son soi-disant pouvoir, de rappels de son parcours, de belles histoires, de ses chansons, de son sourire, de ses non-réponses à des non-questions (alors que tout le monde se demande ce qu'ils font au lit ou si elle lui reprend ses chaussettes).
Du bruit, du bruit, du bruit. De l'occupation médiatique. Autant de place, dans les univers finis des media, qui ne sera pas donnée au reste, mais qui sera donné, bon gré mal gré, à l'ambassadrice de sa majesté. Pour quoi ? Pour rien, sinon quelques ventes.
Allez, ce blog restera "sans carla Bruni" cet été. Pisse-froid un jour...
PS : twitté hier : "Idée : Carla Bruni présente une nouvelle émission : "100% politique". Avec ce genre de questions : Sarkozy doit-il rester président ?". Commentateurs : Franck Louvrier, Alain Duhamel, Manuel Valls,Yannick Noah, Nicolas Hulot.

Si toutes les idées baroques médiatico-poliques devaient nous affecter: Seul le suicide serait envisageable.
Rédigé par : Ozenfant | 23 juin 2008 à 18:38
Rooooh c'est méchant pour Estelle Denis
Rédigé par : Bob | 23 juin 2008 à 18:38
J'me souviens, au lancement de Windows 2000, on avait fêté ça par un lancement de CDs de Windows : par la fenêtre bien sûr, ou avec élan, selon diverses variantes. Rien de tel qu'une bonne parodie pour dérider l'atmosphère : quand elle est faite avec plus de talent que la promotion officielle, chaque diffusion de la promotion officielle remémore le message parodique au spectateur. L'important est simplement de faire preuve de plus de talent de communicateur que le professionnel rémunéré souvent le moins cher possible pour la campagne officielle.
Rédigé par : Gus² | 23 juin 2008 à 18:49
@Versac
mdrrrr j'ai pensé par le titre que tu faisais la lithanie de toutes les opérations de chirurgie esthétique qu'elle a subie. Elle est accro.
@ts les lecteurs voyeurs
A ceux qui veulent découvrir la vraie Carla Bruni, lisez "Rien de grave" de Justine Lévy, ca vaut toutes les unes de journaux, toutes les interviews et les chansons.
Rédigé par : politoblog | 23 juin 2008 à 21:23
"Ne pas en parler ? C'est la mort." C'est un peu rude pour les journalistes qui font leur métier, quand même.
Par exemple, dans Direct Soir, on m'a décrit d'un point de vue distancié et critique le délicieux biscuit "Oreo". J'aurais adoré écrire à l'auteur de cette diatribe pour le féliciter d'un tel engagement, mais, oh misère, il n'a pas signé.
Rédigé par : Paul | 23 juin 2008 à 21:42
elle lui repriiiise ses chaussettes :)
Rédigé par : oh | 24 juin 2008 à 01:19
Je ne suis pas d'accord l'interview de Libé nous a appris plein de choses :
Carla Bruni n'est pas une femme libre.
Liberez Carla Bruni !
http://www.lepost.fr/article/2008/06/21/1211860_liberez-carla-bruni_1_0_1.html
Rédigé par : RichardTrois | 24 juin 2008 à 07:39