Je prolonge sur publius.
PS : d'après Mélenchon, c'est un non de gauche, similaire au non français. Il fallait avoir le culôt et la mauvaise foi de cet homme pour oser dire des mensonges de ce niveau. Pour prendre un seul exemple, en France, le non avait notamment surfé, à gauche, sur le fait qu'il pourrait être question, avec le traité constitutionnel, de remettre en cause le droit d'avortement. En Irlande, ce fut l'exact inverse avec l'utilisation d'un argument miroir par les catholiques traditionalistes. Voilà où en sont les débats de ces referendums.

Politoblog,
Tu n'étais pas obligé de te dénoncer, je n'en demandais pas tant !
Tes semblables les infaillibles du savoir institutionnel ont empoisonné Socrate, tué Aristote, se sont payé la tête de Thalès, fait abjurer Copernic et Galilée, excommunié Spinoza, emprisonné Diderot, exilé Voltaire et Hugo qui condamnaient l’obscurantisme des "sachant", combattu Darwin et Henry Laborit et tellement emmerdé Einstein qu’il ne vous a d’abord cadré : "L'imagination est plus importante que le savoir." Et ensuite définis : "Deux choses sont infinies : l'univers et la bêtise humaine, en ce qui concerne l'univers, je n'ai pas acquis la certitude absolue". Les plus impitoyables avec ceux qui croient savoir sont les écrivains Anglais Oscar Wilde, Bernard Shaw et Sam Butler : "Il était né stupide et avait considérablement développé ses dons naturels." Maintenant, si tu veux des textes entièrement consacrés aux "sachant" Institutionnels, tu es servi : Pierre Desproges : "La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute" http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/06/pierre-desproge.html#comments
"Hors du conformisme idéologique latent qui gangrène la blogosphère." : L’impardonnable noirceur de ce sale nègre ! http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/06/limpardonnable.html
Rédigé par : Ozenfant | 15 juin 2008 à 19:09
Je cite le traité de Lisbonne :
« Par l'établissement d'une union douanière conformément aux articles 28 à 32, l'Union contribue, dans l'intérêt commun, au développement harmonieux du commerce MONDIAL, à la suppression progressive des restrictions aux échanges INTERNATIONAUX et aux investissements étrangers directs, ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres. »
Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Cinquième partie, Titre II, Article 206, page 182.
Le traité de Lisbonne donne comme objectif à l'Europe le libre-échange MONDIAL.
Comment tu veux créer un libre-échange MONDIAL sans multiplier la consommation de combustibles fossiles ?
Comment tu veux augmenter les flux commerciaux MONDIAUX sans multiplier la consommation de combustibles fossiles ?
Grâce au train ?
Grâce au train qui transportera les marchandises de la Chine vers les Etats-Unis ?
Grâce au train qui transportera les marchandises de l'Europe vers les Etats-Unis ?
Rédigé par : BA | 15 juin 2008 à 19:12
Nonistes ânonnant
Rédigé par : Abner de Sabatier | 15 juin 2008 à 20:02
Nonistes ânonnant
Et voilà, c'est reparti. Les nonistes tirent à vue sur cette Europe responsable de tous les maux.
Mais qui parmi eux, et d'ailleurs parmi cette majorité qui a voté NON d'abord en France et dans la foulée les Pays-Bas, qui a lu le Projet de la constitution Européenne ? L'Humanité Dimanche a eu la bonne idée, en octobre 2004, d'ajouter un supplément gratuit du texte intégral du premier projet. Et pour la seule et unique fois j'ai acheté l'Humanité Dimanche. Ce qui m'a permis de mieux comprendre le texte du mini-traité sarkozien.
En 2005 les Français nonistes, dans leur grande majorité, ont dit NON, non pas au traité mais au Président Chirac, pour certains, à Raffarin pour cause de raffarinade, à Sarkozy pour cause de karchérisation et pour avoir voulu nous débarrasser de la racaille, d'autres contre leur Maire ou le Curé, contre l'entraîneur de leur équipe de foot, mais peu contre le traité qu'ils n'ont pas lu. Trop long et trop difficile à lire.
Alors que les Français adressaient un blâme avant tout à leurs dirigeants, " les électeurs néerlandais se sont prononcés essentiellement sur l'état actuel de l'Union européenne, et l'ont rejeté avec dégoût" Les Hollandais craignaient que la Constitution ne restreigne leur pouvoir politique et leur influence.
Aujourd'hui, les Irlandais ont dit NON. Par bravache contents enfin d'exister dans une Europe à laquelle ils doivent tant. Pas plus que les Français en 2005, ils n'ont hier, lu ce mini-traité qui selon leurs dire est trop compliqué. Comment le savoir si vous ne le lisez pas ? Eux aussi ont leur nonistes avec un plan B dans un tiroir. Ce plan B promis en France par un ancien Premier Ministre aidé d'un sénateur socialo-trotskyste et d'un député nostalgique du gaullisme. Ils risquent d'attendre longtemps ce plan B Irlandais.
Rédigé par : Abner de Sabatier | 15 juin 2008 à 20:32
L'Irlande demande à l'Union de bien vouloir l'aider à trouver une solution : par exemple, un protocole additionnel, ou des exemptions similaires à celles déjà obtenues par le royaume-uni, la pologne et le danemark.
A priori, hormis la demande de maintien d'un commissaire à plein temps, rien de ce que les sondeurs prétendent que l'électorat irlandais demande n'est trop délirant.
Reste à voir maintenant si l'Allemagne et la France voudront ou non peser de tout leur poids sur les 25 autres états membres pour faire passer au forceps ce qui reste *leur* plan.
Rédigé par : Gus | 15 juin 2008 à 20:53
Dans le genre "appeau à Troll":
http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2008/06/13/01006-20080613ARTWWW00422-les-langues-regionales-dans-la-constitution-.php
Attention les "ethnicistes" utiliseraient l'argument des langues régionales pour attaquer la langue française.
Certains nonistes, à l'image de Melenchon, n'ont-ils pas une image idéalisée de la nation française, qu'il faudrait défendre d'une abatardisation à la fois intérieure et extérieure?
Rédigé par : XS | 15 juin 2008 à 23:49
@Abner de Sabatier,
On peut trouver des tas de raisons au NON Irlandais comme aux NONs Franco-Batave !
Certains disent que c'est le sentiment de revanche des petits contre les gros.
D'autre que c'est la connerie des populations.
On peut quand même constater de manière objective et non polémique qu'en général les sachant institutionnels appelés aussi "élites" par les médias (normal ils s'y auto-incluent).... SONT pour l'Europe Financière de Bruxelles.
OK ?
Ce n’est pas entièrement notre faute à nous, les "élites", les "sachants", les Privilégiés Institutionnels Diplômés (PID), si nous sommes bourrés de certitudes.
Nous ne sommes, que le produit standard de notre éducation Nationale.
Si elle faisait correctement son travail, nous n’en sortirions pas sans avoir fait l’effort de comprendre le sens profond de trois phrases capitales :
1° "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme." où le médecin Rabelais essaie déjà de nous mettre en garde contre les idées reçues du savoir des Diafoirus et des Eolas.
2° : "L'imagination est plus importante que le savoir. " où Einstein nourrit l’espoir fou, que les "sachant" comprendrons qu’ils ne sont que des "croyants" et en arriveront un jour à comprendre le sens du mot IMAGINATION.
3° "La pensée ne commence qu'avec le doute" où Roger Martin du Gard reprend avec plus de clarté ce qu‘Aristote et tous les grands chercheurs nous disent depuis plus de 2500 ans sur les pompeuses certitudes dont se nourrissent les obscurantistes ET TOUTES LES SECTES DE CON-VAINCUS.
Avoir fait de longues études sans même avoir compris que les petits étudiants "savent" alors que les grands scientifiques "CHERCHENT", montre assez les lacunes de notre système éducatif :
Nous croyons penser alors que nous remettons seulement en ordre nos préjugés et nos lois.
Rédigé par : Ozenfant | 16 juin 2008 à 11:37
Quel régal de vous lire, les pleureuses oui-ouistes. C'est mon petit orgasme politique de l'année, et visiblement ce sera le seul. Alors j'en profite.
Aaaaah bon ? Je suis pour le NON, comme les anti-avortements ? Donc ça veut dire, par capillarité, que moi aussi je suis contre l'avortement ? Ah ouais d'accord.
C'est beau comme du Philippe Val dans le texte. Continuez, je peux jouïr plusieurs fois de suite.
Rédigé par : Jean-Pierre Martin | 16 juin 2008 à 14:15
Finalement quand on voit ces commentaires irréconciliables sur l'Europe
On voit que c'est le grand biologiste Henry Laborit qui avait raison:
"Sur un sujet précis, on ne peut guère se faire comprendre que des personnes déjà elles même au bord de la compréhension."
Autrement dit:
A quoi servent toutes ces discussion, puisque les gens intelligents sont ceux qui changent d'avis avant les autre et qu'ici comme ailleurs nous sommes en but à ce "conformisme idéologique latent" qui gangrène la blogosphère.
Rédigé par : Ozenfant | 16 juin 2008 à 19:35
Ozenfant : le tintamarre des opinions divergentes, ou non, d'ailleurs, masque souvent le silence d'un bien plus grand nombre.
A-t-on jamais résolu quelque grand problème de société en en parlant ? Je veux dire, depuis Athènes, où l'on pouvait sans doute encore parler de tout avec tout le monde.
Mais peut-être peut-on espérer en venir à ce que quelques-uns de plus se taisent, en attendant que plus jeunes qu'eux s'en viennent révéler au monde ce pourquoi il les attendait.
Rédigé par : Gus | 16 juin 2008 à 22:58
Dans un souci de démocratie et de consultation du peuple souverain, je demande des référendums sur :
le rétablissement de la peine de mort
le renvoi des immigrés chez eux
la fermeture des frontières aux produits chinois
l'envoi de troupes en arabie pour controler le prix du baril de pétrole
pfffffffffffff !
Rédigé par : Mistral | 17 juin 2008 à 08:48
Non à cette Europe du fric roi et des écoles qui n'auront bientôt comme seule vocation que de former des consommateurs.
Non à cette Europe des compromis merdiques d'arrière garde (voir le marchandage sur le rejet de CO2 des bagnoles allemandes).
Non à cette Europe qui ne fait rien contre les OGM (qui devaient sauver l'humanité alors que misère et famines gagnent du terrain).
Non à cette Europe qui fait croire qu'en brimant le plus grand nombre, elle va de nouveau régner sur le monde.
Non à cette Europe des mensonges, des magouilles et des malades (élus par qui ?) qui nous dirigent.
Le méchant JLM dit moins de conneries en une heure que le gentil jetsauteur en 5 mn.
La France manque d'infirmières et de médecins ; elle ne manque pas de connards.
Rédigé par : Aetius | 17 juin 2008 à 12:51
@Mistral,
Dans un souci d'idéalisme et de non-consultation du peuple souverain, je demande la suppression des référendums pour que :
Les assassins récidivistes puissent continuer leur oeuvre de salut public et continuent à violer et assassiner impunément les enfants de sales pauvres qui sont assez cons pour laisser traîner leurs lardons dans les rues !
l'accueil d'un maximum d'immigrés dans nos citées accueillantes, pour alimenter les patrons en esclaves.
l'ouverture des frontières aux produits qui permettent aux fascistes Chinois d'acheter les bons du trésor Américains et de financer ainsi la guerre en Irak
pour controler le prix du baril de pétrole
pfffffffffffff !
Et dans le genre encore plus dans la bien-pensance crédule au premier degré...
t'en as pas une autre ?
Rédigé par : Ozenfant | 17 juin 2008 à 18:09
Aetius,
D'accord avec toi sur tout çà:
Non à cette Europe du fric roi et des écoles qui n'auront bientôt comme seule vocation que de former des consommateurs.
Non à cette Europe des compromis merdiques d'arrière garde (voir le marchandage sur le rejet de CO2 des bagnoles allemandes).
Non à cette Europe qui ne fait rien contre les OGM (qui devaient sauver l'humanité alors que misère et famines gagnent du terrain).
Non à cette Europe qui fait croire qu'en brimant le plus grand nombre, elle va de nouveau régner sur le monde.
Non à cette Europe des mensonges, des magouilles et des malades (élus par qui ?) qui nous dirigent.
Par contre avec La Méluche, on n'a peut-être pas un aussi gros psychopathe que le Paon de Neuilly.... quoi que ?
Rédigé par : Ozenfant | 17 juin 2008 à 18:14
@ Ozenfant :
Sur la phrase de Laborit, il y a une forme de mésentente, tu ne peux pas établir de parallèle valable entre le monde scientifique à celui de la politique.
Le monde scientifique (celui des sciences dures), du à son rapport exigeant avec la vérité, est essentiellement aristocratique.
Tu ne peux pas changer le calcul la constante d'accélération, et s'il y a 99% de personnes qui ne sont pas d'accord et votent contre, bah c'est toujours le 1% restant qui a raison.
Ce qui n'est pas le cas, heureusement, de l'espace politique ; si nous étions dirigé selon des principes scientifiques et par des scientifiques, nous serions sûrement tous extrêmement malheureux.
Le monde réel, celui dont s'occupe la politique est d'un autre ordre, il obéit aussi à des réflexes irrationnels, à des conclusions guidées par des perceptions fausses et les gens se mêlent surtout de raisonner pour la plupart à leur niveau.
Il faut faire avec, si la majorité des européens ne veulent pas réfléchir les problèmes de demain, et refusent de rentrer dans le jeu d'appréhender une complexité ; la noblesse du politique restera de les guider malgré eux vers des horizons qu'ils ne connaissent pas, tout en leur expliquant qu'on s'occupe d'eux et en cherchant à leur montrer aussi, au quotidien, l'un des objectifs est de rendre leur vie meilleure (même si, de temps en temps, ce n'est que beau mensonge).
Les organisations bureaucratiques, hélas, ne sont pas taillées pour cela, et elles sont globalement complaisantes et donc gravement incompétentes lorsqu'il s'agit de réfléchir sur leurs modes d'actions et leur image vis à vis du public.
Une femme ou un homme politique est en revanche tenu par son image renvoyée du public, ainsi que responsable politiquement de son action.
Rédigé par : thierryl | 17 juin 2008 à 18:40
Une des heureuses nouveautés du traité était justement de commencer à quitter l'anonyme Bruxellois, pour mettre enfin au moins un visage sur les institutions.
Rédigé par : thierryl | 17 juin 2008 à 18:45
L'Irlande est le seul peuple à passer par le référendum, et comme par hasard elle dit non, il y a fort à parier qu'ailleurs un référendum aurait aussi obtenu des nons....le problème c'est que les peuples, ingrats parce que pas assez sensibilisés aux bienfaits de l'europe (euro, paix, 16 millions d'emplois créés en 10 an, bien plus que pdt la précédente décennie), ne veulent plus d'un énième mécano institutionnel, les peuples ne se reconnaissent pas dans cette bureaucratie bruxelloise intangible...ce que se prosait justement de résoudre le mini-traité...le hic c'est qu'une europe politique ne sera possible que lorsqu'un homme pourra l'incarner, ce qui ne sera possible qu'à condition que tous les européens partagent la même langue, une lanhue commune à tous en plus de nos langues natioanles......la Belgique est à ce titre un miroir grossissant du blocage européen, vivement une europe où l'on couperait court aux querelles de clocher, où l'on ne se souceirait plus de savoir à qui profite le plus un contrat airbus, à l'allemagne ou à la farnce?....de même qu'en France, on ne se soucie pas de savoir si un gros contrat obtenu à l'international profitera plus aux bretons ou aux Normands.....
Rédigé par : Thomasjestin | 18 juin 2008 à 17:40